Hugues XII de Lusignan

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Hugues XII de Lusignan
Titres de noblesse
Seigneur de Lusignan
Comte de la Marche
Comte d’Angoulême
Seigneur de Fougères
Seigneur de Porhoët
Biographie
Naissance
Av. 1241
Décès
Ap. 25 août 1270
Carthage
Époque
Période d'activité
Famille
Père
Mère
Fratrie
Isabelle de Lusignan
Alix de Lusignan
Marie de Lusignan
Guy de Lusignan
Yolande de Lusignan
Conjoint
Enfants
Parentèle
Autres informations
Grands-Parents
Conflit
Faits d'armes
Prise de Carthage ⚔
Héritier
Hugues XII de Lusignan.svg
Écu burelé d'argent et d'azur de douze pièces

Hugues XII de Lusignan[1] (av. 1241-ap. ) est un aristocrate poitevin de la Maison de Lusignan, seigneur de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême (1250-1270). Son mariage avec Jeanne de Fougères, héritière bretonne de la Maison de Fougères, lui apporte les baronnies de Fougères et du Porhoët. Vers 1260, Hugues XII fait l'acquisition de la vicomté d'Aubusson[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Hugues XII de Lusignan est le fils de Hugues XI le Brun (v. 1221-1250), comte de la Marche (1249-1250) et d'Angoulême (1246-1250), et de Yolande de Bretagne (1218-1272), comtesse de Penthièvre (1236-1263), fille de la duchesse de Bretagne, Alix de Thouars (1200-1221) et de Pierre de Dreux dit Mauclerc (v. 1187-1250).

Hugues XII est apparenté aux rois d'Angleterre et aux ducs de Bretagne. Ses oncles Henri III d'Angleterre (1er oct. 1207-16 nov. 1272), Jean Ier de Bretagne (1217/1218-8 octobre 1286), Guy de Lusignan (ap. 1222-ap. 18 août 1288), seigneur de Cognac, Geoffroy Ier de Lusignan (v. 1223-1274), seigneur de Jarnac, et Guillaume Ier de Valence (v. 1227-13 juin 1296), comte de Pembroke, lui permettent de posséder un puissant réseau politique.

Comme nombre de ses aïeux, Hugues XII se croise et décède lors de l'expédition en Orient. Son arrière grand-père, Hugues IX le Brun, décède à Damiette le 11 août 1219[3] et son grand-père, Hugues X de Lusignan, le 5 juin 1249 à Damiette également[4]. Son père, Hugues XI le Brun, suit son seigneur, Alphonse de Poitiers, lors de la Septième Croisade et décède le à la bataille de Fariskur en Égypte[5].

Possessions et gouvernement[modifier | modifier le code]

Mineur à la mort de son père, Hugues est placé sous la régence de sa mère, Yolande de Bretagne, jusqu'en 1257 qui gouverne en son nom les comtés de la Marche et d'Angoulême. Le 22 septembre 1257, encore mineur, Hugues XII de Lusignan prend possession du gouvernement de ses comtés et prête allégeance à son suzerain Alphonse de Poitiers pour le comté de la Marche et les châteaux de Lusignan et de Crozant[6]. Il tient de sa mère les seigneuries de Chilly et de Longjumeau[7],[8].

En 1259, Hugues XII de Lusignan se signale par ses violences contre l'évêque, Robert de Blaye, et le clergé d'Angoulême[9],[10].

En 1263, son oncle Jean Ier, duc de Bretagne reprend possession du comté de Penthièvre et l'échange contre des terres situées en Île-de-France et en Champagne : les seigneuries de la Fère-en-Tardenois, de Chilly et de Longjumeau[11].

Le 1er février 1270, il institue son fils aîné, le futur Hugues XIII le Brun, héritier de ses biens et le désigne comme son successeur[7],[12].

Huitième croisade[modifier | modifier le code]

Saint Louis assiège Tunis durant la huitième croisade (1270). Enluminure des Grandes Chroniques de France, XIVe siècle. Paris, BnF, département des Manuscrits, Français 2813, folio 299 verso.

En mai 1270 Hugues XII de Lusignan rejoint l'armée du roi de France, Louis IX, à Aigues-Mortes[13], sûrement accompagné par plusieurs membres de son entourage familial : son épouse Jeanne de Fougères, son oncle Guy de Lusignan[14], seigneur de Cognac[15] ainsi que sa cousine Eustachie de Lusignan[16] qui décède, sans doute de maladie, à Carthage[17].

Après une étape à Cagliari le 13 juillet 1270, la flotte débarque devant Carthage le 18. L'armée s'empare de Carthage le 24 juillet où elle se retranche[18].

Décès et succession[modifier | modifier le code]

Les forces croisées sont frappées par une épidémie de fièvre et de dysenterie dès le début du mois d'août. Hugues XII meurt à Carthage[19] de dysenterie entre le décès de Louis IX, le 25 août 1270, et l'hommage des barons français à son fils Philippe III, deux jours plus tard[20].

Mineur, son fils aîné, Hugues XIII le Brun, lui succède dans ses titres sous la tutelle de sa mère Jeanne de Fougères[21],[22],[23].

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Jeanne de Fougères[modifier | modifier le code]

Jeanne (av. 1242-ap. 1273) est la fille de Raoul III de Fougères (v. 1204/1207-1256), baron de Fougères et seigneur du Porhoët (1212-1256), et d'Isabelle de Craon (1212-?)[24].

Hugues XII de Lusignan épouse Jeanne de Fougères, l'héritière la plus riche du duché de Bretagne, le . La cérémonie est célébrée par Étienne, abbé de Savigny, et se déroule au château de Fougères[25]. Le mariage est enregistré le [26].

Hugues XII et Jeanne ont sept enfants, dont six connus :

Jeanne de Fougères fait son testament le lundi 20 mai 1269 à Touvre[31] et vit encore plusieurs années.

Sceaux et armoiries[modifier | modifier le code]

Sceau [1257][modifier | modifier le code]

Avers : Rond, 65 min[32].

Description : Type équestre de chasse, à droite, le cheval au pas, le cavalier, tête nue, vêtu d'une cotte, tient de la main gauche ramenée devant lui les rênes de sa monture, et, de la droite un petit chien sur la croupe du cheval ; le cor, passé en bandoulière, flotte derrière lui.

Légende : ✠ S • HVGONIS : DE : LEZIGNE : COMITIS : MARCHIE : ET : ENGOLISME

Légende transcrite : Sigillum Hugonis de Lezignan, comitis Marchie et Engolisme.

Contre-sceau : Rond, 36 mm[33].

Description : Écu burelé de douze pièces sur champ de rinceaux.

Légende : ✠ SECRETVM MEVM

Légende transcrite : Secretum meum.

Commentaire : Appendu à un parchemin (largeur 300 mm x haut 286 mm, dont 31 mm de repli), scellé du sceau d'Hugues XII en cire brune, sur double queue de parchemin, Paris, AN, J//192, n°29[34] (Longpont, le samedi 22 septembre 1257)[35].

Références[36],[37],[38]

Sceau [1270-1289][modifier | modifier le code]

Avers : Rond, 72 mm[39].

Description : Type équestre de chasse, à droite, le cheval au galop, le cavalier, tête nue, vêtu d'une cotte, tient de la main gauche les rênes de sa monture, et, de la droite un petit chien sur la croupe du cheval ; sous le ventre de ce dernier une quintefeuille, dans le champ derrière le cavalier, un cor.

Ce sceau se distingue du précédent par la position de la main droite et l'ajout d'une rose sous le cheval.

Légende : ✠ S' • HVGONIS DE LEZI................. CHIE

Légende transcrite : Sigiiium Hugonis de  Leziniaco, comitis  Marchie.

Contre-sceau : Rond, 72 mm[40].

Description : Écu burelé de vingt-deux pièces sur champ de rinceaux

Légende : ✠ ET EN..............FULGERIARUM

Légende transcrite : Et Engolisme, domini Fulgeriarum.

Commentaires :

Appendu à un parchemin (largeur 222 mm x haut 575 mm), scellé du sceau d'Hugues XII, en cire blanche, sur double queue de parchemin, Paris, AN, J//407, n°4[41] (1er février 1270)[7],[12].

Appendu à un parchemin (largeur 159 mm x haut 103 mm, dont 28 mm de repli), scellé du sceau d'Hugues XII de Lusignan en cire blanche sur cordon de lin blanc, AD 86, sceau n°170[42] (Abbaye de Nouaillé, 10 avril 1270)[43].

Références[44],[45],[46]

Armoiries [1257] - [1270-1289][modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écu burelé d'argent et d'azur de douze pièces
Commentaires : Blason d'Hugues XII de Lusignan, comte de la Marche, d'Angoulême, seigneur de Fougères, d'après des empreintes de sceaux de 1257, 1270 & 1289.

Références[47],[48],[37],[45],[38],[46],[33],[40]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nom patronymique attesté dans les chartes.
  2. Antoine Thomas, « Les archives du comté de la Marche », Bibliothèque de l’École des Chartes, vol. 42,‎ , p. 41 (lire en ligne)
  3. Quinti belli sacri scriptores minores sumptibus Societatis illustrandis Orientis latini monumentis (éd. Reinhold Röhricht), Genève, Fick, (lire en ligne), chap. VI (« Liber duelii Christiani in obsidione Damiate »), p. 158, XXXVII :

    « Tertio idus Augusti comes de Marchia sine vulnere obiit, super quo Christiani valde doluerunt »

  4. Matthieu Paris (éd. Henry Richards Luard), Matthæi Parisiensis, Monachi Sancti Albani, Chronica Majora, vol. V : A. D. 1248 à A. D. 1259, Londres, Longman, (lire en ligne), Obiit Hugo Brun, comes de Marchia., p. 89-90
  5. Matthieu Paris (éd. Henry Richards Luard), Matthæi Parisiensis, Monachi Sancti Albani, Chronica Majora, vol. V : A. D. 1248 à A. D. 1259, Londres, Longman, (lire en ligne), p. 158 :

    « Hugo Brunus comes de Marchia, cujus pater paulo ante obiit apud Damiatan »

  6. Layettes du trésor des chartes (éd. Joseph de Laborde), t. III : de l'année 1247 à l'année 1260, Paris, Plon, (lire en ligne), partie 4372, p. 375-376
    1257, samedi 22 septembre, Longpont : Hugues [XII] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême a demandé au comte de Poitiers et de Toulouse, Alphonse, de la recevoir à l'hommage bien qu'il n'ait pas atteint sa majorité. Alphonse ayant acquiescé, il lui fait hommage lige pour le comté de la Marche et les châteaux de Lusignan et de Crozant. Il promet de mettre ses châteaux à sa disposition à chaque réquisition. S'il enfreignait ces dispositions, qu'il faisait la guerre au comte et qu'il refusait de se présenter à la cour comtale sur convocation, il serait astreint à payer une amende de 10000 livres tournois. Sa mère, Yolande [de Bretagne] et son oncle, Guy de Lusignan, seigneur de Cognac, sont garants.
  7. a b et c Layettes du trésor des chartes (éd. Élie Berger), t. IV : de l'année 1261 à l'année 1270, Paris, Plon, (lire en ligne), partie 5630, p. 413-415
    1270, 1er février : Hugues [XII] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, seigneur de Fougères fait son testament. Il demande que toutes ses dettes soient payées. Il institue son fils, Hugues [XIII], héritier de ses biens et le constitue son successeur. Il demande que Yolande, sa fille aînée, reçoive le fief vicomtal d'Angoulême ou bien une rente de 100 livres et la somme de 1000 livres, desquelles seraient déduites 100 livres si elle épousait Renaud [III] de Pons qui lui a emprunté cet argent. Jeanne reçoit une rente de 100 livres, Marie et Isabelle, une rente de 60 livres. Il donne à son fils Guy 1000 livres qu'il assied sur le château d'Archiac avec ses dépendances qui doivent lui revenir à la mort de son oncle Guy [seigneur de Cognac]. Si cette seigneurie ne suffit pas, elles seront assises sur les terres qu'il tient de sa mère, Yolande de Bretagne, en France et en Champagne. Son épouse [Jeanne de Fougères] doit recevoir le château d'Ahun et les revenus qui lui reviennent assignés sur la Marche à l'exception des châtellenies de Crozant et d'Aubusson. Il demande que 200 livres soient distribuées à ses serviteurs qui ne partent pas avec lui, en fonction de leur mérite et de leur travail. Il demande que 250 livres soient remises au chevalier Pierre de Torçay à qui il les doit et qu'il reste en pleine possession de ce qu'il lui a donné. Il lègue une valeur totale de 151 livres à vingt-cinq établissements, 200 livres pour marier les jeunes filles, une rente de 10 livres à l'abbaye de Valence pour l'établissement d'une chapelle pour le salut de son âme et de celle de ses parents, de 60 livres et de 100 sous respectivement à Angoulême et à Lusignan pour fonder des anniversaires. Il laisse la garde de sa terre à son oncle, Geoffroy [Ier] de Lusignan [seigneur de Jarnac]. S'il venait à mourir avant la majorité de ses enfants, il demande que leur garde soit assurée par sa mère [Yolande de Bretagne] et si ce n'est pas possible, par son frère Guy [coseigneur du Dorat], et si aucun ne le peut, il sera assuré par le seigneur Aubert Sénéchal. Comme il a pleine confiance dans l'amour et la fidélité de son oncle, il le dispense de rendre compte de sa gestion mais en revanche, tout autre gardien devra rendre un compte semestriel. Il demande que le testament de son père soit accompli par ses exécuteurs et que le douaire de sa mère soit respecté. Il autorise ses exécuteurs à vendre des bois et des forêts à hauteur de 600 livres si c'est nécessaire pour accomplir ses legs. Il institue exécuteurs testamentaires son oncle Geoffroy, Hélie, abbé de Nouaillé, Pierre de Torçay, Aubert Sénéchal, Simon de Baudiment et maître Arnaud Faber.
  8. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe-XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 4 : Annexes 7 à 10 - Bibliographie (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, , chap. 43 (« L'arborescence des châteaux »), p. 202
  9. Les olim ou registres des arrêts rendus par la cour du roi (éd. Jacques Claude Beugnot), t. I : 1254-1273, Paris, Imprimerie royale, (lire en ligne), partie V, p. 93
    1259, 11 novembre, Parlement de Paris : Arrêt du parlement de Paris contre Hugues [XII] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême. L'enquête menée par le seigneur Amaury de Meudon a prouvé les dommages et les graves violences commises par le sénéchal d'Angoulême et ses gens contre l'évêque, Robert de Blaye. Le roi défend au sénéchal d'agir désormais contre l'évêque et le chapitre et le condamne. Le jugement est suspendu à cause d'une composition entre les parties.
  10. Correspondance administrative d'Alphonse de Poitiers (éd. Auguste Molinier), t. II, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), partie 1901, p. 454-455
    1260-1265 : Alphonse, comte de Poitiers, a appris par une lettre du pape que Hugues [XII] de Lusignan, comte de la Marche avait expulsé violemment Thomas, archidiacre d'Angoulême, et ses hommes de sa maison et avait détenu en prison ses amis contre la justice, ce qui lui déplaît et lui ordonne d'arranger tout cela.
  11. Actes de Jean Ier, duc de Bretagne (1237-1286) (éd. Marjolaine Lémeillat), Rennes, Presses Universitaires de Rennes, coll. « Sources médiévales de l'Histoire de Bretagne », , p. 199-200
  12. a et b Recueil des documents de l'abbaye de Fontaine-le-comte (XIIe-XIIIe siècles) (éd. Georges Pon), t. LXI, Poitiers, coll. « Archives historiques du Poitou », , partie 110, p. 151-155
  13. Majus chronicon Lemovicense a Petro Coral et aliis conscriptum (éd. Natalis de Wailly et Joseph-Daniel Guigniaut), t. XXI : Recueil des historiens des Gaules et de la France, Scriptores, Paris, (lire en ligne), p. 775-776 :

    « Tunc rex Francie Ludovicus et rex Navarre, gener ipsius regis, comes Pictavensis, frater suus, comes Atrebatensis, nepos ipsius, comes Nivernensis, filius ejus, comes Britannie, cum innumerabili exercitu prelatorum, archiepiscoporum et episcoporum, comitum et aliorum baronum diversarum terrarum, comes Marchie, cum innumerabili populo, erant ad portum qui nominatur Aque Mortue »

  14. Second fils d'Hugues X de Lusignan et d'Isabelle d'Angoulême.
  15. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe-XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne), p. 1020-1021 :

    « Guy de Cognac n'est jamais cité dans les documents qui concernent l'expédition mais sa prise de croix et l'absence de toute attestation, du 4 avril 1270 au 3 septembre 1273, nous autorisent à penser qu'il faisait partie de l'expédition. »

  16. Épouse de Dreux III de Mello et fille de Geoffroy Ier de Lusignan (v. 1223-1274), seigneur de Jarnac.
  17. Ernest Petit, Histoire des ducs de Bourgogne de la race capétienne avec des documents inédits et des pièces justificatives, t. V : Règne de Hugues IV (suite), Dijon, Darantière, (lire en ligne), partie 3880, p. 442 :

    « Hic jacet illustris mulier Eustasia, uxor quondam domini Droconis de Merloto, Edoardi illustris regis Anglorum consanguinea, que apud Chartaginem migravit ad Dominum, anno Dom... CC.LXX... »

    1270 ?, abbaye de Fontenay
  18. Majus chronicon Lemovicense a Petro Coral et aliis conscriptum (éd. Natalis de Wailly et Joseph-Daniel Guigniaut), t. XXI : Recueil des historiens des Gaules et de la France, Scriptores, Paris, (lire en ligne), p. 776
  19. Guillaume Guiart (éd. Natalis de Wailly et Léopold Delisle), La branche des royaus lingnages, t. XXII : Recueil des historiens des Gaules et de la France, Scriptores, Paris, (lire en ligne), p. 206
    1270, 26 août (vers), Carthage.
  20. Majus chronicon Lemovicense a Petro Coral et aliis conscriptum (éd. Natalis de Wailly et Joseph-Daniel Guigniaut), t. XXI : Recueil des historiens des Gaules et de la France, Scriptores,, Paris, (lire en ligne), p. 776 :

    « Comes Marchie et plures alii mortui sunt »

  21. Les olim ou registres des arrêts rendus par la cour du roi (éd. Jacques Claude Beugnot), t. I : 1254-1273, Paris, Imprimerie royale, (lire en ligne), partie VIII, p. 854-855
    1271, 24 mai, Parlement de Paris : Jeanne de Fougères, [veuve d'Hugues XII de Lusignan], comtesse de la Marche et d'Angoulême, s'est plainte de ce qu'après la mort de son époux en croisade, Pierre de Saux, sénéchal de Périgord, ait fait saisir le château d'Angoulême et fait prêter aux habitants de la ville un serment contraire aux usages anciens. Le roi de France, Philippe [III], rend en plein Parlement de Paris, un arrêt qui annule le serment et ordonne au sénéchal de ne pas laisser des sergents royaux demeurer dans la terre de la comtesse d'Angoulême et y faire des actes de juridiction.
  22. Cartulaire des comtes de la Marche et d'Angoulême (éd. Georges Thomas), Angoulême, (lire en ligne), partie LIV, p. 114-119
    1273, 3 avril : Pierre Ebrard et son fils Roger confirment en faveur de Jeanne de Fougères, comtesse de la Marche et d'Angoulême et dame de Fougères, et gardienne de ses enfants, la vente qu'ils avaient fait à son mari, Hugues [XII], comte de la Marche et d'Angoulême et seigneur de Fougères de tous les droits qu'ils avaient reçu de leur épouse et mère défunte, Aelis, dans la vicomté d'Aubusson pour une rente de 100 livres assise en la châtellenie de Guéret.
  23. Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême, (éd. Abbé Jean Nanglard), Angoulême, (lire en ligne), p. 54-55
    1273, juillet, Vars : Jeanne de Fougères, comtesse d'Angoulême, veuve d'Hugues [XII] de Lusignan, fait hommage lige, au nom de son fils, Hugues [XIII], à l'évêque d'Angoulême, Pierre [III] Raymond, pour le fief vicomtal de la Rochefoucauld.
  24. Frédéric Morvan, « Les seigneurs de Fougères du milieu du XIIe au milieu du XIVe siècle », Bulletin et Mémoires de la société d'histoire et d'archéologie du Pays de Fougères, vol. XLI,‎ , p. 21-25 (lire en ligne [PDF])
  25. Julien Bachelier, « Une histoire en Marche : Fougères et la Normandie au Moyen Âge (début XIe-milieu du XIVe siècle) », Revue de l’Avranchin et du Pays de Granville, vol. 88,‎ , p. 423-529 (lire en ligne)
  26. E Chronico Savigniacensi (éd. Natalis de Wailly et Léopold Delisle), t. XXIII : Recueil des historiens des Gaules et de la France, Scriptores, Paris, (lire en ligne), p. 585
  27. Fils d'Amanieu V d'Albret et de Mathe de Bordeaux et frère aîné d'Amanieu VII, seigneur d'Albret.
  28. Fils de Geoffroy de Joinville (1225/1233-21 octobre 1314), 1er baron Geneville et de Mahaut de Lacy (av. 1231-11 avril 1304).
  29. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe-XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne), p. 877 :

    « Jean de Vescy contracte en 1279 un mariage "per verba de presenti" avec Marie de Lusignan, sœur d'Hugues XIII, sous la houlette de Guy de Cognac. Neuf ans plus tard, en décembre 1288, Hugues XIII négocie un nouveau contrat de mariage entre Marie et Étienne II de Sancerre. Par ailleurs, son testament de 1283 demande qu'elle reçoive le revenu qui lui avait été attribué dans celui de leur père. Cette clause, qui ne concerne que Marie, laisse penser qu'elle est alors célibataire. Or, quand Jean de Vescy meurt le 10 février 1289, il est marié à Isabelle de Beaumont. L'absence d'informations supplémentaires nous amène à supposer une séparation intervenue très tôt entre les deux époux. »

  30. chartularium monasterii Fontis-Ebraldi, in dioecesi Pictaviensi ; quod Rogerius de Gaignieres partim ex chartis, partim ex magno ejusdem abbatiae chartulario describi curavit (manuscrit latin, copie pour Roger de Gaignières, d'après original perdu), Paris, BnF, coll. « manuscrit latin » (no 5480 (1)), (lire en ligne), p. 340 :

    « Univ[ersis presentis litteras inspecturis], Hugo Bruni, comes Marche et Engolisme, dominus Fulgoriarum, salutem. Nos Hysabelli dilecti sorori nostre moniali abbacie de Fonte Ebraudi damus, pro provisione sua in dicta abbacia vel membris ejusdem eidem honorabiliter facienda, quaterviginti libras turonensis annui redditus infra. Datum sub sigillo nostro mense Novembris [anno Domini] M° CC° LXX° VII°. »

    1277, novembre : Hugues [XIII] le Brun, comte de la Marche et d'Angoulême et seigneur de Fougères, donne à sa sœur Isabelle, moniale à l'abbaye de Fontevraud, pour son entretien, une rente de 80 livres tournois.
  31. Layettes du trésor des chartes (éd. Élie Berger), t. IV : de l'année 1261 à l'année 1270, Paris, Plon, (lire en ligne), partie 5519, p. 341-344
    1269, mai 20, Touvre : Jeanne de Fougères, épouse d'Hugues [XII] de Lusignan, comtesse de la Marche et d'Angoulême fait son testament. Elle établit son fils Hugues [XIII], héritier universel pour tout ce qui ne sera pas mentionné dans le testament. Elle attribue à ses filles, Yolande, Jeanne, Marie et Isabelle une rente de 500 livres à assigner sur son héritage. Comme elle est enceinte, elle assigne à l'enfant, s'il naît et qu'il vit, si c'est une fille, 500 livres, si c'est un garçon, qu'il reçoive un héritage selon la coutume de Bretagne. De même, si elle a d'autres enfants mâles, elle demande que son fils aîné les pourvoie selon la coutume et si elle enfante d'autres filles, qu'elles reçoivent une rente de 300 livres. Si son fils n'avait pas de descendants, elle demande que son héritage aillent à ses frères et si aucun d'entre-eux n'avait de fils, il devrait revenir à sa fille aînée puis à ses cadettes. Elle demande également de vérifier que les parts attribuées à ses filles n'excèdent pas le tiers de son héritage ou, si c'est le cas, de les réduire, auquel cas sa fille aînée aurait 500 livres de rente et le reste serait réparti équitablement entre ses autres filles. Elle choisit l'abbaye de Savigny comme lieu de sépulture. Elle demande que soient payées toutes ses dettes à tous les créanciers qui pourront les prouver. Elle laisse différentes sommes à trente-sept membres de sa maison et fait trente-neuf legs aux établissements religieux, parmi lesquels elle demande de nourrir les Franciscains d'Angoulême pendant une semaine à partir du jour de sa mort et fonde un anniversaire dans la cathédrale d'Angoulême. Elle laisse 200 livres pour la Terre sainte et 20 livres pour payer trois hommes qui feront le pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle pour ses enfants. Elle lègue à son fils Hugues les anneaux de Fougères et de Porhoët, son cercle d'or à Yolande, ses deux couronnes à Jeanne et à Isabelle et sa ceinture à Marie. Elle établit comme exécuteurs testamentaires les archevêques de Tours et de Bordeaux, les évêques de Rennes et d'Angoulême, son mari, Hugues [XII], Raoul Teysson, Guillaume [IV] Paynel, seigneur de Hambye et de Bréhal, et Hélie de Mustelien.
  32. SIGILLA : base numérique des sceaux conservés en France, « Hugues XII de Lusignan - premier - sceau », sur http://www.sigilla.org/, Université de Poitiers
  33. a et b SIGILLA : base numérique des sceaux conservés en France, « Hugues XII de Lusignan - sceau secret », sur http://www.sigilla.org/, Université de Poitiers
  34. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe-XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 2 : Annexes 1 et 2 (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, , Annexe 2 : Catalogue d'actes, chap. n°721 (« 1257, 22 septembre, Longpont »), p. 341
  35. Layettes du trésor des chartes (éd. Joseph de Laborde), t. III : de l'année 1247 à l'année 1260, Paris, Plon, (lire en ligne), partie 4372, p. 375-376
    1257, samedi 22 septembre, Longpont : Hugues [XII] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême a demandé au comte de Poitiers et de Toulouse, Alphonse, de la recevoir à l'hommage bien qu'il n'ait pas atteint sa majorité. Alphonse ayant acquiescé, il lui fait hommage lige pour le comté de la Marche et les châteaux de Lusignan et de Crozant. Il promet de mettre ses châteaux à sa disposition à chaque réquisition. S'il enfreignait ces dispositions, qu'il faisait la guerre au comte et qu'il refusait de se présenter à la cour comtale sur convocation, il serait astreint à payer une amende de 10000 livres tournois. Sa mère, Yolande [de Bretagne] et son oncle, Guy de Lusignan, seigneur de Cognac, sont garants.
  36. Inventaires et documents publiés par ordre de l'Empereur : Collection de sceaux (éd. Louis Douët d'Arcq), t. I, Paris, Henri Plon, (lire en ligne), n°842 Hugues XII le Brun, p. 399
  37. a et b Sigillographie du Poitou jusqu'en 1515 : étude d'histoire provinciale sur les institutions, les arts et la civilisation d'après les sceaux (éd. François Eygun), Poitiers, Société des Antiquaires de l'ouest, , n°424, pl. XIV, p. 220
  38. a et b Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe-XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 3 : Annexes 3 à 6 (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, , Annexe 4 : Catalogue des sceaux de la famille de Lusignan, chap. II (« Comtes de la Marche et d'Angoulême / Hugues XII de Lusignan »), p. 288-290
  39. SIGILLA : base numérique des sceaux conservés en France, « Hugues XII de Lusignan - deuxième - sceau », sur http://www.sigilla.org/, Université de Poitiers
  40. a et b SIGILLA : base numérique des sceaux conservés en France, « Hugues XII de Lusignan - Revers », sur http://www.sigilla.org/, Université de Poitiers
  41. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe-XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 2 : Annexes 1 et 2 (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, , Annexe 2 : Catalogue d'actes, chap. n°903 (« 1270, 1er février »), p. 430-431
  42. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe-XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 2 : Annexes 1 et 2 (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, , Annexe 2 : Catalogue d'actes, chap. n°914 (« 1270, 10 avril »), p. 436
  43. Manuscrits de Dom Fonteneau, t. XXII : Documents provenant de l'abbaye de Nouaillé (1200-1624) (manuscrit latin et français, copie du XVIIIe siècle, par Dom Fonteneau, d'après original parchemin), Poitiers, Médiathèque François Mitterrand, (lire en ligne), p. 303 :

    « Universis presentes litteras inspecturis Hugo comes Marchie et Engolisme dominus Fulgeriarum, salutem in Domino. Noveritis quod nos compositioni et tractatui compositionis inite et habite inter religiosum virum Heliam, abbatem Nobiliacensis, et Guillelmum Chenini, militem et Guillelmum de Vergnia, valetum, super hiis que dicti miles et valetus in villis de Boeretia, de Espinet et de Perros et earum pertinenciis asserbant de habere, et habere debere, consentimus et specialem ac expressum consensum adhibemus et composicionum predictam ex dicta, scientia et voluntate propria totaliter affirmamus, et eam firmiter et inviolabiliter et inconcusse tam a dictis partibus, quam a nobis et nostris heredibus seu successoribus nostris, quatenus tangit nos vel tangere potest, volumus in perpetuum observari. In cujus rei certitudinem nos dictus comes huic presenti scripto sigillum nostrum duximus apponendum. Datum die Jovis post Ramos palmarum, anno Domini millesimo ducentesimo septuagesimo. »

    1270, 10 avril : Hugues [XII] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, seigneur de Fougères, confirme un accord entre Hélie, abbé de Nouaillé, d'une part et Guillaume Chenin, chevalier, et Guillaume de la Vergne, écuyer, d'autre part, au sujet de leurs prétentions que ces gentilshommes sur les terres de Bouresse, de l'Espinet et de Perros.
  44. Inventaires et documents publiés par ordre de l'Empereur : Collection de sceaux (éd. Louis Douët d'Arcq), t. I, Paris, Henri Plon, (lire en ligne), n°843 Hugues XII le Brun, p. 399
  45. a et b Sigillographie du Poitou jusqu'en 1515 : étude d'histoire provinciale sur les institutions, les arts et la civilisation d'après les sceaux (éd. François Eygun), Poitiers, Société des Antiquaires de l'ouest, , n°425, pl. XIV, p. 220
  46. a et b Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe-XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 3 : Annexes 3 à 6 (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, , Annexe 4 : Catalogue des sceaux de la famille de Lusignan, chap. II (« Comtes de la Marche et d'Angoulême / Hugues XII de Lusignan »), p. 290-291
  47. Inventaires et documents publiés par ordre de l'Empereur : Collection de sceaux (éd. Louis Douët d'Arcq), t. I, Paris, Henri Plon, (lire en ligne), n°842 bis Hugues XII le Brun, p. 399
  48. Inventaires et documents publiés par ordre de l'Empereur : Collection de sceaux (éd. Louis Douët d'Arcq), t. I, Paris, Henri Plon, (lire en ligne), n°843 bis Hugues XII le Brun, p. 399

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources sigillographiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Julien Bachelier, « Une histoire en Marche : Fougères et la Normandie au Moyen Âge (début XIe-milieu du XIVe siècle) », Revue de l’Avranchin et du Pays de Granville, vol.  88, janvier 2011, p.  423-529. [lire en ligne]
  • Frédéric Morvan, « Les seigneurs de Fougères, du milieu du XIIe siècle au milieu du XIVe siècle », Bulletin et Mémoires de la société d'histoire et d'archéologie du Pays de Fougères, t. XLI, 2003. [lire en ligne]
  • Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe-XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell, Université de Nantes, 4 vol., 2 797 p., décembre 2018. [lire en ligne]

Articles connexes[modifier | modifier le code]