Vieux-Vy-sur-Couesnon

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Vieux-Vy-sur-Couesnon
Vieux-Vy-sur-Couesnon
L'église Saint-Germain.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Antrain
Intercommunalité Communauté de communes Val d'Ille-Aubigné
Maire
Mandat
Pascal Dewasmes
2014-2020
Code postal 35490
Code commune 35355
Démographie
Population
municipale
1 171 hab. (2015 en augmentation de 6,07 % par rapport à 2010)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 20′ 30″ nord, 1° 29′ 22″ ouest
Altitude Min. 22 m
Max. 107 m
Superficie 21,56 km2
Localisation

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Liens
Site web www.vieux-vy-sur-couesnon.fr

Vieux-Vy-sur-Couesnon est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne, peuplée de 1 171 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Vieux-Vy-sur-Couesnon est un village de l'Ouest de la France, situé dans les marches de Bretagne en pays de Fougères, sur le Couesnon.

Son bourg est situé à 33 km au nord-est de Rennes et à 35 km au sud du Mont-Saint-Michel.

Les communes limitrophes sont Romazy, Chauvigné, Saint-Christophe-de-Valains, Saint-Ouen-des-Alleux, Mézières-sur-Couesnon, Gahard, et Sens-de-Bretagne.

La commune est géologiquement située dans le domaine nord-armoricain (Cadomienne) et cette position a conduit à désigner le synclinal local par son nom : synclinal de Vieux-Vy-sur-Couesnon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attestée sous la forme latine Vetus Victus dès 1063[réf. nécessaire].

En latin classique, vicus est un quartier de ville ou bourgade rurale ; dans la Gaule romaine, un village, une ville de taille moyenne ou de moyenne importance, sans fortifications particulières.

« Vieux-Vy » signifie « le vieux village ».

Les anciens y parlent encore le gallo[réf. nécessaire], une langue d'oïl. En breton, elle s’appelle Henwig-ar-C’houenon.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Dès la protohistoire, le territoire présente des traces d'implantations pouvant s'expliquer par sa situation, sur le Couesnon et au passage des gués. Les vestiges d'un retranchement consolidé dans le hameau d'Orange témoignent d'une occupation oraganisée dans le temps et l'espace. Ce site est réinvesti par les Romains qui édifient un camp.

Au Moyen Âge, l'implantation se fait autour de l'église. Mais elle ne se consolide qu'après des ravages causés par les razzias normandes au IXe siècle et Xe siècle. Les habitants doivent se battre pour défendre leurs droits et leur identité face à l'abbaye de Gahard dont ils dépendent et obtiennent le statut de « paroisse civile », la première de Bretagne à la suite d'un contrat signé en 1040.

Rattachée par le découpage administratif à l'autorité des seigneurs d'Orange, vassaux des barons de Fougères, la commune dépend de Rennes pour les questions religieuses. Deux villes influencent donc son développement. Vieux-Vy-sur-Couesnon est également tiraillée entre le royaume de France et le duché de Bretagne au XVe siècle lorsque se déroule la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier (1488). Du site d'Orange, renforcé pour la circonstance, le duc d'Orléans et ses généraux se sont préparés à l'attaque, forts de leurs 7 000 hommes.

Au XIXe siècle, l'activité économique est en plein essor grâce aux moulins et à la fabrication du papier, ainsi que l'exploitation de la mine de la Touche, à Brais.

Des exilés espagnols sont hébergés dans les bâtiments de l'ancienne mine d'argent au début de la Seconde Guerre mondiale, une famille par pièce, pas d'électricité, dans des conditions déplorables. On y trouvera plus tard un camp de jeunesse rassemblant des enfants menacés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983[1] mars 2008 Yves Maillard   Retraité
mars 2008[2] mars 2014 Joël Hardy   Militaire retraité
28 mars 2014[3] en cours Pascal Dewasmes SE Infirmier libéral
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2015, la commune comptait 1 171 habitants[Note 2], en augmentation de 6,07 % par rapport à 2010 (Ille-et-Vilaine : +5,54 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1681 1191 2261 2811 2001 2561 2041 2911 380
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4201 4971 5251 5031 5921 5911 5391 5581 538
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4131 6181 2361 0981 0731 0881 1061 1101 063
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 0239419288358638611 0431 0691 119
2015 - - - - - - - -
1 171--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Vieux-Vy dispose de deux classes de maternelle et trois classes de primaire.

Économie[modifier | modifier le code]

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La mine de Brais[modifier | modifier le code]

Une mine de plomb argentifère était exploitée au XIXe siècle sur le lieu-dit Brais. La mine est ouverte en 1879, et est exploitée tout d'abord pour un filon de plomb. de 1880 à 1894, le minerai brut (blende, galène et pyrite) en est extrait. En 1890, la société « Les mines argentifères de la Touche » est créée pour gérer la concession. Elle est dissoute en 1894.

Dans les années 1900, l'exploitation reprend. Cette fois-ci, la société gérante emploie jusqu'à 350 salariés, et produit un tonnage annuel de 12 000 tonnes de plomb argentifère. En 1907, l'activité cesse pour raisons financières.

Troisième épisode industriel pour le site, en 1927, une troisième société entreprend l'exploitation du filon, et construit la cité ouvrière encore existante aujourd'hui. En 1929, la centrale électrique à gaz pauvre, construite en 1903, est démontée pour relier le site au réseau électrique général. Cette même année, l'entreprise fait faillite et l'exploitation est à nouveau stoppée.

Enfin, de 1941 à 1951, la mine est exploitée pour la quatrième fois, sous l'égide de l'occupant allemand, puis par la « compagnie de la Dyr ». En 1956, elle est fermée définitivement, et il faut attendre 2009 pour que le site soit à nouveau fréquenté, mais par les touristes, cette fois-ci.

Durant la guerre, la mine sert tout d'abord à accueillir des réfugiés espagnols en fuite, puis un « camp de jeunesse ». Lorsqu'elle est remise en route pour les besoins des Allemands, qui utiliseront le gisement de pyrite, c'est la « Compagnie des mines de Bretagne » qui l'exploite, et elle est le siège d'un groupe de résistants, intégré au « FTPF », dont fait partie Yvonnick Laurent avant d'être fusillé à la ferme de la « Roche-aux-Merles » le .

Autres[modifier | modifier le code]

  • Une carrière de granite est toujours en exploitation au nord-est, non loin du site de l'ancienne mine.
  • Une autre est en exploitation au sud-ouest.
  • Une ligne de bus (Rennes/Antrain) dessert le village, fournie par le réseau « Illenoo ».

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Germain, datant pour la majeure partie du XVIe siècle, mais certaines parties datent du XIe siècle. L'orgue, classé, date de 1883.
  • Château du Moulinet, datant du XIXe siècle.
  • Grotte de Brais (dédiée à la Vierge Marie).
  • Les ruines de la mine de plomb argentifère, sur le site de Brais.
  • Sept moulins à eau sur le Couesnon sur le territoire de la commune, principalement des moulins à papier.
  • Le mur cyclopéen d'Orange (âge du fer).
  • Un sarcophage de granite, mentionné dès 1020 à la porte de l'église, en forme d'auge.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Monument à la mémoire d'Yvonnick Laurent.

Yvonnick Laurent, résistant martyr pendant la Seconde Guerre mondiale, mort le à l'âge de 21 ans.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine, Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France », Paris, mars 2000, 2 tomes, 1781 p. (ISBN 2-84234-072-8).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015, légale en 2018.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]