Plaza Athénée

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Plaza Athénée
Plaza Athénée Paris 8e.jpg

L'hôtel Plaza Athénée.

Localisation
Adresse
Pays
Coordonnées
Architecture
Ouverture
Architecte
Statut patrimonial
Équipements
Étoiles
Star full.svgStar full.svgStar full.svgStar full.svgStar full.svg
Étages
8
Restaurants
Alain Ducasse au Plaza Athénée
Gestion
Propriétaire
Dorchester Collection Hotels
Site web
Localisation sur la carte de Paris
voir sur la carte de Paris
RedHut.svg

Le Plaza Athénée est un palace situé au 25 avenue Montaigne, une des artères bordant le « triangle d'or », dans le quartier des Champs-Élysées du 8e arrondissement de Paris. Il appartient au groupe Dorchester Collection (en), lui-même étant le bras d'investissement hôtelière du sultan du Brunei.

Histoire[modifier | modifier le code]

Construit en deux campagnes entre 1902 et 1909, l'Hôtel Plaza-Athénée est un hôtel de luxe de huit étages, réalisé dans un style éclectique par les architectes Charles Lefèbvre et Louis Duhayon (auteurs de l'hôtel Claridge sur l'avenue des Champs-Élysées). À l'occasion d'un changement de propriétaire en 1933, l'hôtel est modernisé. Il ouvre de nouveau en 1936. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est occupé successivement par les commandements allemands puis américains. Il retrouvera son activité commerciale en 1946. En 1970, le rez-de-chaussée est modifié : le salon Montaigne est créé à cette occasion par la réunion de l'ancien salon de lecture et du salon dit « Régence ». La salle à manger a été réhabilitée en 1984.

C'est au Plaza Athénée, où elle séjourne depuis début janvier 1917, que l'espionne Mata-Hari est arrêtée le [1]. Après la Seconde Guerre mondiale, l’hôtel abrite les amours de Marlène Dietrich avec Jean Gabin. C’est en souvenir des jours heureux avec Gabin en ce lieu que Dietrich s’installe de 1962 à sa mort en 1992 dans un appartement au 12, avenue Montaigne — juste en face de l’ancienne chambre des deux amants —, et aime dîner au Relais Plaza, le restaurant de l’hôtel[2]. Pour son centenaire, en 2013, le directeur du Plaza Athénée enterre sous le marbre de la Galerie (qui longe le jardin intérieur) une malle étanche contenant une collection d'objets en lien avec l'histoire du palace[3].

Depuis 2007, l'hôtel Plaza Athénée dépense 1,5 million d'euros par an pour son amélioration[4]. Toutefois, à la suite de l'augmentation considérable de la concurrence parmi les hôtels de luxe parisiens depuis quelques années, l'établissement a acquis récemment trois immeubles mitoyens. Grâce à cette acquisition, il agrandit non seulement sa taille, soit 5 500 m2, mais améliore aussi la qualité de ses suites et chambres. Le palace ferme le 1er octobre 2013 et rouvre ses portes en septembre 2014. De nombreuses pièces de mobilier avaient été proposées lors d'une vente aux enchères chez Artcurial, quelques jours après la fermeture[5].

Palace[modifier | modifier le code]

Il a été inauguré en 1913 et se trouve à proximité des Champs-Élysées et de la tour Eiffel. Il est célèbre pour son code couleur « rouge », qui se décline jusqu'à la présence de géraniums aux fenêtres[3].

En 2008 s'ouvre le « Dior Institut », un centre de soins et de bien-être au sein de l'hôtel[3]. L'hiver, une patinoire est aménagée dans la cour intérieure, utilisée l'été comme jardin fleuri. En mai 2011, il fait partie des huit premiers hôtels français de grand luxe — dont quatre à Paris — à recevoir le nouveau label officiel « distinction Palace »[6].

Il est « sans doute le palace le plus musical de la capitale française »[7], avec pianiste virtuose « maison » d'origine russe, Sergueï Trocin, improvisations swing par Werner Küchler, et série de concerts privés sur des pianos Fazioli, baptisée « Harmonies du soir »[8], créée par Véronique Bonnecaze et organisée depuis 2010 le deuxième lundi de chaque mois dans l'un des petits salons de l'établissement.

En 2013, le palace compte 573 employés (84 corps de métier), environ 3 000 fournisseurs, une cave de 35 000 bouteilles (1 700 références) et utilise 250 000 roses et 100 000 orchidées annuellement[5].

Chambres et suites[modifier | modifier le code]

L'hôtel est composé de 154 chambres et 54 suites. Les chambres et suites des six premiers étages sont décorées dans le pur style classique français (mobilier de styles Régence, Louis XV et Louis XVI). Les 7e et 8e étages sont dédiés au style Art déco. Les suites « Eiffel » et « Royale » offrent, toutes deux, différentes vues sur la tour Eiffel. La suite royale est également connue pour être l'une des plus grandes de Paris avec une superficie de 450 m2.

Restauration[modifier | modifier le code]

Restaurant gastronomique : Alain Ducasse au Plaza Athénée — 3 étoiles au Guide Michelin.

Chef cuisinier 
Alain Ducasse, Romain Meder (Chef exécutif)[9]
Restaurant brasserie chic : Le Relais Plaza ouvert depuis 1936
Salon de thé : La Galerie
Chef pâtissier 
Jessica Préalpato au Restaurant Alain Ducasse au Plaza Athénée.:
Chef pâtissier exécutif pour les autres restaurants : Angelo Musa -
Chef pâtissier : Alexandre Dufeu
Directeur de restaurant 
Denis Courtiade
Terrasse : « La Terrasse Montaigne »
Cour intérieure : « La Cour Jardin »
Le Bar du Plaza, devenu un haut lieu de la nuit parisienne.
  • Il est l'un des deux grands hôtels parisiens (avec Le Bristol) à posséder sa propre boulangerie.
  • Le bar de l'hôtel est conçu par Patrick Jouin et Sanjit Manku et deux vitrines présentent les créations de Shinichiro Ogata à l'entrée du restaurant gastronomique.

Clients célèbres[modifier | modifier le code]

Parmi les clients célèbres, on note Alfred Hitchcock, Frank Sinatra, Michael Jackson, Herbert von Karajan, Björn Borg, Harrison Ford, Roger Moore, Elton John, Shakira, Mick Jagger ou encore Christian Dior, qui y organisait des présentations de ses créations[3].

Au cinéma[modifier | modifier le code]

L'hôtel a servi de décor pour les films :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fred Kupferman, Mata Hari : songes et mensonges, éditions Complexe, , 157 p. (lire en ligne), « La fin d’une espionne », p. 84-88
  2. http://www.arte.tv/fr/marlene-dietrich-et-jean-gabin-un-couple-heterogene/7261670,CmC=7250240.html Marlene Dietrich et Jean Gabin - Un couple hétérogène
  3. a, b, c et d Jean-Pierre Chanial, « Plaza Athénée, un siècle de lumières », Le Figaro, encart « Culture », samedi 20 / dimanche 21 avril 2013, page 28.
  4. http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/hotellerie/2011-04/Les-capitaux-etrangers-sont-ils-les-sauveurs-du-patrimoine-hotelier.htm
  5. a et b Laurence Mouillefarine, « Ventes aux enchères - Ça, c'est palace ! », Le Figaro Magazine, semaine du 4 octobre 2013, pages 92-95.
  6. Il y a désormais huit palaces en France, article sur le site Quotidien du Tourisme.com 5 mai 2011.
  7. «Table d'harmonie», François Roboth, in Piano ma non solo de Jean-Pierre Thiollet, Anagramme éd., 2012, p. 131.
  8. http://www.resmusica.com/2009/02/13/harmonies-du-soir-au-plaza-athenee/
  9. lefigaro.fr, « Dans les coulisses du nouveau Plaza Athénée », sur Le Figaro (consulté le 11 avril 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :