Patrick Balkany

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Patrick Balkany
Patrick Balkany, en février 2012.
Patrick Balkany, en février 2012.
Fonctions
Député de la 5e circonscription des Hauts-de-Seine
En fonction depuis le
(13 ans 7 mois et 25 jours)
Prédécesseur Olivier de Chazeaux

(8 ans 9 mois et 29 jours)
Prédécesseur aucun
(scrutin proportionnel)
Successeur Olivier de Chazeaux
Maire de Levallois-Perret
En fonction depuis le
(14 ans 10 mois et 25 jours)
Prédécesseur Olivier de Chazeaux

(12 ans 3 mois et 4 jours)
Prédécesseur Parfait Jans
Successeur Olivier de Chazeaux
Biographie
Date de naissance (67 ans)
Lieu de naissance Neuilly-sur-Seine, Seine
Drapeau de la France France)
Nationalité Française
Parti politique RPR (1976-2002)
UMP (2002-2014)
LR (depuis 2015)
Conjoint Isabelle Smadja
Profession Directeur de société

Patrick Balkany, né le à Neuilly-sur-Seine, est un homme politique français.

Cofondateur du RPR, il devient ensuite membre de l'UMP puis des Républicains. Maire de Levallois-Perret de 1983 à 1995 et depuis 2001, il est député de la 5e circonscription des Hauts-de-Seine de 1988 à 1997 et depuis 2002.

Jeunesse et vie privée[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Patrick Balkany est le fils de Gyula Balkány et de Gisèle Frucht[1]. Son père est un immigré juif hongrois[1] qui a fui la Hongrie en 1937 pour la Belgique où, dès l'occupation il entre en résistance étant spécialisé dans les faux-papiers[2]. Gyula Balkány est arrêté en 1941 à Paris, interné à Drancy[2], puis déporté, en 1942, dans plusieurs camps, dont Auschwitz[3],[4], mais en sort vivant et revient à Neuilly après la guerre ; il récupère et vend le matériel américain trop lourd à rapatrier[5] et avec cet argent fait fortune grâce à une ligne de vêtements féminins et avec ses magasins Réty[4], dont le magasin principal est situé 54, rue du Faubourg-Saint-Honoré.

D'un naturel plus discret et effacé que son père, sa mère est la fille d'une famille de tailleurs juifs lettons et ukrainiens[2].

Scolarité et débuts professionnels[modifier | modifier le code]

Non-bachelier[6], après des études dans une école internationale en Suisse, il reprend l'entreprise familiale de prêt-à-porter, Réty, créée par son père[7] jusqu'en 1975[4]. Il s'essaie au métier d'acteur entre 1965 et 1967, tenant plusieurs rôles secondaires au cinéma et à la télévision. On le voit ainsi dans Soleil noir de Denys de la Patellière[8] et J'ai tué Raspoutine de Robert Hossein[4]. Beaucoup plus tard, entre 2001 et 2010, il joue à l'occasion son propre rôle dans des séries télévisées, faisant notamment une apparition dans Commissaire Moulin[9].

En 1970, il a 22 ans et effectue son service militaire au palais de l'Élysée (55, rue du Faubourg-Saint-Honoré, juste à côté de la boutique familiale[10]), au cabinet de Georges Pompidou, où il se lie avec le secrétaire général Michel Jobert qui sera son témoin de mariage[4].

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 1976, Patrick Balkany épouse Isabelle Smadja. Selon les sources, c'est à Michel Jobert qu'il doit, en 1975, sa rencontre avec sa future femme à une soirée au Pen ClubMaurice Siegel patron d'Europe 1 dédicaçait un livre[4], ou bien lors d'un combat de boxe en 1975[11]. Ils ont deux enfants : Vanessa et Alexandre[7], tous les deux gérants de diverses sociétés[12],[13]. Patrick Balkany se déclare juif non-pratiquant[3].

À plusieurs reprises Patrick Balkany a fait l'objet d'accusations de harcèlement sexuel : en 1996 par son ex-compagne (avec dépôt de plainte)[14], puis en 2011 avec le témoignage de Marie-Claire Restoux, ancienne championne de judo et ex-suppléante de Balkany à l'Assemblée Nationale[15].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Début en politique[modifier | modifier le code]

Proche de Michel Jobert, il est membre fondateur du comité central du RPR en [7]. Lors des élections législatives de 1978, il brigue un siège de député dans la première circonscription de l'Yonne, où il avait été envoyé par Jacques Chirac, et obtient 10 % des voix, contraignant le secrétaire général de l’UDF, Jean-Pierre Soisson, à un ballotage.

Implantation à Levallois-Perret[modifier | modifier le code]

À la suite de son échec à Auxerre, il s'implante à Levallois-Perret, où il ouvre une permanence[6]. En 1981, après la dissolution de l'Assemblée nationale par François Mitterrand, Patrick Balkany se présente aux élections législatives où il est battu en obtenant 46 % des voix contre le député-maire communiste de Clichy-Levallois Parfait Jans[7]. Un an plus tard, en 1982, lors des élections cantonales, il emporte le siège de conseiller général du canton de Levallois-Perret-Sud et devient vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine. En 1983, sa liste emporte la majorité dès le premier tour aux élections municipales à Levallois-Perret avec 51,1 % des voix. Durant ses deux premiers mandats, il contribue à la profonde mutation de Levallois-Perret, en transformant les zones industrielles déliquescentes ou en friche (occupant près d'un quart de la superficie de la ville) en quartiers résidentiels et de bureaux.

Lors de la campagne présidentielle de 1995, Patrick Balkany soutient la candidature d'Édouard Balladur, qui est battu par Jacques Chirac. Lors des élections municipales qui suivent, il perd contre le chiraquien Olivier de Chazeaux.

Condamnations[modifier | modifier le code]

En , Patrick Balkany est condamné (décision confirmée en appel le ) par la 9e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre, à quinze mois de prison avec sursis, 200 000 francs d'amende et deux ans d'inéligibilité, pour « prise illégale d'intérêts »[16]. Il avait rémunéré aux frais du contribuable levalloisien entre 1985 et 1995 trois personnes désignées comme des employés municipaux, mais qui ne s'occupaient que de son appartement de Levallois-Perret et de sa résidence secondaire près de Giverny[17]. Son épouse Isabelle, vice-présidente du conseil général des Hauts-de-Seine et conseillère municipale à Levallois-Perret, est condamnée à la même peine pour « prise illégale d'intérêts »[18].

Il s'installe alors à Saint-Martin pour diriger la radio RCI 2 et diriger Régie Caraïbe Production gérant la publicité de la radio. Selon ses propos, il cherche « la paix et [à] se faire oublier »[19]. Cependant la radio porte plainte contre lui pour s'être fait passer pour le directeur[20].

Le , la chambre régionale des comptes d'Île-de-France condamne Patrick Balkany à rembourser à la ville de Levallois-Perret le montant des salaires des employés municipaux liés à sa condamnation, soit 523 897,96 €[21].

Ayant interjeté l'appel devant le Conseil d'État qui a confirmé le jugement de la Chambre, le , Patrick Balkany a étalé le remboursement des salaires à la ville de 2000 à 2006. Il est aussi redevable à la municipalité de Levallois-Perret des intérêts que les juges ont fait courir à compter du , date du licenciement par le maire des agents communaux, soit un montant de 230 865,57 €. En , le ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Thierry Breton, est saisi par Patrick Balkany d'une demande de remise gracieuse de cette dette. Le , le conseil municipal de Levallois-Perret (à majorité UMP) donne son accord préalable à sa requête[22]. En , François Baroin rejette cette requête. Patrick Balkany règle alors 63 684,43 € et obtient du Trésor un échéancier pour l'apurement du solde de 123 000 €[23].

En 2003, il est condamné en première instance par le tribunal correctionnel de Nanterre à 1 500 € d'amende pour « images vexatoires et empreintes de mépris visant à abaisser et ridiculiser […] de façon publique » l'élue communiste Annie Mandois qu'il avait accusée, lors d'un conseil municipal, d'avoir utilisé des fonds publics dans l'intérêt d'un parti politique ou pour son intérêt personnel. Ses accusations d'avoir endoctriné des enfants lorsqu'elle était enseignante ne sont pas retenues en première instance[24], jugement confirmé par la Cour d'appel de Versailles le [25].

Retour en politique[modifier | modifier le code]

Il effectue son retour sur la scène politique de Levallois-Perret à l'occasion des élections municipales de 2001. Sans étiquette, il remporte le scrutin face au maire sortant soutenu par le RPR et l'UDF, la liste de la gauche plurielle, ainsi qu'une liste divers droite. Le préfet des Hauts-de-Seine saisit alors le tribunal administratif de Paris pour contester l'élection de Patrick Balkany au conseil municipal de Levallois-Perret, ce dernier étant selon lui inéligible[note 1].

En , lors des élections législatives, il retrouve son siège de député de la 5e circonscription des Hauts-de-Seine, en s'imposant de justesse dans une triangulaire, face au candidat socialiste et au sortant Olivier de Chazeaux[26]. Il siège dès lors au groupe UMP, qui succède au RPR.

À la suite du recours préfectoral, le , le Conseil d'État confirmant un jugement du tribunal administratif de Paris du , considère que Patrick Balkany était inéligible au moment du scrutin et annule son élection à la mairie de Levallois-Perret. Le , de nouveau éligible lors de l'élection municipale partielle qui suit, il est réélu maire de Levallois-Perret au premier tour avec 53,78 % des voix, améliorant ainsi son score de 2001[27].

Lors du premier tour des élections législatives de juin 2007, Patrick Balkany arrive en tête en réunissant 42,11 % dans sa circonscription. Il est élu au second avec 55,25 % des voix face à son adversaire socialiste Gilles Catoire[28], en obtenant plus de 66 % à Levallois-Perret. L'année suivante, il est réélu maire de sa ville, la liste qu'il conduisait l'ayant emporté au premier tour des municipales[29].

Un article du journal Le Monde, daté du , se fait l'écho d'un rapport de la chambre régionale des comptes d'Île-de-France du dressant un bilan sévère de la gestion de Levallois-Perret. Le document évoque une hausse de la dette, une explosion des dépenses festives et des « anomalies » dans le contrôle des frais et dans la gestion du parc de voitures de fonction[30]. En réaction, Isabelle Balkany conteste le bien-fondé de ces accusations, et s'étonne que seul le dernier mandat de son mari ait fait l'objet d'investigations de la part des magistrats financiers[31].

D' à , Patrick Balkany n’a assisté à aucune des 33 réunions du mercredi de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale[32], et écope d'une sanction financière (retenue sur les indemnités)[33].

À l'occasion des élections législatives de juin 2012, il est réélu député au second tour, avec 51,4 % des suffrages exprimés, avec comme suppléant Rémi Muzeau.

En 2012, il est le maire de la commune la plus endettée de France avec une dette de 11 484 € par habitant, ce qui constitue une augmentation de 306 % par rapport à l’année 2000[34].

À l'issue des élections municipales de , il est réélu maire de Levallois-Perret pour un cinquième mandat ; la liste qu'il conduisait ayant été élue au premier tour, avec 51,6 % des suffrages exprimés.

Activités en Afrique[modifier | modifier le code]

Dans les années 1990, Patrick Balkany intervient en Afrique dans le « sillage de Charles Pasqua »[35].

Après l'élection présidentielle de 2007 et jusqu'au , Patrick Balkany est titulaire d'un passeport diplomatique[36], alors qu'il n'a pas de fonctions officielles dans ce domaine[37].

Patrick Balkany aurait été partie prenante dans le dossier d'UraMin. En 2007, la société Areva rachète pour 1,8 milliard d'euros des mines d'uranium. L'homme d'affaires George Forrest et Patrick Balkany auraient joué les médiateurs dans un différend entre Areva et le président centrafricain François Bozizé[38].

En , la commune de Levallois signe avec la République du Tchad un contrat de 5,7 millions d’euros pour héberger dans des locaux communaux les membres de l'ambassade du Tchad, le temps de réhabiliter les locaux de celle-ci[39].

En 2009, Patrick Balkany rencontre le général Mohamed Ould Abdel Aziz, auteur en 2008 d'un coup d'État qui renverse le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi et le Premier ministre Yahya Ould Ahmed El Waghef. Quelques jours après cette rencontre, Ould Abdel Aziz s'autoproclame président du Haut Conseil d'État[39].

Affaires judiciaires[modifier | modifier le code]

Cet article ou cette section est lié à une affaire judiciaire en cours.

Le texte peut changer fréquemment, n’est peut-être pas à jour et peut manquer de recul. N’oubliez pas que, dans nombre de systèmes judiciaires, toute personne est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement et définitivement établie.
N’hésitez pas à participer ni à citer vos sources.

 

Selon plusieurs journalistes, Patrick Balkany est un symbole du clientélisme régnant dans les Hauts-de-Seine et plus particulièrement le clientélisme balkanyen, ce qui explique que, malgré les nombreuses affaires judiciaires qui le touchent, il soit réélu à la mairie de Levallois-Perret, l'édile se réjouissant que les électeurs soient « indifférents aux affaires judiciaires qui n'intéressent que la presse »[40],[41].

Chronologie[modifier | modifier le code]

Patrick Balkany a été impliqué dans plusieurs affaires politico-judiciaires au cours des années :

Usage personnel d'employés municipaux[modifier | modifier le code]

En , la police perquisitionne la mairie de Levallois-Perret. Est en cause la possible utilisation par le couple Balkany des services de policiers municipaux à leur usage personnel.[réf. souhaitée]

Blanchiment de fraude fiscale et corruption[modifier | modifier le code]

La justice s'intéresse également à l'acquisition par le couple de sa propriété de Giverny et à un compte ouvert auprès de la filiale suisse de la banque néerlandaise ABN AMRO en [42], Didier Schuller estimant les sommes blanchies par Patrick Balkany en Suisse, au Liechtenstein et à Saint-Martin, à 33 millions d'euros, selon des documents publiés par Mediapart le [43]. Le juge Renaud Van Ruymbeke est chargé par le pôle financier d'instruire l'affaire.

Information judiciaire pour blanchiment de fraude fiscale[modifier | modifier le code]

Le parquet de Paris ouvre le une information judiciaire pour « blanchiment de fraude fiscale » visant le couple Balkany. Les juges Renaud van Ruymbeke et Patricia Simon, chargés du dossier, ont en effet élargi leur enquête pour fraude fiscale aux déclarations de patrimoine des Balkany, les suspectant d'avoir sous-évalué certain de leurs biens comme le moulin de Cossy, la villa «Pamplemousse» de Saint-Martin et une villa de Marrakech, baptisée « Dar Gyucy », des biens immobiliers et des avoirs offshore que les deux élus des Hauts-de-Seine auraient dissimulés à l'administration fiscale française[44].

Mise en examen pour « blanchiment de fraude fiscale », « corruption » et « blanchiment de corruption »[modifier | modifier le code]

L'enquête est élargie à des faits de corruption en  : des virements bancaires dénoncés par Tracfin, concerneraient le versement de commissions sur des contrats à l’international, notamment en Afrique, ainsi que sur des marchés publics passés à Levallois-Perret[45].

En , Patrick Balkany est mis en examen pour « blanchiment de fraude fiscale », « corruption » et « blanchiment de corruption »[46]. Les juges anticorruption Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon veulent non seulement interdire au député UMP « d'entrer en contact avec les autres protagonistes (du dossier) », mais aussi l'empêcher « de quitter le territoire métropolitain », craignant qu'il « ne soustraie des éléments de preuve ou fasse pression sur des témoins » à l'étranger. À cet effet, ils préconisent un retrait du passeport et une interdiction de sortie du territoire[47].

Levée de l’immunité parlementaire, interdiction de sortie du territoire[modifier | modifier le code]

Son immunité parlementaire est levée en par le bureau de l'assemblée[48]. Tandis que son épouse s'est vu imposer une caution d'un million d'euros afin de ne pas être placée en détention, Patrick Balkany doit remettre son passeport à la justice en dans le cadre de son contrôle judiciaire[49]. En , la justice française prononce à son encontre une interdiction de sortie du territoire liée à cette mise en examen[50],[51].

Mise en examen pour « fraude fiscale » dans l'enquête sur son patrimoine[modifier | modifier le code]

Le 15 octobre 2015, alors qu’il est déjà mis en examen pour « corruption passive » et « blanchiment de fraude fiscale », et que son épouse, Isabelle Balkany, a également été mise en examen pour « blanchiment de fraude fiscale » dans la même affaire, Patrick Balkany se voit signifier le nouveau chef de mise en examen de « fraude fiscale » dans l'enquête sur son patrimoine.

Le 12 mai 2015, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) avait saisit le procureur financier au sujet de Patrick et Isabelle Balkany, compte tenu d'un « doute sérieux quant à l'exhaustivité, l'exactitude et la sincérité de leurs déclarations de situation patrimoniale, du fait de la sous-évaluation manifeste de certains actifs et de l'omission de biens immobiliers et immobiliers »[52].

Les juges soupçonnent Patrick Balkany[53] d'avoir, entre avril 2011 et janvier 2014, omis une partie substantielle de son patrimoine et « fourni une évaluation mensongère » dans les déclarations auxquelles sont soumis les élus auprès de la HATVP[note 2]. Les magistrats sont convaincus que les Balkany ont eu recours à des sociétés basées au Liechtenstein, à Singapour ou au Panama, afin d'éviter d'apparaître comme propriétaires.

Le 15 janvier 2016, Patrick Balkany est mis en examen pour déclarations mensongères sur son patrimoine[54].

Saisie et vente de villas et autres biens immobiliers[modifier | modifier le code]

Villas « Pamplemousse » et « Serena » de Saint Martin

Avant d'investir « Pamplemousse », le couple Balkany fréquente d'abord comme lieu de villégiature une villa à Saint Martin dans les Antilles françaises, la villa « Serena », dont la location est, en 2015, de 35 000 dollars la semaine. Les magistrats instructeurs les soupçonnent d'en avoir été propriétaires de fait et en font un élément du dossier de demande de levée de l’immunité parlementaire votée en mars 2015.

La valeur de la villa « Pamplemousse » de Saint-Martin est estimé à 3 millions d'euros. Les Balkany ont longtemps nié être les propriétaires cette villa[55]. En mai 2014, au cours de sa garde à vue, Isabelle Balkany avoue finalement aux enquêteurs qu’elle possède avec son mari la résidence « Pamplemousse » depuis 1997. Le couple Balkany y passant une bonne partie de ses vacances. Isabelle Balkany avait contracté une assurance-habitation pour cette maison et Tracfin en a conclu qu’elle en était « ayant droit économique »[56].

Tracfin met en évidence que cette villa appartient à une cascade de sociétés écrans domiciliés en Suisse, au Panama et au Liechtenstein. L’origine initiale des fonds utilisés pour acheter cette propriété n’est pas claire, mais Tracfin soupçonne Patrick Balkany d’avoir utilisé une société suisse pour injecter discrètement des fonds dans les années 1990. Il s’agirait de la société « Getrust », domiciliée à Genève[56].

La villa Pamplemousse est saisie début 2015, puis vendue avec l’accord des juges d'instruction, le fruit de la vente étant saisit[57].

Moulin de Cossy à Giverny

Dès 1996, Patrick Balkany avait été condamné à quinze mois de prison avec sursis pour prise illégale d’intérêts pour avoir installé sur place au Moulin de Cossy, situé à Giverny (Eure), un couple d’agents techniques de la mairie de Levallois-Perret — elle pour servir de gouvernante, lui pour entretenir le jardin.

En 1997, les Balkany font « don de la nue-propriété à leurs enfants ». Dans leur déclaration de patrimoine, ils mentionnent qu'ils en conservent « l'usufruit », pour une valeur estimée à seulement 297 580 euros. La justice enquête sur l’entreprise de bâtiments et travaux publics Fayolle & Fils, qui offre pendant des années des matériaux et réquisitionne certains de ses employés pour retaper et valoriser cette résidence. En parallèle, cette société remportait de nombreux appels d'offres à Levallois, attribués soit par la mairie, soit par des sociétés de promotion immobilière contrôlées par la ville[58].

La justice ordonne en juillet 2015 la saisie du Moulin de Cossy, que les élus des Hauts-de-Seine occupaient depuis trente ans[51]. Les Balkany font appel de cette décision, n'en ayant que l'usufruit et non la nue-propriété.

Riad « Dar Gyucy » de Marrakech

D’après les actes officiels, le riad « Dar Gyucy » a couté 2,75 millions d'euros à l'achat[59]. La SCI « Dar Gyucy » est possédée à 1 % par Diana Brush, gestionnaire de fonds, et à 99 % par une autre société, Haydrige Investments Group Corp, immatriculée au Panama et présidée par Marc Angst, président de Gestrust qui emploie Diana Brush. La villa est financée par deux sociétés égyptiennes, dont une à laquelle participe le milliardaire saoudien Mohamed Bin Issa Al-Jaber. Le même Al-Jaber qui a financé un projet de tours à 1 milliard d'euros à Levallois-Perret, projet supervisé par Jean-Pierre Aubry, directeur de la Semarelp (la société d'aménagement de la ville de Levallois). Dans leur requête de levée d’immunité parlementaire, les juges décrivent « le montage offshore » qui a permis au bras droit de Patrick Balkany, Jean-Pierre Aubry, d'acquérir cette propriété en janvier 2010. Ce dernier est mis en examen pour « complicité de corruption passive », soupçonné d'avoir servi de prête-nom[60].

Le compte bancaire de la SCI « Dar Gyucy » a été alimenté à plusieurs reprises par Julien Balkany (en), demi-frère de Patrick Balkany, en 2011, 2012 et 2013. Alexandre Balkany, le fils des Balkany, a versé 45 000 euros au total en 2012 et 2013. L’enquête montre des dépenses d’Isabelle Balkany pour des achats d’ameublement et de décoration sur Internet (pour un montant total de 18 266 euros) et à Marrakech (pour au moins 15 000 euros) entre décembre 2008 et janvier 2010. Par ailleurs, selon l'enquête, Les séjours marocains très fréquents des Balkany et de leur fils se déroulent « sans dépense hôtelière »[56],[44].

Le 13 août 2015, la justice ordonne la saisie du riad « Dar Gyucy » de Marrakech[56].

Corruption d'agent public étranger[modifier | modifier le code]

En , le parquet de Paris ouvre une enquête pour « corruption d'agent public étranger »[61]. Patrick Balkany est soupçonné d'avoir touché 8 millions de dollars, en tant qu'intermédiaire aux côtés de l'industriel belge George Forrest, dans l'achat de la société canadienne d'exploitation de mines d'uranium UraMin, par le leader mondial du nucléaire Areva, négocié à 1,8 milliard d'euros. Achat qui s'est révélé être une escroquerie, les mines ne s'avérant absolument pas rentables. Patrick Balkany aurait donc reçu, parmi d'autres personnalités, une commission occulte en échange de la facilitation de l'accord entre la France et le président de la République centrafricaine, François Bozizé, qui exigeait un droit d'entrée sur l'exploitation de la mine de Bakouma, située sur son sol[62],[63].

Affaire Bygmalion[modifier | modifier le code]

Article connexe : Affaire Bygmalion.

Après les révélations de l'affaire Bygmalion concernant les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy lors de l'élection présidentielle de 2012, l’Association des contribuables de Levallois-Perret découvre un contrat passé avec la ville de Levallois de 192 000 €. Le contrat a pour objet de « refondre le site internet de la ville et en faire sa publicité sur les réseaux sociaux » et la création d'un compte twitter ; or il s'avère que le site internet n'a pas été retouché et que le compte Twitter de Levallois avait été créé un an avant la conclusion du contrat.

De plus, l'Association des contribuables s'étonne que le service de communication de la ville de Levallois-Perret, qui emploie 35 personnes, n'ait pas pu assurer l'ouverture d'un compte Twitter en interne[64].

En février 2016, la presse se fait l'écho d'un rapport de la Chambre régionale des comptes qui laisserait entendre que la commune de Levallois-Perret pourrait être impliquée dans le scandale de Bygmalion[65]. Selon Le Figaro du 11 février 2016 : « En janvier de cette année en effet [2012], la mairie a lancé un appel d'offre pour un marché « d'accompagnement et de conseil en communication ». Problème : non seulement l'entreprise Bygmalion a été choisie alors qu'elle était nettement plus chère que ses concurrents (note finale pour la commune : 218.029 € selon le rapport), mais les prestations réelles (officiellement une « mise à disposition de consultants ») sont jugées « incertaines » par le CRC qui soupçonne qu'elles n'ont jamais été effectuées. »[65].

Une gestion de la ville décriée[modifier | modifier le code]

En février 2016, La Chambre régionale des comptes constaterait dans un rapport qui doit doit être rendu public dans les prochains jours (révélé le par France Bleu et dont l'AFP a pu consulter le résumé[66]) que les comptes de la ville de Levallois-Perret sur la période de 2007 à 2013, n'étaient « ni sincères ni réguliers », en raison d'« anomalies significatives »[66] dans la tenue des comptes, dans lesquels les magistrats ont effectué des « corrections » d'un montant de 117 millions d'euros[65]. La chambre s'étonnerait également des choix de subventions que la mairie accorde à ses administrés[65],[66].

Les comptes publiés par la mairie ne donneraient pas « une image fidèle de la situation financière de la ville »[65]. Le Figaro, dans son édition du , indique : « trois exercices (2007, 2011 et 2012) sont annoncés comme bénéficiaires alors qu'ils seraient en réalité déficitaires. Celui de 2007 affiche même un écart de 28,7% avec la correction effectuée par la Chambre régionale des comptes. »[65].

Toujours, selon Le Figaro : « Les juges de la CRC s'étonnent également des conditions de rémunération des cadres municipaux, largement supérieures aux usages pour une ville de la taille de Levallois-Perret (65.000 habitants) : salaires élevés, primes et heures supplémentaires représentant des suppléments de revenus mensuels à quatre chiffres, et trois chauffeurs permanents employés par la municipalité »[65].

Le Point, à la même date, indique que « le rapport, d'environ 200 pages, étrille un système d'"associations satellites de la collectivité", qualifiées par la commune elle-même de "paramunicipales", et "pour le compte de laquelle elles agissent comme des prestataires de services", selon la CRC. »[66] et « disposent de moyens "insuffisamment formalisés", "voire en contradiction totale avec les règles légales" »[66].

La commune de Levallois-Perret, dans son mémoire de réponse à la Chambre régionale des comptes (consulté par l'AFP)[66], indique que « si elle a pris connaissance des observations et recommandations de la chambre, qu'elle s'est efforcée de mettre en oeuvre - ou engagée à le faire -, n'en conteste pas moins la méthode, le parti pris et les nombreuses inexactitudes dudit rapport, qui remettent en cause la fiabilité de ce document »[66].

Mandats et fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

Patrick Balkany a été élu cinq fois député de la cinquième circonscription des Hauts-de-Seine (Levallois-Perret-Clichy) :

  • au  ;
  • au (mandat écourté à la suite de la dissolution de la chambre des députés) ;
  • au  ;
  • au  ;
  • depuis le .

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Département des Hauts-de-Seine[modifier | modifier le code]

  • au  : vice-président du conseil général
  • de 1985 à 1998 : président de l'Office public départemental d'HLM des Hauts-de-Seine

Commune de Levallois-Perret[modifier | modifier le code]

  • au  : maire
  • au  : maire
  • au (mandat écourté à la suite de sa démission) : conseiller municipal
  • au  : maire
  • au  : maire
  • depuis le  : maire

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

  • 1976 : membre du conseil national du RPR
  • 1990 : membre du bureau politique du RPR
  • 2012 : secrétaire national de l'UMP, délégué à l'attractivité de la France

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • Patrick Balkany, Une autre vérité, la mienne, Paris, Éditions Michel Lafon,‎ , 264 p. (ISBN 978-2-7499-1003-1)

Distinction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans un communiqué, la préfecture relève que la « Cour des comptes a en effet jugé M. Balkany “comptable de fait des deniers de la commune”. En application de l'article L-231, alinéa 2 du Code électoral : “ne peuvent être élus conseillers municipaux […] les comptables des deniers communaux. Les comptables, de fait, sont assimilés à des comptables des deniers publics et à ce titre ils sont inéligibles, selon la jurisprudence du Conseil d'État” ». Patrick Balkany avait été déclaré comptable de fait par un arrêt de la Cour des comptes du 26 octobre 2000, consécutif à sa condamnation de 1996.
  2. Une ordonnance de saisie des juges mentionne : « Le patrimoine des époux Balkany est important. Pourtant aucun bien n'est à leur nom (...) Ils ne disposaient pas de revenus leur permettant d'acquérir un tel patrimoine. Ils ont organisé leur insolvabilité ». Source : « Patrick Balkany (encore) mis en examen, cette fois-ci pour déclaration mensongère sur son patrimoine », sur le Huffington Post, 19 janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

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  13. « liste des sociétés dont Alexandre Balkany (né le 23.07.1980) est gérant », sur le registre du commerce de Nanterre, sur le site société.com (consulté le 29 avril 2013).
  14. « Une plainte très privée contre le député Balkany. Vendredi,sa nouvelle compagne l'a accusé, devant la police judiciaire, de «viol et menace avec armes» », Libération,‎ (lire en ligne).
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  17. Juliette Cua et Catherine Gouëset, « Casseroles - Les hommes politiques condamnés et réélus », sur le site du magazine L'Express,‎ (consulté le 29 avril 2013).
  18. « M. Balkany, maire de Levallois, espère obtenir la remise gracieuse d'une dette », 13 février 2007, Le Monde, [[0=79&orderby=chrono+DESC&limit=50&position=0&suite=1 lire en ligne]], consulté le= 29 avril 2013.
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  34. Avec une annuité en baisse de 26 % entre 2010 et 2011 mais « en progression de 233 % depuis 2000 »Justine Gay, « Les villes les plus endettées de France - 1er : Levallois-Perret, 11 484 € de dette par habitant », sur le site journaldunet.com de la SA Benchmark Group du groupe Howto Media Group,‎ (consulté le 29 avril 2013)
  35. France : Patrick Balkany faux Focard, vrai tocard Jeuneafrique, 28 octobre 2014, « De fait, son carnet d'adresses, étoffé au tournant des années 1990 dans le sillage de Charles Pasqua, est loin d'être maigre et, sous Sarkozy, on l'a vu dans nombre de capitales africaines. »
  36. Julien Martin, Compte en Suisse, insultes, liens avec Sarkozy : la vraie vie des Balkany L'Obs, 21 mai 2014
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  40. Christian Delporte, Come back ! Ou l'art de revenir en politique, Éditions Flammarion,‎ 2014, p. 121
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  68. Balkany Patrick UMP Réseau sortir du Nucléaire.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


  1. Valérie Mahaut, Municipales : un livre sur les Balkany le couple choc de Levallois Le Parisien, 27 février 2014.