Châtillon-en-Vendelais

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Châtillon-en-Vendelais
Mairie de Châtillon-en-Vendelais.
Mairie de Châtillon-en-Vendelais.
Blason de Châtillon-en-Vendelais
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Canton Vitré
Intercommunalité Vitré Communauté
Maire
Mandat
Jean-Yves Taligot
2014-2020
Code postal 35210
Code commune 35072
Démographie
Gentilé Châtillonnais
Population
municipale
1 711 hab. (2014)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 13′ 33″ nord, 1° 10′ 39″ ouest
Altitude Min. 87 m – Max. 194 m
Superficie 32,03 km2
Localisation

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Liens
Site web www.chatillon-en-vendelais.fr

Châtillon-en-Vendelais, est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 1 711 habitants[Note 1] (les Châtillonnais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Montreuil-des-Landes Parcé Dompierre-du-Chemin Rose des vents
Saint-Christophe-des-Bois N Princé
O    Châtillon-en-Vendelais    E
S
Taillis Balazé Montautour

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[1],[2][modifier | modifier le code]

Plebs Castellon (1055)

Parrochia Castellarii (1222)

Chasteion (1165)

Étymologie[modifier | modifier le code]

Diminutif de castellum, le toponyme Châtillon désigne une petite forteresse.

Le Vendelais correspond à l'antique pagus Vindellensis, ou pays de Vendel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le prieuré de Saint-Florent[modifier | modifier le code]

Au milieu du XIe siècle, des chevaliers firent don de leurs biens à un certain Albaud prêtre devenu moine de l'abbaye Saint-Florent de Saumur. Ce dernier y fonda un prieuré avec les biens qu'il possédait complétés par d'autres biens donnés par les chevaliers cités précédemment[3]. Il semble que ce prieuré ait été supprimé par la suite et avant la Révolution mais l'abbé a conservé la présentation à la cure de la paroisse.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Un château fortifié y fut construit en 1040 et pris le nom de Plessis-Inoguen. Il fut donné au deuxième seigneur de Vitré, Tristan, qui épousa Inoguen, la sœur de Main, seigneur de Fougères.

En 1270, la seigneurie de Châtillon appartenait à Guy VIII de Laval, sire de Laval, Vitré et Châtillon. En 1430, Michel de Malnoë était capitaine du château de Châtillon. Ce château supporta plusieurs sièges : en 1488, Louis II de la Trémoïlle y passa avec son armée.

En 1500, de nombreux manoirs existaient dans la paroisse : Bois-Morin, Daudrie et l'Ecoublère appartenaient au comte de Laval ; Bredotière, à Anne Houdry ; la Mazure, à Guillaume de Gesnes ; Haute et Basse Rouxière, à André Hardy ; Blairons, à Michel Le Bouteiller ; le Bois-Teuilleul[4].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1591, pendant les Guerres de la Ligue, « Champeaux, Châtillon, Izé, Étrelles, La Guerche, Domagné, Châteaugiron furent dévastés par les marches et collision [combats] des deux partis »[5] et le château fut pris par les troupes du duc de Mercœur.

Article détaillé : bataille de Châtillon (1591).

Thomas II de Guémadeuc, gouverneur de Fougères, fut craint pour son despotisme : il fit par exemple assassiner à Châtillon-en-Vendelais un jeune homme qui avait protesté contre le refus du gouverneur de donner une sépulture chrétienne à sa mère qui était protestante et dont le corps avait été jeté dans l'étang de Châtillon-en-Vendelais[6].

En 1593, les États de Bretagne refusèrent de participer à l'entretien de la garnison et demandèrent la démolition de cette forteresse. Richelieu leur donna satisfaction et la fit abattre en 1623. Les États de Bretagne accordèrent le 30 000 livres à M. le duc de la Trémouille [Trémoille] pour le dédommager de la démolition de son château[7].

L'emplacement du château fut affecté par les barons de Vitré aux chevaliers seigneurs de Clayes.

Une épidémie de dysenterie fit des ravages en 1756 : « les paroisses les plus affligées sont celles de Balazé, Châtillon-en-Vendelais, Étrelles, Erbrée, Teillé [en fait Taillis), Saint-Christophe-des-Bois, Saint-Jean-sur-Vilaine et les environs de Saint-Martin de Vitré. Il y a, à ce qu'on m'a assuré, dans ces paroisses, quatre, cinq ou six enterrements par jour et, ce qu'il y a de plus touchant dans une pareille désolation, c'est que la plupart des gens de campagne s'abandonnent, et qu'ne quelques endroits on n'a pas pu faire la récolte de blé noir faute de monde » écrit le subdélégué Charil[8].

En 1778, Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Châtillon-en-Vendelais :

« Châtillon-en-Vendelais, à huit lieues et demie à l'Est-Nord-Est de Rennes, son évêché et son ressort ; à deux lieues un quart de Vitré, sa subdélégation. M. le duc de la Trimouille en est le seigneur ; on y compte 1280 communiants[9]. La Cure est présentée par l'abbé de Saint-Florent. Châtillon est une châtellenie de la baronnie de Vitré, située au bord d'un étang de son nom, qui peut avoir une lieue un quart de circonférence ; il y a neuf moulins à eau sur cet étang, qui se déverse dans la petite rivière de Cantache, et se jette à son tour dans la Vilaine. On dit dans le pays, qu'autrefois, dans les temps de sécheresse, les meuniers payaient, de concert au seigneur de Châtillon, une somme considérable, pour chaque pied d'eau qui sortait de cet étang pour faire tourner leurs moulins. On voit dans cette paroisse quelques terrains en labour assez bien cultivés et peuplés de hameaux, des prairies, beaucoup d'arbres à fruits, des coteaux, des vallons, des monticules et rois autres étangs, et des landes en quantité situées autour de l'étang de Châtillon. Ces landes renferment la majeure partie du territoire. (...) Il y a dans cette paroisse les moyennes et basses justices de Blemous et des Rouffières, à M.de La Rouffière-du-Châtelet ; et la moyenne et basse justice des Hurlières, à M. Gouyon-des-Hurlières[10],[4] »

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le , des administrateurs du district de Fougères écrivent : « Les cultivateurs sont dans un état d'inquiétude et d'alarme. Les brigands sont à Balazé, 15 brigands de la Petite Vendée à la tête desquels sont les Chouans frères. Il semble que ces hommes sont les mêmes que ceux qui firent une incursion à la mi-août dernier sur Montautour, Châtillon, Parcé »[11].

Dans la seconde quinzaine de novembre 1793, des rassemblements suspects sont signalés à Argentré, Balazé, Champeaux, Châtillon, Cornillé, Étrelles, Montautour, Le Pertre, Taillis et Vergeal. Dans un rapport daté du , les autorités d'Ernée écrivent que des paysans d'Argentré, Le Pertre, Mondevert, Erbrée, La Chapelle-Erbrée, Bréal, Saint-M'Hervé, Montautour et Balazé avaient « porté leurs grain aux insurgés pendant leur séjour à Laval »[11].

Châtillon-en-Vendelais fait partie des communes déclarées totalement insurgées en 1793-1794[12].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'insurrection légitimiste de 1832[modifier | modifier le code]

En mai 1832, environ 800 chouans prirent les armes dans la région de Vitré, particulièrement aux environs de Parcé, Châtillon et Izé. Plusieurs détachements de la garde nationale de Vitré, du 56e de ligne et du 16e léger les affrontèrent. Le combat de Toucheneau, en date du , aurait fait 80 victimes parmi les Chouans et trois parmi la troupe selon la version officielle[13].

Châtillon-en-Vendelais vers le milieu du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Châtillon-en-Vendelais en 1843 :

« Châtillon-en-Vandelais (sous l'invocation de saint Georges), commune formée par l'ancienne paroisse du même nom, aujourd'hui succursale. (...) Principaux villages : Blairon, les Boderies, les Mazures, les Frenay, les Soudraies, Landemoux, la Massonnais, la Daudrerie, la Malinguère, la Galonnière, le Bois-Morin, Bois-Tilleul, la Loirie, Bonant. Superficie totale : 3204 hectares, dont (...) terres labourables 1513 ha, prés et pâtures 383 ha, bois 111 ha, vergers et jardins 30 ha, landes et incultes 902 ha, étang 131 ha (...). Moulins : 4 (on voit qu'il n'y en a plus neuf, comme le dit Ogée). (...) Il y a foire le mardi qui suit la fête de la Saint-Georges; les derniers mardi de mai, de juillet, de septembre ; le lendemain quand un de ces jours est férié. On parle le français [en fait le gallo][7]. »

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Châtillon-en-Vendelais porte les noms de 71 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[14]. La plaque commémorative située dans l'église, légèrement différente, porte 66 noms de soldats morts pour la France pendant ce même conflit[15].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Châtillon-en-Vendelais porte les noms de 7 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[14].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à un château de trois tours d’or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1966 mars 1995 André Férard RPR Chef d'entreprise
mars 1995 mars 2008 Christian Sacher SE Responsable logistique
mars 2008 en cours Jean-Yves Taligot SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[17],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 1 711 habitants, en augmentation de 0,77 % par rapport à 2009 (Ille-et-Vilaine : 5,31 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 376 1 489 1 315 1 533 1 542 1 405 1 458 1 407 1 483
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 462 1 510 1 430 1 362 1 473 1 457 1 483 1 457 1 480
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 487 1 481 1 498 1 440 1 510 1 481 1 467 1 402 1 342
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
1 222 1 168 1 249 1 394 1 526 1 551 1 663 1 686 1 711
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006 [19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Georges.
  • L'étang de Châtillon-en-Vendelais d'une superficie de 110 hectares est un espace naturel sensible du conseil général d'Ille-et-Vilaine[20]. Cet étang abrite une forte communauté d'oiseaux migrateurs et de canards sauvages, car il se situe sur un axe migratoire. La vidange réalisée en septembre 2008, pour atténuer la prolifération de cyanobactéries a soulevé de vives réticences avec les acteurs locaux[21].
  • L'église Saint-Georges, de style néo-gothique, œuvre de l'architecte Arthur Regnault[22]. Elle a été construite à la fin du XIXe siècle autour d'un maître autel du XVIIe siècle, classé au titre d'objet le 10 mars 1994[23].
  • Le château des Hurlières : une partie, de style gothique, date du XVe siècle ; le grand logis date du XVIIIe siècle, le pavillon nord du XIXe siècle ; il possède un grand parc ainsi qu'un jardin d'hiver[24].

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bossard (Abbé), Dictionnaire topographique du département d'Ille-et-Vilaine, AD35 (manuscrit)
  2. « Kerofis », sur Office public de la langue bretonne
  3. Guillotin de Corson Amédée, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes, 1880, p. 471-473
  4. a et b Jean Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne ..., Molliex, (lire en ligne)
  5. Édouard (1840-1921) Frain, Une terre, ses possesseurs catholiques et protestants, de 1200 à 1600 : pour faire suite aux «Familles de Vitré» / É. Frain, (lire en ligne)
  6. Joseph Chardonnet, "Rennes et la Haute-Bretagne', éditions France-Empire, 1980
  7. a et b Jean Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, Mollies, (lire en ligne)
  8. Université de Rennes Faculté des lettres et sciences humaines, « Annales de Bretagne », sur Gallica,‎ (consulté le 12 février 2017)
  9. Personnes en âge de communier
  10. En 1735, Armand-François de Goyon était seigneur des Hurlières ; son fils Louis-François de Goyon, né en 1750 à Nantes, avocat général à la Chambre des Comptes à Rennes, était aussi seigneur du Bois-Cornillé en Izé. Il émigra à Jersey pendant la Révolution française et décéda le au château du Bois-Cornillé, voir Théodore Courtaux, "Histoire généalogique de la maison de Lantivy", 1899, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55649006/f199.image.r=Cornill%C3%A9
  11. a et b Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, cité par Roger Dupuy, De la Révolution à la chouannerie paysans en Bretagne 1788-1794, Paris, Flammarion, coll. « Nouvelle bibliothèque scientifique. », , 363 p. (ISBN 978-2-082-11173-7, OCLC 708297244)
  12. Jean-Baptiste Kléber, Kléber en Vendée (1793-1794) / documents publiés, pour la Société d'histoire contemporaine, par H. Baguenier-Desormeaux, (lire en ligne)
  13. Roger Dupuy, De la Révolution à la chouannerie paysans en Bretagne 1788-1794, Paris, Flammarion, coll. « Nouvelle bibliothèque scientifique. », , 363 p. (ISBN 978-2-082-11173-7, OCLC 708297244)
  14. a et b (en) « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le 12 février 2017)
  15. (en) « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le 12 février 2017)
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  20. L'étang de Châtillon-en-Vendelais sur le site officiel du conseil général d`Ille-et-Vilaine.
  21. Marée basse pour l'étang de Châtillon-en-Vendelais sur le site rennes.maville.com (Ouest-France Multimédia).
  22. Église paroissiale Saint-Georges, sur Gertrude, base du service de l’Inventaire du patrimoine de la région Bretagne.
  23. « Notice no PM35000137 », base Palissy, ministère français de la Culture
  24. « Château des Hurlières, Châtillon-en-Vendelais », sur Topic-Topos (consulté le 12 février 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]