Télé-Liban 1

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Télé-Liban
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Création
Langue Arabe et français
Pays Drapeau du Liban Liban
Statut Généraliste nationale publique
Siège social Tallet el Khayyat
Corniche Canal 7
B.P.11
4848 Beyrouth
Tél : (961) 1 786 930
Fax : (961) 1 786 931
Ancien nom Compagnie Libanaise de Télévision (canal 7) (1959-1968)
Site web site officiel
Diffusion
Analogique VHF PAL canal 7
Satellite Arabsat 11,823 MHz
Web présente

Télé-Liban (en arabe : تلفزيون لبنان) est une chaîne de télévision généraliste publique libanaise.

Histoire de la chaîne[modifier | modifier le code]

Le 1er septembre 1954, deux hommes d’affaires libanais, Wissam Ezzeddine et Joe Arida ont l'idée de créer une chaîne de télévision qui se concrétise par la création, en 1957, de la Compagnie libanaise de Télévision-CLT.

La chaîne commence ses émissions le sur deux canaux de la bande VHF : le canal 7, dirigé par Adel El Assaad, diffusait des programmes en arabe et le canal 9, dirigé par Jean-Claude Boulos, en français. Les locaux de la CLT étaient situés à Tallet El Khayat à Beyrouth.

Le premier visage que les téléspectateurs voient sur le petit écran est celui de la speakerine en langue arabe, Najwa Kazoun. L'autre speakerine engagée au Canal 7 fuest May Abdel Sater. Pour le Canal 9, deux speakerines sont engagées : Andrée Hani et Leny Nofal. Hind Sayed présente le journal télévisé en langue arabe.

La première émission en direct est l'inauguration de l'Exposition de la Cité sportive.

Le nait Télé Orient (Société de Télévision du Liban et du Moyen-Orient) la deuxième chaine de télévision libanaise, communément appelée Canal 11. Les locaux de Télé Orient étaient situés à Hazmieh dans la banlieue Est de Beyrouth, bâtiment construit en 1961.

Le , le Liban, grâce à la CLT, devenait le troisième pays au monde à émettre en couleurs SECAM.

Durant l'année 1974, le marché de la publicité ne permettait pas de nourrir deux sociétés. La détérioration des conditions économiques au Liban en raison de la guerre civile a joué son rôle également, entraînant une détérioration de la qualité des programmes. Aussi, pour réduire les pertes, le le décret-loi numéro 100 est publié dans le Journal officiel permettant la constitution de Télé Liban, fusion des deux chaines privées CLT et Télé Orient. L'État libanais achete 51 % de la chaîne, lui donnant ainsi le droit exclusif d'exploiter les chaînes de télévision au Liban jusqu'en 2012. L'État souhaite aussi utiliser la nouvelle chaîne pour promouvoir la réconciliation nationale dans un pays en guerre civile[1].

La poursuite de la guerre (1975-1990) provoque progressivement la communautarisation du territoire libanais et va remettre en cause le monopole de Télé-Liban. La Lebanese Broadcasting Corporation (LBC), porte-parole de la milice chrétienne des Forces libanaises, diffuse à partir d'août 1985. Elle concurrence Télé-Liban en proposant des programmes plus modernes et d'autres qu'elle ne paye pas, comme les matches de la Coupe du monde de football de 1986. La LBC détient rapidement plus de 60 % du marché publicitaire télévisuel[1].

De plus, l'État néglige Télé-Liban qui est découpée entre les deux principales milices : TL1 diffuse à Beyrouth-Est, TL2 et TL3 (francophone) à Beyrouth-Ouest. Cette division pèse lourd sur le plan financier. En outre de nombreux employés sont recrutés dans les deux stations, mais ils sont souvent choisis par favoritisme et avec des conditions de licenciement difficiles. Tout ceci constitue un fardeau financier très lourd pour Télé-Liban. À la fin de la guerre, les deux stations (et leurs émetteurs) sont bombardées et plusieurs centrales d'émissions sont sabotées ou confisquées par des forces miliciennes[1].

En 1991, après le retour d'une certaine stabilité au Liban, la chaîne en langue française cesse d'émettre et Télé-Liban reste la seule station légale du pays (alors qu'une quarantaine de chaînes diffusent déjà sur le territoire libanais). En 1994, le parlement vote une loi instituant un Conseil national de l'audiovisuel et autorise d'autres chaînes de télévision. Par contre, aucune loi n'est votée pour traiter des problèmes de fond de Télé-Liban : son financement et ses objectifs[1].

Le , Télé-Liban a suspendu ses émissions pour des raisons financières et a repris ses programmes politiques le 24 mai.

Organisation[modifier | modifier le code]

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Présidents Directeurs Généraux :

CLT - Compagnie Libanaise de Télévision
  • Général Soleiman Nofal : 1957 - 1973
Télé Orient
  • Lucien Dahdah : 1962-
Télé Liban
  • Charles Rizk : 1979 - avril 1983
  • Général Moussa Kanaan : avril 1983 - 1985
  • Michel Samaha : 1985 - janvier 1986
  • Raymond Gebara (interim) : 1986 - 1990
  • Georges Skaff : 1990 - janvier 1993
  • Fouad Naim : janvier 1993 - septembre 1996
  • Jean-Claude Boulos : septembre 1996 - avril 1999
  • Ibrahim El Khoury : depuis avril 1999
Premier Directeur des Programmes Arabes (Canal 7)
  • Adel EL Assaad : 1959-1962
Premier Directeur des Programmes Français (Canal 9)
  • Jean-Claude Boulos : 1959-1970

Capital[modifier | modifier le code]

Télé-Liban appartient à 100 % à Télé-Liban, société publique de télévision de l'État libanais.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Roy Jreijiry, « L'impact sociopolitique et communicationnel sur Télé Liban : l'agonie du service public audiovisuel », Les Enjeux de l'information et de la communication, no 14/2,‎ , p. 83–94 (lire en ligne)

Autres :

  • La Télé, Quelle Histoire! de Jean-Claude Boulos - Éditions FMA - 1995
  • La Télé, Quel Enfer! de Jean-Claude Boulos - Éditions Dar An-Nahar - 2007