Christian Georgeault

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Christian Georgeault
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Biographie
Naissance
Nationalité

Cristian Georgeault, né le à Fougères, est un militant indépendantiste breton et ancien secrétaire aux affaires internes d'Emgann.

Biographie[modifier | modifier le code]

Cristian Georgeault est un monteur en charpentes métalliques.

Il est condamné à 11 ans de réclusion pour 10 attentats et tentatives et « association de malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste » le 26 mars 2004 par la cour d'assises spécialement composée de Paris (Affaire de Plévin) mais cette cour l'a acquitté concernant sa mise en cause dans l'attentat mortel du McDonald's de Quévert[1].

Déjà condamné le 26 mars 2004 pour « détention illégale d'explosifs » provenant, selon le tribunal, du vol d'explosifs de Plévin, il est à nouveau condamné en juin 2005, cette fois-ci pour « recel d'explosifs », avec confusion des peines (Affaire de Plévin). Les avocats des militants indépendantistes condamnés y voient une violation de la règle non bis in idem, c'est-à-dire l'impossibilité de juger deux fois pour les mêmes faits.

Il a fait condamner les quotidiens Aujourd'hui en France[2] et Le Télégramme [3] pour atteinte à la présomption d'innocence ; à l'automne 2004, il a attaqué la France devant la Cour européenne des droits de l'homme pour violation des articles 6, paragraphe 1, 7 et 13 de la Convention européenne des droits de l'homme[4].

Il est libéré le 7 novembre 2006 après avoir passé six ans et demi en prison, dont quarante-six mois en détention provisoire.

Le 19 novembre 2008, la cour d'assises spéciale de Paris a jugé irrecevable l'appel partiel formé par le parquet de l'acquittement concernant l'attentat du McDonald's de Quévert (le parquet ne voulait pas remettre en cause sa condamnation à 11 ans de prison pour association de malfaiteur en relation avec une entreprise terroriste). Le parquet a fait un pourvoi en cassation de cet arrêt d'irrecevabilité de l'appel partiel. La Cour de Cassation a confirmé en juin 2009 l'irrecevabilité de cet appel. Ce dossier pénal est donc clos et l'innocence de Christian Georgeault dans le dossier de l'explosion mortelle de Quévert est définitivement confirmée[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Ouest-France
  • Le Télégramme
  • FLB - ARB : L'Histoire 1966-2005, de Lionel Henry & Annick Lagadec. Éditeur : Yoran Embanner, Fouesnant, 2006, Broché, 390 pages (ISBN 2-9521446-5-6)
  • Le Dossier FLB - Plongée chez les clandestins bretons, d'Erwan Chartier et Alain Cabon, Éditions Coop Breizh, Spézet, novembre 2006

Articles connexes[modifier | modifier le code]