Parcé

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Parcé
Panneau routier bilingue gallo-français à l'entrée de Parcé
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Canton Fougères-1
Intercommunalité Fougères agglomération
Maire
Mandat
Laurent Legendre
2014-2020
Code postal 35210
Code commune 35214
Démographie
Population
municipale
651 hab. (2015 en augmentation de 1,72 % par rapport à 2010)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 23″ nord, 1° 12′ 01″ ouest
Altitude Min. 73 m
Max. 166 m
Superficie 16,88 km2
Localisation

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Liens
Site web www.parce.fr

Parcé est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 651 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Couvrant une superficie de 1 688 hectares, la commune est située dans l'arrondissement de Fougères-Vitré et dans le canton de Fougères-Sud. Elle est entourée par les communes de Javené, Billé, Montreuil-des-Landes, Châtillon-en-Vendelais, Dompierre-du-Chemin et Luitré.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[1], [2] :

de Parraceio (1254)

Parciacum, Paeceyum (1513)

Paracé (1579)

Étymologie:

Il s'agit d'un nom de domaine gallo-romain dérivé de l'anthroponyme latin Pa(t)rius[3].

Le nom de la commune est Parczae en gallo.

Histoire[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le , des Chouans commirent des vols à Balazé : le curé constitutionnel de Parcé, de la Hubaudière, écrit le 27 octobre aux administrateurs du district : « les cultivateurs des environs sont dans un état d'inquiétude et d'alarme qui me paraît assez fondé (...). Vendredi dernier le bruit se répandit que le tocsin avait sonné à Balazé, que les brigands s'étaient jetés sur cette paroisse, qu'une partie des habitants de Châtillon allaient au secours de Balazé, que les autres s'enfuyaient. Le premier officier de cette paroisse, faisant fonction de maire, s'empressa de me prévenir pour que j'eusse à me cacher ; un autre citoyen des confins de cette paroisse du côté de Dompierre m'envoya donner le même avis. Je me bornai à déplacer quelques effets et à quiiter ma maison à dix heures du soir pour coucher ailleurs ; je rentrai chez moi vers sept heures et depuis j'y suis resté sans interrompre les fonctions de mon ministère »[4]. Le maire de Parcé et ses deux parents furent tués par une bande de chouans en représailles car celui-ci avait averti la garnison de Fougères de leur présence[5].

Le , des administrateurs du district de Fougères écrivent : « Les cultivateurs sont dans un état d'inquiétude et d'alarme. Les brigands sont à Balazé, 15 brigands de la Petite Vendée à la tête desquels sont les Chouans frères. Il semble que ces hommes sont les mêmes que ceux qui firent une incursion à la mi-août dernier sur Montautour, Châtillon, Parcé »[6].

Parcé fait partie des communes déclarées totalement insurgées en 1793-1794[7]. La commune est acquise aux Chouans pendant la Révolution, malgré une minorité républicaine. Lors de l'insurrection de mars 1793, trois patriotes de Parcé, dont le maire de la commune, sont fusillés le 20 mars par des insurgés à Dompierre-du-Chemin[8]. Une compagnie chouanne est formée, commandée par le capitaine Joseph Bucheron. Quelques affrontements se déroulent sur son territoire comme le Combat de la Vilorais le 26 mars 1794[9].

La population de la commune fut en partie favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795[10].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'insurrection légitimiste de 1832[modifier | modifier le code]

En mai 1832, environ 800 chouans prirent les armes dans la région de Vitré, particulièrement aux environs de Parcé, Châtillon et Izé. Plusieurs détachements de la garde nationale de Vitré, du 56e de ligne et du 16e léger les affrontèrent. Le combat de Toucheneau, en date du , aurait fait 80 victimes parmi les Chouans et trois parmi la troupe selon la version officielle[11].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 avril 2014 Lézin Gallais[12] DVG Agriculteur retraité
avril 2014 en cours Laurent Legendre[13] SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15].

En 2015, la commune comptait 651 habitants[Note 2], en augmentation de 1,72 % par rapport à 2010 (Ille-et-Vilaine : +5,54 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
907 964 939 1 062 1 052 1 002 965 933 974
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
967 1 005 930 889 913 932 904 941 896
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
821 868 885 764 773 761 790 750 768
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
694 622 568 546 562 602 636 641 646
2013 2015 - - - - - - -
645 651 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Pierre.

Monuments et vestiges sur la commune[modifier | modifier le code]

La commune n'abrite pas de monument historique. Parmi les éléments marquants de son patrimoine, on peut noter :

  • Église Saint-Pierre du XVIe siècle ; le transept et la sacristie ont été réalisés entre 1845 et 1849, le clocher a été édifié entre 1878 et 1887 et la flèche du clocher fut posée en 1886[18].
  • Grotte religieuse.
  • Croix en pierre à l'entrée du bourg (en direction de Fougères et Luitré).
  • Forge située dans le centre-bourg à côté de l'étang (visitable).

Lieux de promenade ou de divertissement[modifier | modifier le code]

  • Les Landes de Jaunousse : site naturel départemental[19].
  • Circuit découverte de la commune et de son passé (chemin de 10 km).
  • L'étang : terrain à boules, jeux, pêche.
  • Terrain de football.
  • Terrain de bi-cross.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

  • Prix Froger-Ferron : festival de musiques et danses traditionnelles, concours d'accordéon et concerts, tous les ans en septembre depuis 1984, sur le site des Landes de Jaunousse.
  • Fête du blé noir.
  • La Granjagoul[20] : maison du patrimoine oral en Haute-Bretagne, centre de ressources et d'animations autour de la culture gallèse réalisée par Fougères communauté[21]. Inaugurée officiellement le 15 septembre 2010.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bossard (Abbé), Dictionnaire topographique du département d'Ille-et-Vilaine, AD35 (manuscrit)
  2. « Kerofis », sur Office public de la langue bretonne
  3. Dauzat-Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Guénégaud (1963) ; Nègre, Toponymie générale de la France, Droz (1990), no 8315.
  4. Théodore Lemas, "Un district breton pendant les guerres de l'Ouest et de la chouannerie : 1793-1800", 1895, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61053305/f95.image.r=Balaz%C3%A9?rk=2489282;4 et http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61053305/f62.image.r=Balaz%C3%A9
  5. Roger Dupuis, "De la Révolution à la Chouannerie", Nouvelle bibliothèque scientifique, Flammarion, 1988,[ (ISBN 2-08-211173-3)]
  6. Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, cité par Roger Dupuis, "De la Révolution à la Chouannerie", Nouvelle bibliothèque scientifique, Flammarion, 1988,[ (ISBN 2-08-211173-3)]
  7. Jean-Baptiste Kléber et Henri Baguenier-Desormeaux, "Kléber en Vendée (1793-1794) / documents publiés, pour la Société d'histoire contemporaine", 1907, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k111939x/f461.image.r=Saint-Aubin-des-Landes
  8. Théodore Lemas, Le district de Fougères pendant les Guerres de l'Ouest et de la Chouannerie', p. 32-37.
  9. Marcel Hodebert, Billé, Javené, Parcé dans la tourmente révolutionnaire, 1989.
  10. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399.
  11. Roger Dupuy, De la Révolution à la chouannerie paysans en Bretagne 1788-1794, Paris, Flammarion, , 363 p. (ISBN 2-082-11173-3 et 978-2-082-11173-7)
  12. Portail internet des services de l'État
  13. « Parcé : Laurent Legendre élu maire », La Chronique Républicaine, 4 avril 2014.
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  18. « Église paroissiale Saint-Pierre », notice no IA00006884, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Fiche de présentation sur le site du conseil général
  20. Site de la Granjagoul
  21. Nous Vous Ille, juillet-septembre 2008

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]