Aller au contenu

Loi relative à la liberté de communication

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Loi relative à la liberté de communication

Présentation
Titre Loi nº 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication
Référence NOR : ECOX0200175L
Pays Drapeau de la France France
Type Loi ordinaire
Branche Droit des télécommunications
Adoption et entrée en vigueur
Législature VIIIe législature de la Ve République
Gouvernement Chirac II
Adoption
Promulgation
Version en vigueur

Lire en ligne

Version à jour sur Légifrance

La loi relative à la liberté de communication, officiellement dénommée loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication[1], est une loi française sur le droit des télécommunications. Dite aussi « Loi Léotard » du nom du ministre de la Culture François Léotard qui l'a proposée, elle prévoit la déréglementation du secteur des communications.

Contenu de la loi

[modifier | modifier le code]

La loi Léotard affirme dans son article 1er le principe de la liberté de l'établissement, de l'emploi et de l'utilisation des télécommunications, énumérant ensuite les conditions restrictives (défense nationale, exigences du service public, etc.). Elle affirme également un principe de confidentialité, par défaut, des choix des personnes concernant les services de télécommunications et les programmes regardés ou écoutés (art. 3 de la loi telle que modifiée en 2012).

Son article 3 institue une Commission nationale de la communication et des libertés (CNCL), ancêtre du CSA créé en 1989, avec des missions similaires, ainsi que celle de veiller « à la défense et à l'illustration de la langue française. »

Histoire et contexte de sa création

[modifier | modifier le code]

La loi Léotard succède à la loi du [2],[3] instituant la Haute Autorité de la communication audiovisuelle qui a eu pour but de réglementer l'utilisation de la bande hertzienne, après l'essor des radios libres en France dans les années 1970, en séparant les radios associatives des radios commerciales.

Dans le contexte historique de retour de la droite au pouvoir, avec le premier gouvernement de cohabitation, le ministre de la Culture François Léotard est chargé de favoriser la déréglementation du secteur des communications. La loi permet notamment la privatisation de la chaîne TF1 en , attribuée au groupe Bouygues, présentée à l'époque comme emblématique du tournant politique libéral en France.

Cette même loi permet également la libéralisation du secteur des réseaux câblés puis de la téléphonie mobile, avec l'entrée de deux opérateurs, Itineris (France Télécom) et SFR puis plus tard Bouygues Telecom en 1995 et Free mobile en 2007.

Modifications

[modifier | modifier le code]

La loi du 30 septembre 1986 a été modifiée par une série de lois[4] (liste non exhaustive) :

Notes et références

[modifier | modifier le code]

Articles connexes

[modifier | modifier le code]