Liffré

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Liffré
Centre-ville de Liffré (rue de Fougères)
Centre-ville de Liffré (rue de Fougères)
Blason de Liffré
Blason
Liffré
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Liffré (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Liffré
Maire
Mandat
Loïg Chesnais-Girard
2014-2020
Code postal 35340
Code commune 35152
Démographie
Gentilé Liffréen
Population
municipale
6 816 hab. (2011)
Densité 102 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 51″ N 1° 30′ 24″ O / 48.214167, -1.506667 ()48° 12′ 51″ Nord 1° 30′ 24″ Ouest / 48.214167, -1.506667 ()  
Altitude 95 m (min. : 40 m) (max. : 113 m)
Superficie 66,86 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-liffre.fr

Liffré est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, dans la région Bretagne. Elle est le chef-lieu du canton de Liffré.

Géographie[modifier | modifier le code]

Liffré est située à 18 km de Rennes, à 28 km de Fougères, à 20 km de la gare TGV de Rennes, et à 30 km de l'aéroport de Rennes. Une liaison de transport en commun par bus est assurée tous les jours en direction de Rennes et de Fougères. La commune est traversée par l'autoroute des Estuaires A84 (échangeurs 26 Liffré-centre et 27 Liffré-Beaugé).

La commune s'étend sur 6 686 ha, dont 3 985 ha de forêts (forêt domaniale de Rennes et forêt domaniale de Liffré). Du point de vue de la richesse de la flore, Liffré fait partie des communes du département possédant dans leurs différents biotopes un nombre important de taxons (espèces), soit 510 pour une moyenne communale de 348 taxons et un total départemental de 1 373 taxons (118 familles). Plus que ce nombre, il faut considérer 48 taxons à forte valeur patrimoniale (total de 207) ; 18 taxons protégés et 36 appartenant à la liste rouge du Massif armoricain (total départemental de 237) [1].

La commune comporte 2 789 logements dont 470 en immeubles collectifs. 302 logements locatifs dans le parc public à fin 2010.

Économie[modifier | modifier le code]

Près de 200 activités sont répertoriées, réparties dans la ville et sur les zones d'activités : la Mare Gaucher (SVA, Clermont Groupe Jean Floc'h), la zone de la Perrière, les zones de Beaugé 1 (Canon Bretagne), Beaugé 2 (artisans et PME), Beaugé 3 (intercommunale) et le Parc d'activités de Sevailles. La ville compte trois centres commerciaux de 3 500, 3 900 et 1 000 m² (Intermarché, Super U et Lidl). Beaugé III est une zone d'activités intercommunale soumise à une taxe professionnelle de zone, au profit de la communauté de communes du Pays de Liffré. Au-delà de la zone commerciale, 13 ha sont consacrés à une plate-forme logistique du groupe Lidl (30 000 m² de bâtiments). Le Parc d'Activités de Sevailles, comptant 15 ha entre l'A84 et l'ancienne RN12, est en cours de commercialisation par le Pays de Liffré.

La commune compte également 34 exploitations agricoles.

Les marchés hebdomadaires ont lieu le vendredi et dimanche.

Équipements et vie associative[modifier | modifier le code]

La ville possède de nombreux équipements sportifs et culturels :

  • une piscine de 25 m avec spa et hammam ;
  • le stade d'athlétisme Nelson Paillou ;
  • le complexe sportif Jules Ferry : 3 terrains de football en herbe, 1 terrain stabilisé, 3 salles omnisports ;
  • la salle Pierre de Coubertin : salle de gymnastique et d'escalade ;
  • l'espace Paul Davené : 2 terrains de tennis convertibles en 10 terrains de badminton, 1 terrain de football, 1 terrain de tennis ;
  • la croisette : parcours VTT et terrain extérieur de tir à l'arc (tir FITA) ;
  • le centre culturel avec une salle de spectacle de 400 places et d'une salle polyvalente ;
  • l'espace intergénérations et la médiathèque ;
  • un centre de loisirs sans hébergement, Pierre Rouzel, ouvert en 2004 dans un parc de 10 ha à proximité de la forêt ;
  • un cinéma associatif Le Saint-Michel.

En plus de ces équipements, on peut citer les autres parcs et espaces naturels pour la détente ou la pratique sportive : le parc Léo Lagrange, le parc des senteurs, les étangs, les forêts de Rennes et de Liffré situés sur la commune (4 000 ha), le CRAPA, le parcours écologique, la coulée verte, le sentier du point du jour.

La commune compte environ 80 associations[2] sportives, de loisirs, sociales, d'anciens combattants, de quartier, de chasse, de parents d'élèves, de regroupements professionnels. Parmi ces associations, on retrouve l'union sportive de Liffré (USL) qui compte 13 sections sportives dont une section de football gaélique : l'Entente gaélique de Haute-Bretagne championne de Bretagne en titre.

La ville de Liffré a reçu en 1995 le titre de ville la plus sportive de France dans la catégorie villes de moins de 30 000 habitants (concours organisé par le quotidien L'Équipe).

Histoire[modifier | modifier le code]

Église de Liffré

La découverte de pièces de monnaies anciennes sur le territoire témoigne de l'occupation gallo-romaine. La paroisse naît à la suite de la mise en valeur de la forêt de Rennes. Comme La Bouëxière et Saint-Sulpice-la-Forêt au XIIe siècle, Liffré, Sérigné et Saint-Aubin-du-Cormier se sont constituées grâce aux défrichements du XIIIe siècle. Terrain de chasse de prédilection des comtes de Rennes et des ducs de Bretagne, la paroisse se situe sur leur domaine ducal. La paroisse de Sérigné est rapidement rattachée au territoire de Liffré ; plusieurs prieurés s'y installent sous la protection des ducs. Bénéficiant d'une situation privilégiée sur l'axe de communication Rennes - Fougères, son développement paraît lent mais continu. Liffré est occupé, comme l'abbaye de Saint-Sulpice, par les troupes françaises qui menacent Rennes en 1491, pour obliger la duchesse Anne au mariage avec le roi de France. À la Révolution, Liffré devient le chef-lieu de canton et son développement se poursuit, notamment grâce à l'exploitation des forges de Sérigné, des carrières de pierre et à la population ouvrière de la forêt.

En 1691, le recteur de Liffré, Thomas Constance, rendit aveu au roi pour neuf traits de dîme dont il jouissait en sa paroisse, savoir : le Bourg, le Breil, Launay, la Martouais, Colleray, Mordrée, la Plardaye, Fouillard et Champgiron. Son successeur, M. Bazin, déclara que ses dîmes valaient 1 590 livres de rente et qu'il jouissait en plus de la chapellenie de la Benazerie, valant 80 livres[3].

La population de la commune est favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l'anniversaire de l'exécution de Louis XVI, accompagnée d'un serment de haine à la royauté et à l'anarchie, fêtée à partir de 1795[4].

En 1794, pendant la guerre de Vendée, le compte Joseph de Puisaye alors en clandestinité suite à la Révolution, est en route pour Vitré et la Gravelle et arriva au bourg de Liffré à la tête de 6 à 700 royalistes. Cette troupe royaliste fut défaite le 5 juin 1794 à Liffré par les compagnies républicaines, Puisaye s'échappa à cheval[5],[6].

Au XIXe siècle, les transports ferroviaires secondaires apparaissent ; Liffré ne connaît qu'un très léger fléchissement de sa population au tournant du siècle. À partir des années 1970, la commune connaît une explosion démographique importante avec l'extension de l'agglomération de Rennes sur la première couronne.

Le hameau de Fouillard dépendait autrefois de la paroisse de Liffré. Mais dès 1866, les habitants du hameau demandent leur rattachement à Thorigné, ce qui leur est accordé par décret du . La commune prend alors le nom de Thorigné-Fouillard.

Le nom de la ville viendrait du nom germanique Liutfred.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Taillé, au premier de sinople aux deux étoiles d'or, au second de gueules aux deux étoiles aussi d'or.

Administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Liffré.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
décembre 1919[7]  ?? Besneux    
 ??  ??  ??    
mars 1953 mars 1965 Jean Vincent    
mars 1965 mars 1971 Jean Touffet    
mars 1971 mars 1983 Louis Lorant    
mars 1983 mars 2008 Clément Théaudin PS Enseignant retraité
Député (1981-1988)
Conseiller général (Depuis 1998)
mars 2008 en cours Loïg Chesnais-Girard[8] PS Cadre bancaire
Conseiller régional (Depuis 2010)
Les données manquantes sont à compléter.

Élections[modifier | modifier le code]

Loïg Chesnais-Girard, maire en 2008.

Élections municipales des 6 et 13 mars 1983

1er tour :

  • Liste DVG « Mieux vivre ensemble à Liffré » conduite par Clément Théaudin : 45,44 %.
  • Liste DVD « Ensemble continuons le développement de notre commune » conduite par Louis Lorant : 39,56 %.
  • Liste DVD « Union pour Liffré » conduite par Jean Vincent : 14,99 %.

2è tour :

  • Liste DVG « Mieux vivre ensemble à Liffré » conduite par Clément Théaudin : 51,03 %, 21 sièges.
  • Liste DVD « Ensemble continuons le développement de notre commune » conduite par Louis Lorant : 48,97 %, 6 sièges.

Élections municipales du 12 mars 1989

  • Liste DVG « Liffré gagne, continuons ensemble » conduite par Clément Théaudin : 57,38 %, 23 sièges.
  • Liste DVD « Une équipe pour Liffré demain » conduite par Adrien Hillion : 42,62 %, 6 sièges.

Élections municipales des 11 et 18 juin 1995

  • Liste DVG « Vivre Liffré ensemble passionnément » conduite par Clément Théaudin : 51,35 %, 22 élus.
  • Liste DVD « Construire Liffré ensemble » conduite par Catherine Rogue : 48,65 %, 7 élus.

Élections municipales des 11 et 18 mars 2001

  • Liste DVG « Liffré, un avenir dynamique, harmonieux et solidaire » conduite par Clément Théaudin : 51,63 %, 22 élus.
  • Liste DVD « Vivre à Liffré » conduite par Éric Moisan : 28,87 %, 4 élus.
  • Liste DVD « Construire Liffré ensemble » conduite par Catherine Rogue : 19,51 %, 3 élus.

Élections municipales des 9 et 16 mars 2008

  • Liste DVG « Liffré, une histoire, un avenir » conduite par Loïg Chesnais-Girard : 69,37 %, 25 élus.
  • Liste DVD « Vivre à Liffré » conduite par Joëlle Moisan : 30,63 %, 4 élus.

Élections municipales des 23 et 30 mars 2014

  • Une seule liste se présente au suffrage des électeurs : « Liffré, un projet citoyen » conduite par Loïg Chesnais-Girard

Finances[modifier | modifier le code]

Budget 2011 :

  • 8 477 801 € de fonctionnement
  • 5 862 172 € d'investissements

Taux d'imposition 2011 :

  • taxe d'habitation à 18,16 %
  • taxe foncière sur les propriétés bâties à 9,66 %
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties à 37,40 %

La fiscalité des entreprises (cotisation foncière et cotisation sur la valeur ajoutée) a été transférée à la communauté de communes du Pays de Liffré au 1er janvier 2013 avec un taux de CFE de 24,40 %.

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • La commune dispose de 2 écoles maternelles (dont 1 publique), 3 écoles primaires (dont 2 publiques), et de 2 collèges (dont 1 public, le collège Martin Luther King, ouvert en 1973.),
  • 1 école intercommunale de musique

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 816 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 035 2 096 2 228 2 300 2 549 2 492 2 402 2 662 2 501
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 779 2 885 3 128 3 175 3 050 3 016 3 031 2 944 3 001
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 910 2 952 2 904 2 543 2 597 2 553 2 387 2 410 2 365
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 558 2 817 4 040 4 205 5 659 6 454 6 551 6 646 6 829
2011 - - - - - - - -
6 816 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Hôtel de Ville, construit dans la première moitié du XIXe siècle pour répondre au fort développement démographique de la commune et à l'affirmation de la place de Liffré dans le nouveau découpage administratif. Le bâtiment, dans le style des constructions de cette époque, comporte une grande horloge au fronton ; de grandes ouvertures du rez-de-chaussée sont le signe que l'édifice a par le passé accueilli les halles. En 1987, la mairie est agrandie et modernisée.
  • Église Saint-Michel, a été construite en 1871 par l'architecte Arthur Regnault, restée inachevée jusqu'en 1936, c'est l'architecte Hyacinthe Perrin qui termine les travaux, dont le haut du clocher avec une lanterne des morts.
  • Étang du Moulin, un des étangs mésotrophes initiaux d'Ille-et-Vilaine[11]

Transports[modifier | modifier le code]

  • Desservie par l'autoroute des estuaires (A 84) depuis la rocade nord de Rennes.
  • Desservie par les cars du réseau interurbain Illenoo :
  • Lignes d'été sur le Pays de Liffré par la communauté de communes
  • Transport à la demande les vendredis matins sur le Pays de Liffré

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Diard, La flore d'Ille-et-Vilaine, Atlas floristique de Bretagne, Rennes, Siloë, 2005, carte p. 170.
  2. Ville de Liffré - Guide des associations 2011/2012
  3. Archives départementales d'Ille-et-Vilaine et de la Loire-Inférieure.
  4. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399
  5. Alphonse Beauchamp, Histoire de la guerre de Vendée et des Chouans, Tome troisième, Paris, Giguet et Michaud, 1806, p. 70. [1]
  6. France militaire, Histoire des armées françaises de terre et de mer de 1792 à 1837, Tome deuxième, Paris, Delloye, 1838, p. 2, [2].
  7. Les élections des maires : arrondissement de Rennes, L'Ouest-Éclair du 11 décembre 1919, no 7269 (lire en ligne).
  8. « Les maires élus du 1er tour », Dimanche Ouest-France, no 534,‎ 16 mars 2008, p. 10-11 (ISSN 1285-7688)
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  11. Louis Diard, La flore d'Ille-et-Vilaine, Atlas floristique de Bretagne, Rennes, Siloë, 2005, p. 64.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]