Châtillon-en-Vendelais

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Châtillon-en-Vendelais
Mairie de Châtillon-en-Vendelais.
Mairie de Châtillon-en-Vendelais.
Blason de Châtillon-en-Vendelais
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Canton Vitré
Intercommunalité Vitré Communauté
Maire
Mandat
Jean-Yves Taligot
2014-2020
Code postal 35210
Code commune 35072
Démographie
Gentilé Châtillonnais
Population
municipale
1 686 hab. (2012)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 13′ 33″ N 1° 10′ 39″ O / 48.2258333333, -1.177548° 13′ 33″ Nord 1° 10′ 39″ Ouest / 48.2258333333, -1.1775  
Altitude Min. 87 m – Max. 194 m
Superficie 32,03 km2
Localisation

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Liens
Site web www.chatillon-en-vendelais.fr

Châtillon-en-Vendelais, est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 1 686 habitants[Note 1] (les Châtillonnais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Montreuil-des-Landes Parcé Dompierre-du-Chemin Rose des vents
Saint-Christophe-des-Bois N Princé
O    Châtillon-en-Vendelais    E
S
Taillis Balazé Montautour

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le prieuré de Saint-Florent[modifier | modifier le code]

Au milieu du XIe siècle, des chevaliers firent don de leurs biens à un certain Albaud prêtre devenu moine de l'abbaye Saint-Florent de Saumur. Ce dernier y fonda un prieuré avec les biens qu'il possédait complétés par d'autres biens donnés par les chevaliers cités précédemment[1]. Il semble que ce prieuré ait été supprimé par la suite et avant la Révolution mais l'abbé a conservé la présentation à la cure de la paroisse.

Le château[modifier | modifier le code]

Un château fortifié y fut construit en 1040 et pris le nom de Plessis-Inoguen. Il fut donné au deuxième seigneur de Vitré, Tristan, qui épousa Inoguen, la sœur de Main, seigneur de Fougères.

Le château supporta plusieurs sièges. En 1488, Louis II de la Trémoïlle y passa avec son armée.

Le duc de Mercœur, nommé gouverneur de la Bretagne par Henri III de France, continuait à y commander pour la Ligue, en même temps que le prince de Dombes y exerçait l'autorité sur les troupes royales. Ce dernier, ayant perdu à l'attaque du château de Lamballe, La Noue, un des plus habiles capitaines de son parti, se retira et vint menacer Châtillon en 1591. Jean du Mats de Montmartin, chargé de la direction de son artillerie, mit en peu de jours six canons et deux couleuvrines en état de tirer. Il y avait dans la place 200 hommes et quelques gardes du duc de Mercœur. Ils soutinrent les premiers efforts; mais le canon ayant tiré sept à huit cents coups, ils firent réflexion sur leur petit nombre et demandèrent à capituler. Pendant les pourparlers, ils furent assaillis et presque tous taillés en pièces; le feu prit aux poudres et acheva le désastre. La perte de Châtillon fut très sensible au duc de Mercœur; ayant entendu dire qu'on avait fait pendre ses gardes, il s'en vengea en rendant le même traitement à Jérôme Gautier, sieur des Coyers ou des Conières, senéchal de Laval, qu'il tenait en son pouvoir.

En 1593, les États de Bretagne refusèrent de participer à l'entretien de la garnison et demandèrent la démolition de cette forteresse. Richelieu leur donna satisfaction et la fit abattre en 1623.

L'emplacement du château fut affecté par les barons de Vitré aux chevaliers Sieur de Claies.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à un château de trois tours d’or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1966 mars 2001 André Férard RPR Chef d'entreprise
mars 2001 mars 2008 Christian Sacher SE Responsable logistique
mars 2008 en cours Jean-Yves Taligot SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 686 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 376 1 489 1 315 1 533 1 542 1 405 1 458 1 407 1 483
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 462 1 510 1 430 1 362 1 473 1 457 1 483 1 457 1 480
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 487 1 481 1 498 1 440 1 510 1 481 1 467 1 402 1 342
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 222 1 168 1 249 1 394 1 526 1 551 1 649 1 663 1 686
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Georges.
  • L'étang de Châtillon-en-Vendelais d'une superficie de 110 hectares est un espace naturel sensible du conseil général d'Ille-et-Vilaine[4]. Cet étang abrite une forte communauté d'oiseaux migrateurs et de canards sauvages, car il se situe sur un axe migratoire. La vidange réalisée en septembre 2008, pour atténuer la prolifération de cyanobactéries a soulevé de vives réticences avec les acteurs locaux[5].
  • L'église Saint-Georges, de style néo-gothique, œuvre de l'architecte Arthur Regnault.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2012.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Guillotin de Corson Amédée, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes, 1880, pp.471-473
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  4. L'étang de Châtillon-en-Vendelais sur le site officiel du conseil général d`Ille-et-Vilaine.
  5. Marée basse pour l'étang de Châtillon-en-Vendelais sur le site rennes.maville.com (Ouest-France Multimédia).

Liens externes[modifier | modifier le code]