France Télévisions

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France Télévisions
logo de France Télévisions
Création (23 ans)
Dates clés

 : Début de la présidence commune
 : Création du regroupement France Télévision
1998 : Installation dans le nouveau siège parisien
 : Création de la holding France Télévisions
 : Nouvelle identité visuelle unifiée
 : Suppression de la publicité entre 20 h et h

 : Transformation en entreprise commune
Fondateurs Jack Lang, Catherine Tasca
Personnages clés Hervé Bourges (1er président de France Télévision), Nicolas Sarkozy (réforme de 2008)
Forme juridique Société anonyme à conseil d'administration public
Slogan « Bien différents, bien ensemble »
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Direction Delphine Ernotte (PDG)
Actionnaires État Français (100%)
Activité Audiovisuel
Produits Télévision, radio, production audiovisuelle, publicité et web
Filiales (voir activités)
Effectif 9 932 (2015)
SIREN 432 766 947
Site web www.francetelevisions.fr
www.francetv.fr
Chiffre d’affaires en diminution 3 017,6 M (2014)
3 032,6 M € (2013)
Résultat net Decrease Positive.svg - 38,4 M € (2014)
- 84,6 (2013)

France Télévisions est une société nationale de programme qui gère les activités de la télévision publique en France, de la production à la diffusion. Créée le comme un simple groupement des deux chaînes publiques, elle est remplacée par une holding le avant de devenir une entreprise commune le .

Premier groupe audiovisuel en France en termes d'audiences, la société regroupe les chaînes France 2, France 3, France 4, France 5, France Ô et le Réseau Outre-Mer 1ère, et détient des participations dans plusieurs chaînes thématiques et internationales. Elle est également présente à la radio en outre-mer et possède plusieurs sites web.

Histoire du groupe[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Le , l'ORTF est démantelé en sept sociétés. Trois sociétés nationales de programmes de télévision autonomes et concurrentes sont créées le  : Télévision française 1 (TF1), Antenne 2 (A2) et France Régions 3 (FR3)[1],[2]. Le , elles participent avec la TSR et la RTBF à la création de la chaîne francophone internationale TV5 Monde[3]. Le , FR3 participe à la création de La Sept en en devenant actionnaire à 45 %[4]. En , TF1 est privatisée avec la vente de la moitié de son capital au groupe de BTP Bouygues[5].

En 1989, à la suite d'une conversation avec le président-directeur général de TF1 Patrick Le Lay, le ministre de la Culture Jack Lang a l'idée de doter les deux chaînes publiques (Antenne 2 et FR3) d'une présidence commune[6]. Avec sa ministre déléguée à la Communication, Catherine Tasca, il porte ce projet qui doit promouvoir une stratégie commune et assurer la complémentarité des programmes entre les deux chaînes[7], afin de faire face à la montée en puissance de TF1 et de M6, et au développement des chaînes thématiques[8]. La loi du institue une présidence commune, tout en maintenant une séparation juridique des deux chaînes[9],[10]. Le gouvernement socialiste soutient les candidatures d'Hervé Bourges et de Georges Kiejman mais le nouveau Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) veut marquer son territoire et nomme le à la surprise générale Philippe Guilhaume au poste de président du groupement. Mais ce dernier démissionne au bout de 14 mois, en , après une série de polémiques et une grève des journalistes[11],[12]. Il est remplacé par Hervé Bourges le [8].

Le , Antenne 2 et FR3 changent de nom et deviennent respectivement France 2 et France 3. Elles sont désormais regroupées au sein d'une nouvelle entité dénommée France Télévision (sans « s »), qui n'a cependant pas d'existence juridique[8],[9]. Cette même année, le groupe lance sa première chaîne thématique, France Supervision, qui diffuse d'abord une sélection d'émissions de France 2 et France 3, puis des évènements culturels ou sportifs. Elle a la particularité d'émettre sur le satellite au format D2MAC, une combinaison d'analogique et de numérique, en 16/9 et en stéréo[13].

Le , France Télévision participe à la création de la chaîne d'information européenne Euronews aux côtés de la Rai et de la RTVE[14].

1993 - 1996 : ère Jean-Pierre Elkabbach[modifier | modifier le code]

En , Jean-Pierre Elkabbach est nommé président par le CSA. Il décide de concurrencer TF1 sur le terrain de l'audience et se lance dans une coûteuse politique d'embauches d'animateurs-producteurs. C'est une réussite puisqu'en 1995 l'audience de France Télévision (43 %) dépasse celle de TF1 (35 %). Mais en , le député Alain Griotteray rend public les mirobolants contrats des animateurs-producteurs vedettes, comme celui de Jean-Luc Delarue, créant une vive polémique dans le pays. Jean-Pierre Elkabbach doit s'expliquer sur sa gestion de l'argent public devant les salariés, les syndicats, le CSA et les parlementaires[8],[15],[16]. Finalement, il démissionne fin [17].

1996 - 1999 : ère Xavier Gouyou-Beauchamps[modifier | modifier le code]

Le , le CSA nomme Xavier Gouyou-Beauchamps, directeur général de France 3, au poste de président de France Télévision[17].

Le , la chaîne Festival, dédiée à la fiction, est lancée. Elle est détenue par France 2 (28 %), France 3 (28 %), le britannique Carlton Communications (28 %), La Sept-Arte (11 %), et l'américano-néerlandais Regency Monarchy (5 %)[18]. Le , le bouquet numérique de télévision par satellite TPS est lancé pour concurrencer Canalsatellite. Il est détenu à parts égales, c'est-à dire à 25 %, par TF1, M6, Suez-Lyonnaise des eaux et France Télévision Entreprises (France Télévision 34 % - France Télécom 66 %)[9],[19].

En , la chaîne Histoire est lancée. Elle est détenue par un groupement public à 60 % (France Télévision 25 %, La Sept-Arte 25 %, INA 10 %), ainsi que par Finances et Communication (20 %), France Télécom (10 %) et Lyonnaise Communication (10 %)[20].

Le , la chaîne thématique Mezzo remplace France Supervision. Cette nouvelle chaîne, consacrée à la musique, la danse et l'opéra, est détenue par France Télécom (50 %), France 2 (40 %), Arte (5 %) et La Cinquième (5 %)[21]. Le , la chaîne thématique Régions, consacrée à la découverte et à l'information des régions, est lancée sur le satellite[22],[23]

En 1998, les 2 400 salariés du groupe, jusqu'ici répartis sur 17 sites dans Paris, déménagent dans le nouveau siège de France Télévision situé le long de la Seine, dans le 15e arrondissement de Paris. Le projet est issu de la volonté d'Hervé Bourges en 1992 et le choix de son emplacement a été décidé par le Premier ministre Édouard Balladur en . Conçu par l'architecte Jean-Paul Viguier, le bâtiment de 100 000 m2, dont 56 000 m2 de bureaux et de studios, a été construit de 1995 à 1998. Le coût total de l'opération est de 3 milliards de francs (soit plus de 457 millions d'euros)[24],[25].

En 1998, la ministre de la Culture Catherine Trautmann lance un projet de réforme de l'audiovisuel public. Ce projet prévoit notamment la création d'une holding regroupant les sociétés France 2, France 3, La Cinquième, La Sept-Arte et RFO pour faire face aux groupes privés[26].

1999 - 2005 : ère Marc Tessier[modifier | modifier le code]

Le , Marc Tessier, président du CNC, est nommé à la présidence de France Télévision par le CSA[27].

La loi du crée la holding France Télévisions (avec un « s » cette fois) rassemblant les chaînes France 2, France 3 et La Cinquième. Le président du groupe est nommé par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), et son mandat est porté à cinq ans contre trois auparavant. Dans le même temps, le temps de publicité sur les chaînes publiques est réduit de 12 à 8 minutes par heure[28],[29]. Marc Tessier, qui était déjà le président commun de France 2 et France 3, est nommé à la présidence du nouveau groupe[30].

En , la chaîne gastronomique du chef cuisinier Joël Robuchon, Gourmet TV, détenue à 40 % par France Télévisions Entreprises (France Télévisions et France Télécom), est lancée[31]. Le , France Télévisions signe son premier Contrat d'Objectifs et de Moyens (COM) avec l'État pour la période 2001-2005[29].

Le , le groupe dévoile sa nouvelle identité visuelle qui doit lui donner plus d'homogénéité. France Télévisions est désormais stylisé « francetélévisions » et La Cinquième devient France 5. Chaque chaîne se voit attribuer une couleur : rouge pour France 2, bleu pour France 3, et vert pour France 5. Ce nouvel habillage est conçu par l'agence Gédéon Communications pour un coût de 2,29 millions d'euros[32],[33],[34]. Ce même mois, France Télévisions Entreprises (France Télévisions 34 % - France Télécom 66 %) vend sa participation dans TPS au groupe TF1 pour un montant de 195 millions d'euros, répartis en 128,7 millions d'euros pour France Télécom et 66,3 millions d'euros pour France Télévisions[35]. Le , la chaîne thématique Planète Thalassa commence à émettre à la suite d'un accord entre MultiThématiques (Groupe Canal+) et France Télévisions. Dédiée au monde maritime, la grille de la chaîne s'articule autour des émissions emblématiques Thalassa et Faut pas rêver[36].

En , le gouvernement utilise le droit de priorité du service public pour demander des canaux sur la future télévision numérique terrestre française pour ses chaînes de télévision France 2, France 3, France 5, Arte et La Chaîne parlementaire. Il réserve également trois canaux supplémentaires pour des services de télévision numérique régionale édités par France 3, ainsi que deux sociétés provisoirement dénommées « La Chaîne de rediffusion » et « La Chaîne d'information continue ». Mais en , le nouveau gouvernement renonce à deux de ces canaux et attribue le dernier à la chaîne Festival[37].

Le , la chaîne thématique Régions, détenue à 50 % par France Télévisions, à 40 % par Wanadoo (France Télécom) et à 10 % par Dexia, cesse d'émettre faute d'audience[38]. En juillet, le capital de l'agence de coopération Canal France International (CFI) est racheté par France Télévisions (75 %) et Arte France (25 %)[39]. Le , la chaîne thématique Ma Planète est lancée à destination des enfants. Elle est le fruit d'une nouvelle collaboration entre MultiThématiques (Groupe Canal+) et France Télévisions[40].

À la suite de la loi du , la société de programme Réseau France Outre-mer (RFO) est intégrée au groupe France Télévisions. Le , la chaîne RFO Sat est renommée France Ô, dans le même esprit que les autres chaînes du groupe[29],[41],[42]. Le , la télévision numérique terrestre (TNT) est lancée en France. Ce même jour, la chaîne France 4 succède à Festival[29].

2005 - 2010 : ère Patrick de Carolis[modifier | modifier le code]

État des lieux et projet de réforme interne[modifier | modifier le code]

Le , Patrick de Carolis, présentateur-producteur de Des racines et des ailes, devient président de France Télévisions pour un mandat de cinq ans. Il a été nommé par le CSA le [43].

Le , la chaîne Gulli, propriété de Lagardère Active (66 %) et France Télévisions (34 %), est lancée sur la TNT[44],[45]. Le , France Télévisions constitue à parité avec le groupe TF1 la société de la future chaîne française d'information internationale en continu[46]. Ce partenariat décidé en fait suite à la volonté du président de la République Jacques Chirac en 2002 de donner à la France une voix à l'étranger. La chaîne d'information, finalement intitulée France 24, commence à émettre le en streaming sur Internet puis dès le lendemain sur les autres réseaux[47].

Le , la présidence de France Télévisions publie un état des lieux sévère sur la situation du groupe, réalisé entre septembre et . Ce rapport souligne plusieurs points préoccupants : la baisse continuelle des audiences du groupe, l'absence de gain de productivité dans les ressources humaines, la situation financière très dégradée de RFO, la stratégie de programmation de France 3, la mauvaise gestion éditoriale des stocks de programmes, la hausse du coût des contrats des animateurs-producteurs, le déséquilibre économique structurel de la filière de production et le manque de synergie entre les rédactions. Il souligne aussi les points positifs : la situation économique et financière saine du groupe et l'efficacité du plan de réduction des coûts (Synergia). Le rapport est contesté par l'ancien PDG Marc Tessier et par les syndicats du groupe (SNRT-CGT, SNJ-CGT)[48],[49].

En , le groupe lance France Télévisions VOD, son site internet de vidéo à la demande[50]. En décembre, il ouvre le Club France Télévisions, qui permet de gagner des invitations pour assister à des événements sportifs ou culturels et découvrir les coulisses des émissions[51].

Le , le groupe lance la Fondation France Télévisions, la première fondation d'entreprise d'un groupe audiovisuel français[29]. Le , France Télévisions et le groupe Canal+ lancent la chaîne Planète Justice consacrée au système judiciaire[52]. Cette même année, le groupe signe son deuxième Contrat d'Objectifs et de Moyens (COM) pour la période 2007-2010[29].

En , Patrick de Carolis annonce pour l'année à venir un plan de réforme dont l'objectif est de « moderniser et harmoniser » le groupe public et de faire des économies de « quelques dizaines de millions d'euros ». Il lance huit chantiers, dont la création d'un statut unique pour l'ensemble des chaînes jusqu'alors juridiquement indépendantes, la mutualisation des moyens de production de l'information, la création d'une direction commune pour les unités jeunesse, acquisition et études, et la prise de de mesures concernant les directions financières, ressources humaines, technique et informatique. Face aux inquiétudes des salariés, le PDG répond qu'il n'y aura pas de « vaste plan social »[53].

Réforme de Nicolas Sarkozy[modifier | modifier le code]

Le , le président de la République Nicolas Sarkozy annonce lors d'une conférence de presse une « véritable révolution culturelle dans le service public de la télévision » avec la possible suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques. Le manque à gagner serait financé par une taxe accrue sur les recettes publicitaires des chaînes privées et une taxe infinitésimale sur le chiffre d'affaires de nouveaux moyens de communication comme la téléphonie mobile et l'accès à Internet. L'annonce est une surprise pour tout le milieu audiovisuel et un choc pour la direction de France Télévisions, où les 300 salariés de France télévisions publicité sont inquiets pour leur avenir[54],[55]. Une commission présidée par Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, est mandatée pour revoir de fond en comble les missions de France Télévisions[56].

Logos des chaînes de France Télévisions.

Le , France Télévisions adopte une nouvelle identité visuelle, avec de nouveaux logos de chaînes désormais en 3D. Le logo du groupe arbore les cinq couleurs de ses cinq chaînes : rouge pour France 2, bleu pour France 3, violet pour France 4, vert pour France 5, orange pour France Ô, ainsi que jaune pour 1ère. De plus, l'habillage est modernisé pour accompagner le basculement de France 2 et France 5 au format 16/9[57],[58]. France 4 adopte à son tour ce format le [59].

Le , à la suite de la remise du rapport de la commission Copé, Nicolas Sarkozy confirme sa volonté de supprimer la publicité des chaînes publiques entre 20 heures et 6 heures à partir du . Le manque à gagner évalué à 450 millions d'euros sera financé par une taxe de 3 % sur les recettes publicitaires des chaînes privées et une autre de 0,9 % sur le chiffre d'affaires des opérateurs de téléphonie et d'internet (taxe télécoms). Il annonce également que le président de France Télévisions ne sera plus nommé par le CSA mais par l'exécutif, c'est-à-dire par le chef de l'État lui-même. Cette dernière décision déclenche une nouvelle polémique, les politiques de l'opposition parlant d'une « mise sous contrôle de la télévision »[9],[60],[61].

Le , la société de journalistes de France 2 et celle de la rédaction nationale de France 3 publient une tribune dans Libération intitulée « Ni pub mais soumise ». Ils jugent que la nomination du président de France Télévisions par l'exécutif est un « dangereux retour en arrière » du temps de l'ORTF, et porte atteinte à leur indépendance et à leur crédibilité. Concernant le financement de la suppression de la publicité, ils dénoncent un « un projet de financement bâti sur du sable »[62]. Le lendemain sur RTL, le PDG Patrick de Carolis estime sur ce point que « le compte n'y est pas », et ajoute que ses chaînes n'accepteront pas d'émission imposée de l'extérieur[63].

Le , alors que la loi n'est pas encore votée, la publicité est supprimée du service public entre 20 h et 6 h du matin. Les programmes de première partie de soirée débutent désormais à 20 35 au lieu de 20 50 auparavant[29],[56],[55]. Le , le groupe lance son site Internet mobile à destination des smartphones, comprenant un guide des programmes, des informations et un service de messagerie pour interagir avec les émissions[64]. Le , la chaîne ludo-éducative Planète Juniors, détenue par France Télévisions et MultiThématiques (groupe Canal+), cesse d'émettre. Elle était née le de la fusion de Ma Planète (France Télévisions et MultiThématiques) et Eurêka ! (TPS)[65]. Le , France 3 passe en totalité au format 16/9[66].

En 2009, la nouvelle holding Audiovisuel extérieur de la France (AEF), créée en , rachète au groupe TF1 et à France Télévisions leur participation dans la chaîne d'information France 24 pour un montant de 2 millions d'euros chacun. France Télévisions s'engage à fournir des programmes d'actualité pendant 7 ans pour un montant d'un million d'euros par an[67]. L'année précédente, France Télévisions avait déjà dû céder une grande partie de ses parts dans TV5 Monde à l'AEF pour ne conserver que 12,58 %[68].

Le , à la suite de la loi du , France Télévisions devient une entreprise commune, société nationale de programme, en fusionnant la quarantaine de sociétés qui composait jusque là une holding. Le cahier des charges du groupe fixe la nouvelle ambition éditoriale du service public de la télévision, libéré de la pression de l'audience grâce à la suppression de la publicité[29],[69].

Le , la Commission européenne ouvre une procédure officielle d'infraction contre la France, estimant que la taxe imposée par au secteur des télécoms (taxe télécoms) pour financer l'audiovisuel public est « une charge administrative incompatible avec le droit européen »[55]. France Télévisions lance son portail sportif Francetv sport en juin, et son service de télévision de rattrapage Pluzz en juillet[29].

2010 - 2015 : ère Rémy Pflimlin[modifier | modifier le code]

Le , Rémy Pflimlin, directeur général de Presstalis, prend ses fonctions de président de France Télévisions. Il est le premier président nommé par le chef d'État. Il commence par réorganiser l'organigramme du groupe en recréant des postes de directeurs pour chaque chaîne, afin de garantir leur indépendance. De plus, il supprime le poste de numéro deux du groupe occupé par Patrice Duhamel et remplace Arlette Chabot par Thierry Thuillier à la direction de l'information. Ces deux départs sont vus comme l'œuvre de Nicolas Sarkozy, qui était en froid avec Duhamel et Chabot. Les chantiers de Pflimlin sont de rajeunir l'audience du groupe, développer son offre numérique, et de mettre plus de diversité dans les programmes[70],[71].

Le , deux sénateurs déposent une proposition de loi repoussant au la suppression de la publicité en journée sur les chaînes publiques, prévue pour . Le même jour, les sociétés La Financière Lov et Publicis Groupe renoncent à acheter une partie de France télévisions publicité, considérant que le maintien de la publicité va rendre sans effet ce projet de privatisation. En février, les sociétés étaient entrées en négociations exclusives avec France Télévisions pour acheter 70 % du capital de la régie publicitaire pour un montant de 2,6 millions d'euros[56],[55],[72].

Le , la Commission européenne somme la France d'abolir la taxe télécoms instaurée par la loi et qui devait compenser la perte financière de France Télévisions avec la suppression de la publicité sur ses chaînes. Elle estime que la taxe est « incompatible avec le droit européen ». C'est une perte de 400 millions d'euros par an pour le groupe public[73]. Le , la TNT arrive en Outre-mer. Pour l'occasion, Réseau France Outre-mer (RFO) change de nom pour devenir Réseau Outre-Mer 1ère, constitué de 9 chaînes télévisées, de 9 radios associées et de 9 sites Internet[29],[74].

Le , Éric Zemmour est condamné par le tribunal correctionnel de Paris pour provocation à la discrimination raciale à la suite de ses propos sur « les Noirs et les Arabes » tenus dans des émission de Canal+ et France Ô. Le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, puis la CGT, écrivent une lettre ouverte au président de France Télévisions, Rémy Pflimlin, lui demandant des sanctions contre le journaliste, comme sa suspension de l'émission On n'est pas couché. Mais le PDG refuse de désavouer Éric Zemmour et répond que « le service public est attaché aux valeurs humanistes et républicaines, mais c'est aussi le lieu où s'exprime la diversité des opinions dans le cadre légal »[75],[76].

En , le département France Télévisions Nouvelles écritures est créé. Il cherche de nouvelles expériences narratives propres aux médias numériques ou les mariant avec la télévision[29],[77]. Le , les chaînes de France Télévisions changent d'habillage[78],[79]. Le , le portail d'information Francetv info est lancé. Le , la France abandonne définitivement la télévision analogique pour le numérique. Ce même-mois, France Télévisions signe son troisième Contrat d'Objectifs et de Moyens (COM) pour la période 2011-2015[29]. En , le service de télévision de rattrapage Pluzz est renommé Francetv pluzz et propose de nouvelles fonctions[80].

Le , Rémy Pflimlin dévoile aux salariés son plan d'économies de près de 200 millions d'euros pour combler le manque à gagner. Cela pourrait se traduire par un plan social de plus de 500 départs. Le directeur de l'information, Thierry Thuillier, annonce également l'unification des rédactions de France 2, France 3 national et Francetv info à l'horizon 2015[81],[82].

En , France Médias Monde, la société nationale de programmes gérant l'audiovisuel extérieur, cède 36,42 % de ses parts de TV5 Monde à France Télévisions pour un montant de 446 000 euros. France Télévisions monte ainsi sa participation dans la chaîne francophone à 49 %, retrouvant la situation antérieure à la création de France Médias Monde en 2008[83]. Cette même année, la plateforme numérique culturelle Culturebox est mise en ligne[29].

Le , France Télévisions se voit attribuer le label « Diversité » par AFNOR Certification[29],[84]. Le , l'offre Francetv info est lancée sur les télévisions connectées et les box. En 2015, Francetv éducation, la première offre audiovisuelle éducative gratuite en France, est lancée le , et Francetv zoom, une application proposant des vidéos sélectionnées parmi les chaînes du groupe, sort le [29].

À partir du , France Télévisions est perturbée par des grèves quotidiennes des principaux syndicats. Ces derniers demandent l'abandon du projet d'unification des rédactions et l'arrêt de la sous-traitance de plusieurs émissions. Ils dénoncent le manque de dialogue avec les dirigeants, qui doivent être remplacés quelques mois plus tard après la nomination d'un nouveau président[85]. En février, les médias publient un rapport accablant sur les conditions de travail au sein du groupe, commandé par la direction et trois syndicats à la suite de deux suicides d'employés en 2013. Ce rapport souligne plusieurs points problématiques : un sentiment d'être mal aimé de son actionnaire (l'État), une non-adhésion au projet d'entreprise unique (les tensions entre chaînes sont toujours présentes), une absence de véritable politique managériale (aucune vision à long terme), un manque de communication et d'accompagnement de la part des ressources humaines, une évolution des métiers entrainant la disparition de certains, des violences verbales, et une dégradation du climat de travail avec une démotivation et une individualisation des salariés[86].

Depuis 2015 : ère Delphine Ernotte[modifier | modifier le code]

Le , Delphine Ernotte, directrice générale adjointe d'Orange France, devient la nouvelle présidente de France Télévisions. Elle a été nommée le par le CSA, qui avait récupéré la mission de nommer les présidents des sociétés nationales de programme avec la loi du [87],[88]. Cette nomination déclenche une polémique sur le manque de transparence de la procédure, notamment avec l'autorisation des candidatures secrètes. Le recalage de candidats sérieux sans les avoir auditionnés face à l'inexpérience de Delphine Ernotte dans l'audiovisuel laisse penser à des manœuvres en coulisse. Le candidat Didier Quillot porte plainte contre le CSA pour « abus d’autorité » tandis que la CGC et la CFDT déposent des recours en annulation devant le Conseil d'État[89],[90]. Finalement, ce dernier valide la nomination de Delphine Ernotte, considérant que « les atteintes alléguées à l'impartialité de la procédure n'étaient pas démontrées »[91].

Le premier grand projet de la nouvelle présidente est la création d'une chaîne d'information publique en continu, s'appuyant sur les moyens de France Télévisions, Radio France et France Médias Monde. La chaîne, dont le choix du nom est bien difficile, sera lancée le [92] sur le canal 27 de la TNT. Son nom, France Info (stylisé « franceinfo: »), et son logo sont dévoilés le [93].

En , France Télévisions revend une partie de ses parts dans la chaîne euronews, dont elle est l'un des fondateurs, pour un montant de 1,5 millions d'euros. Elle conserve 10,73 % du capital de la chaîne européenne[94]. Le , la chaîne Planète+ Thalassa, détenue par France Télévisions (34 %) et le groupe Canal+ (66 %), s'arrête[95].

Le , Michel Field est nommé directeur de l'information à la surprise générale. S'il est plutôt bien reçu à son arrivée, des maladresses vont écorner son image auprès des journalistes du groupe. En moins de quatre mois, il se met à dos les trois sociétés de journalistes, notamment à propos de plusieurs dossiers : le nom de la future chaîne d'information avec Radio France, la fusion des rédactions, la refonte des émissions politiques en faisant appel à l'extérieur, et la réorganisation du « jeudi de l'info  ». Le , les journalistes votent à plus de 65 % en faveur d'une motion de défiance à son égard. Mais la présidente Delphine Ernotte lui renouvelle sa confiance[96].

Le le site internet de la nouvelle offre d’info publique, baptisée « franceinfo », remplace FranceTVInfo, le site d’information de France Télévisions lancé en 2011. C’est la première étape visible de la naissance de la nouvelle offre d’info du service public [97].

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Habillages et logos[modifier | modifier le code]

Le , Antenne 2 et FR3 changent de nom en France 2 et France 3, et sont désormais regroupées au sein d'une nouvelle entité dénommée France Télévision (sans « s »)[9]. Pour souligner la complémentarité des deux chaînes, l'agence Gédéon créé des logos proches : le chiffre « 2 » rouge et le « 3 » bleu, avec le mot « France » inscrit dans le chiffre. Le logo commun rassemble les deux chiffres, encadrant verticalement le nom du groupe[98].

La loi du crée la holding France Télévisions (avec un « s » cette fois) rassemblant les chaînes France 2, France 3 et La Cinquième[29]. Il faut donc changer le logo du groupe et une solution provisoire est trouvée : les logos des trois chaînes sont alignés au-dessus du nom du groupe[98].

En 2001, France Télévisions lance un appel d'offre pour un nouvel habillage. Ce dernier doit pouvoir évoluer, et le nom du groupe doit apparaître en entier, ne pouvant être réduit à un sigle comme les autres groupes audiovisuels mondiaux tels que la BBC ou CNN, car « FTV » est déjà utilisé par Fashion TV. L'agence Gédéon remporte l'appel d'offre en créant un logo unicolore consistant en quatre écrans en mouvement surplombant le nom du groupe. Les graphistes se sont inspirés du logo de la BBC, en faisant pivoter les trois carrés noirs du groupe britannique. Les chaînes adoptent des nouveaux logos : un trapèze de couleur (rouge pour France 2, bleu pour France 3 et vert pour France 5 rappelant les couleurs RVB des écrans) avec le chiffre en blanc positionné à l'intérieur le long du côté droit[98]. France Télévisions est désormais stylisé « francetélévisions », sans majuscules[32]. Le groupe adopte également une nouvelle police d'écriture : elle abandonne le Franklin Gothic pour une version spéciale de l'Heldustry dans différentes graisses, où les accents des caractères accentués se retrouvent collés au lettres[99]. Ce nouvel habillage, d'un coût de 2,29 millions d'euros, est dévoilé le [33].

Le , France Télévisions adopte une nouvelle identité visuelle, avec de nouveaux logos de chaînes avec un effet de relief. Le logo du groupe arbore désormais cinq écrans symétriques de cinq couleurs différentes représentant ses cinq chaînes : rouge pour France 2, bleu pour France 3, violet pour France 4, vert pour France 5, et orange pour France Ô[57].

Le , les chaînes de France Télévisions changent d'habillage[78],[79]. Avec l'arrivée du réseau 1ère, le logo du groupe doit évoluer mais la direction ne veut pas rajouter un sixième écran jaune. France Télévisions adopte alors un logo provisoire affichant les six logos des six chaînes au-dessus du nom du groupe[98].

En , France Télévisions change de logo en enlevant ceux de ses chaînes et en ne gardant que son nom, tout attaché et écrit en deux graisses différentes pour différencier les mots « france » et « télévisions ».

Slogans[modifier | modifier le code]

  •  : « Ça fait du bien quand ça s'allume », « Aucune hésitation, c'est France Télévision » ;
  •  : « Donnons de l’imagination à nos images »[100] ;
  •  : « Vous avez tous les choix »[101] ;
  •  : « Le choix de la différence »[102] ;
  •  : « Créer pour partager »[103] ;
  • Septembre 2012 : « Bien différents, bien ensemble ».

Organisation[modifier | modifier le code]

Direction[modifier | modifier le code]

Présidents-directeurs généraux[modifier | modifier le code]

Du au , les deux chaînes publiques, Antenne 2 et FR3, sont dirigés par un président commun nommé par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour un mandat de trois ans. Du au , la holding France Télévision est dirigée par un président, également nommé par le CSA pour une durée de trois ans.

Depuis le , France Télévisions est dirigée par un président-directeur général (PDG) nommé par le CSA pour un mandat de cinq ans. Entre la loi du et celle du , le PDG était nommé par l'exécutif, plus précisément par le président de la République, après avis conforme du CSA, de la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation de l'Assemblée nationale, et de la commission de la Culture, de l'Éducation et de la Communication du Sénat[88].

Présidents communs à Antenne 2 et FR3
Présidents de France Télévision
Présidents de France Télévisions

Comité exécutif[modifier | modifier le code]

Le comité exécutif de France Télévisions est composé de 13 membres[111] :

  • Delphine Ernotte : présidente-directrice générale
  • Caroline Got : directrice générale déléguée à la stratégie et aux programmes
  • Christian Vion  : directeur général délégué à la gestion de la production et des moyens
  • Arnaud Lesaunier : directeur général délégué aux ressources humaines et à l'organisation
  • Laëtitia Recayte : directrice du développement commercial
  • Francis Donnat : secrétaire général de France Télévisions
  • Nilou Soyeux : directrice de la communication (externe et interne)
  • Michel Field : directeur de l'information

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Le conseil d'administration de France Télévisions est composé, outre son président, de 14 membres dont le mandat est de cinq ans : deux parlementaires désignés par le Parlement, cinq représentants de l'État, cinq personnalités indépendantes nommées par le Conseil supérieur de l'audiovisuel, et deux représentants du personnel. Le président du conseil d'administration est le président-directeur général de France Télévisions[112].

Les membres du conseil d'administration participent également à trois comités spécialisés et un sous-comité[112] :

  • Le comité d'audit et des comptes : il assure le suivi des questions relatives à l'élaboration et au contrôle des informations comptables et financières. Il examine le programme de travail, les conclusions et les recommandations des commissaires aux comptes.
  • Le comité stratégique : il formule des avis sur la mise en œuvre des orientations du groupe et évalue la position stratégique du groupe compte tenu de l'évolution de son environnement concurrentiel, technologique et réglementaire, ainsi que de ses marchés et de ses axes de développement à moyen terme.
  • Le comité des rémunérations : il propose la rémunération à allouer aux administrateurs et mandataires sociaux et est informé des grandes orientations relatives à la politique de rémunération des cadres dirigeants.
  • Le sous-comité des engagements : il est chargé d'émettre un avis consultatif sur les acquisitions de programmes, avant la signature des contrats, dès lors que leur montant dépasse certains seuils fixés en fonction de la nature des programmes.

Capital[modifier | modifier le code]

France Télévisions est détenue à 100 % par l'État français via l'agence des participations de l'État (APE).

Le capital social est fixé à la somme de 347 540 000 euros et divisé en 17 377 000 actions dont la valeur nominale est de 20 euros chacune[113].

Statut et missions[modifier | modifier le code]

France Télévisions est une société nationale de programme dont les missions sont définies par l'article 44 de la loi no 86-1067 du relative à la liberté de communication, modifiée par la loi no 2013-1028 du relative à l'indépendance de l'audiovisuel public. Elles sont également explicitées dans le cahier des charges de la société, fixé par le décret no 2009-1263 du portant approbation des statuts de la société nationale de programme France Télévisions. De plus, les orientations stratégiques du groupe font l'objet d'un Contrat d'Objectifs et de Moyens (COM) passé entre France Télévisions et son actionnaire, l’État, tous les cinq ans[114].

« France Télévisions est chargée de concevoir et programmer des émissions de télévision à caractère national, régional et local ainsi que des émissions de radio ultramarines. Elle édite et diffuse également plusieurs services de communication audiovisuelle, y compris des services de médias audiovisuels à la demande, répondant aux missions de service public définies par la loi et dans son cahier des charges.

Elle tient compte du développement des technologies numériques pour assurer l'accès de tous les publics à ses programmes.

Dans le respect de l'identité des lignes éditoriales de chacun des services qu'elle édite et diffuse, France Télévisions veille par ses choix de programmation et ses acquisitions d'émissions et d'œuvres audiovisuelles et cinématographiques à garantir la diversité de la création et de la production.

France Télévisions reflète dans sa programmation la diversité de la société française et veille à engager une action adaptée pour améliorer la présence de cette diversité dans les programmes.

France Télévisions conçoit et diffuse en région des programmes qui contribuent à la connaissance et au rayonnement de ces territoires et, le cas échéant, à l'expression des langues régionales. Ces programmes sont diffusés à travers des décrochages spécifiques, y compris aux heures de grande écoute, et peuvent être repris au niveau national. Ils reflètent la diversité de la vie économique, sociale et culturelle en région et proposent une information de proximité.

Lorsqu'ils diffusent des journaux télévisés, les services de la société France Télévisions disposent d'une ligne éditoriale indépendante. »

— Extrait de l'article 44 de la loi no 86-1067 du relative à la liberté de communication[115].

Données financières[modifier | modifier le code]

Indicateurs financiers (en millions d'euros)
2000 2001 2002 2003 2004[116] 2005[117] 2006[118] 2007[119] 2008[120] 2009[121]
Chiffre d'affaires 2 102,3 2 179,9 2 282,1 2 372,0 2 667,4 2 727,0 2 853,0 2 927,7 2 750,3 3 034,2
dont redevance audiovisuelle 1 259,8 1 431,8 1 470,5 1 499,5 1 632,7 1 796,8 1 834,3 1 879,5 1 945,3 2 412,4
Résultat net 38,5 36,1 53,2 14,2 25,4 23,9 13,0 22,2 - 78,4 19,7
Capacité d'autofinancement 370,4 74,1 106,0 117,0 136,3 146,8 141,8 82,6 - 11,6 172,4
Indicateurs financiers (en millions d'euros)
2010[122] 2011[123] 2012[124] 2013[125] 2014[125] 2015[126]
Chiffre d'affaires 3 140,0 3 032,6 3 017,6
dont redevance audiovisuelle 2 472,7 2 253 2 382
Résultat net 12,8 5,9 2,0 - 84,6 - 38,4 0,2
Capacité d'autofinancement 146,6 80,7 79,7

Siège[modifier | modifier le code]

Façade du siège de France Télévisions donnant sur l'esplanade Henri de France.
Siège de France Télévisions depuis la Petite Ceinture du 15e.

Depuis 1998, le siège de France Télévisions se trouve au 7 esplanade Henri de France, dans le 15e arrondissement de Paris[127]. Conçu par l'architecte Jean-Paul Viguier, le bâtiment de 100 000 m2, dont 56 000 m2 de bureaux et de studios, a été construit de 1995 à 1998[24]. Sous le bâtiment, se trouve un parking de 900 places[128]. En 2010, une extension est créée par le même architecte sur la parcelle juste au sud du bâtiment existant, le long du boulevard du Général-Martial-Valin[129].

Le siège abrite les chaînes France 2 (auparavant située au 22 avenue Montaigne dans le 8e arrondissement[130]), France 3 (auparavant située au 28 cours Albert-Ier dans le 8e[130]) et France 4. La chaîne France 5 se trouve au 10 rue Horace-Vernet à Issy-les-Moulineaux[131], tandis que France Ô et le réseau Outre-Mer 1ère se situent au 35-37 rue Danton à Malakoff[132]. Plusieurs sociétés du groupe ont leur siège ailleurs à Paris et en Île-de-France.

Studios situés au siège[133]

Effectifs[modifier | modifier le code]

Fin 2014, selon le rapport financier de France Télévisions, le groupe emploie 10 673 employés (équivalent temps plein), dont 9 069 permanents et 1 604 non permanents. Parmi les permanents, il y a 5 034 cadres (55,5 %), 2 633 journalistes (29,0 %), 1 320 techniciens et agents de maîtrise (14,6 %), et 82 employés et ouvriers (0,9 %)[125].

Effectifs du personnel (en équivalent temps plein)
2002[134] 2003[134] 2004[134] 2005[135] 2006[135] 2007[136] 2008[137] 2009[137] 2010[138] 2011[138] 2012[138] 2013[138] 2014[138] 2015[139]
Total 6 727 6 897 11 258 11 400 10 997 10 580 10 900 10 733 10 207 10 397 10 491 10 120 10 131 9 932

Activités[modifier | modifier le code]

La holding France Télévision est créée le . Elle devient une entreprise commune, société nationale de programme, le .

Elle détient des chaînes de télévision généralistes, thématiques et locales ainsi que des stations de radio. Elle possède de nombreux sites web sur l'information, l'éducation, la jeunesse, et propose des plateformes de création audiovisuelle et des services associés à ses chaînes. Elle compte plusieurs filiales comme des sociétés de production audiovisuelle ou des régies publicitaires[125].

La société est membre de l'Union européenne de radio-télévision (UER) depuis sa création[140].

Télévision[modifier | modifier le code]

Chaînes de télévision
Logo Chaîne Date de création Actionnaires
France 2 logo antenne (2008).png
France 2 (HD)
Chaîne généraliste nationale.
100 % France Télévisions
France 3 logo 2016.svg
France 3 (HD)
Chaîne généraliste nationale à vocation régionale.
France 4 2014.png
France 4 (HD)
Chaîne généraliste nationale visant la famille.
France 5 logo antenne (2008).png
France 5 (HD)
Chaîne généraliste nationale consacrée à l'éducation et la connaissance.
France Ô logo antenne (2008).png
France Ô (HD)
Chaîne généraliste nationale consacrée à l'outre-mer.
Franceinfo.svg
France Info (HD)
Chaîne d'information en continu.
France Télévisions, Radio France
France Médias Monde, INA
TV5Monde Logo.svg
TV5 Monde (HD)
Chaîne généraliste francophone internationale.
49 % France Télévisions
12,64 % France Médias Monde
+ 6 autres actionnaires
Arte Logo 2011.svg
Arte (HD)
Chaîne franco-allemande à vocation culturelle européenne (via Arte France).
45 % France Télévisions
25 % État français
15 % Radio France, 15 % INA
Euronews. 2016 logo.png
Euronews
Chaîne pan-européenne d'information internationale en continu (via Euronews SA).
53 % Media Globe Networks
10,73 % France Télévisions
+ 23 autres actionnaires
Africanews. logo 2016.jpg
Africanews
Chaîne panafricaine d'information internationale en continu (via Euronews SA).
Mezzo Logo.svg
Mezzo et Mezzo Live HD (HD)
Chaînes thématiques internationales consacrées à la musique classique, la danse et le jazz.
60 % Lagardère Active
40 % France Télévisions
PLANÈTE+ ci.png
Planète+ Justice / Planète+ CI (HD)
Chaîne thématique nationale consacrée au système judiciaire.
66 % Groupe Canal+
34 % France Télévisions
Réseaux de chaînes de télévision de proximité
Logo Réseau Chaînes Date de création Actionnaires
Logo Réseau Outre-Mer première1er.png
Réseau Outre-Mer 1ère
(9 chaînes)
Guadeloupe 1re, Guyane 1re, Martinique 1re, Mayotte 1re, Nouvelle-Calédonie 1re, Polynésie 1re, Réunion 1re, Saint-Pierre et Miquelon 1re et Wallis et Futuna 1re 100 % France Télévisions
France 3 logo 2016.svg
Antennes régionales de France 3
(24 chaînes)
France 3 Régions, Alpes, Alsace, Aquitaine, Auvergne, Bourgogne, Bretagne, Centre-Val de Loire, Champagne-Ardenne, Corse, Côte d'Azur, Franche-Comté, Languedoc-Roussillon, Limousin, Lorraine, Midi-Pyrénées, Nord-Pas-de-Calais, Normandie, Paris Île-de-France, Pays de la Loire, Picardie, Poitou-Charentes, Provence-Alpes et Rhône-Alpes
au
Chaînes cédées
  • France 24 : chaîne d'information internationale en continu créée le . Elle est vendue à France Médias Monde en 2009.
  • Gulli : chaîne thématique jeunesse créée le . Elle est vendue à Lagardère Active le .
  • Histoire : chaîne thématique consacrée à l'histoire créée le . Elle est vendue au groupe TF1 le .
Chaînes disparues
  • Festival : chaîne thématique consacrée à la fiction créée le . Elle est remplacée par France 4 le .
  • France Supervision : chaîne thématique consacrée aux évènements culturels et sportifs créée le . Elle est remplacée par Mezzo le .
  • Gourmet TV : chaîne thématique consacrée à la gastronomie créée en . Elle cesse d'émettre en .
  • La Cinquième : chaîne généraliste créée le et intégrée à France Télévisions le . Elle est remplacée par France 5 le .
  • Ma Planète : chaîne thématique jeunesse créée le . Elle fusionne avec Eurêka ! le pour donner Planète Juniors.
  • Planète Juniors : chaîne thématique jeunesse créée le . Elle cesse d'émettre le .
  • Planète+ Thalassa : chaîne thématique consacrée au monde maritime créée le . Elle cesse d'émettre le .
  • Régions : chaîne thématique consacrée aux régions créée le . Elle cesse d'émettre le .
  • RFO Sat : chaîne généraliste consacrée à l'outre-mer créée le et intégrée le . Elle est remplacée par France Ô le .
  • Télé emploi : chaîne événementielle consacrée à l'emploi et la formation diffusée du au .
  • Tempo : chaîne généraliste locale d'outre-mer créée en 1983. Elle cesse d'émettre le .

Radio[modifier | modifier le code]

Stations de radios
Logo Chaîne Date de création Actionnaires
Logo Réseau Outre-Mer première1er.png
Radio Outre-mer 1re
Webradio généraliste nationale.
100 % France Télévisions
Réseaux de radios de proximité
Logo Réseau Radios Date de création Actionnaires
Logo Réseau Outre-Mer première1er.png
Réseau Outre-Mer 1ère
(9 radios)
Guadeloupe 1re, Guyane 1re, Martinique 1re,
Mayotte 1re, Nouvelle-Calédonie 1re, Polynésie 1re,
Réunion 1re, Saint-Pierre et Miquelon 1re, Wallis et Futuna 1re
100 % France Télévisions

Internet[modifier | modifier le code]

  • franceinfo : portail d'information, lancé en sous le nom de francetv info devenu franceinfo le 24 août 2016 ;
  • Francetv sport : portail sportif, lancé en  ;
  • Géopolis : portail d'information internationale ;
  • Culturebox : portail culturel, lancé en  ;
  • Francetv éducation : plateforme éducative de vidéos à la demande pour les parents, les élèves et les enseignants, lancée en  ;
  • Lesite.tv : plateforme de vidéos pédagogiques (66 % France Télévisions et 34 % Réseau Canopé) ;
  • Nouvelles écritures : plateforme de nouvelles expériences narratives propres aux médias numériques, lancée en  ;
  • IRL : plateforme web de programmes courts ;
  • Studio 4 : plateforme de webséries, lancée en octobre 2012 ;
  • Ludo : marque pour la jeunesse (6/12 ans) regroupant site internet, application, web TV, habillage d'antenne (France 3 et France 4) et produits dérivés ;
  • Zouzous : marque pour la jeunesse (3/6 ans) regroupant site internet, application, web TV, habillage d'antenne (France 4 et France 5) et produits dérivés ;
  • Leclub Francetv : club de téléspectateurs, fondé en  ;
  • Francetv zoom : application mobile proposant une sélection de vidéos personnalisée.

Production audiovisuelle[modifier | modifier le code]

Publicité[modifier | modifier le code]

  • France Télévisions Publicité (FTP) : régie publicitaire du groupe ;
  • France Télévisions Publicité Inter Océan (FTPIO) : régie publicitaire des chaînes d'outre-mer ;
  • Média exchange : commercialisation d'espaces publicitaires ;
  • France Télévisions Publicité Conseil : conseil aux médias.

Édition et distribution[modifier | modifier le code]

Autres filiales[modifier | modifier le code]

Diffusion des chaînes télévisées[modifier | modifier le code]

Selon l'article 34-2 de la loi no 86-1067 du relative à la liberté de communication, en France métropolitaine et en outre-mer, tout distributeur de services doit mettre gratuitement à disposition de ses abonnés les chaînes nationales de France Télévisions[141].

Les chaînes télévisées nationales du service public sont donc diffusées en numérique :

Les 24 antennes de proximité de France 3 sont diffusées en France métropolitaine, et les 9 chaînes de proximité du Réseau Outre-Mer 1ère sont diffusées en France d'outre-mer.

Les chaînes télévisées publiques ont été diffusées en analogique jusqu'au , date d'extinction de l'analogique en France.

Audiences du groupe[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

En 2015, la part d'audience moyenne des chaînes de France Télévisions est de 29,2 %, permettant au groupe public d'être le premier de France, devant le groupe TF1 à 27,7 % et le groupe M6 à 13,6 %[142],[143].

La part d'audience moyenne des chaînes de France Télévisions a baissé de plus de 11 points entre 2000 et 2015. Dans le détail, sur cette même période, France 2 a perdu 7,8 points, France 3 a perdu 7,6 points tandis que France 5 a gagné 1,6 points. De plus, France 4 a gagné 1,3 points entre 2007 et 2015, et France Ô a gagné 0,1 points entre 2014 et 2015. Cette baisse générale peut s'expliquer par l'arrivée de nouvelles chaînes avec la TNT lancée en 2005.

Audiences des chaînes de France Télévisions (en %)
Année France 2 France 3 France 4 France 5 France Ô Total groupe
2000 22,1 16,8 Non
mesuré
1,8 Non
mesuré
40,7
2001 21,1 17,1 1,9 40,1
2002 20,8 16,4 2,4 39,6
2003 20,5 16,1 2,9 39,5
2004 20,5 15,2 3,0 38,7
2005 19,8 14,7 3,1 37,6
2006 19,2 14,7 3,1 37,0
2007[144] 18,1 14,1 0,4 3,3 35,9
2008[144] 17,5 13,3 0,9 3,0 34,7
2009[145] 16,7 11,8 1,1 3,1 32,7
2010[145] 16,1 10,7 1,6 3,2 31,6
2011[146] 14,9 9,7 2,0 3,3 29,9
2012[146] 14,9 9,7 2,1 3,5 30,2
2013[147] 14,0 9,5 1,8 3,3 28,6
2014[143] 14,1 9,4 1,6 3,2 0,5 28,8
2015[143] 14,3 9,2 1,7 3,4 0,6 29,2

Sites web[modifier | modifier le code]

En 2015, les sites de France Télévisions ont reçu 15,7 millions de visiteurs uniques chaque mois sur ordinateur, mobile et tablette, et 2,3 milliards de vidéos ont été vues dans l'année[148].

En , France Télévisions — avec ses sites Francetv info, France 3 Régions, 1re Outre-mer, Culturebox et Géopolis — se classe 4e des sites d'information les plus visités sur ordinateur avec 6,896 millions de visiteurs uniques, derrière Le Figaro (8,640 millions), L'Internaute (8,368 millions) et Le Monde (7,198 millions). Il se classe 2e sur les mobiles avec 4,838 millions de visiteurs uniques, derrière Le Figaro (5,147 millions), et 3e sur les tablettes avec 2,702 millions de visiteurs uniques, derrière Le Figaro (2,908 millions) et 20 minutes (2,814 millions)[149].

En 2016, la société de journalistes de Francetv info revendique 33,8 millions de visites par mois pour le site web d'information de France Télévisions[150].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Assure la gestion quotidienne des journaux et magazines d'actualité pendant que Thierry Thuillier cumule les fonctions de directeur de France 2 et directeur de l'information de France Télévisions.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. « Histoire de l'ORTF », sur L'Internaute (consulté le 17 janvier 2016).
  3. [PDF]« 25 ans de TV5 Monde », sur le site de TV5 Monde,‎ (consulté le 5 juin 2016).
  4. [PDF]« 1991-2001 : Arte 10 ans », sur le site d'Arte,‎ (consulté le 21 juin 2016).
  5. « Notre histoire : 1974 - 1989 », sur le site du groupe TF1 (consulté le 17 janvier 2016).
  6. Didier Mereuze, « Document », sur le site de La Croix,‎ (consulté le 17 janvier 2016).
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  9. a, b, c, d et e « Chronologie de la politique de l'audiovisuel », sur Vie-publique.fr (consulté le 17 juin 2016).
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  11. « Pacs audiovisuel - Catherine Tasca », sur le site de Stratégies,‎ (consulté le 17 janvier 2016).
  12. a et b « Mort de Philippe Guilhaume ex-président d'A2 et FR3 », sur le site des Échos,‎ (consulté le 17 janvier 2016).
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  14. [PDF]Luis Rivas, « Euronews, l'information dans les langues de l'Europe », sur le site de l'Inist,‎ (consulté le 21 juin 2016).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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