Pleine-Fougères

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Pleine-Fougères
La mairie.
La mairie.
Blason de Pleine-Fougères
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Saint-Malo
Canton Dol-de-Bretagne
Intercommunalité communauté de communes de la Baie du Mont Saint-Michel
Maire
Mandat
Louis Thébault
2014-2020
Code postal 35610
Code commune 35222
Démographie
Population
municipale
1 966 hab. (2012)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 32′ 01″ N 1° 33′ 51″ O / 48.533611, -1.56416748° 32′ 01″ Nord 1° 33′ 51″ Ouest / 48.533611, -1.564167  
Altitude Min. 5 m – Max. 93 m
Superficie 31,98 km2
Localisation

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Liens
Site web www.pleinefougeres.fr

Pleine-Fougères est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 1 966 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par cinq ruisseaux :

  • le Chesnelais — connu pour ses truites —, prenant sa source entre Trans-la-Forêt et Cuguen,
  • le Petit Hermitage, venant de l'étang de Villecartier,
  • le Pas Gérault, venant de l'étang du même nom,
  • le Tréhel, venant des hauteurs de Vieux-Viel,
  • le Guyoult, qui coule à 5 kilomètres du bourg entre la commune et La Boussac.

Les deux premiers se rejoignent près de Beaurepaire, puis le Tréhel les rejoint au Rozel, plus en aval, dans le marais du Mesnil. Le Pas-Gérault s'y ajoute. Le Chesnelais rejoint alors le Couesnon au Pont des Barrès sur l'axe Pontorson-Sougéal.

Villages, hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

Beauregard Beaurepaire Bolande Champ Lambert Chartrain
Colombel Fertillé L'Aune L'Écluse L'Épinay
La Boisnerie La Boistardière La Chapelle La Costardière La Cour Bourdin
La Croix La Croix Domroux La Croix du Grand Orme La Croix Fourchée La Déholière
La Dochonnais La Ferme Neuve La Gouesnière La Grange Neuve La Higourdière
La Hingantais La Landelle La Louvrie La Mainguais La Maison Neuve
La Maladrerie La Mare Veillard La Moignerais La Pépinerie La Petite Claye
La Petite Fontaine La Ressandière La Rivière La Rouërie La Roussardière
La Sauvagère La Touche La Vallée La Villaze Lande Chauve
Le Bas Hôme Le Bas Razette Le Bas Rozel Le Bas Villanger Le Bois du Plessis
Le Carel Le Champ Bas Le Champ Blot Le Châtel Le Châtelet
Le Goulet Le Haut Hôme Le Hôme Le Jonchay Le Léez
Le Marais du Mesnil Le Mesnil Le Perey Le Petit Chauffaut Le Pigeonnet
Le Pin Le Plessis Le Racognet Le Roquet Le Rozel
Le Traversin Le Val aux Bretons Les Fourchemins Les Haies de Combourg Les Perrières
Mont Louet Mont-Rouault Pierre Blanche Pont au Barbé Razette
Sur le Pré Vauruman Villartay Ville Chérel Ville Cholière
Ville Claire Ville Colière Ville Cunan Ville Marie Ville Orvé
Ville Prêtre Villeclair Villemelouen Villemouen Villepain
Villeruas Villetain Villevrard

Toponymie[modifier | modifier le code]

Casnejo (1684), Casnus (1684)[1].

Le nom de la commune est Plleune foujërr en gallo.

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse de Pleine-Fougères faisait partie du doyenné de Dol relevant de l'évêché de Dol et était sous le vocable de saint Martin. Il existe toujours la cuve baptismale de l'ancien baptistère[2] à l'Île Saint-Samson dans le marais du Mesnil (accessible par la route Pontorson-Sougéal). Un menhir — la Roche Buquet — est situé dans le marais du Mesnil[3].

En 1398, la famille du Breil de Pontbriand est citée dans les archives de la noblesse de robe française. Ses descendants habitent encore le manoir du Chauffaux au nord du bourg sur la RD 90. Un membre de cette famille, né à Saumur, fut commandant du 152e RI de Colmar, régiment libérateur de Colmar et appelé « Les Diables Rouges ».

Le bailliage de Pleine-Fougères dépendait de l'abbaye Notre-Dame du Tronchet, mais il fut aliéné[4].

Il existait un fief du nom du Chesnay sur la paroisse[5].

Révolution de 1789[modifier | modifier le code]

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 2 août 1944, le Combat Command B de la 6e division blindée américaine libère la ville. La voie de la Liberté traverse la commune sur l'ancienne RN 176, elle se dirige ensuite sur Saint-Malo et d'autres villes dont Metz. Un accident entre un camion allié et un char fait quelques dégâts dans le carrefour au milieu du bourg. L'essence se propageant, le recteur-curé-chef des pompiers fait le nécessaire pour éviter l'incendie. Par contre le soldat allié périt dans son véhicule. La Kommandantur était proche de la mairie, dans la maison où vivaient les époux Roussel, menuisiers, et le tailleur Lorenz — dit Lorence — en 1970. La commune eut aussi quelques déportés pour fait de Résistance : Raymond Beaufils, né le 17 avril 1910, revenu de Gross-Rosen, et Prosper Billois, né le 17février 1921, mort peut-être en Allemagne.

1996 : l'affaire Caroline[modifier | modifier le code]

Le 18 juillet 1996, la jeune anglaise Caroline Dickinson est tuée et violée par Francisco Arce Montes, un récidiviste d'origine espagnole, dans une auberge de jeunesse à Pleine-Fougères. Il est arrêté au début des années 2000, après plusieurs ratés, et plusieurs difficultés rencontrées pendant l'enquête, notamment liées aux techniques ADN, bien trop faibles à l'époque.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1977 printemps 1989 Pierre Meigné    
1989 1995 Mary Ménard    
juin 1995 mars 2014 Christian Couet PRG Conseiller général
mars 2014 en cours Louis Thébault[6]   Gérant d'agences de tourisme
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 966 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2004, 2009, 2014, etc. pour Pleine-Fougères[7]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 707 2 726 2 812 3 036 3 084 3 057 3 107 3 168 3 293
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 243 3 201 3 184 2 987 3 024 3 034 2 995 2 875 2 911
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 809 2 687 2 547 2 230 2 226 2 125 2 165 2 093 2 108
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 044 2 036 1 878 1 769 1 802 1 737 1 783 1 791 1 864
2012 - - - - - - - -
1 966 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin de Tours, édifiée par l'architecte Victor Béziers-Lafosse de 1826 à 1849, avec le concours du chanoine Jean-Alain Bachelot (1781-25 juillet 1852), curé de Pleine-Fougères de 1827 à 1852.
  • Le manoir du Chauffault.
  • La Maladrerie sur la RD 90 est une ancienne léproserie. Elle est la maison natale de l'historien Eugène Jarnouën (2 janvier 1888 - 1945)[10], située sur le chemin du Mont-Saint-Michel à Saint-Jacques-de-Compostelle.
  • La Rouërie est une ancienne filature située sur la RD 89 du Vieux-Viel à Sougéal. La paroisse de Saint-Samson-de-l'Isle (accessible par la route Pontorson-Sougéal) possède une cuve baptismale datant de l'époque où ce saint venu de l'actuelle Grande-Bretagne évangélisa le pays de Dol. Ces deux lieux-dits sont sur le chemin de Compostelle. La cuve est située au lieu-dit de l'Île Saint-Samson, accessible par la route Pontorson-Sougéal.
  • Dans le marais, le menhir de la roche Buquet[3].
  • Le gisant au sud de l'église est la pierre tombale du chevalier de Plessis-Chesnel qui possédait un manoir sur la route de La Boussac, après le hameau de Razette.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Œuvres d'Eugène Jarnouën, historien né à Pleine-Fougères[10].

Article connexe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2012, légale en 2015.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Du Cange, et al., Glossarium mediæ et infimæ latinitatis. Niort : L. Favre, 1883-1887
  2. Ancien baptistère, Pleine-Fougères Fiche sur fr.topic-topos.com
  3. a et b Menhir de La Roche Buquet, commune de Pleine Fougères Photographies et coordonnées sur megalithes-breton.fr
  4. Déclarations de 1685 & 1790.
  5. Jean Allenou, Histoire féodale des marais, territoire et église de Dol, dans les Annales de Bretagne, t.32., no 4, p. 532, note:14
  6. « L'annuaire des élus 2014 d'Ille-et-Vilaine », Dimanche Ouest-France, 20 avril 2014
  7. Date du prochain recensement à Pleine-Fougères, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.
  10. a et b Histoire de la ville

Lien externe[modifier | modifier le code]