Web-série

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Deux personnages autour d'un bureau dans un bureau ; l'un, affalé, pensif , l'autre, au téléphone, sérieux.
Une web-série peut utiliser un même décor dans plusieurs épisodes afin d'offrir un cadre fixe dans lequel l'intrigue va pouvoir évoluer, mais aussi pour simplifier la production (ici, SDI - Stagiaire à durée interminée, web-série française de 2015).

Une web-série est une série composée de vidéos diffusées sur Internet. Elles naissent souvent sur les sites d'hébergement de vidéos. À l'origine produites par des semi-professionnels avec de faibles moyens, les web-séries connaissent aujourd'hui une montée en gamme liée à l'explosion[réf. nécessaire] du genre sur la toile et à un succès considérable[réf. nécessaire]. Le phénomène de la web-série est à la croisée de plusieurs mondes dont la série télévisée et le court métrage. Elle est à ne pas confondre avec websérie (série sous forme écrite) qui s'apparente plus à la fanfiction et au roman[réf. nécessaire].

Définition[modifier | modifier le code]

La web-série est avant tout un produit audiovisuel de fiction. À contrario de leurs grandes sœurs les séries télévisées, les web-séries tirent leur originalité par leur accessibilité. Diffusée via le web sur des sites dédiés pour les plus grosses productions ou sur les sites d'hébergement de vidéos. Amateur ou professionnelle ces séries de vidéos se sont démocratisées très rapidement et la facilité de la production a grandement encouragé la production amateur. L'engouement pour le genre a même entrainé une petite révolution dans le monde professionnel, en novembre 2007 la web-série Sanctuary (Amanda Tapping) est rachetée par la chaine américaine Syfy US pour une diffusion télévisée[1] et est un très bon exemple de cette nouvelle vague. En France, plusieurs auteurs de web-séries deviennent produits par des chaînes télévisées tout en restant accessibles sur Internet.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les prémices du concept de web-série, en France, se situent vers la fin des années 1990. Quelques séries amateur comme France Five ou Damned sont produites pour être diffusées en Convention Japanim et de manière évènementielle à la télévision, lors de la nuit du film amateur de Game One par exemple. Il est à noter que les épisodes de ces séries durent alors approximativement 30 minutes, et prennent souvent un an à être produits. Cette diffusion plutôt intimiste pousse la plupart de ces séries à se diffuser sur le Web dès le début des années 2000, la toile devenant alors leur principal support de diffusion.

La toute première série française réellement conçue pour le web est Potes7 - Les potes du 7ème[réf. nécessaire]. La première diffusion date d'avril 2003. Les motivations sous-jacentes à la production de web-séries ont évolué au cours des dernières années. Des premières productions très amateur, on a assisté à l'émergence de contenus de plus en plus élaborés, dont certains ont même passé les portes des chaînes télévisées. Dernière évolution en date, les marques produisent désormais des web-séries à des fins de marketing (Vivelle Dop, MSN France, Citroën, etc.).

En 2012, on compte plus d'une centaine de web-séries francophones répertoriées[2] et plusieurs forums très fournis en membres, projets, discussions, débats.

Depuis 2009 le festival du rire de Montreux remet un prix de la meilleure web-série.

Depuis 2008 certaines web-séries, comme Le Visiteur du Futur, Flander's Company, Noob ou Hello Geekette, fidélisent un public grâce à leur présence sur des réseaux sociaux et comptabilisent des millions de vues sur le net.

Certains médias parlent du phénomène des web-séries[3].

Le Marseille Web Fest est le festival international de la web-série de fiction. Il se tient à Marseille au Pôle Média de la Belle de mai à Marseille. La première édition était les 13 et 14 octobre 2011. Ce festival est né d’un accord de partenariat entre les organisateurs de l'édition de Los Angeles, le L.A Web Fest et l'association marseillaise Imago qui rassemble de nombreux professionnels français de l'industrie de l'audiovisuel et du multimédia. Ouvert à tous et entièrement gratuit, ce festival, qui établit un pont entre culture et économie numérique, propose sur 2 jours la projection sur grand écran d'une sélection internationale d'une vingtaine de web-séries. Il permet également aux visiteurs de rencontrer des professionnels internationaux de l'audiovisuel et du multimédia ou encore de participer à des conférences liées à l’actualité et au développement des web-séries.

En mai 2013, Noob récolte 680 000 € par crowfunding (sur 35 000 demandés)[4]. Les médias s'en emparent et commencent à parler de la web-série en général.

En mars 2014, le journaliste Joël Bassaget crée un blog dédié aux web-séries: le Web Series Mag[5]. Traitant des web-séries françaises mais aussi internationales, le blogueur explore et analyse autant que possible le phénomène des web-séries.

En septembre 2014, Noob remporte l'award International aux streamy Awards de Los Angeles[6], offrant une dimension internationale à la web-série française, dont l'évolution ne cesse de croître.

Diffusion[modifier | modifier le code]

La plupart des web-séries sont disponibles sur les sites d'hébergement de vidéos. Certaines ont été créées pour une diffusion plus ou moins parallèle sur ces sites et à la télévision (principalement sur Nolife, avec les exemples de Noob, Flander's Company, Nerdz...) et d'autres ont bénéficié d'une diffusion ultérieure à la télévision (Hello Geekette sur Mangas, Le Visiteur du Futur, J'ai jamais su dire non, Another Hero sur Nolife, Le Visiteur du Futur, Les Opérateurs et Kontainer Kats sur France 4...).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]