France Télévisions

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France Télévisions
logo de France Télévisions
Création
Dates clés

10 août 1989 : début du groupement et de la présidence commune d'A2 et de FR-3
7 septembre 1992 : création de France Télévision
1994 à 1997 : construction du siège parisien
1997 à 1998 : intégration du nouveau siège parisien
1er août 2000 : création de France Télévisions SA
7 janvier 2002 : nouvelle identité visuelle
7 avril 2008 : rafraîchissement de l'habillage global et nouveau logo
5 janvier 2009 : suppression de la publicité de 20 h à h

4 janvier 2010 : transformation en entreprise commune
Personnages clés Hervé Bourges, 1er président de France Télévision (sans « s »)
Forme juridique Société anonyme à capitaux publics.
Slogan « Bien différents, bien ensemble »
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Direction Delphine Ernotte (PDG)
Actionnaires État Français (100 %)
Activité Audiovisuel
Produits Chaînes de télévision et de radio, production audiovisuelle, publicité et internet
Filiales France 2 cinéma
France 3 cinéma
MFP
France Télévisions Distribution
France Télévisions Publicité
Effectif 10 131 (2014)[1]
Site web www.francetelevisions.fr
www.francetvinfo.fr
www.francetv.fr
Fonds propres en diminution 360 millions d'euros (2014)[1]
Dette Increase Negative.svg 1,13 milliards d’euros (2014)[1]
Chiffre d’affaires 2,92 milliards d’euros (2014)[1]
en diminution -1,18 %
Bilan comptable en diminution 1,71 milliards d’euros (2014)[1]
Résultat net - 71,4 millions d'euros (2014)[1]
en augmentation +37,82 %

France Télévisions est un groupe français de télévision et de radio, dont le capital est exclusivement détenu par l'État français. D'abord simple société-holding, France Télévisions est devenue le 4 janvier 2010 une entreprise unique éditrice de plusieurs services de radio et de télévision.

Le service public audiovisuel français (dont France Télévisions est héritière avec Radio France) fait partie de l'Union européenne de radio-télévision (UER) depuis 1950. France Télévisions est un des actionnaires fondateurs des chaînes d'information Euronews et France 24 et l'un des premiers employeurs de journalistes en France, le groupe ayant reconnu la charte du Syndicat national des journalistes (SNJ) et la charte de Munich comme l'un de ses principes déontologiques.

Histoire du groupe[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Le , l'ORTF est démantelé en sept sociétés. Trois sociétés nationales de programmes de télévision autonomes et concurrentes sont créées le  : Télévision française 1 (TF1), Antenne 2 (A2) et France Régions 3 (FR3)[2],[3]. Le , elles participent avec la TSR et la RTBF à la création de la chaîne francophone internationale TV5 Monde[4]. Le , FR3 participe à la création de La Sept en en devenant actionnaire à 45 %[5]. En , TF1 est privatisée avec la vente de la moitié de son capital au groupe de BTP Bouygues[6].

En 1989, à la suite d'une conversation avec le président-directeur général de TF1 Patrick Le Lay, le ministre de la Culture Jack Lang a l'idée de doter les deux chaînes publiques (Antenne 2 et FR3) d'une présidence commune[7]. Avec sa ministre déléguée à la Communication, Catherine Tasca, il porte ce projet qui doit promouvoir une stratégie commune et assurer la complémentarité des programmes entre les deux chaînes[8], afin de faire face à la montée en puissance de TF1 et de M6, et au développement des chaînes thématiques[9]. La loi du institue une présidence commune, tout en maintenant une séparation juridique des deux chaînes[10],[11]. Le gouvernement socialiste soutient les candidatures d'Hervé Bourges et de Georges Kiejman mais le nouveau Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) veut marquer son territoire et nomme le à la surprise générale Philippe Guilhaume au poste de président du groupement. Mais ce dernier démissionne au bout de 14 mois, en , après une série de polémiques et une grève des journalistes[12],[13]. Il est remplacé par Hervé Bourges le [9].

Le , Antenne 2 et FR3 changent de nom et deviennent respectivement France 2 et France 3. Elles sont désormais regroupées au sein d'une nouvelle entité dénommée France Télévision (sans « s »), qui n'a cependant pas d'existence juridique[9],[10]. Cette même année, le groupe lance sa première chaîne thématique, France Supervision, qui diffuse d'abord une sélection d'émissions de France 2 et France 3, puis des évènements culturels ou sportifs. Elle a la particularité d'émettre sur le satellite au format D2MAC, une combinaison d'analogique et de numérique, en 16/9 et en stéréo[14].

Le , France Télévision participe à la création de la chaîne d'information européenne euronews aux côtés de la Rai et de la RTVE[15].

1993 - 1996 : Ère Jean-Pierre Elkabbach[modifier | modifier le code]

En , Jean-Pierre Elkabbach est nommé président par le CSA. Il décide de concurrencer TF1 sur le terrain de l'audience et se lance dans une coûteuse politique d'embauches d'animateurs-producteurs. C'est une réussite puisqu'en 1995 l'audience de France Télévision (43 %) dépasse celle de TF1 (35 %). Mais en , le député Alain Griotteray rend public les mirobolants contrats des animateurs-producteurs vedettes, comme celui de Jean-Luc Delarue, créant une vive polémique dans le pays. Jean-Pierre Elkabbach doit s'expliquer sur sa gestion de l'argent public devant les salariés, les syndicats, le CSA et les parlementaires[9],[16],[17]. Finalement, il démissionne fin [18].

1996 - 1999 : Ère Xavier Gouyou-Beauchamps[modifier | modifier le code]

Le , le CSA nomme Xavier Gouyou-Beauchamps, directeur général de France 3, au poste de président de France Télévision[18].

Le , la chaîne Festival, dédiée à la fiction, est lancée. Elle est détenue par France 2 (28 %), France 3 (28 %), le britannique Carlton Communications (28 %), La Sept-Arte (11 %), et l'américano-néerlandais Regency Monarchy (5 %)[19]. Le , le bouquet numérique de télévision par satellite TPS est lancé pour concurrencer Canalsatellite. Il est détenu à parts égales, c'est-à dire à 25 %, par TF1, M6, Suez-Lyonnaise des eaux et France Télévision Entreprises (France Télévision 34 % - France Télécom 66 %)[10],[20].

En , la chaîne Histoire est lancée. Elle est détenue par un groupement public à 60 % (France Télévision 25 %, La Sept-Arte 25 %, INA 10 %), ainsi que par Finances et Communication (20%), France Télécom (10 %) et Lyonnaise Communication (10 %)[21].

Le , la chaîne thématique Mezzo remplace France Supervision. Cette nouvelle chaîne, consacrée à la musique, la danse et l'opéra, est détenue par France Télécom (50 %), France 2 (40 %), Arte (5 %) et La Cinquième (5 %)[22]. Le , la chaîne thématique Régions, consacrée à la découverte et à l'information des régions, est lancée sur le satellite[23],[24]

En 1998, les 2 400 salariés du groupe, jusqu'ici répartis sur 17 sites dans Paris, déménagent dans le nouveau siège de France Télévision situé le long de la Seine, dans le 15e arrondissement de Paris. Le projet est issu de la volonté d'Hervé Bourges en 1992 et le choix de son emplacement a été décidé par le Premier ministre Édouard Balladur en . Conçu par l'architecte Jean-Paul Viguier, le bâtiment de 100 000 m2, dont 56 000 m2 de bureaux et de studios, a été construit de 1995 à 1998. Le coût total de l'opération est de 3 milliards de francs (soit plus de 457 millions d'euros)[25],[26].

En 1998, la ministre de la Culture Catherine Trautmann lance un projet de réforme de l'audiovisuel public. Ce projet prévoit notamment la création d'une holding regroupant les sociétés France 2, France 3, La Cinquième, La Sept-Arte et RFO pour faire face aux groupes privés[27].

1999 - 2005 : Ère Marc Tessier[modifier | modifier le code]

Le , Marc Tessier, président du CNC, est nommé à la présidence de France Télévision par le CSA[28].

La loi du crée la holding France Télévisions (avec un « s » cette fois) rassemblant les chaînes France 2, France 3 et La Cinquième. Le président du groupe est nommé par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), et son mandat est porté à cinq ans contre trois auparavant. Dans le même temps, le temps de publicité sur les chaînes publiques est réduit de 12 à 8 minutes par heure[29],[30]. Marc Tessier, qui était déjà le président commun de France 2 et France 3, est nommé à la présidence du nouveau groupe[31].

En , la chaîne gastronomique du chef cuisinier Joël Robuchon, Gourmet TV, détenue à 40 % par France Télévisions Entreprises (France Télévisions et France Télécom), est lancée[32]. Le , France Télévisions signe son premier Contrat d'Objectifs et de Moyens (COM) avec l'État pour la période 2001-2005[30].

Le , le groupe dévoile sa nouvelle identité visuelle qui doit lui donner plus d'homogénéité. France Télévisions est désormais stylisé « francetélévisions » et La Cinquième devient France 5. Chaque chaîne se voit attribuer une couleur : rouge pour France 2, bleu pour France 3, et vert pour France 5. Ce nouvel habillage est conçu par l'agence Gédéon Communications pour un coût de 2,29 millions d'euros[33],[34],[35]. Ce même mois, France Télévisions Entreprises (France Télévisions 34 % - France Télécom 66 %) vend sa participation dans TPS au groupe TF1 pour un montant de 195 millions d'euros, répartis en 128,7 millions d'euros pour France Télécom et 66,3 millions d'euros pour France Télévisions[36]. Le , la chaîne thématique Planète Thalassa commence à émettre à la suite d'un accord entre MultiThématiques (Groupe Canal+) et France Télévisions. Dédiée au monde maritime, la grille de la chaîne s'articule autour des émissions emblématiques Thalassa et Faut pas rêver[37].

Le , la chaîne thématique Régions, détenue à 50 % par France Télévisions, à 40 % par Wanadoo (France Télécom) et à 10 % par Dexia, cesse d'émettre faute d'audience[38]. En juillet, le capital de l'agence de coopération Canal France International (CFI) est racheté par France Télévisions (75 %) et Arte France (25 %)[39]. Le , la chaîne thématique Ma Planète est lancée à destination des enfants. Elle est le fruit d'une nouvelle collaboration entre MultiThématiques (Groupe Canal+) et France Télévisions[40].

À la suite de la loi du , la société de programme Réseau France Outre-mer (RFO) est intégrée au groupe France Télévisions. Le , la chaîne RFO Sat est renommée France Ô, dans le même esprit que les autres chaînes du groupe[30],[41],[42]. Le , la télévision numérique terrestre (TNT) est lancée en France. Ce même jour, la chaîne France 4 succède à Festival[30].

2005 - 2010 : Ère Patrick de Carolis[modifier | modifier le code]

État des lieux et projet de réforme interne[modifier | modifier le code]

Le , Patrick de Carolis, présentateur-producteur de Des racines et des ailes, devient président de France Télévisions pour un mandat de cinq ans. Il a été nommé par le CSA le [43].

Le , la chaîne Gulli, propriété de Lagardère Active (66 %) et France Télévisions (34 %), est lancée sur la TNT[44],[45]. Le , France Télévisions constitue à parité avec le groupe TF1 la société de la future chaîne française d'information internationale en continu[46]. Ce partenariat décidé en fait suite à la volonté du président de la République Jacques Chirac en 2002 de donner à la France une voix à l'étranger. La chaîne d'information, finalement intitulée France 24, commence à émettre le en streaming sur Internet puis dès le lendemain sur les autres réseaux[47].

Le , la présidence de France Télévisions publie un état des lieux sévère sur la situation du groupe, réalisé entre septembre et . Ce rapport souligne plusieurs points préoccupants : la baisse continuelle des audiences du groupe, l'absence de gain de productivité dans les ressources humaines, la situation financière très dégradée de RFO, la stratégie de programmation de France 3, la mauvaise gestion éditoriale des stocks de programmes, la hausse du coût des contrats des animateurs-producteurs, le déséquilibre économique structurel de la filière de production et le manque de synergie entre les rédactions. Il souligne aussi les points positifs : la situation économique et financière saine du groupe et l'efficacité du plan de réduction des coûts (Synergia). Le rapport est contesté par l'ancien PDG Marc Tessier et par les syndicats du groupe (SNRT-CGT, SNJ-CGT)[48],[49].

En , le groupe lance France Télévisions VOD, son site internet de vidéo à la demande[50]. En décembre, il ouvre le Club France Télévisions, qui permet de gagner des invitations pour assister à des événements sportifs ou culturels et découvrir les coulisses des émissions[51].

Le , le groupe lance la Fondation France Télévisions, la première fondation d'entreprise d'un groupe audiovisuel français[30]. Le , France Télévisions et le groupe Canal+ lancent la chaîne Planète Justice consacrée au système judiciaire[52]. Cette même année, le groupe signe son deuxième Contrat d'Objectifs et de Moyens (COM) pour la période 2007-2010[30].

En , Patrick de Carolis annonce pour l'année à venir un plan de réforme dont l'objectif est de « moderniser et harmoniser » le groupe public et de faire des économies de « quelques dizaines de millions d'euros ». Il lance huit chantiers, dont la création d'un statut unique pour l'ensemble des chaînes jusqu'alors juridiquement indépendantes, la mutualisation des moyens de production de l'information, la création d'une direction commune pour les unités jeunesse, acquisition et études, et la prise de de mesures concernant les directions financières, ressources humaines, technique et informatique. Face aux inquiétudes des salariés, le PDG répond qu'il n'y aura pas de « vaste plan social »[53].

Réforme de Nicolas Sarkozy[modifier | modifier le code]

Le , le président de la République Nicolas Sarkozy annonce lors d'une conférence de presse une « véritable révolution culturelle dans le service public de la télévision » avec la possible suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques. Le manque à gagner serait financé par une taxe accrue sur les recettes publicitaires des chaînes privées et une taxe infinitésimale sur le chiffre d'affaires de nouveaux moyens de communication comme la téléphonie mobile et l'accès à Internet. L'annonce est une surprise pour tout le milieu audiovisuel et un choc pour la direction de France Télévisions, où les 300 salariés de France télévisions publicité sont inquiets pour leur avenir[54],[55]. Une commission présidée par Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, est mandatée pour revoir de fond en comble les missions de France Télévisions[56].

Logos des chaînes de France Télévisions.

Le , France Télévisions adopte une nouvelle identité visuelle, avec de nouveaux logos de chaînes désormais en 3D. Le logo du groupe arbore les cinq couleurs de ses cinq chaînes : rouge pour France 2, bleu pour France 3, violet pour France 4, vert pour France 5, orange pour France Ô, ainsi que jaune pour 1ère. De plus, l'habillage est modernisé pour accompagner le basculement de France 2 et France 5 au format 16/9[57],[58]. France 4 adopte à son tour ce format le [59].

Le , à la suite de la remise du rapport de la commission Copé, Nicolas Sarkozy confirme sa volonté de supprimer la publicité des chaînes publiques entre 20 heures et 6 heures à partir du . Le manque à gagner évalué à 450 millions d'euros sera financé par une taxe de 3 % sur les recettes publicitaires des chaînes privées et une autre de 0,9 % sur le chiffre d'affaires des opérateurs de téléphonie et d'internet (taxe télécoms). Il annonce également que le président de France Télévisions ne sera plus nommé par le CSA mais par l'exécutif, c'est-à-dire par le chef de l'État lui-même. Cette dernière décision déclenche une nouvelle polémique, les politiques de l'opposition parlant d'une « mise sous contrôle de la télévision »[10],[60],[61].

Le , la société de journalistes de France 2 et celle de la rédaction nationale de France 3 publient une tribune dans Libération intitulée « Ni pub mais soumise ». Ils jugent que la nomination du président de France Télévisions par l'exécutif est un « dangereux retour en arrière » du temps de l'ORTF, et porte atteinte à leur indépendance et à leur crédibilité. Concernant le financement de la suppression de la publicité, ils dénoncent un « un projet de financement bâti sur du sable »[62]. Le lendemain sur RTL, le PDG Patrick de Carolis estime sur ce point que « le compte n'y est pas », et ajoute que ses chaînes n'accepteront pas d'émission imposée de l'extérieur[63].

Le , alors que la loi n'est pas encore votée, la publicité est supprimée du service public entre 20 h et 6 h du matin. Les programmes de première partie de soirée débutent désormais à 20 35 au lieu de 20 50 auparavant[30],[56],[55]. Le , le groupe lance son site Internet mobile à destination des smartphones, comprenant un guide des programmes, des informations et un service de messagerie pour interagir avec les émissions[64]. Le , la chaîne ludo-éducative Planète Juniors, détenue par France Télévisions et MultiThématiques (groupe Canal+), cesse d'émettre. Elle était née le de la fusion de Ma Planète (France Télévisions et MultiThématiques) et Eurêka ! (TPS)[65]. Le , France 3 passe en totalité au format 16/9[66].

En 2009, la nouvelle holding Audiovisuel extérieur de la France (AEF), créée en , rachète au groupe TF1 et à France Télévisions leur participation dans la chaîne d'information France 24 pour un montant de 2 millions d'euros chacun. France Télévisions s'engage à fournir des programmes d'actualité pendant 7 ans pour un montant d'un million d'euros par an[67]. L'année précédente, France Télévisions avait déjà dû céder une grande partie de ses parts dans TV5 Monde à l'AEF pour ne conserver que 12,58 %[68].

Le , à la suite de la loi du , France Télévisions devient une entreprise commune, société nationale de programme, en fusionnant la quarantaine de sociétés qui composait jusque là une holding. Le cahier des charges du groupe fixe la nouvelle ambition éditoriale du service public de la télévision, libéré de la pression de l'audience grâce à la suppression de la publicité[30],[69].

Le , la Commission européenne ouvre une procédure officielle d'infraction contre la France, estimant que la taxe imposée par au secteur des télécoms (taxe télécoms) pour financer l'audiovisuel public est « une charge administrative incompatible avec le droit européen »[55]. France Télévisions lance son portail sportif Francetv sport en juin, et son service de télévision de rattrapage Pluzz en juillet[30].

2010 - 2015 : Ère Rémy Pflimlin[modifier | modifier le code]

Le , Rémy Pflimlin prend ses fonctions de président de France Télévisions. Il est le premier président nommé par le chef d'État. Il commence par réorganiser l'organigramme du groupe en recréant des postes de directeurs pour chaque chaîne, afin de garantir leur indépendance. De plus, il supprime le poste de numéro deux du groupe occupé par Patrice Duhamel et remplace Arlette Chabot par Thierry Thuillier à la direction de l'information. Ces deux départs sont vus comme l'œuvre de Nicolas Sarkozy, qui était en froid avec Duhamel et Chabot. Les chantiers de Pflimlin sont de rajeunir l'audience du groupe, développer son offre numérique, et de mettre plus de diversité dans les programmes[70],[71].

Le , deux sénateurs déposent une proposition de loi repoussant au la suppression de la publicité en journée sur les chaînes publiques, prévue pour . Le même jour, les sociétés La Financière Lov et Publicis Groupe renoncent à acheter une partie de France télévisions publicité, considérant que le maintien de la publicité va rendre sans effet ce projet de privatisation. En février, les sociétés étaient entrées en négociations exclusives avec France Télévisions pour acheter 70 % du capital de la régie publicitaire pour un montant de 2,6 millions d'euros[56],[55],[72].

Le , la Commission européenne somme la France d'abolir la taxe télécoms instaurée par la loi et qui devait compenser la perte financière de France Télévisions avec la suppression de la publicité sur ses chaînes. Elle estime que la taxe est « incompatible avec le droit européen ». C'est une perte de 400 millions d'euros par an pour le groupe public[73]. Le , la TNT arrive en Outre-mer. Pour l'occasion, Réseau France Outre-mer (RFO) change de nom pour devenir Réseau Outre-Mer 1ère, constitué de 9 chaînes télévisées, de 9 radios associées et de 9 sites Internet[30],[74].

Le , Éric Zemmour est condamné par le tribunal correctionnel de Paris pour provocation à la discrimination raciale à la suite de ses propos sur « les Noirs et les Arabes » tenus dans des émission de Canal+ et France Ô. Le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, puis la CGT, écrivent une lettre ouverte au président de France Télévisions, Rémy Pflimlin, lui demandant des sanctions contre le journaliste, comme sa suspension de l'émission On n'est pas couché. Mais le PDG refuse de désavouer Éric Zemmour et répond que « le service public est attaché aux valeurs humanistes et républicaines, mais c'est aussi le lieu où s'exprime la diversité des opinions dans le cadre légal »[75],[76].

En , le département France Télévisions Nouvelles écritures est créé. Il cherche de nouvelles expériences narratives propres aux médias numériques ou les mariant avec la télévision[30],[77]. Le , les chaînes de France Télévisions changent d'habillage[78],[79]. Le , le portail d'information Francetv info est lancé. Le , la France abandonne définitivement la télévision analogique pour le numérique. Ce même-mois, France Télévisions signe son troisième Contrat d'Objectifs et de Moyens (COM) pour la période 2011-2015[30]. En , le service de télévision de rattrapage Pluzz est renommé Francetv pluzz et propose de nouvelles fonctions[80].

Le , Rémy Pflimlin dévoile aux salariés son plan d'économies de près de 200 millions d'euros pour combler le manque à gagner. Cela pourrait se traduire par un plan social de plus de 500 départs. Le directeur de l'information, Thierry Thuillier, annonce également l'unification des rédactions de France 2, France 3 national et Francetv info à l'horizon 2015[81],[82].

En , France Médias Monde, la société nationale de programmes gérant l'audiovisuel extérieur, cède 36,42 % de ses parts de TV5 Monde à France Télévisions pour un montant de 446 000 euros. France Télévisions monte ainsi sa participation dans la chaîne francophone à 49 %, retrouvant la situation antérieure à la création de France Médias Monde en 2008[83]. Cette même année, la plateforme numérique culturelle Culturebox est mise en ligne[30].

Le , France Télévisions se voit attribuer le label « Diversité » par AFNOR Certification[30],[84]. Le , l'offre Francetv info est lancée sur les télévisions connectées et les box. En 2015, Francetv éducation, la première offre audiovisuelle éducative gratuite en France, est lancée le , et Francetv zoom, une application proposant des vidéos sélectionnées parmi les chaînes du groupe, sort le [30].

À partir du , France Télévisions est perturbée par des grèves quotidiennes des principaux syndicats. Ces derniers demandent l'abandon du projet d'unification des rédactions et l'arrêt de la sous-traitance de plusieurs émissions. Ils dénoncent le manque de dialogue avec les dirigeants, qui doivent être remplacés quelques mois plus tard après la nomination d'un nouveau président[85]. En février, les médias publient un rapport accablant sur les conditions de travail au sein du groupe, commandé par la direction et trois syndicats à la suite de deux suicides d'employés en 2013. Ce rapport souligne plusieurs points problématiques : un sentiment d'être mal aimé de son actionnaire (l'État), une non-adhésion au projet d'entreprise unique (les tensions entre chaînes sont toujours présentes), une absence de véritable politique managériale (aucune vision à long terme), un manque de communication et d'accompagnement de la part des ressources humaines, une évolution des métiers entrainant la disparition de certains, des violences verbales, et une dégradation du climat de travail avec une démotivation et une individualisation des salariés[86].

Depuis 2015 : Ère Delphine Ernotte[modifier | modifier le code]

Le , Delphine Ernotte devient la nouvelle présidente de France Télévisions. Elle a été nommée le par le CSA, qui avait récupéré la mission de nommer les présidents des sociétés nationales de programme avec la loi du [87],[88]. Cette nomination déclenche une polémique sur le manque de transparence de la procédure, notamment avec l'autorisation des candidatures secrètes. Le recalage de candidats sérieux sans les avoir auditionnés face à l'inexpérience de Delphine Ernotte dans l'audiovisuel laisse penser à des manœuvres en coulisse. Le candidat Didier Quillot pote plainte contre le CSA pour « abus d’autorité » tandis que la CGC et la CFDT déposent des recours en annulation devant le Conseil d'État[89],[90]. Finalement, ce dernier valide la nomination de Delphine Ernotte, considérant que « les atteintes alléguées à l'impartialité de la procédure n'étaient pas démontrées »[91].

Le premier grand projet de la nouvelle présidente est la création d'une chaîne d'information publique en continu, s'appuyant sur les moyens de France Télévisions, Radio France et France Médias Monde. La chaîne, dont le choix du nom est bien difficile, sera lancée le [92].

En , France Télévisions revend une partie de ses parts dans la chaîne euronews, dont elle est l'un des fondateurs, pour un montant de 1,5 millions d'euros. Elle conserve 10,73 % du capital de la chaîne européenne[93]. Le , la chaîne Planète+ Thalassa, détenue par France Télévisions (34 %) et le groupe Canal+ (66 %), s'arrête[94].

Le , Michel Field est nommé directeur de l'information à la surprise générale. S'il est plutôt bien reçu à son arrivée, des maladresses vont écorner son image auprès des journalistes du groupe. En moins de quatre mois, il se met à dos les trois sociétés de journalistes, notamment à propos de plusieurs dossiers : le nom de la future chaîne d'information avec Radio France, la fusion des rédactions, la refonte des émissions politiques en faisant appel à l'extérieur, et la réorganisation du « jeudi de l'info  ». Le , les journalistes votent à plus de 65 % en faveur d'une motion de défiance à son égard. Mais la présidente Delphine Ernotte lui renouvelle sa confiance[95].

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

La typographie utilisée pour l'inscription « france télévisions » sur le logo depuis le 7 janvier 2002 et pour la plupart des émissions de France 2 est Heldustry dans différentes graisses. Des accents collés ont été ajoutés aux lettres majuscules afin d'augmenter la lisibilité à l'antenne. On notera la création d'une nouvelle graisse plus fine pour l'habillage du 5 septembre 2011 de France 2.

Logos[modifier | modifier le code]

Slogans[modifier | modifier le code]

  • 1992 : « Ça fait du bien quand ça s'allume » « Aucune hésitation, c'est France Télévision »;
  • Septembre 2008 - janvier 2009 : « Le choix de la différence » ;
  • Avril 2008[96] - septembre 2011 : « Vous avez tous les choix » ;
  • Septembre 2011 : « Créer pour partager » ;
  • Septembre 2012 : « bien différents, bien ensemble ».

Organisation[modifier | modifier le code]

Direction[modifier | modifier le code]

Présidents-directeurs généraux[modifier | modifier le code]

Du au , les deux chaînes publiques, Antenne 2 et FR3, sont dirigés par un président commun nommé par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour un mandat de trois ans. Du au , la holding France Télévision est dirigée par un président, également nommé par le CSA pour une durée de trois ans.

Depuis le , France Télévisions est dirigée par un président-directeur général (PDG) nommé par le CSA pour un mandat de cinq ans. Entre la loi du et celle du , le PDG était nommé par l'exécutif, plus précisément par le président de la République, après avis conforme du CSA, de la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation de l'Assemblée nationale, et de la commission de la Culture, de l'Éducation et de la Communication du Sénat[97].

Présidents communs à Antenne 2 et FR3
Présidents de France Télévision
Présidents de France Télévisions

Comité exécutif[modifier | modifier le code]

Le comité exécutif de France Télévisions est composé de 13 membres[113] :

  • Delphine Ernotte : présidente-directrice générale
  • Caroline Got : directrice générale déléguée à la stratégie et aux programmes
  • Christian Vion  : directeur général délégué à la gestion de la production et des moyens
  • Arnaud Lesaunier : directeur général délégué aux ressources humaines et à l'organisation
  • Laëtitia Recayte : directrice du développement commercial
  • Francis Donnat : secrétaire général de France Télévisions
  • Nilou Soyeux : directrice de la communication (externe et interne)
  • Michel Field : directeur de l'information

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Le conseil d'administration de France Télévisions est composé, outre son président, de 14 membres dont le mandat est de cinq ans : deux parlementaires désignés par le Parlement, cinq représentants de l'État, cinq personnalités indépendantes nommées par le Conseil supérieur de l'audiovisuel, et deux représentants du personnel. Le président du conseil d'administration est le président-directeur général de France Télévisions[114].

Les membres du conseil d'administration participent également à trois comités spécialisés et un sous-comité[114] :

  • Le comité d'audit et des comptes : il assure le suivi des questions relatives à l'élaboration et au contrôle des informations comptables et financières. Il examine le programme de travail, les conclusions et les recommandations des commissaires aux comptes.
  • Le comité stratégique : il formule des avis sur la mise en œuvre des orientations du groupe et évalue la position stratégique du groupe compte tenu de l'évolution de son environnement concurrentiel, technologique et réglementaire, ainsi que de ses marchés et de ses axes de développement à moyen terme.
  • Le comité des rémunérations : il propose la rémunération à allouer aux administrateurs et mandataires sociaux et est informé des grandes orientations relatives à la politique de rémunération des cadres dirigeants.
  • Le sous-comité des engagements : il est chargé d'émettre un avis consultatif sur les acquisitions de programmes, avant la signature des contrats, dès lors que leur montant dépasse certains seuils fixés en fonction de la nature des programmes.

Capital[modifier | modifier le code]

France Télévisions est détenue à 100 % par l'État français via l'agence des participations de l'État (APE).

Le capital social est fixé à la somme de 347 540 000 euros et divisé en 17 377 000 actions dont la valeur nominale est de 20 euros chacune[115]

Statut et missions[modifier | modifier le code]

France Télévisions est une société nationale de programme dont les missions sont définies par l'article 44 de la loi no 86-1067 du relative à la liberté de communication, modifiée par la loi no 2013-1028 du relative à l'indépendance de l'audiovisuel public. Elles sont également explicitées dans le cahier des charges de la société, fixé par le décret no 2009-1263 du portant approbation des statuts de la société nationale de programme France Télévisions. De plus, les orientations stratégiques du groupe font l'objet d'un Contrat d'Objectifs et de Moyens (COM) passé entre France Télévisions et son actionnaire, l’État, tous les cinq ans[116].

« France Télévisions est chargée de concevoir et programmer des émissions de télévision à caractère national, régional et local ainsi que des émissions de radio ultramarines. Elle édite et diffuse également plusieurs services de communication audiovisuelle, y compris des services de médias audiovisuels à la demande, répondant aux missions de service public définies par la loi et dans son cahier des charges.

Elle tient compte du développement des technologies numériques pour assurer l'accès de tous les publics à ses programmes.

Dans le respect de l'identité des lignes éditoriales de chacun des services qu'elle édite et diffuse, France Télévisions veille par ses choix de programmation et ses acquisitions d'émissions et d'œuvres audiovisuelles et cinématographiques à garantir la diversité de la création et de la production.

France Télévisions reflète dans sa programmation la diversité de la société française et veille à engager une action adaptée pour améliorer la présence de cette diversité dans les programmes.

France Télévisions conçoit et diffuse en région des programmes qui contribuent à la connaissance et au rayonnement de ces territoires et, le cas échéant, à l'expression des langues régionales. Ces programmes sont diffusés à travers des décrochages spécifiques, y compris aux heures de grande écoute, et peuvent être repris au niveau national. Ils reflètent la diversité de la vie économique, sociale et culturelle en région et proposent une information de proximité.

Lorsqu'ils diffusent des journaux télévisés, les services de la société France Télévisions disposent d'une ligne éditoriale indépendante. »

— Extrait de l'article 44 de la loi no 86-1067 du relative à la liberté de communication[117].

Données financières[modifier | modifier le code]

Indicateurs financiers (en millions d'euros)
2000 2001 2002 2003 2004[118] 2005[119] 2006[120] 2007[121] 2008[122] 2009[123]
Chiffre d'affaires 2 102,3 2 179,9 2 282,1 2 372,0 2 667,4 2 727,0 2 853,0 2 927,7 2 750,3 3 034,2
dont redevance audiovisuelle 1 259,8 1 431,8 1 470,5 1 499,5 1 632,7 1 796,8 1 834,3 1 879,5 1 945,3 2 412,4
Résultat net 38,5 36,1 53,2 14,2 25,4 23,9 13,0 22,2 - 78,4 19,7
Capacité d'autofinancement 370,4 74,1 106,0 117,0 136,3 146,8 141,8 82,6 - 11,6 172,4
Indicateurs financiers (en millions d'euros)
2010[124] 2011[125] 2012[126] 2013[127] 2014[127] 2015[128]
Chiffre d'affaires 3 140,0 3 032,6 3 017,6
dont redevance audiovisuelle 2 472,7 2 253 2 382
Résultat net 12,8 5,9 2,0 - 84,6 - 38,4 0,2
Capacité d'autofinancement 146,6 80,7 79,7

Siège[modifier | modifier le code]

Façade du siège de France Télévisions donnant sur l'esplanade Henri de France.
Siège de France Télévisions depuis la Petite Ceinture du 15e.

Depuis 1998, le siège de France Télévisions se trouve au 7 esplanade Henri de France, dans le 15e arrondissement de Paris[129]. Conçu par l'architecte Jean-Paul Viguier, le bâtiment de 100 000 m2, dont 56 000 m2 de bureaux et de studios, a été construit de 1995 à 1998[130]. Sous le bâtiment, se trouve un parking de 900 places[131]. En 2010, une extension est créée par le même architecte sur la parcelle juste au sud du bâtiment existant, le long du boulevard du Général-Martial-Valin[132].

Le siège abrite les chaînes France 2 (auparavant située au 22 avenue Montaigne dans le 8e arrondissement[133]), France 3 (auparavant située au 28 cours Albert-Ier dans le 8e[133]) et France 4. La chaîne France 5 se trouve au 10 rue Horace-Vernet à Issy-les-Moulineaux[134], tandis que France Ô et le réseau Outre-Mer 1ère se situent au 35-37 rue Danton à Malakoff[135]. Plusieurs sociétés du groupe ont leur siège ailleurs à Paris et en Île-de-France.

Studios situés au siège[136]

Effectifs[modifier | modifier le code]

Fin 2014, selon le rapport financier de France Télévisions, le groupe emploie 10 673 employés (équivalent temps plein), dont 9 069 permanents et 1 604 non permanents. Parmi les permanents, il y a 5 034 cadres (55,5 %), 2 633 journalistes (29,0 %), 1 320 techniciens et agents de maîtrise (14,6 %), et 82 employés et ouvriers (0,9 %)[127].

Effectifs du personnel (en équivalent temps plein)
2002[138] 2003[138] 2004[138] 2005[139] 2006[139] 2007[140] 2008[141] 2009[141] 2010[142] 2011[142] 2012[142] 2013[142] 2014[142] 2015[143]
Total 6 727 6 897 11 258 11 400 10 997 10 580 10 900 10 733 10 207 10 397 10 491 10 120 10 131 9 932

Activités[modifier | modifier le code]

La holding France Télévision est créée le . Elle devient une entreprise commune, société nationale de programme, le .

Elle détient des chaînes de télévision généralistes, thématiques et locales ainsi que des stations de radio. Elle possède de nombreux sites web sur l'information, l'éducation, la jeunesse, et propose des plateformes de création audiovisuelle et des services associés à ses chaînes. Elle compte plusieurs filiales comme des sociétés de production audiovisuelle ou des régies publicitaires[127].

Télévision[modifier | modifier le code]

Chaînes de télévision
Logo Chaîne Date de création Actionnaires
France 2 logo antenne (2008).png
France 2 (HD)
Chaîne généraliste nationale.
100 % France Télévisions
Logo antenne de France 3 (2016).png
France 3 (HD)
Chaîne généraliste nationale à vocation régionale.
France 4 2014.png
France 4 (HD)
Chaîne généraliste nationale visant la famille.
France 5 logo antenne (2008).png
France 5 (HD)
Chaîne généraliste nationale consacrée à l'éducation et la connaissance.
France Ô logo antenne (2008).png
France Ô (HD)
Chaîne généraliste nationale consacrée à l'outre-mer.
TV5Monde Logo.svg
TV5 Monde (HD)
Chaîne généraliste francophone internationale.
49 % France Télévisions
12,64 % France Médias Monde
+ 6 autres actionnaires
Arte Logo 2011.svg
Arte (HD)
Chaîne franco-allemande à vocation culturelle européenne (via Arte France).
45 % France Télévisions
25 % État français
15 % Radio France, 15 % INA
Euronews. 2016 logo.png
Euronews
Chaîne pan-européenne d'information internationale en continu (via Euronews SA).
53 % Media Globe Networks
10,73 % France Télévisions
+ 20 autres actionnaires
Mezzo Logo.svg
Mezzo et Mezzo Live HD (HD)
Chaînes thématiques internationales consacrées à la musique classique, la danse et le jazz.
60 % Lagardère Active
40 % France Télévisions
PLANÈTE+ ci.png
Planète+ Justice / Planète+ CI (HD)
Chaîne thématique nationale consacrée au système judiciaire.
66 % Groupe Canal+
34 % France Télévisions
Réseaux de chaînes de télévision de proximité
Logo Réseau Chaînes Date de création Actionnaires
Logo Réseau Outre-Mer première1er.png
Réseau Outre-Mer 1ère
(9 chaînes)
Guadeloupe 1re, Guyane 1re, Martinique 1re,
Mayotte 1re, Nouvelle-Calédonie 1re, Polynésie 1re,
Réunion 1re, Saint-Pierre et Miquelon 1re, Wallis et Futuna 1re
100 % France Télévisions
Logo antenne de France 3 (2016).png
Antennes régionales de France 3
(24 chaînes)
France 3 Régions, Alpes, Alsace, Aquitaine, Auvergne, Bourgogne, Bretagne,
Centre-Val de Loire, Champagne-Ardenne, Corse, Côte d'Azur, Franche-Comté,
Languedoc-Roussillon, Limousin, Lorraine, Midi-Pyrénées, Nord-Pas-de-Calais,
Normandie, Paris Île-de-France, Pays de la Loire, Picardie, Poitou-Charentes,
Provence-Alpes, Rhône-Alpes

au
Chaînes cédées
  • Histoire : chaîne thématique consacrée à l'histoire créée le . Elle est vendue au groupe TF1 le .
  • France 24 : chaîne d'information internationale en continu créée le . Elle est vendue à France Médias Monde en 2009.
  • Gulli : chaîne thématique jeunesse créée le . Elle est vendue à Lagardère Active le .
Chaînes disparues
  • Télé emploi : chaîne événementielle consacrée à l'emploi et la formation diffusée du au .
  • France Supervision : chaîne thématique consacrée aux évènements culturels et sportifs créée le . Elle est remplacée par Mezzo le .
  • La Cinquième : chaîne généraliste créée le et intégrée à France Télévisions le . Elle est remplacée par France 5 le .
  • Régions : chaîne thématique consacrée aux régions créée le . Elle cesse d'émettre le .
  • RFO Sat : chaîne généraliste consacrée à l'outre-mer créée le et intégrée le . Elle est remplacée par France Ô le .
  • Festival : chaîne thématique consacrée à la fiction créée le . Elle est remplacée par France 4 le .
  • Gourmet TV : chaîne thématique consacrée à la gastronomie créée en . Elle cesse d'émettre en .
  • Ma Planète : chaîne thématique jeunesse créée le . Elle fusionne avec Eurêka ! le pour donner Planète Juniors.
  • Planète Juniors : chaîne thématique jeunesse créée le . Elle cesse d'émettre le .
  • Tempo : chaîne généraliste locale d'outre-mer créée en 1983. Elle cesse d'émettre le .
  • Planète+ Thalassa : chaîne thématique consacrée au monde maritime créée le . Elle cesse d'émettre le .

Radio[modifier | modifier le code]

Stations de radios
Logo Chaîne Date de création Actionnaires
Logo Réseau Outre-Mer première1er.png
Radio Outre-mer 1re
Webradio généraliste nationale.
100 % France Télévisions
Réseaux de radios de proximité
Logo Réseau Radios Date de création Actionnaires
Logo Réseau Outre-Mer première1er.png
Réseau Outre-Mer 1ère
(9 radios)
Guadeloupe 1re, Guyane 1re, Martinique 1re,
Mayotte 1re, Nouvelle-Calédonie 1re, Polynésie 1re,
Réunion 1re, Saint-Pierre et Miquelon 1re, Wallis et Futuna 1re
100 % France Télévisions

Internet[modifier | modifier le code]

  • Francetv info : portail d'information ;
  • Francetv sport : portail sportif ;
  • Géopolis : portail d'information internationale ;
  • Culturebox : portail culturel ;
  • Francetv éducation : plateforme éducative de vidéos à la demande pour les parents, les élèves et les enseignants ;
  • Lesite.tv : plateforme de vidéos pédagogiques (66 % France Télévisions et 34 % Réseau Canopé) ;
  • Nouvelles écritures : plateforme de nouvelles expériences narratives propres aux médias numériques ;
  • IRL : plateforme web de programmes courts ;
  • Studio 4 : plateforme de webséries ;
  • Ludo : marque pour la jeunesse (6/12 ans) regroupant site internet, application, web TV, habillage d'antenne (France 3 et France 4) et produits dérivés ;
  • Zouzous : marque pour la jeunesse (3/6 ans) regroupant site internet, application, web TV, habillage d'antenne (France 4 et France 5) et produits dérivés ;
  • Leclub Francetv : club de téléspectateurs ;
  • Francetv zoom : application mobile proposant une sélection de vidéos personnalisée.

Sociétés de production[modifier | modifier le code]

Régies publicitaires[modifier | modifier le code]

  • France Télévisions Publicité (FTP) : régie publicitaire du groupe ;
  • France Télévisions Publicité Inter Océan (FTPIO) : régie publicitaire des chaînes d'outre-mer ;
  • Média exchange : commercialisation d'espaces publicitaires ;
  • France Télévisions Publicité Conseil : conseil aux médias.

Édition et distribution[modifier | modifier le code]

Autres filiales[modifier | modifier le code]

Périmètre opérationnel du groupe[modifier | modifier le code]

Les activités opérationnelles de France Télévisions se répartissent en huit pôles principaux :

Chaînes de service public[modifier | modifier le code]

Financement des chaînes de service public[modifier | modifier le code]

Le financement du secteur public de la communication audiovisuelle dépend principalement de trois ressources :

  1. La redevance (76 % du total des ressources en 2003) ;
  2. Les ressources propres, comme la vente de programmes à l’étranger, (environ 4 % du total en 2003) ;
  3. Les recettes de publicité (environ 20 % du total des ressources en 2003).

Le montant du produit de la redevance audiovisuelle (ressources publiques) est réparti par l’État entre France Télévisions, Radio France, Radio France internationale, Arte France et l'Institut National de l'Audiovisuel (INA).

Aux termes du IV de l’article 53 de la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée, « le montant des ressources publiques allouées à la société France Télévisions est versé à cette société qui l'affecte intégralement, dans les conditions définies par le contrat d'objectifs et de moyens, aux sociétés France 2, France 3, France 5 et Outre-Mer 1ère ainsi qu'aux filiales mentionnées au dernier alinéa du I de l'article 44 [de la loi du 30 septembre 1986] », c’est-à-dire aux sociétés « ayant pour objet d’éditer des services de télévision diffusés en mode numérique ne donnant pas lieu au paiement d’une rémunération de la part des usagers et répondant à des missions de service public définies à l’article 43-11 [de la loi du 30 septembre 1986] et par leurs cahiers des charges. »

Au sein du périmètre France Télévisions, les sommes versées par l’État au titre de la redevance audiovisuelle bénéficient donc uniquement aux sociétés nationales de programme, à l’exclusion de toute autre société du groupe[146].

Sommes versées par l'État en millions d'euros
Année France 2 France 3 France 4 France 5 RFO Total[147]
2000 519,40 628,40 - 112,00 (186,10*) 1 259,80
2001 582,10 723,20 - 117,90 (195,50*) 1 431,80
2002 596,30 741,90 - 126,30 (199,10*) 1 470,50
2003 608,00 756,20 - 132,80 (203,10*) 1 499,50
2004 616,20 780,40 - 138,70 206,80 1 632,70
2005 623,40 801,90 12,40 144,50 214,00 1 796,20
2006 631,00 815,50 17,70 149,50 220,00 1 833,70

(*) avant intégration au groupe.

(Source France Télévisions : comptes 2000 à 2003, rapport financier 2004, audit interne 2005, PLF 2006)

Le COM conclu le 2 mars 2007 prévoit une augmentation de 3 % en moyenne par an du budget alloué par l'État à France Télévisions. En 2008, première année du contrat, ce pourcentage sera même de 3,5 % permettant de compenser les dépenses qui atteindront un pic pour assurer le passage de l'analogique au numérique d'ici à 2011. En 2009 et 2010, cette augmentation sera respectivement de 2,9 et 2,6 %.

Missions des chaînes de service public[modifier | modifier le code]

Les chaînes télévisées du service public (anciens logos).
Les chaînes télévisées du service public (logos avril 2008)

C'est le Décret no 2009-796 du 23 juin 2009 (modifié par le Décret no 2010-253 du 10 mars 2010) qui fixe désormais le cahier des charges de la société nationale de programme France Télévisions :

« France 2 : chaîne généraliste de la communauté nationale dont l’ambition est de réunir tous les publics autour d’une offre large et variée, se nourrissant de toutes les formes de programmes dans leur dimension la plus fédératrice. La programmation de France 2 est placée sous le double signe de l’événement et de la création cinématographique et audiovisuelle française et européenne, et joue un rôle majeur en matière d’information et de sport ;

France 3 : chaîne nationale à vocation régionale et locale, chaîne de la proximité, du lien social et du débat citoyen. La programmation de France 3 contribue à la connaissance et au rayonnement des territoires et, le cas échéant, à l’expression des langues régionales. Dans un monde globalisé, elle offre à chacun la possibilité de réfléchir sur ses racines tout en suivant l’évolution de la société contemporaine en ouvrant une fenêtre sur le monde. La chaîne accentue sa couverture du territoire et amplifie ses efforts sur l’information régionale, le magazine, le documentaire et la fiction originale. France 3 reflète la diversité de la vie économique, sociale et culturelle en région et grâce aux décrochages régionaux, y compris aux heures de grande écoute, dont les programmes peuvent être repris au niveau national. La programmation de France 3 assure une information nationale, régionale et locale. Elle s’attache à développer en particulier une information de proximité et rend compte des événements régionaux et locaux. Un bulletin d’information sur l’Outre-Mer est programmé en semaine sur l’antenne de France 3, à une heure d’écoute appropriée ;

France 4 : chaîne de la jeunesse et des nouvelles générations, dont la vocation est d’attirer et de fidéliser les jeunes et les jeunes adultes en exposant les nouveaux talents des scènes actuelles (musique et spectacle). Ses programmes proposent aux nouvelles générations un espace de partage et de reconnaissance. France 4 renforce son engagement en faveur de l’innovation et de la création par la mise à l’antenne de nouveaux formats. France 4 a également vocation à prendre les risques nécessaires aux avancées éditoriales de la société ;

France 5 : chaîne du décryptage, du partage des savoirs et de la transmission des connaissances. Ses programmes contribuent à la découverte et à la compréhension du monde, en s’attachant tout particulièrement aux registres des sciences et techniques, des sciences humaines, de l’environnement et du développement durable. France 5 valorise l’accessibilité de ses contenus pédagogiques et de connaissances par tout moyen de communication électronique et développe la coopération avec les milieux éducatifs ;

Outre-Mer 1ère assure la continuité territoriale des programmes des services de télévision et de radio édités par les sociétés nationales de programme ou leurs filiales répondant à des missions de service public, de la métropole vers l’Outre-Mer et de l’Outre-Mer vers la métropole.
Les « Télés 1ère » et « Radios 1ère » sont des services régionaux généralistes qui privilégient la proximité dans leur offre de programmes. Ils font appel à tous les genres dans une ligne éditoriale proche des cultures et environnements des territoires ultra-marins français et contribuent à l’expression des langues régionales.
France Ô : Chaîne de la mixité et de la diversité culturelle, accessible sur tout le territoire métropolitain et en Outre-Mer, offre une vitrine de choix à toutes les composantes qui participent de l’identité de la communauté nationale, en particulier aux populations ultra-marines. L’accent est notamment porté sur les magazines, le débat citoyen et les spectacles vivants.
Radio Ô : Chaîne de radio nationale de la mixité, accessible sur internet. »

Personnel des chaînes de service public[modifier | modifier le code]

Effectifs du personnel permanent et non permanent en équivalent temps plein au 31 décembre
Année France 2 France 3 France 4 France 5 RFO
2003 2 275 5 381 - 252 -
2004 2 215 5 521 14 256 1 975
2005 2 277 5 484 26 246 2 052
2006 2 091 5 340 27 251 1 989

(Source France Télévisions : rapports financiers 2004 et 2005, site internet consulté le 05.10.2007 pour les chiffres 2006)

La convention collective de la communication et de la production audiovisuelles (CCCPA) signée le 31 mars 1984, qui concerne les personnels techniques et administratifs (PTA) ne s’applique pas à l’ensemble du groupe, contrairement à une convention de branche. Elle touche les salariés de France 2, France 3 et Outre-Mer 1ère mais pas ceux de France 5, ni ceux de la holding France Télévisions et, semble-t-il, pas davantage ceux de France 4.

L’avenant audiovisuel à la convention collective nationale du travail des journalistes (CCNTJ), signé le 9 juillet 1983 touche l’ensemble des journalistes du groupe, cette dernière étant, pour sa part, une convention de branche étendue.

La Cinquième a, dès l’origine, adopté un système original, caractérisé par une grande souplesse : absence de grilles, absence d’automatismes, carte des métiers. Malgré son intégration dans le groupe France Télévisions, France 5 continue d’appliquer son propre accord d’entreprise.

Dès lors que le législateur se prononçait clairement pour la constitution d'un groupe public de télévision et dotait France Télévisions de la personnalité morale et de pouvoirs étendus de direction sur les sociétés du groupe, l’éventualité d’une négociation sociale se situant au niveau du groupe, et non plus au niveau de chacune des sociétés le composant, devait être envisagée. À l’heure actuelle[Quand ?], cette question n’a pas reçu de réponse concrète. Elle se heurte aux fortes particularités qui caractérisent chacune des sociétés. Le risque d’un alignement systématique des dispositions sur les plus coûteuses d’entre elles demeure suffisamment important pour que cette question soit traitée avec une grande prudence.

Néanmoins, l’harmonisation des usages qui ne relèvent pas des conventions collectives et des systèmes de prévoyance a été entreprise par la direction financière au cours de la première année d’exercice de l’équipe de Carolis.

Parts d’audience des chaînes de service public[modifier | modifier le code]

Globalement, la part d’audience[148] moyenne des chaînes de service public de France Télévisions affiche une baisse de plus de 11 points entre 2000 et 2015 (- 7,80 pour France 2 / - 7,60 pour France 3/ + 1,70 pour France 4 / + 1,60 pour France 5 / + 0,60 pour France Ô)[149]:

Année France 2 France 3 France 4 France 5 France Ô Total
2000 22,10 16,80 - 1,80 - 40,70
2001 21,10 17,10 - 1,90 - 40,10
2002 20,80 16,40 - 2,40 - 39,60
2003 20,50 16,10 - 2,90 - 39,50
2004 20,50 15,20 - 3,00 - 38,70
2005 19,80 14,70 n/c 3,10 n/c 37,60
2006 19,20 14,70 n/c 3,10 n/c 37,00
2007 18,10 14,10 0,40 3,30 n/c 35,90
2008 17,50 13,30 0,90 3,00 n/c 34,70
2009 16,70 11,80 1,10 3,10 n/c 32,70
2010 16,10 10,70 1,60 3,20 n/c 31,60
2011 14,90 9,70 2,00 3,30 n/c 29,90
2012 14,90 9,70 2,10 3,50 n/c 30,20
2013 14,00 9,50 1,80 3,30 n/c 28,60
2014 14,10 9,40 1,60 3,20 0,50 28,80
2015 14,30 9,20 1,70 3,40 0,60 29,20

(Source France Télévisions : Résultats 2004, Audit interne 2005, Rapports financiers 2006 et 2007)

« Dans les départements et territoires d’Outre-mer, les chaînes du Groupe, pilotées au sein du réseau RFO, confortent leurs places de chaînes de référence, selon les différentes études Métridom de Médiamétrie, et ce comme en métropole, dans un contexte de concurrence élargie (davantage de chaînes reçues par davantage de foyers directement par satellite) : Télé Réunion est stable sur un an, autour de 26,5 %, et limite à six points l’écart avec son concurrent privé. Télé Martinique, leader sur l’île, progresse à près de 32,5 % de Pda entre septembre et décembre 2006. Télé Guadeloupe consolide également son leadership avec des 44 % de parts d’audience contre 40 % l’année précédente. Progression équivalente en Guyane (47 % de parts d’audience contre 44 % en 2005). 65 % de parts d’audience en Polynésie pour Télé Polynésie (en hausse de 5 points là aussi). La deuxième chaîne Tempo est stable, entre 4 et 7 % de parts d’audience suivant les territoires. » (rapport financier 2006).

Diffusion des chaînes de service public[modifier | modifier le code]

Les chaînes télévisées du service public sont accessibles gratuitement en France :

  • En analogique : par le réseau traditionnel des émetteurs terrestres Secam (3 400 émetteurs et réémetteurs) et le satellite Atlantic Bird 3 (sauf France 4 et France Ô), jusqu'au 30 novembre 2011 (fin de la télévision analogique en France).
  • En numérique : par le réseau TNT (115 émetteurs à terme), les satellites Atlantic Bird 3 (via le fournisseur Fransat) et Astra 1 (via les fournisseurs TNTSAT et Canalsat).

Dans le cadre de la TNT[150], France 2, France 3, France 4, France 5 ont été groupées en mars 2005 sur un même multiplex au sein de la Société de Gestion du Réseau 1 (GR1) avec ARTE et La Chaîne parlementaire. Société par action simplifiée créée le 22 septembre 2004, GR1 finalise les contrats cadres de diffusion avec les opérateurs techniques du réseau, assure la répartition de la ressource radioélectrique entre les chaînes ainsi que la répartition des charges financières et de facturation.
Le 19 décembre 2006, le CSA a décidé, en application de l'article 22 de la loi du 30 septembre 1986 modifiée, de réorganiser les multiplex utilisés pour la diffusion de la télévision numérique terrestre conformément au souhait du ministre de la Culture et de la Communication, en déplaçant France 4 du R1 vers le R2 (Société des Nouvelles télévisions numériques), dans l'intérêt d'une utilisation rationnelle du domaine public et de la nécessité d'assurer le développement des télévisions locales sur la TNT qui trouveront ainsi une place sur le R1 ; Dans les faits, France 4 a basculé du R1 vers le R2 le 13 septembre 2007 à 6 heures cédant la place, d’une part, à 18 chaînes locales ou à un second décrochage régional de France 3 en province et, d’autre part, à France Ô (qui inaugure sa diffusion TNT le 24 septembre suivant) en Île-de-France.

Les bouquets commerciaux privés de télévision de diffusion et de distribution ont une obligation de reprise des chaînes télévisées du service public, mais sans gratuité assurée.

Depuis le 5 juillet 2010, France Télévisions propose la visualisation en différée de ses émissions sur un site dédié Pluzz commun aux chaînes France 2, 3, 4, 5 et Ô.

Chaînes thématiques et internationales[modifier | modifier le code]

Les chaînes thématiques et internationales sont détenues avec d'autres groupes audiovisuels

Mezzo France Télévisions 20 %
France Télémusique[151] 20 %
Lagardère Active (Lagardère SCA) 60 %
Planète+ CI France Télévisions 34 %
MultiThématiques (Groupe Canal+) 66 %
TV5 Monde France Télévisions 49 %
France Médias Monde 12,58 %
Arte France 3,29 %
TSR 11,11 %
RTBF 11,11 %
CTQC[152] 11,11 %
Ina 1,74 %
Mandataires sociaux de la chaîne 0,06 %
Euronews
(via la SECEMIE)
France Télévisions 24,05 %
RAI 21,65 %
RTVE 18,81 %
RTR 16,06 %
SSR 9,20 %
Autres 10,23 %
Arte Arte France[153] 50 %
ARTE Deutschland TV GmbH 50 %

Variations du périmètre opérationnel[modifier | modifier le code]

1998 :

  • Arrêt de France Supervision – Lancée en 1992, France Supervision, diffuse au format D2 Mac Paquet 16/9 en stéréo sur le satellite Télécom 2A puis sur TPS et sur le câble. Ses programmes reprennent d’abord ceux de France 2 et France 3 et des productions diffusées en avant-première. La chaîne se consacre par la suite au grand spectacle culturel ou sportif. Le format technique s’avérant coûteux et l’audience trop confidentielle, la chaîne est reformatée en thématique consacrée à la musique classique, à la danse et au jazz : Mezzo[154] lancée le 31 mars 1998.

2002 :

  • Désengagement de TPS – Créée en janvier 1996 et lancée le 16 décembre suivant, TPS est une société opérant un bouquet numérique de télédiffusion satellitaire français détenue, à l'origine, par France Télévisions Entreprise (France Télévisions 34 % - France Télécom 66 %), TF1 (25 %), M6 (34 %) et Suez (16 %). En janvier 2002, France Télévisions Entreprise vend les 25 % détenus au groupe TF1 qui accroît sa participation dans TPS en achetant en juillet suivant, les 16 % de Suez.
  • Lancement de Planète Thalassa – Le , Thalassa, émission emblématique de France 3, donne naissance à une chaîne de télévision thématique consacrée à la mer, Planète Thalassa. Dans le cadre de cette coopération avec le groupe Canal+, France Télévisions (34 % du capital de la chaîne) limite sa participation à des apports en nature.

2003 :

  • Arrêt de Régions – Le 11 mai 1998, la chaîne thématique Régions, détenue à parité par France 3 et France Télécom, est lancée sur le bouquet numérique TPS et sur les réseaux de Lyonnaise Câble et France Télécom Câble. Quatre-vingt-cinq pour cent des images diffusées sur « Régions » sont issues du réseau régional de France 3. Le signal cesse le 2 février 2003 et la société est dissoute par transmission universelle du patrimoine à France 3. Avant cette date, « Régions » était contrôlée à 50 % par France Télévisions, 40 % par Wanadoo France (France Télécom) et 10 % par Dexia.
  • Intégration de CFI – Société anonyme, CFI, est une banque de programmes dotée de capacités satellitaires permanentes lancée en 1989 à l'initiative du ministère de la Coopération. Depuis juillet 1998, elle possède une présidence commune avec TV5. Contrôlée depuis le 1er juillet 2003 par France Télévisions (75 %) et Arte France (25 %), elle a connu une importante restructuration : cession, fin juillet 2003, par Portinvest (filiale de CFI) à Média Overseas (filiale du groupe Canal+) du bouquet satellitaire « Le Sat », créé et jusque là financé par le ministère des affaires étrangères ; interruption le 31 décembre 2003 de la diffusion de CFI-TV créée en juillet 1999 et diffusant en clair sur l'Afrique francophone les programmes achetés par CFI-Pro Afrique ; rationalisation de l'activité de banque de programmes de CFI par le développement de son rôle de coordinateur dans le domaine de la coopération télévisuelle internationale. La mission de CFI est recentrée autour de deux métiers : la fourniture de programmes aux télévisions du Sud (principalement en Afrique), et la coopération (expertise, ingénierie, formation) avec les télévisions des pays émergents et en développement. CFI achète la majorité des programmes aux producteurs français et aux producteurs africains qui sont proposés aux chaînes avec lesquelles des accords ont été signés.
  • Lancement de Ma Planète – Chaîne de télévision ludo-éducative destinée aux 7/15 ans, Ma Planète est créé le 5 novembre 2003, son capital étant entièrement détenu par Planète Thalassa. France Télévisions limite sa participation à des apports en nature.

2004 :

  • Désengagement de Histoire – Lancée sur le câble et le satellite le 14 juillet 1997, Histoire propose, 17 heures par jour de h 45 à h 45, des documentaires, des magazines, des débats et des fictions historiques. Au 31 décembre 2003, les actionnaires de la chaîne étaient d’une part France Télévisions, Arte France et l’Ina (regroupés dans la Holding Histoire avec 52,50 % du capital) et d’autre part les groupes Wanadoo (8,75 %), Suez (8,75 %) et enfin Pathé (30 %) entré au capital en 2001. Fin décembre 2003, les pouvoirs publics, sur proposition de France Télévisions, font savoir que Histoire ne serait pas retenue pour une diffusion gratuite sur la TNT. Les actionnaires privés (Pathé, Suez et Wanadoo, représentant 47,50 % du capital) font alors connaître officiellement leur volonté de se désengager de la chaîne et de ne plus participer à son financement à partir de 2004. Le Conseil d’administration de France Télévisions et le Conseil de surveillance d’Arte France donnent leur accord pour assurer le financement de la chaîne jusqu’à fin avril 2004 dans l’attente d’un repreneur. La cession est finalisée le 23 juin 2004 au groupe TF1 devenu, le 1er juillet 2004, unique actionnaire de la chaîne thématique consacrée à l'histoire de France et du monde.
  • Intégration de RFO – La loi no 2004-669 du 9 juillet 2004 a fait de France Télévisions SA, à compter du 1er juillet, l’actionnaire unique de RFO[155]. Constitué avec effet au 1er janvier 1983 pour succéder à FR3 DOM-TOM, RFO regroupe, lors de son intégration au sein de France Télévisions, le Réseau France Outre-mer à proprement parler, Régie Inter Océans et International Création Vidéo. Il détient, en outre, une participation dans l’Agence Internationale d’Images TV (AITV)[156]. RFO diffuse deux signaux hertziens Télé Pays (RFO1 renommé en 1999) et Tempo (RFO2 lancé en 1986 et renommé en 1998) pour les collectivités locales d’outre-mer et un signal satellitaire RFO sat (lancé en 1998 et renommé France Ô) pour la métropole et l’Europe.

2005 :

  • RFO sat devient France Ô Créée le 28 mars 1998 afin d'offrir aux Français d'outre-mer vivant en métropole une fenêtre sur leurs collectivités, RFO sat diffuse quotidiennement à ses débuts quelques heures de programmes à partir de 21h00 sur le câble et le satellite. Le 25 février 2005, France Ô prend le relais 24 heures sur 24 de RFO sat qui, avec 9 heures d’antenne seulement par jour, parvenait difficilement à jouer son rôle de vitrine de l'Outre-mer en métropole. Son nouveau nom fait référence au groupe France Télévisions, la lettre O comme Outre-mer la rattache au réseau RFO et l'accent circonflexe souligne l'ouverture de la chaîne à tous les accents du monde.
  • Arrêt de Festival / Lancement de France 4 Présidée par le romancier Didier Decoin et lancée le 26 juin 1996, France Télé Films (dont la marque opérationnelle est Festival) est la chaîne de la fiction française sur le câble et le satellite. Elle puise ses programmes dans l'immense fonds de téléfilms historiques et littéraires et présente des œuvres de télévision en avant-première. Fin décembre 2003, les pouvoirs publics, sur proposition de France Télévisions, font connaître leur choix de retenir Festival pour être la nouvelle chaîne du service public diffusée sur la TNT. Avec le lancement de la TNT, Festival devient France 4.
  • Lancement de Gulli – Chaîne consacrée à la jeunesse (sa dénomination sociale est « Jeunesse TV »), Gulli a été lancée le 18 novembre 2005 sur la TNT en coopération avec Lagardère SCA.

2006 :

Logo de France Télévisions VOD
  • Lancement de France Télévisions VOD – Fin août, le nouveau portail internet de vidéo à la demande de France Télévisions, donne accès à un catalogue regroupant des programmes gratuits et payants diffusés sur France 2, France 3, France 4, France 5 et France Ô. Les droits pour les contenus diffusés en VOD sont négociés par France Télévisions Distribution (FTD). Deux modes de consultation payante sont proposés : en location, les vidéos peuvent être immédiatement visionnées sur un ordinateur personnel et revues autant de fois pendant 24 heures, mais elles peuvent être également achetées pour un visionnage illimité
  • Lancement de France 24 – Chaîne française internationale d'information en continu, France 24 a été lancée le 6 décembre 2006 sur internet et le 7 décembre 2006 sur le câble.
Logo du Club Francétélévisions
  • Lancement du Club France Télévisions – Le site internet du club des téléspectateurs de France Télévisions, auquel il est possible d'adhérer gratuitement, est lancé le 13 décembre. L'inscription permet de devenir un téléspectateur privilégié et notamment de bénéficier de places réservées dans les émissions, de projections en avant-première, de billets coupe-file pour des évènements culturels, de réductions à la boutique France Télévisions et de recevoir une lettre d'information mensuelle.

2007 :

Logo de la Fondation
  • Lancement de La Fondation d’entreprise France Télévisions – Le 5 février 2007 est lancée la première fondation d’entreprise d’un groupe audiovisuel français avec trois axes d’action privilégiés : la culture, la citoyenneté et la prospective sur l’avenir de la télévision.
  • Lancement de Planète Justice – Première chaîne en France à être consacrée au système judiciaire dans sa globalité, Planète Justice est lancée le 27 octobre 2007.

2008

  • Lancement de France I - Le 28 août 2008 le site d'information commun aux rédactions de France 2, France 3, France 5 et France Ô est ouvert. Celui-ci permet de voir tous les journaux diffusés par les chaînes du groupe.

2009

  • Lancement d'un site internet mobile - Depuis janvier 2009 France Télévisions propose un site Internet mobile, m.francetv.fr, à destination des smartphones. Il permet notamment de consulter un programme télé, de regarder aussi bien les infos que la météo, ou d’interagir avec une émission en envoyant un message par le biais d’une interface simplifiée. Ce premier site a la vocation naturelle de s’enrichir des différents contenus des sites Internet du groupe.
  • Arrêt de Planète Juniors - lancée en septembre 2007 (anciennement « Ma Planète », de 2003 à 2007), Planète Juniors, la chaîne ludoéducative des 7/15 ans détenue à 34 % par France Télévisions SA s'arrête le 22 mars 2009. Planète Juniors était née de la fusion entre Ma Planète et Euréka.

2010

  • Réseau France Outre-mer (RFO) devient Réseau Outre-Mer 1ère - Créé le 31 décembre 1982 sous le nom de « Société nationale de Radiodiffusion et de télévision Française pour l'Outre-mer (RFO) » pour succéder à FR3 DOM-TOM et après plus de 25 ans d'histoire en Outre-Mer, RFO disparait le 29 novembre 2010 pour laisser la place au Réseau Outre-Mer 1ère, abrégé en « Outre-Mer 1ère », le 30 du même mois.

2015

Les sites internet du groupe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Assure la gestion quotidienne des journaux et magazines d'actualité pendant que Thierry Thuillier cumule les fonctions de directeur de France 2 et directeur de l'information de France Télévisions.

Références[modifier | modifier le code]

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  144. Selon le vœu exprimé par Jacques Chirac (alors président de la République) le 22 novembre 2005, France Ô doit être diffusée à terme sur l'ensemble du territoire métropolitain. Elle le sera localement en Île-de-France dès le 24 septembre 2007. En définitive, elle basculera en diffusion nationale le 15 juin 2010.
  145. France Télévisions a brièvement été actionnaire minoritaire (5 %) de Gourmet TV, chaîne thématique sur la gastronomie et l’art de vivre dirigée par Joël Robuchon et Guy Job. Lancée le 20 mars 2003, la chaîne a cessé d'émettre le 31 mars 2005 et la société éditrice a, semble-t-il[réf. nécessaire], été mise en liquidation judiciaire le 12 avril 2005.
  146. Des ressources publiques sont, par ailleurs et distinctement, allouées à Arte France (redevance audiovisuelle), TV5 Monde, France 24 et CFI (au titre de l’audiovisuel extérieur) par l’État.
  147. Le total des ressources publiques allouées à France Télévisions au titre de la redevance audiovisuelle est supérieur à la somme des montants perçus par chaque société nationale de programme au cours des exercices 2001 (8 M€), 2002 (6 M€) et 2003 (2,5 M€) sans que les raisons de ces différences apparaissent dans les documents publiés par France Télévisions. Par contre, pour l’exercice 2004, le total des ressources publiques allouées à France Télévisions au titre de la redevance audiovisuelle est inférieur à la somme des montants perçus par chaque société nationale de programme (109,4 M€). Faut-il y voir un rapport avec l’intégration de RFO à compter du 1er juillet et une prise en compte partielle dans le total perçu par France Télévisions (97,4 M€ sur 206,8 M€) des ressources publiques allouées à cette société nationale de programme au titre de la redevance audiovisuelle ?
  148. Part d’audience (PDA) en pourcentage : part que représente la durée d’écoute d’une chaîne dans la durée d’écoute totale du média télévision. Cible : téléspectateurs de plus de quatre ans.
  149. Face à la baisse continuelle des audiences des chaînes de service public, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a fixé des objectifs pour l'audiovisuel dans une lettre adressée le 1er août 2007 au ministre de la Culture et de la Communication. France Télévisions, écrit -il, « doit fortement affirmer son identité de service public » à travers « une offre culturelle plus dense, plus créative, plus audacieuse [...], qui marque une plus grande différence avec les chaînes privées » et soit « fondée sur des programmes populaires de qualité aux heures de grande écoute ». Il attend « un cahier des charges rénové », précisant les « identités » des chaînes publiques et « encadrant » leurs activités. Il souhaite des « synergies importantes » entre elles et des « modifications de structures » et exige « une remise à plat des dispositions législatives et réglementaires » de l'audiovisuel afin que la France se dote d'une véritable industrie de production de programmes, adaptée à la multiplication des canaux de diffusion. Néanmoins, selon un sondage CSA dont les résultats sont publiés dans Le Parisien/ Aujourd'hui en France le 12 août 2007, près des deux tiers des Français plébiscitent la qualité des programmes des chaînes publiques et une majorité se déclare opposée à une éventuelle privatisation de ces chaînes. Interrogés sur la qualité des programmes diffusés par les chaînes publiques de télévision (France 2, France 3, France 4, France 5, Arte), 73 % affirment la trouver « de bonne qualité », contre 23 % qui estiment ces programmes « de mauvaise qualité » (4 % ne se prononçant pas). Pour donner à ces chaînes publiques les moyens de « mieux financer leurs programmes culturels et œuvres de création », une écrasante majorité (86 %) se déclare contre une augmentation de la redevance (11 % pour). L'autre option de financement consistant à autoriser un plus grand nombre de coupures publicitaires recueille 53 % d'avis opposés (45 % pour). 50 % des personnes interrogées se déclarent opposées à une « privatisation d'une ou plusieurs chaînes publiques », alors que 36 % se déclarent favorables à une telle décision (14 % ne se prononçant pas). Parmi les 36 % favorables à la privatisation, 50 % choisissent France 2, 16 % Arte et 10 % France 3. Sondage réalisé par téléphone les 8 et 9 août 2007 au domicile des interviewés, auprès d'un échantillon national représentatif de 1 005 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef du ménage), après stratification par région et catégorie d'agglomération. Dans un communiqué publié le 23 août suivant, le syndicat SNJ-CGT a estimé que la lettre de mission de Nicolas Sarkozy à la ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel représente « une menace pour l'information et le service public de l'audiovisuel » et qu’elle « porte en elle de multiples dangers pour l'information, le service public de l'audiovisuel et les journalistes », écrit le syndicat. La lettre de mission contiendrait de « lourdes menaces » sur l'audiovisuel public puisque, toujours selon le syndicat, « rien n'est prévu pour amener la redevance au niveau moyen européen ». Alors que M. Sarkozy prévoit « un certain nombre de synergies importantes » au sein de France Télévisions, le SNJ-CGT affirme que « la rédaction nationale de France 3 pourrait être la première visée par des mesures permettant de dégager des crédits, en limitant par exemple les reportages à l'étranger que France 2 pourrait effectuer ». « Il n'est pas interdit d'envisager un plan social à France Télévision, une restriction de son périmètre d'intervention, voire à terme la privatisation d'une chaîne », selon le syndicat. Déjà, en 1987, il avait été envisagé de privatiser France 2 (Antenne 2 à l'époque)... avant, finalement, de privatiser la plus ancienne des trois chaînes publiques d'alors : TF1.
  150. Le COM signé en décembre 2001 entre l'État et France Télévisions prévoyait de créer à l’occasion du lancement de la TNT : une chaîne d’information en continu (France 1 ?), des chaînes régionales (8 signaux numériques régionaux différents - France 4 ?) et une chaîne de découverte culturelle destinée aux 25-40 ans (canal de création et de rediffusion des programmes de France Télévisions à horaires décalés - France 6 ?). Dans un contexte de rigueur budgétaire, les propositions ont été reconsidérées dès 2002. Outre France 2 et France 3, la télévision de service public disposera en définitive de quatre canaux sur la TNT, trois d’entre eux occupés par des chaînes déjà existantes : France 5 en diffusion étendue 24h/24, ARTE en diffusion également étendue 24h/24 ainsi que La Chaîne parlementaire. Ne reste donc qu’un canal de diffusion supplémentaire pour lequel France Télévisions propose Festival parée d’une nouvelle grille. Fin 2003, Festival est retenue pour le multiplex public de la TNT. Après avoir songé à « France 8 » ou « France Prime », la chaîne est finalement renommée « France 4 », se glissant à une place encore non occupée dans la série des déclinaisons de France Télévisions entre France 3 et France 5 (Le Décret n° 2005-614 du 27 mai 2005 a abrogé les décrets no 2002-752 du 2 mai 2002 portant approbation du cahier des charges de la société provisoirement dénommée « La Chaîne d'information continue » et no 2002-753 du 2 mai 2002 portant approbation du cahier des charges de la société provisoirement dénommée « La Chaîne de rediffusion »).
  151. France Télémusique est détenue à 100 % par France Télévisions.
  152. Le Consortium de télévisions Québec-Canada est constitué de Radio Canada à 60 % et Télé-Québec à 40 %.
  153. Arte France est détenue à hauteur de 45 % par France Télévisions, 25 % par l'État français, 15 % par Radio France et 15 % par l'Ina.
  154. Les participations détenues antérieurement par France 2 et La Cinquième seront directement dévolues à France Télévisions SA lors du transfert d'actif à la holding en décembre 2000.
  155. RFO est devenue société nationale de programme par décret no 1982-794 du 17 septembre 1982.
  156. L’Agence Internationale d’Image Télévisées (AITV) crée en 1986 constitue une rédaction de RFO exclusivement tournée vers l’étranger et financée par les ministères de la Coopération et des Affaires étrangères.
  157. « France TV Info JT Permanent » (consulté le 29 juin 2015)

Sources[modifier | modifier le code]

  • Documents France Télévisions (consultés sur le site internet du groupe) : Présentation des comptes 2000 (12 juin 2001) / Résultats 2001 (11 avril 2002) / Résultats 2002 (10 avril 2003) / Résultats 2003 (8 avril 2004) / Résultats 2004 (7 avril 2005) / Rapport financier 2004 / Rapport annuel 2004 / Rapport d'Exécution du COM Année 2004 / Rapport financier 2005 / Charte de l'antenne (version actualisée au 15 juin 2005) / Rapport financier 2006.
  • Autres documents (également consultés sur internet) : Sénat - Rapport d'Information no 162 sur « Le financement de l'audiovisuel public » (18 janvier 2000) / Cour des Comptes - Rapport 2001 sur « L'action audiovisuelle extérieure depuis 1990 » / Assemblée Nationale - Rapport d'information no 1801 sur « Les conventions collectives des personnel de l'audiovisuel public » (22 septembre 2004) / Cour des Comptes - Rapport 2005 sur « L'évolution du groupe France Télévisions » / Assemblée Nationale - Mission d’information sur les missions du service public de l’audiovisuel et l’offre de programmes par Dominique Richard (février 2006) / Projets de Lois de Finances 2000, 2001, 2002 et 2003.
  • Document de synthèse : Cour des comptes - rapport public thématique sur « France Télévisions et la nouvelle télévision publique » (Octobre 2009)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]