Siège de Fougères (1488)

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Siège de Fougères
Description de cette image, également commentée ci-après
Le château de Fougères
Informations générales
Date 12 - 19 juillet 1488
Lieu Fougères
Issue Victoire française
Belligérants
Blason France moderne.svg Royaume de FranceArmoiries Bretagne - Arms of Brittany.svg Duché de Bretagne
Armoiries Saint-Empire bicéphale.svg Saint Empire
Commandants
Blason Louis II de La Trémoille (1460-1525).svg Louis II de la TrémoilleJean de Romillé
Forces en présence
15 000 hommes2 000 à 3 000 hommes
Pertes
InconnuesInconnues

Guerre de Bretagne

Batailles

Guerre de Bretagne

Coordonnées 48° 21′ 09″ nord, 1° 11′ 55″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Bretagne
(Voir situation sur carte : Bretagne)
Siège de Fougères
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Siège de Fougères

Le siège de Fougères fut mis en 1488 par l'armée du roi de France, commandée par Louis II de la Trémoille, devant la ville de Fougères, défendue par les troupes du duc de Bretagne.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Partie de Pouancé, l'armée française s'était emparée des places forte de Châteaubriant et Ancenis, mais pour contrôler les marches de Bretagne elle devait impérativement prendre Fougères. Aussi, le 12 juillet, le siège est mis devant la ville.

La garnison de Fougères, renforcée par des mercenaires allemands, est forte de 2 000 à 3 000 hommes et est commandée par Jean de Romillé. Les Bretons tentent d'abord une sortie mais sont repoussés. Le 15 juillet, la ville est complètement encerclée, l'attaque française se porte sur trois points: la porte Saint-Léonard[1], la tour de l'Echauguette[2], et la tour Montfromery[3]. L'artillerie française, forte de trois batteries, était placée dans les environs de la Haute-Bourgère jusqu'aux hauteurs du cimetière actuel. Pour finir, le Nançon est détourné et les douves se retrouvèrent ainsi à sec.

Le 17 juillet, l'artillerie finit par ouvrir trois brèches à la porte Roger, la tour Montfromery et près de la porte Saint-Léonard. Les assiégés gardent encore quelque espoir de voir arriver l'armée bretonne en renfort. Finalement, le 19 juillet, Fougères se rend mais bénéficie d'une capitulation honorable, les habitants, les maisons et les biens sont respectés et la garnison peut repartir avec armes et bagages. Elle rejoindra par la suite l'armée ducale et participera à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fougères, le pays et les hommes, de Bernard Heudré, 1980.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Détruite vers 1820 et jadis située au sud-est de l'Hôtel-de-Ville.
  2. Aujourd'hui détruite, située au débouché de la place Lariboisère, de la rue Rallier et de l'ancienne ruelle du point du jour.
  3. Située à l'entrée de la ruelle de Vaux sur le boulevard de Rennes.