Les Adieux à la reine (film)

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Les Adieux à la reine

Titre original Les Adieux à la reine
Réalisation Benoît Jacquot
Scénario Benoît Jacquot et Gilles Taurand
d’après Chantal Thomas
Acteurs principaux
Sociétés de production GMT Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre historique
Sortie 2012
Durée h 40

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Adieux à la reine est un film écrit et réalisé par Benoît Jacquot d'après le roman éponyme de Chantal Thomas. Le film est présenté en ouverture de la Berlinale 2012[1] et sort en France le [1]. Il reçoit le prix Louis-Delluc du meilleur film de l'année 2012.

Synopsis[modifier | modifier le code]

À la cour de Versailles, peu avant la Révolution française, la jeune Sidonie Laborde est engagée comme lectrice de la reine Marie-Antoinette. Elle est logée avec les autres domestiques dans les communs du château, où les rumeurs sur les puissants vont bon train. Par son choix avisé des lectures, parfois controversées, qui plaisent à la souveraine, Sidonie tisse petit à petit avec cette dernière un lien qu’elle pense être de l’amitié. Elle se prend même à croire qu’elle détrônera Madame de Polignac, gouvernante et meilleure amie de la reine, dans le cœur de Marie-Antoinette.

C’est sans compter l’humeur versatile et l’égoïsme de son idole. Lorsque la nouvelle de la prise de la Bastille fait vaciller la monarchie et met en fuite le petit personnel, Sidonie reste fidèle à son poste. Sans état d’âme, la reine utilise sa lectrice comme un leurre en lui faisant revêtir une robe de Madame de Polignac pendant que celle-ci s’enfuit hors de France pour échapper à la vindicte populaire : dans la même voiture que Madame de Polignac et son mari habillés en domestiques, Sidonie, dans la splendide robe de Mme de Polignac, prend tous les risques et peut rêver être celle que la reine aime.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Projet et réalisation du film[modifier | modifier le code]

Avant d'avoir voulu l'adapter, Benoît Jacquot dit s'être d'abord intéressé à l'œuvre de Chantal Thomas pour « la concentration dans un lieu et dans un temps déterminés »[3].

Pour le choix des actrices, Benoît Jacquot a décidé de rajeunir le personnage de Sidonie Laborde, qui a 50 ans dans l'ouvrage de Chantal Thomas, pour donner le rôle à « une actrice exprimant une grande sensualité »[3], l'attribuant ainsi à Léa Seydoux. Il a cherché l'interprète de Marie-Antoinette après celui de Sidonie, avec le désir de choisir une actrice étrangère[3]. Eva Green a d'abord été envisagée mais sa participation à un film de Tim Burton a rendu incompatible son agenda avec le tournage des Adieux à la reine[3]. Diane Krüger a ensuite fait elle-même la démarche en insistant sur son grand intérêt pour le rôle[3]. Quant à Virginie Ledoyen, le réalisateur la retrouve après avoir contribué à la révéler dans La Fille seule en 1995[3]. Pour Jacquot, « Ce sont les actrices qui légitiment l’univers du film, et qui légitiment le film »[3].

En tournant à Versailles, Benoît Jacquot veut faire du décor « un personnage à part entière »[3]. Pour réaliser ce film historique, le réalisateur a souhaité éviter ce qu'il appelle un « film d’antiquaires » afin d'« établir un lien avec le présent » tout en évitant les anachronismes[3]. On peut cependant remarquer que le vocabulaire employé, la diction des jeunes actrices sont très contemporains. Il a également demandé à son directeur de la photographie de privilégier la lumière naturelle[3]. L'utilisation importante de la technique de caméra portée traduit la volonté de Jacquot de créer « un sentiment d’immédiateté, comme si on suivait un caméraman d’actualité pendant un évènement violent »[3].

Réception critique[modifier | modifier le code]

L'historienne et spécialiste de Marie-Antoinette Évelyne Lever a critiqué le soupçon d'homosexualité entourant les amitiés de la reine, présenté dans ce qui demeure bien une œuvre de fiction, tout en reconnaissant le caractère « admirablement écrit » du livre qui a permis l'écriture du film. Elle déclare ainsi, outre le fait que le personnage de Sidonie Laborde n'a vraisemblablement jamais existé (personne ne faisant la lecture à Marie-Antoinette) : « Il ne faut pas faire de cette amitié très forte [avec Mme de Polignac], et qui n'a pas été sans nuages, une liaison homosexuelle. On a accusé la reine de toutes les turpitudes sexuelles. L'attaque pornographique a toujours été un moyen politique de déstabiliser des personnalités. « On me prête le goût des femmes et celui des amants », raconte-t-elle à sa mère. Ce sont les ennemis de Marie-Antoinette qui ont parlé de son saphisme. Marie-Antoinette, qui n'aimait pas le roi d'amour, a eu des amitiés féminines et peut-être un amant, Fersen »[4].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Le film a été en partie réalisé dans les départements :

Yvelines
Hauts-de-Seine

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Thomas Sotinel, « Le film Les Adieux à la reine ouvre la 62e Berlinale », Le Monde,‎ 10 février 2012 (lire en ligne)
  2. Exclusif: les tops et les flops du cinéma français en 2012 sur BFM TV.com, publié le , Simon Tenenbaum et Jamal Henni.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k « Interview de Benoît Jacquot pour le film Les Adieux à la reine », sur abusdecine.com,‎ 2012 (consulté le 23 mars 2012)
  4. Propos d'Évelyne Lever recueillis par Emmanuèle Frois, « Marie-Antoinette n'était pas homosexuelle », in Le Figaro, mercredi 21 mars 2012, page 31.
  5. Les Adieux à la reine obtient le prix Louis-Delluc dans Le Figaro du 14 décembre 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]