Aller au contenu

François Ier de Bretagne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

François Ier
Illustration.
Le Duc François Ier de Bretagne en prière
Titre
Duc de Bretagne

(7 ans, 10 mois et 20 jours)
Prédécesseur Jean V
Successeur Pierre II
Comte de Montfort

(22 ans, 10 mois et 4 jours)
Prédécesseur Jean IV
Successeur Pierre II
Biographie
Dynastie Maison de Montfort
Date de naissance
Lieu de naissance Vannes
Date de décès (à 36 ans)
Lieu de décès Manoir de Plaisance,
Saint-Avé
Sépulture Abbaye Saint-Sauveur de Redon
Père Jean V de Bretagne
Mère Jeanne de France
Fratrie Pierre II
Gilles de Bretagne
Conjoint Yolande d'Anjou
Isabelle d'Écosse
Enfants Renaud (1434-1439)
Marguerite (1443-1469)
Marie de Bretagne (1446-1511)

Image illustrative de l’article François Ier de Bretagne
Ducs de Bretagne

François Ier de Bretagne, aussi connu sous le nom de François le Bien-Aimé, né le à Vannes et mort le au manoir de Plaisance à Saint-Avé (actuel département du Morbihan), fils aîné du duc de Bretagne Jean V et de Jeanne de France, fille du roi de France Charles VI, devient duc de Bretagne et comte de Montfort à la mort de son père, le .

Partisan dans cette période de la fin de la guerre de Cent Ans (1337-1453) de l'alliance avec le roi de France Charles VII, François Ier subit au début de son règne plusieurs attaques anglaise (Fougères, La Guerche) et participe ensuite aux dernières campagnes en Normandie.

Son règne est marqué par l'emprisonnement en 1446 de son frère Gilles, partisan de l'alliance anglaise, et surtout par sa mort en prison en 1450, mort dont le duc est considéré comme responsable, peu avant la sienne propre.

Origines familiales et formation

[modifier | modifier le code]

François Ier est un des ducs de la dynastie de Montfort, qui règne sur la Bretagne de la guerre de Succession (1341-1364) à la fin du XVe siècle (mariage d'Anne de Bretagne avec Charles VIII).

Fils de Jean V et de Jeanne de France, il a deux frères cadets, Pierre (né en 1418) et Gilles (né en 1420).

François prête serment dès le en tant que futur comte de Montfort[1].

Couronnement du duc à Rennes

Sa devise est : « Sans souverain sauf Dieu  ».

L'avènement de François Ier, élevé en France[Où ?] , entraine une importante modification de la politique extérieure de la Bretagne.

Vicissitudes de la guerre de Cent Ans finissante

[modifier | modifier le code]

Les capitaines bretons participant désormais à la guerre de Cent Ans (1337-1453) du côté du roi de France Charles VII, François Ier subit des représailles anglaises dès lorsque le duc de Somerset à la tête de 10 000 hommes s'empare de La Guerche-de-Bretagne et la pille.

Le , un capitaine de routiers, François de Surienne dit « l'Aragonais », au service de l'Angleterre, s'empare de Fougères par surprise. Le duc doit mobiliser son armée et de l'artillerie pour reprendre la ville[2].

À la tête de six mille hommes, sous les ordres de son oncle, Arthur de Richemont, connétable de France qui le fait chevalier, il contribue l'année suivante à expulser les Anglais de Normandie.

Décisions d'ordre protocolaire

[modifier | modifier le code]

C'est sous son règne que l'ordre de l'Hermine institué par Jean IV est doté d'un nouveau collier d'épis de blé tressés et devient l'ordre de l'Hermine et de l'Epi.

François Ier de Bretagne et Louis de Luxembourg sont élus chevaliers de l'ordre de la Toison d'or, créé par les ducs de Bourgogne, lors du chapitre de 1445, mais ils refusent le collier[3].

En 1446, il octroie à son chambellan Briand III de Châteaubriant-Beaufort, qui occupe ce poste depuis 1439, le droit de tenir une foire annuelle dans le bourg de Plerguer.

En 1448, il réussit une réconciliation avec les Penthièvre à qui il restitue une partie de leurs biens, confisqués en 1425 à la suite de la capture en 1420 de Jean V par Marguerite de Clisson.

Emprisonnement et mort de son frère Gilles (1450)

[modifier | modifier le code]

Gilles de Bretagne, ami du roi d'Angleterre Henri VI, est un chevalier renommé[réf. nécessaire] qui représente en Bretagne le parti de l'alliance avec l'Angleterre face au roi de France, politique à laquelle s'oppose alors la haute noblesse bretonne.

En 1446, François Ier le fait arrêter et jeter en prison. Après une détention particulièrement dure[réf. nécessaire], Gilles meurt étranglé en 1450.

Bien qu'on ne sache pas si François Ier en avait donné l'ordre ou si ce meurtre est le fait de ses officiers locaux, les contemporains le considèrent comme responsable. François exprime publiquement des remords[réf. nécessaire]. Mais il est libéré de la menace d'un possible successeur qui aurait pu changer de politique extérieure.

Mort et funérailles

[modifier | modifier le code]

Il meurt peu de temps après Gilles.

Selon sa volonté, François est enseveli devant l'autel de l'abbatiale Saint-Sauveur de Redon, dans le pays de Vannes.

Sa veuve, la duchesse Isabelle d'Écosse, lui survit jusqu'en 1494.

En 1780, son tombeau est déménagé dans une des chapelles du déambulatoire de l'église abbatiale. Il est détruit au cours de la Révolution française.

Mariages, descendance et problèmes successoraux

[modifier | modifier le code]

Il est fiancé à quinze ans à Bonne de Savoie, fille d'Amédée VIII de Savoie et de Marie de Bourgogne. Mais elle meurt à quinze ans, le , juste avant leur mariage[4],[5].

Il épouse en premières noces à Nantes le Yolande d'Anjou (1412-), fille de Louis II, comte d'Anjou et de Yolande d'Aragon, qui lui donne un fils[6] :

  • Renaud, né en 1434 et mort vers 1439, comte de Montfort.

Il se remarie à Auray le avec Isabelle d'Écosse (1426-vers 1494), fille de Jacques Ier Stuart, roi d'Écosse, et de Jeanne Beaufort, qui lui donne deux filles :

Malgré les protestations de la cour d'Écosse, ces deux princesses ne sont pas reconnues comme héritières présomptives du duché. François Ier choisit pour héritier son frère Pierre.

Celui-ci n'ayant pas d'enfant, pour éviter toute contestation ultérieure, le duc fit épouser sa nièce Marguerite à François d'Étampes, troisième dans l'ordre de succession, et la cadette Marie au plus grand baron de Bretagne, Jean de Rohan.[pas clair]

Il laisse également une fille de naissance illégitime :

  • Jeanne, dite « la Bâtarde de Bretagne », qui épouse en 1458 Jean Morhier, seigneur de Villiers-le-Morhier.

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Philippe Contamine, « Serments bretons (8-) », dans Jean-Christophe Cassard, Yves Coativy, Alain Gallicé et Dominique Le Page (dir.), Le prince, l'argent, les hommes au Moyen Âge : Mélanges offerts à Jean Kerhervé, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 646 p. (ISBN 978-2-75350-602-2, lire en ligne), p. 128.
  2. Jean-Pierre Leguay et Hervé Martin, Fastes et malheurs de la Bretagne ducale 1213-1532, Ouest-France Université, Rennes (1982) (ISBN 285882309X) p. 202-204
  3. Emile Van Arenbergh, Louis de Luxembourg, Biographie nationale de Belgique, 1892-1893, T. 12, col 600.
  4. Daniel Chaubet, « Une enquête historique en Savoie au XVe siècle », dans Journal des savants, 1984, no 1-2. p. 112, n. 44 et 45.
  5. Arkstee et Merkus (éditeurs), Histoire universelle depuis le commencement du monde jusqu'à présent, vol. 38, 1776 ; p. 53.
  6. Généalogie de François Ier sur le site Medieval Lands

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

[modifier | modifier le code]

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]

  • Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généralisteVoir et modifier les données sur Wikidata :