Michel Field

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Michel Field
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Michel Field animant La Grande Famille sur Canal+ en novembre 1994.

Naissance (62 ans)
Saint-Saturnin-lès-Apt (Vaucluse)
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
Activité principale
directeur de l'information de France Télévision

Michel Field, né le à Saint-Saturnin-lès-Apt (Vaucluse), est un journaliste, écrivain, animateur de radio et dirigeant de télévision français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et engagement politique[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'Erwin Feldschuh, un ouvrier juif autrichien, dont la vie bascule quand, en 1938, militant clandestin avec Bruno Kreisky, accusé de haute trahison en 1935, il doit émigrer vers la France le jour de l'Anschluss. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ce père de deux autres enfants, Claude et Marianne, entre dans la résistance et transforme son nom en « Field ». Ouvrier chez Ferodo, il devient par la suite ingénieur grâce à une formation du CNAM, puis consultant en organisation[1].

Au lycée Claude-Bernard, Michel Field est responsable lycéen de la Ligue communiste révolutionnaire. Il y milite de 14 à 20 ans. Élève brillant mais frondeur, il est à la fois présenté au concours général et exclu du lycée Claude-Bernard à l'automne 1971. Il passe sa terminale au lycée Honoré de Balzac, puis en hypokhâgne et khâgne au lycée Condorcet, période où des mouvements de protestation agitent le milieu lycéen (parmi les leaders de l'époque :Christophe Aguiton, Isabelle Alleton, Julien Dray, Robi Morder, Pierre Morville, Charlie Najman, Marc Rosenblat, [2]). À la suite de son exclusion, Michel Field fait paraître une tribune dans Le Monde. Il est l'un des leaders du mouvement lycéen contre la loi Debré (1973)[3] : lors d'un débat télévisé, il lance un fameux « rigolo ! » au ministre de l'Éducation, Joseph Fontanet. « J'ai arrêté de militer à 21 ans. Ce qui m'a sauvé, c'est l'investissement dans les études en même temps que la politique[4]. »

En 1978, il obtient son CAPES, en étant major, et se met à enseigner. Il met trois ans pour obtenir son agrégation de philosophie[5]. Il est professeur à l'École normale d'institutrices de Douai puis à l'École normale d'instituteurs de Versailles. Il enseigne également dans les universités de Nanterre et Vincennes à Saint-Denis[5].

Homme de médias[modifier | modifier le code]

En parallèle avec son activité professionnelle, il publie plusieurs romans, et collabore à France Culture et aux Nouvelles Littéraires.

Il commence à acquérir une certaine notoriété en tant qu'homme de radio sur la station de radio France Culture, où il est chroniqueur régulier de l'émission Panorama (émission radiophonique) de 1984 à 1990[5].

En 1989, son roman érotique Impasse de la nuit, livre-culte dans les milieux libertins[réf. nécessaire] et dont l'universitaire Michel Delon affirme qu'il est héritier des grands ouvrages libertins du XVIIIe siècle[réf. nécessaire], l'amène sur le plateau de Ciel, mon mardi ! de Christophe Dechavanne. Dès la semaine suivante, l'animateur lui propose de tenir une chronique hebdomadaire, ce qu'il fait pendant trois ans[5].

En 1992, il est radié de l'enseignement après avoir laissé passer la date de sa reconduction en disponibilité[5]. Il arrive à France 2 où il crée et présente Le cercle de minuit grâce à Laure Adler. L'émission lui rapporte un Sept d'or en 1993.

En 1994, il passe à Canal+ : il remplace un an Jean-Luc Delarue dans La grande famille sans succès et anime trois ans une émission politique, L'hebdo, où les politiques doivent affronter un forum de lycéens et d'étudiants et Pas si vite, un rendez-vous de cinq minutes sur la philosophie.

Il part remplacer Anne Sinclair sur TF1 en tant que présentateur, producteur de Public, qui parvient à juguler l'érosion du rendez-vous dominical de TF1 pendant deux ans[réf. nécessaire]. France 3 lui propose de reprendre La Marche du siècle, qui deviendra l'année suivante Ce qui fait débat, et de créer une autre émission : Prise Directe, expérience de libre antenne dans les cafés des villes de France. L'émission dure deux ans mais, à l'approche de l'année électorale, la direction de France 3 préfère ne pas poursuivre.

En 2000, Michel Field s'associe à Serge Kraïf, industriel dans le textile, pour créer une des premières télévisions sur le net, Alatele.com. Le projet rencontre un certain succès d'audience[réf. nécessaire], notamment grâce à la présence de Danièle Gilbert. Toutefois, ne disposant pas de modèle économique probant, il disparaît avec l'éclatement de la bulle internet.

En 2003, il se voit confier Comme au cinéma sur France 2 qu'il présente pendant un an. Il poursuit son itinéraire sur Paris Première, où il anime l'émission littéraire Field dans ta chambre, devenue Ça balance à Paris.

De 1995 à 2015, il est une des voix d'Europe 1 où il anime longtemps la tranche 18 h - 20 h, avec un rendez-vous quotidien de libre antenne des auditeurs. Il prend en charge en 2006 un rendez-vous hebdomadaire sur les questions d'environnement, Écolographie. De à 2015, il propose avec Olivier Duhamel Médiapolis, un magazine hebdomadaire d'une heure où ils décortiquent les nouvelles relations dans les médias et le monde politique.

En 2005, il abandonne l'animation de Ça balance à Paris pour rejoindre la chaîne d'information en continu LCI afin d'animer tous les soirs la tranche d'information de 18 h à 20 h[6]. Il propose notamment à 18 h 30 Le Oui/Non, un rendez-vous politique dans lequel les invités doivent répondre par oui ou par non à cinq questions précises qu'ils auront loisir de développer. De 2005 à 2007, il présente l'émission Politiquement Show sur LCI, avec Patrick Buisson. À partir de [7], il anime aussi Le ring, du lundi au jeudi de 17 h à 18 h.

À partir d', Michel Field anime sur TF1 Au Field de la nuit, un magazine culturel de 52 minutes diffusé en troisième partie de soirée[8].

À la rentrée 2010, il présente une émission quotidienne Café découvertes sur Europe 1 jusqu'en février 2011. Il poursuit par ailleurs la présentation de Médiapolis avec Olivier Duhamel.

À la rentrée 2010, sa tranche infos en soirée sur LCI se voit élargie, puisqu'il est présent de 17 h à 20 h, du lundi au jeudi pour Le 17/20. Il est remplacé par Romain Hussenot le vendredi.

Entre le 22 août 2011 et fin juillet 2012, il présente une émission quotidienne de 21 h 00 à 22 h 30 sur Europe 1 nommée Rendez-vous à l'hôtel en direct de l'hôtel Costes. Du lundi au jeudi, il reçoit à sa table une dizaine d'invités culturels aux côtés de chroniqueurs, Pierre de Vilno, Bruno Cras, Françoise Gaujour, Constance Chaillet, Nourchene Cherif, Julien Cottereau, Wendy Bouchard et Anne Michelet.

En septembre 2013, il rejoint la matinale de LCI[9].

Michel Field est l'un des personnages cités dans le documentaire Les Nouveaux Chiens de garde[10], qui dénonce la collusion des journalistes avec les pouvoirs économiques et politiques[11],[12].

Michel Field anime l'émission Historiquement show sur la chaîne de télévision Histoire.

Pendant l'été 2015, il présente Médiapolis Fictions avec Olivier Duhamel sur Europe 1, le samedi de 10 h à 11 h[13].

Au début de l'été 2015, son départ d'Europe 1, de LCI et de la chaîne Histoire est annoncé, il est remplacé par Natacha Polony dans l'émission Mediapolis. Il prend la direction de France 5 à la rentrée 2015[14],[15].

Le , Michel Field est nommé directeur exécutif de l'information de France Télévisions par Delphine Ernotte, en remplacement de Pascal Golomer[16],[17],[18]. Il fait face dès avril 2016 à une motion de défiance initiée par les rédactions de France 2, France 3 et du site Francetv info[19].

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Émission Nonobstant de France Inter, interview d'Yves Calvi le 24 juin 2010.
  2. Jean-Christophe Cambadélis, Le chuchotement de la vérité…, Paris, 2000.
  3. Voir partie sur le mouvement lycéen dans l'article de Robi Morder, Les Cahiers du Germe, 2002 .http://www.germe-inform.fr/?p=694
  4. « Michel Field, 43 ans, anime Public, le dimanche à 19 heures, et devient la caution de gauche de TF1 à la suite d'Anne Sinclair. Michel Gauche », Libération, 6 septembre 1997.
  5. a, b, c, d et e Hélène Riffaudeau, « Michel Field : "J'aurais mieux fait d'être universitaire" », sur Le Nouvel Observateur,‎
  6. « Michel Field prend les commandes du 18-20h de LCI » sur Ozap.com,
  7. Julien Mielcarek, « Tranche renforcée pour Michel Field sur LCI » sur Ozap.com,
  8. « Michel Field de retour sur TF1 le mardi 7 octobre » sur Ozap.com,
  9. Chabot, Field et Durand arrivent à la rescousse de LCI.
  10. « "Les nouveaux chiens de garde", ou la voix de leurs maîtres », dailymotion.com
  11. « "Les nouveaux chiens de garde", ou la voix de leurs maîtres », Jean-Claude Raspiengeas, La Croix.com, 20 janvier 2012
  12. « Pourquoi les journalistes doivent voir “Les Nouveaux Chiens de garde” », Eric Mettout, L'Express.fr, 20 janvier 2012.
  13. C'est l'été sur Europe 1
  14. Delphine Ernotte prend la barre du paquebot France Télévisions
  15. « Michel Field annonce son départ aux salariés de LCI », sur ozap.com,‎ (consulté le 28 octobre 2015).
  16. Alexandre Piquard, « France Télévisions : Michel Field nommé directeur de l’information » sur Le Monde, 7 décembre 2015.
  17. France Télévisions: nomination surprise de Michel Field, lexpansion.lexpress.fr, 7 décembre 2015
  18. Michel Field devient directeur de l'information de France Télévisions, 8 décembre 2015.
  19. « France Télévisions : une motion de défiance contre Michel Field soumise au vote mardi », AFP, 14 avril 2016.

Lien externe[modifier | modifier le code]