Thierry Frémaux

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Thierry Frémaux
Thierry Frémaux (Festival de Cannes 2009).jpg
Fonctions
Délégué général (d)
Festival de Cannes
depuis
Directeur
Institut Lumière
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (62 ans)
TullinsVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Père
Victor Frémaux (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Sport
Distinctions

Thierry Frémaux, né le à Tullins (Isère), est directeur de l'Institut Lumière de Lyon, délégué général du festival de Cannes et président de l'association Frères Lumière.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en Isère, Thierry Frémaux grandit dans la banlieue lyonnaise, aux Minguettes à Vénissieux, où son père est ingénieur EDF, proche du PSU[1].

Initié au cinéma par son père, cofondateur de la première radio libre associative, Radio Canut[1], il enseigne le judo dont il est ceinture noire 4e dan[2], et étudie l'histoire sociale, obtenant sa maîtrise avec un mémoire consacré aux débuts de Positif[3]. Il commence un DEA sur l'histoire sociale du cinéma qu'il interrompt après avoir été embauché à l'Institut Lumière[4].

Bénévole à l'Institut dès sa création, il en devient salarié sur proposition de Bernard Chardère en 1983[4]. En 1995, il est nommé directeur artistique au côté du président Bertrand Tavernier avec lequel il organise le centenaire du cinéma et la création d'une collection de livres chez Actes Sud, ainsi que la restauration des films des frères Lumière[5].

Il organise le Festival Lumière à Lyon depuis 2009.

Il est parrain de Horschamp - Rencontres de Cinéma[6] depuis .

Le 20 janvier 2018, il est invité à présidé les vœux de la fédération française de Judo lors de la cérémonie du kagami biraki[7].

Festival de Cannes[modifier | modifier le code]

Après avoir décliné la direction de la Cinémathèque française en 1999, il est appelé par Gilles Jacob, élu président, au poste de délégué artistique du Festival de Cannes, à la suite du départ précipité d'Olivier Barrot[4]. Thierry Frémaux négocie cependant de ne pas devoir quitter la tête de l'Institut Lumière[4]. Officiellement chargé de la programmation des films depuis la 57e édition, il désigne fin 2003 les consultants et membres des deux comités de sélection qu'il dirige, l'un consacré aux longs métrages français et l'autre aux œuvres étrangères[8]. Après le départ de Véronique Cayla, directrice générale, pour la direction du CNC, il est promu, en 2007, délégué général, chargé à la fois du contenu artistique mais aussi de l'intendance et de la gestion administrative et logistique du festival[5].

À la tête de la sélection cannoise, il marque le retour des studios américains sur le tapis rouge (il déclare : « je préfère un bon film commercial à un mauvais film d'auteur »[1]), ouvre le Palais des festivals aux films de genre et à l'animation, redonne une voix au cinéma documentaire, poursuit l'ouverture aux cinématographies exotiques et prend des risques avec des films engagés[4].

En 2002, il inaugure avec Pépé le Moko[9] la projection numérique de films classiques restaurés, regroupés ensuite dans la section Cannes Classics, fondée en 2004.

En 2012, il est parrain d'honneur de la 10e édition Visions Sociales organisé par la Caisse centrale des activités sociales (CCAS) des industries électrique et gazières à la Napoule[10].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Engagements[modifier | modifier le code]

En , à la suite de la démission de Nicolas Hulot, il signe avec Juliette Binoche la tribune contre le réchauffement climatique intitulée « Le plus grand défi de l'histoire de l'humanité », qui parait en une du journal Le Monde, avec pour titre L'appel de 200 personnalités pour sauver la planète[11].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Officier de la Légion d'honneur Officier de la Légion d'honneur (2016)[12].

Récompenses[modifier | modifier le code]

2018 :

2021 :

  • Le 23 mai, le think tank Voies Civiles lui décerne le "Prix Sportilivre 2020" pour son livre Judoka[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Vanessa Schneider, « Thierry Frémaux, le petit frère Lumière », M, le magazine du Monde, semaine du 22 février 2014, pages 50-54.
  2. « Thierry Frémaux et La légende du grand judo », L'esprit du judo.
  3. Thierry Frémaux sur le site de France Inter, consulté le 15 janvier 2013.
  4. a b c d et e Didier Péron, « Palme pilote », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. a et b « Nomination de Thierry Frémaux au poste de Délégué Général » sur le site du Festival de Cannes (19 juillet 2007), consulté le 15 janvier 2013.
  6. « Horschamp - Rencontres de Cinéma », sur Horschamp - Rencontres de Cinéma (consulté le ).
  7. « Judomag Collector 2018 », sur calameo.com (consulté le )
  8. « Festival 2004 » sur le site du Festival de Cannes, consulté le 15 janvier 2013.
  9. Pépé le Moko.
  10. Le journal des activités sociales de l'énergie, mars 2012.
  11. « Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité : l’appel de 200 personnalités pour sauver la planète », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  12. « Légion d’honneur : 654 personnes figurent dans la promotion du 14-Juillet », sur www.liberation.fr, Libération, (consulté le ).
  13. « KAGAMI BIRAKI 2018 », sur www.ffjudo.com (consulté le )
  14. Bernie, « Judoka, de Thierry Frémaux (Stock) reçoit le prix Sportilivre 2020 - Avis lecture », sur Rainfolk's diaries (consulté le )
  15. « Thierry Frémaux récompensé pour son livre « Judoka » », sur L'Équipe (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]