Bruno Patino

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Bruno Patino
Image illustrative de l'article Bruno Patino
Bruno Patino aux Semaines sociales de France 2014.

Naissance (52 ans)
France, Courbevoie, Hauts-de-Seine
Profession Journaliste et dirigeant de presse
Médias
Pays Drapeau de la France France
Télévision Arte France
Fonction Directeur éditorial

Bruno Patino, né le à Courbevoie, est un journaliste et dirigeant de presse français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bruno Patino a travaillé dans plusieurs médias : livre, presse quotidienne, presse magazine, radio, télévision et Internet. Il est depuis responsable du numérique à France Télévisions[1] après avoir été directeur de la station de radio France Culture et de l'École de journalisme de Sciences-Po.

Bruno Patino, après un passage chez CCF InterFinanz GmbH à partir de 1989, travaille pour l'Organisation des Nations unies (ONU) à New York de 1991 à 1994, puis au Chili pour le Programme des Nations unies pour le développement en Amérique latine, et correspondant du quotidien Le Monde de 1992 à 1994.

Directeur délégué du quotidien Info Matin de 1994 à 1996, il est ensuite secrétaire général de la branche littérature d’Hachette Livre de 1997 à 1999.

Devenu chargé de mission à la direction internationale de Canal+, il entre au groupe Le Monde où il occupe les fonctions de secrétaire général du directoire du Monde, de 1999 à 2000 et directeur délégué des Cahiers du cinéma; directeur général du Monde interactif, de 2000 à 2003 puis président de 2003 à 2008; président et directeur de la publication de Télérama de 2003 à 2008 ; il est élu le vice-président du groupe Le Monde.

En septembre 2008, il prend la direction de la station de radio publique France Culture qu'il quitte en août 2010 pour rejoindre France Télévisions[2] en tant que directeur général délégué au développement numérique et à la stratégie, et directeur de France 5.

Depuis mars 2007, il est maître de conférence et directeur de l'école de journalisme de l'Institut d'études politiques de Paris.

Bruno Patino est également l'un des « maestros» de la Fondation[3] créée par Gabriel García Márquez pour le journalisme ibéro-américain.

Il est élu au conseil municipal de Sceaux en mars 2008 sur la liste « Vivre à Sceaux », une liste de centre et de centre droit, dirigée par le maire Philippe Laurent[4], qui l’emporte au second tour face à la liste UMP, mais démissionne dès l’élection et ne siège pas au conseil.[réf. nécessaire]

En 2008 la ministre de la culture de l'époque, Christine Albanel, lui a confié une mission sur « l'avenir du livre »[5]. Il a présidé, en octobre 2008, le pôle numérique au sein des États généraux de la presse écrite [6].

Le , il est nommé Directeur général délégué aux programmes, aux antennes et aux développements numériques. En avril 2013, il révèle qu'il souffre d'un trouble cognitif particulier : la prosopagnosie[7].

Le , il annonce sur Twitter son départ de France Télévisions, quelques jours avant l’arrivée de Delphine Ernotte à la tête du groupe audiovisuel public. Il est remplacé par Caroline Got, ancienne directrice générale de TMC et NT1[8].

Le , Véronique Cayla, présidente du directoire d'Arte France, annonce dans un communiqué de presse la nomination de Bruno Patino au poste de directeur éditorial d'Arte France, à compter du , en remplacement de Vincent Meslet qui a pris, fin août, la direction de France 2[9],[10].

Études[modifier | modifier le code]

Bruno Patino est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (Service public, 1986)[11] et de l’ESSEC; il est titulaire d’un Master of Arts (Université Johns-Hopkins à Baltimore) et d’un doctorat de science politique (Université Paris 3 Sorbonne nouvelle). Il est également ancien élève de l’INSEAD (Advanced Management Program)[12].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Il a écrit plusieurs ouvrages, dont « Pinochet s’en va » (IHEAL, 2000), une étude sur la transition chilienne, puis, avec Jean-François Fogel, « Une presse sans Gutenberg » (Grasset, 2005 (ISBN 978-2-246-69951-4) ; Points Seuil, 2007), un livre sur l’impact d’Internet sur la presse et le journalisme, enfin, toujours avec Jean-François Fogel, « La condition numérique » (Grasset, 2013 (ISBN 978-2-246-76801-2)); un livre sur les transformations anthropologiques, sociales et économiques, induites par l'entrée dans l'ère du numérique[Quoi ?]. En 2016, il publie Télévisions chez Grasset, un récit personnel sur son expérience à la direction générale des programmes de France Télévisions mêlant anecdotes tirées de ses carnets et analyses des mutations de la télévision[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]