Georges Récipon

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Georges Récipon
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Quadrige de L’Harmonie triomphant de la Discorde (1900), Paris, Grand Palais.

Naissance
Décès
Nationalité
Activités

Georges Récipon, né à Paris (3e arrondissement) le [1], et mort à Saint-Cloud le , est un peintre et sculpteur français.

Il débute au Salon de 1879, dont il devient sociétaire en 1888, et participe aux Expositions universelles de 1889, 1890 et 1900. Peintre de paysages et de portraits, il est surtout connu comme sculpteur. Il est notamment l'auteur des quadriges surmontant les portes septentrionales et méridionales du Grand Palais, et des Nymphes de la clé du pont Alexandre-III à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Georges Récipon est le fils de l'orfèvre Paul-Edmond Récipon, avec qui il collabore aux travaux, puis il entre à l'École des beaux-arts de Paris, où il est l'élève d'Auguste Dumont et de Gabriel-Jules Thomas.

Il obtient, en peinture, le premier prix Jouvain d'Allainville (1882) et un prix de peinture décorative, et le premier second grand prix de Rome en sculpture, avec le Retour de l'enfant prodigue (1889).

Il collabore au Figaro illustré, à la Revue illustrée, à la Revue des Lettres et des Arts, au Monde illustré, où ses compositions ont été très remarquées. Il illustre divers ouvrages pour les éditeurs Conquet, Hachette, Brochet, Launette, etc.

Son œuvre, très considérable, en peinture comme en sculpture, a toujours été favorablement accueillie par la critique et le public. Arsène Alexandre, dans Le Figaro, Ch. Ponson-Lailly dans le Monde Illustré, et d'autres, nombreux, constatent que Georges Récipon possède à la fois la puissance, la grâce et surtout un beau don de spontanéité et d'exubérance, caractéristique de son très personnel talent[réf. nécessaire].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Nymphes de la Seine (1900), clé du pont Alexandre-III à Paris.
Nymphes de la Neva (1900), clé du pont Alexandre-III à Paris.
Détail du Monument au général de Lariboisière (1893), Fougères.

Il a envoyé aux Salons successifs de la Société des artistes français, dans la section de sculpture : Tyrtée, groupe plâtre (1879), Pandore, statuette (1880), M. Mulot, buste bronze (1881), Portrait de Mlle C. Chassaing, buste plâtre (1886), L'Aube, haut-relief décoratif, et J.B. Pasdeloup, plâtre (1888), La Harpe et l'Épée, allégorie, statue plâtre (1890), le Monument au général de Lariboisière, statue équestre, plâtre (1891), reproduit en bronze, ce monument fut inaugurée en 1893 à Fougères (Ille-et-Vilaine)[2], Vénus, statuette marbre (1893), M. Danbé, buste plâtre, et Cheval emballé, bronze qui appartient à M. Siot-Decauville (1894), Mes Fillettes, plâtre, M. Paul Monnet, de la Comédie Française, buste plâtre, et deux médaillons plâtre (1897), Notre amie, buste bronze qui appartient à M. Leblanc Barbedienne, et le Tombeau de Mme Lecomte, bas-relief, érigé à Auvers-sur-Oise (1898).

On lui doit en outre, un fronton pour l'hôtel de Mme Dieulafoy ; les Nymphes de la Seine et les Nymphes de la Néva, deux groupes décoratifs pour les clés du pont Alexandre-III à Paris (1900)[3] ; les deux quadriges d'angle, en cuivre martelé, pour le Grand Palais à Paris : L'Immortalité devançant le Temps et L'Harmonie dominant la Discorde (1900), son œuvre la plus célèbre, animée d'un souffle néo-baroque[4] ; les bustes de MM. Bricard et Émile Allez, MMme Umbetenstock et Cousin ; les statues équestres de Jeanne d'Arc, plâtre ; du Maréchal Ney, plâtre ; de Cambronne, bronze ; du Duc de Guise, bronze ; de Napoléon 1er bronze ; de Napoléon enfant ; de Saint Louis et de Saint Martin ; le buste du Commandant Coumès, pour le monument élevé au Prytanée national militaire de la Flèche ; et de nombreux objets d'art, parmi lesquels un Fer à cheval, édité par la fonderie Susse ; La Nuit, vase allégorique ; et une Torchère céramique éditée chez Émile Muller.

On cite, comme les meilleures œuvres de peinture qu'il a envoyées au même Salon : les Bords de la Juyné, Soleil levant (1881), le Moustiquaire et Lever de lune en forêt (1889), le 21 juin 1791, Drouet et Guillaume à la poursuite de Louis XVI et de sa famille (1893), Baie de Morlaix et château de Taureau vus de Carentec, Finistère (1891), la Fin d'un prince aux temps mérovingiens (1890).

Récipon a peint aussi les portraits de MMme Albert et Gabriel Dehaynin, Mme Paul Hebert ; un panneau de grandes dimensions, représentant les Arts du Métal, pour les Manufactures nationales à l'Exposition universelle de 1900. Il a composé de plus une quantité d'aquarelles, la plupart représentant des sujets hippiques et de genre, éditées chez Boussod et Valladon.

Hommages et disctinctions[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Tout ou partie de cet article est issu du Dictionnaire national des contemporains, ouvrage rédigé sous la direction de C.E. Curinier (Paris, 1919) et disponible sur Gallica

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 3/134/1860 (consulté le 9 octobre 2012)
  2. « Monument au général de Lariboisière – Fougères », notice sur le site e-monumen.net
  3. « Clé du pont – Pont Alexandre III – Paris », notice sur le site e-monumen.net
  4. Guillaume Peigné, Dictionnaire des sculpteurs néo-baroques français (1870-1914), préface d'Anne Pingeot, Paris, Éditions du CTHS, 2012, p. 414-417.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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