Bruno Patino

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Patiño (homonymie).
Bruno Patino
Image illustrative de l’article Bruno Patino
Bruno Patino aux Semaines sociales de France 2014.

Naissance (54 ans)
Courbevoie, Seine
Nationalité Drapeau de France Français
Profession Journaliste et dirigeant de presse
Médias
Pays Drapeau de la France France
Fonction principale Directeur éditorial
Presse écrite Groupe Le Monde
Radio Radio France
Télévision France Télévisions
Arte France
Autres médias Hachette

Bruno Patino, né le à Courbevoie, est un journaliste et dirigeant de presse français.

Il a travaillé dans plusieurs médias : livre, presse quotidienne, presse magazine, radio, télévision et Internet. Il est depuis 2015 directeur éditorial d'Arte France après avoir été directeur de la station de radio France Culture et de l'École de journalisme de Sciences-Po puis responsable du numérique à France Télévisions[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Bruno Patino est le fils de Hugo Patiño, qui a été producteur réalisateur pour le service espagnol de Radio France internationale, dont le père est un musicien bolivien indien aymara[2]. Après un passage chez CCF InterFinanz GmbH à partir de 1989, travaille pour l'Organisation des Nations unies (ONU) à New York de 1991 à 1994, puis au Chili pour le.Programme des Nations unies pour le développement en Amérique latine, et correspondant du quotidien Le Monde de 1992 à 1994.

Directeur délégué du quotidien Info Matin de 1994 à 1996, il est ensuite secrétaire général de la branche littérature d’Hachette Livre de 1997 à 1999.

Devenu chargé de mission à la direction internationale de Canal+, il entre au groupe Le Monde où il occupe les fonctions de secrétaire général du directoire du Monde, de 1999 à 2000 et directeur délégué des Cahiers du cinéma; directeur général du Monde interactif, de 2000 à 2003 puis président de 2003 à 2008; président et directeur de la publication de Télérama de 2003 à 2008 ; il est élu le vice-président du groupe Le Monde.

En septembre 2008, il prend la direction de la station de radio publique France Culture qu'il quitte en août 2010 pour rejoindre France Télévisions[3] en tant que directeur général délégué au développement numérique et à la stratégie, et directeur de France 5.

Depuis mars 2007, il est maître de conférence et directeur de l'école de journalisme de l'Institut d'études politiques de Paris.

Bruno Patino est également l'un des « maestros» de la Fondation[4] créée par Gabriel García Márquez pour le journalisme ibéro-américain.

Il est élu au conseil municipal de Sceaux en mars 2008 sur la liste « Vivre à Sceaux », une liste de centre et de centre droit, dirigée par le maire Philippe Laurent[5], qui l’emporte au second tour face à la liste UMP, mais démissionne dès l’élection et ne siège pas au conseil.[réf. nécessaire]

En 2008 la ministre de la culture de l'époque, Christine Albanel, lui a confié une mission sur « l'avenir du livre »[6]. Il a présidé, en octobre 2008, le pôle numérique au sein des États généraux de la presse écrite [7].

Le , il est nommé Directeur général délégué aux programmes, aux antennes et aux développements numériques. En avril 2013, il révèle qu'il souffre d'un trouble cognitif particulier : la prosopagnosie[8].

Le , il annonce sur Twitter son départ de France Télévisions, quelques jours avant l’arrivée de Delphine Ernotte à la tête du groupe audiovisuel public. Il est remplacé par Caroline Got, ancienne directrice générale de TMC et NT1[9].

Le , Véronique Cayla, présidente du directoire d'Arte France, annonce dans un communiqué de presse la nomination de Bruno Patino au poste de directeur éditorial d'Arte France, à compter du , en remplacement de Vincent Meslet qui a pris, fin août, la direction de France 2[10],[11].

Études[modifier | modifier le code]

Bruno Patino est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (Service public, 1986)[12] et de l’ESSEC[réf. nécessaire].

Il est titulaire d’un Master of Arts (Université Johns-Hopkins à Baltimore)[réf. nécessaire] et d’un doctorat (Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle[13]).

Il est également ancien élève de l’INSEAD (Advanced Management Program)[14].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Il a écrit plusieurs ouvrages, dont « Pinochet s’en va » (IHEAL, 2000), une étude sur la transition chilienne, puis, avec Jean-François Fogel, « Une presse sans Gutenberg » (Grasset, 2005 (ISBN 978-2-246-69951-4) ; Points Seuil, 2007), un livre sur l’impact d’Internet sur la presse et le journalisme, enfin, toujours avec Jean-François Fogel, « La condition numérique » (Grasset, 2013 (ISBN 978-2-246-76801-2)); un livre sur les transformations anthropologiques, sociales et économiques, induites par l'entrée dans l'ère du numérique[Quoi ?]. En 2016, il publie Télévisions chez Grasset, un récit personnel sur son expérience à la direction générale des programmes de France Télévisions mêlant anecdotes tirées de ses carnets et analyses des mutations de la télévision[15].

En avril 2019, il publie l'essai La civilisation du poisson rouge, petit traité sur le marché de l'attention (Grasset, 2019 (ISBN 978-2246819295)) expliquant l'économie de l'attention par les industries du web afin de nous rendre dépendants[16] et reprend le système de récompense aléatoire[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://info.france2.fr/medias/bruno-patino-s-occupera-du-numerique-64454547.html
  2. « Un ange passe : Bruno Patino. Descendant d’un compositeur bolivien, le patron de France Culture fait carrière plus vite que la musique. », sur Libération,
  3. http://www.liberation.fr/medias/0101652719-bruno-patino-quitte-france-culture
  4. [1]
  5. Résultat des municipales à Sceaux, site du ministère de l'Intérieur.
  6. [2]
  7. [3]
  8. http://www.franceinfo.fr/medias/tout-et-son-contraire/bruno-patino-le-plus-beau-parti-du-paf-en-haut-de-france-television-949729-2013-04-12
  9. « France Télévisions : Bruno Patino annonce son départ », sur lepoint.fr, (consulté le 23 octobre 2015).
  10. « Bruno Patino ajoute Arte à son CV », sur lepoint.fr, (consulté le 23 octobre 2015).
  11. « Bruno Patino nommé directeur éditorial d'Arte », sur telerama.fr, (consulté le 23 octobre 2015).
  12. http://www.sciences-po.asso.fr/profil/bruno.patino86.
  13. « Le sommeil du lion » : la transition à la démocratie au Chili : 1988-1993, Études latino-américaines, Paris 3, 1998, 2 vol., 564 p. [4]
  14. http://www.republique-des-lettres.fr/10516-bruno-patino.php
  15. « Télévisions », Editions Grasset,‎ (lire en ligne, consulté le 8 mars 2017)
  16. « Bruno Patino : la pêche au poisson rouge », sur www.franceinter.fr, (consulté le 11 avril 2019)
  17. « Numérique : sommes-nous devenus des poissons rouges ? », sur France Culture (consulté le 1er mai 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]