Vieux-Vy-sur-Couesnon

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Vieux-Vy-sur-Couesnon
Mairie de Vieux-Vy-sur-Couesnon.
Mairie de Vieux-Vy-sur-Couesnon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Antrain
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Aubigné
Maire
Mandat
Pascal Dewasmes
2014-2020
Code postal 35490
Code commune 35355
Démographie
Population
municipale
1 119 hab. (2012)
Densité 52 hab./km2
Population
aire urbaine
12 022 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 20′ 33″ N 1° 29′ 18″ O / 48.3425, -1.4883333348° 20′ 33″ Nord 1° 29′ 18″ Ouest / 48.3425, -1.48833333
Altitude Min. 22 m – Max. 107 m
Superficie 21,56 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la commune

Vieux-Vy-sur-Couesnon est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne.

Les anciens y parlent encore le gallo, une langue d'oïl. En breton, elle s’appelle Henwig-ar-C’houenon.

Géographie[modifier | modifier le code]

C'est un village de l'ouest de la France, situé dans les marches de Bretagne en pays de Fougères, sur le Couesnon.

Vieux-Vy-sur-Couesnon est situé à 33 km au nord-est de Rennes et à 35 km au sud du Mont-Saint-Michel.

Les communes limitrophes sont Romazy, Chauvigné, Saint-Christophe-de-Valains, Saint-Ouen-des-Alleux, Mézières-sur-Couesnon, Gahard, et Sens-de-Bretagne.

La commune est géologiquement située dans le domaine nord-armoricain (Cadomienne) et cette position a conduit à désigner le synclinal local par son nom : Synclinal de Vieux-Vy-sur-Couesnon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès la protohistoire, le territoire présente des traces d'implantations pouvant s'expliquer par sa situation, sur le Couesnon et au passage des gués. Les Vestiges d'un retranchement consolidé dans le hameau d'Orange témoignent d'une occupation oraganisée dans le temps et l'espace. Ce site est réinvesti par les Romains qui édifient un camp.

Au Moyen Âge, l'implantation se fait autour de l'église. Mais elle ne se consolide qu'après des ravages causés par les razzias normandes au IXe siècle et Xe siècle. Les habitants doivent se battre pour défendre leurs droits et leur identité face à l'abbaye de Gahard dont ils dépendent et obtiennent le statut de "paroisse civile", la première de Bretagne à la suite d'un contrat signé en 1040.

Rattachée par le découpage administratif à l'autorité des seigneurs d'Orange, vassaux des barons de Fougères, la commune dépend de Rennes pour les questions religieuses. Deux Métropoles influencent donc son développement. Vieux-Vy-sur-Couesnon est également tiraillée entre le royaume de France et le duché de Bretagne au XVe siècle lorsque se déroule la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier (1488). Du site d'Orange, renforcé pour la circonstance, le duc d'Orléans et ses généraux se sont préparés à l'attaque, forts de leurs 7 000 hommes.

Au XIXe siècle, l'activité économique est en plein essor grâce aux moulins et à la fabrication du papier, ainsi que l'exploitation de la mine de la Touche, à Brais.

Des exilés Espagnols sont héberges dans les bâtiments de l'ancienne mine d'argent au début de la Seconde Guerre mondiale, une famille par pièce, pas d'électricité, dans des conditions déplorables. On y trouvera plus tard un camp de jeunesse rassemblant des enfants menacés.

Le nom Vieux-Vy sur Couesnon vient vraisemblablement du latin Vetus Victus, vieux-bourg. Il est appelé sous ce nom dès 1063.

Économie[modifier | modifier le code]

La mine de Brais[modifier | modifier le code]

Une mine de plomb argentifère était exploitée au XIXe siècle sur le lieu dit Brais. La mine a été ouverte en 1879, et sera exploitée tout d'abord pour un filon de plomb. de 1880 à 1894, le minerai brut (blende, galène et pyrite) en sera extrait. En 1890, la société « Les mines argentifères de la Touche » est créée pour gérer la concession. Elle sera dissoute en 1894. dans les années 1900, l'exploitation reprend. Cette fois-ci, la société gérante emploiera jusqu'à 350 salariés, et produira un tonnage annuel de 12 000 Tonnes de plomb argentifère. En 1907, l'activité cesse pour raisons financières.

Troisième épisode industriel pour le site, en 1927, une troisième société entreprend l'exploitation du filon, et construit la cité ouvrière que l'on peut voir aujourd'hui. En 1929, la centrale électrique à gaz pauvre, construite en 1903, est démontée pour relier le site au réseau électrique général. Cette même année, l'entreprise fait faillite, et l'exploitation est à nouveau stoppée.

Enfin, de 1941 à 1951, la mine est exploitée pour la quatrième fois, sous l'égide de l'occupant allemand, puis par la « compagnie de la Dyr ». En 1956 elle est fermée définitivement, et il faudra attendre 2009 pour que le site soit à nouveau fréquenté, mais par les touristes, cette fois-ci.

Durant la guerre, la mine sert tout d'abord à accueillir des réfugiés espagnols en fuite, puis un « camp de jeunesse ». Lorsqu'elle est remise en route pour les besoins des allemands, qui utiliseront le gisement de pyrite, c'est la « Compagnie des Mines de Bretagne » qui l'exploitera, et elle sera le siège d'un groupe de résistants, intégré au « FTPF », dont fit partie Yvonnick Laurent avant d'être fusillé à la ferme de la « Roche-aux-Merles » le 8 juillet 1944.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Une carrière de granite est toujours en exploitation au nord-est, non loin du site de l'ancienne mine.
  • Une autre est en exploitation au sud ouest.
  • Un ligne de bus (Rennes/Antrain) dessert le village, fourni par le réseau « Illenoo ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 2008 Yves Maillard   Retraité
mars 2008 mars 2014 Joël Hardy   Militaire retraité
28 mars 2014 en cours Pascal Dewasmes[1]   Infirmier
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 119 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 168 1 119 1 226 1 281 1 200 1 256 1 204 1 291 1 380
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 420 1 497 1 525 1 503 1 592 1 591 1 539 1 558 1 538
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 413 1 618 1 236 1 098 1 073 1 088 1 106 1 110 1 063
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 023 941 928 835 863 861 1 043 1 069 1 119
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Vieux-Vy dispose de deux classes de maternelle et trois classes de primaire.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Germain.
  • Église Saint-Germain, datant pour la majeure partie du XVIe siècle, mais certaines parties datent du XIe siècle. L'orgue, classé, date de 1883 ;
  • Château du Moulinet, datant du XIXe siècle ;
  • Grotte de Brais (dédiée à la Vierge Marie) ;
  • les ruines de la mine de plomb argentifère, sur le site de Brais ;
  • sept moulins à eau sur le Couesnon sur le territoire de la commune, principalement des moulins à papier ;
  • le mur cyclopéen d'Orange (âge du fer) ;
  • l'existence d'un sarcophage de granite, mentionné dès 1020 à la porte de l'église, en forme d'auge.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Monument à la mémoire d'Yvonnick Laurent.

Yvonnick Laurent, résistant martyr pendant la Seconde Guerre mondiale, mort le 8 juillet 1944 à l'âge de 21 ans.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Patrimoine des Communes d'Ille-et-Vilaine, Flohic, coll. « Le Patrimoine des Communes de France », Paris, Mars 2000, 2 Tomes, 1781 p. (ISBN 2-84234-072-8)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]