Ernée

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Ernée
Ernée
La ville vue du nord.
Blason de Ernée
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Mayenne
Intercommunalité Communauté de communes de l'Ernée
(siège)
Maire Jacqueline Arcanger
Code postal 53500
Code commune 53096
Démographie
Gentilé Ernéen
Population
municipale
5 712 hab. (2018 en diminution de 1,28 % par rapport à 2013)
Densité 156 hab./km2
Population
agglomération
5 731 hab. (2016)
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 49″ nord, 0° 55′ 58″ ouest
Altitude Min. 107 m
Max. 200 m
Superficie 36,53 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Ernée
(ville isolée)
Aire d'attraction Ernée
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton d'Ernée
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Ernée
Liens
Site web www.ville-ernee.fr

Ernée est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée en 2018 de 5 712 habitants[Note 1]

La commune fait partie de la province historique du Maine[1], et se situe dans le Bas-Maine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ernée est située au Nord-Ouest de la Mayenne, aux confins des Pays de la Loire, à proximité de la Bretagne (7 km) et de la Normandie (20 km). La ville domine un méandre de la rivière qui porte son nom.[2] Elle est à 20 km de Fougères et Mayenne, 30 km de Laval et Vitré, 65 km du Mont-Saint-Michel et 70 km de Rennes.

Le sol appartient au Massif armoricain, érigé à la fin des temps primaires, à travers le bloc mancellien constitué de granites. Les environs d'Ernée sont constitués de collines et de plaines vallonnées. La campagne est dominée par des paysages de bocage, constitués de haies vives enserrant les champs et les prairies. Ce bocage mayennais est typique de l'ancienne province du Maine.[3]

L'Ernée est une rivière qui passe dans la commune. Cette rivière crée la vallée de l'Ernée et mène à un plan d'eau intégré à la ville.

Le climat est de type océanique, doux en hiver et tempéré en été.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Ernée est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[5],[6],[7]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Ernée, une unité urbaine monocommunale[8] de 5 731 habitants en 2017, constituant une ville isolée[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Ernée, dont elle est la commune-centre[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 5 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[11],[12].

Transport[modifier | modifier le code]

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Ernée est desservi par les lignes 104, 105 et 116 du réseau régional Aléop, la reliant à Mayenne et Laval[13].

Une ligne de car TER SNCF, reliant Laval à Fougères et desservant Ernée, a été supprimée à l'été 2018.[14]

Routes[modifier | modifier le code]

Ernée est au carrefour de trois axes principaux :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dès le Xe siècle, une charte du mont Saint-Michel mentionne le nom de Territorium Ernei.

Le gentilé est Ernéen. Le terme Ernacéen est parfois utilisé.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation humaine sur le territoire de la commune est attestée dès le Néolithique comme en témoignent les deux monuments mégalithiques encore visibles (dolmen de la Contrie, allée couverte de la Tardivière).

Antiquité[modifier | modifier le code]

Vers la fin du Ier siècle après Jésus-Christ, Ernée dépend de la cité de Jublains, une des huit cités de l'ouest de la province de Lyonnaise. Si des habitations de cette époque sont attestées, l'existence probable en tant que ville reste encore hypothétique faute de fouilles approfondies.[15]

Saint Ernée ou Ernier a été considéré comme le fondateur de la ville en 532[16]. Il vivait à l'époque de Clovis et faisait partie des ermites qui ont évangélisé la région, envoyés par l'évêque du Mans Saint-Innocent.

Des traces d'un établissement gallo-romain ont été identifiées au début du XXe siècle, au village de Boisières sur la route de Carelles.

La ville se trouve sur le tracé de la voie romaine rejoignant Jublains à Courseul (près de Dinan).

Haut Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Ernée fait partie de la Neustrie qui se forme à partir du Ve siècle sur les restes du royaume de Syagrius entre la Bretagne et la Belgique.

Au IXe siècle, un château est construit pour faire face aux incursions des Bretons[16]. Il dépendait alors du duc du Mans, puis des comtes du Maine et de Mayenne.

Un prieuré bénédictin, le prieuré Saint-Jacques, est construit au IXe siècle, à l'emplacement de l'actuel musée, dont les murs sont ceux de l'ancienne chapelle, et de la place de l'hôtel de ville. Le 12 des calendes d'avril 922, Aubert, seigneur de Mayenne, donna le prieuré avec l'église aux moines de Saint-Mars-sur-la-Futaie.

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Ernée est une des châtellenies de la baronnie de Mayenne.

Du Xe au XIIe siècle, aucun événement notable n'est attesté durant une période de conflit entre normands et angevins pour contrôler le Maine.

Les XIIe et XIIIe siècles sont une période de paix et de prospérité pour la région.

En 1231, après la trêve conclue à Saint-Aubin-du-Cormier, le 4 juillet, entre la reine Blanche de Castille, régente, et Pierre Mauclerc, duc de Bretagne, la ville d'Ernée est le lieu de l'entrevue (pallamentum) entre Pierre Mauclerc et Philippe Hurepel, oncle du roi. Cette entrevue se solda par un échange solennel de serments. Un Hôtel-Dieu est mentionné à Ernée en 1284 lors d'une transaction entre les bourgeois d'Ernée et Henri d'Avaugour, seigneur de Mayenne[17] .

Pendant la guerre de Cent Ans, comme toute la région, la ville d'Ernée est dévastée et ruinée.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1487, les habitants d'Ernée adressent à Jean d'Armagnac-Nemours, baron de Mayenne et de Sablé, une requête où ils lui demandent que la taille à « esmage et à vis » de 50 livres soit réduite à la somme de 12 livres, parce que les guerres précédentes avaient obligé les habitants à s'enfuir et avaient tellement ruiné leur ville que de 1 800 maisons de contribuables à cette taille, il n'en restait qu'une vingtaine. 1800 maisons ou feux correspond à une population de 7 à 8 000 habitants. D'autres sources indiquent 800 maisons, correspondant à une population d'environ 4 000 habitants[18].

À la fin du XVe siècle, au cours de la guerre qui aboutit à la conquête de la Bretagne par la France, les Bretons de Fougères envahissent le pays d'Ernée et s'emparent de la ville, à laquelle ils mettent le feu. L'incendie dure du 18 au 21 mai 1488.

Durant les guerres de religion, la paroisse est ravagé à deux reprises, en 1592 par les Anglais du comte d'Essex, puis en 1596 par des bandes de pillards[19].

Après Mayenne, Ernée est la principale châtellenie et ville du marquisat puis duché de Mayenne. La municipalité de la ville est créée après le rachat du duché par le cardinal Mazarin en 1655.

Ernée est le siège de deux juridictions sous l'Ancien Régime : le bailliage et le grenier à sel. La première est une juridiction ordinaire, dont l'appel relevait de la barre ducale de Mayenne. La seconde était chargée de réprimer les contraventions en matière de gabelle. La Bretagne était franche de gabelle, c'est-à-dire exempte de taxe sur le sel, contrairement au reste du royaume. La contrebande était donc importante et réprimée sévèrement : la prison d'Ernée comptait régulièrement une cinquantaine de détenus[17].

Les juridictions accueillent gens de robe et avocats auxquels s'ajoutent les membres des différentes administrations royales et ducales. Ville prospère, industrieuse et commerçante, Ernée abrite également les membres de la noblesse locale qui y hivernent dans leurs hôtels particuliers. La ville regroupe un nombre important de demeures des XVIe au XVIIIe siècles. Les plus remarquables sont la maison Élie Gougis (1550), l'hôtel de Charné (XVIIe siècle), l'hôtel des Nos (1724) et l'hôtel du Boisberranger (vers 1770)[18].

L'église de Charné, excentrée à l'est de la ville est la paroisse d'origine. Une nouvelle église Notre-Dame est construite à l'emplacement de l'ancien château féodal. Elle est consacrée le . Bien que très vaste — la deuxième en surface dans le département de la Mayenne — le manque de fonds oblige à réduire sa hauteur[18].

Le projet de canal pour rejoindre Rennes depuis Laval et passant par Ernée est étudié à la fin du XVIIIe siècle, mais n'aboutira jamais malgré plusieurs tentatives jusqu'au début du XXe siècle.

Révolution[modifier | modifier le code]

En 1789, en prévision des états généraux, M. Grandin, curé d'Ernée, est élu député du clergé et Delalande, lieutenant du maire, député du Tiers état.

La période révolutionnaire est une période de grande effervescence où modérés et sanguinaires se succèdent au gré des événements nationaux.

De 1789 à 1790 des bandes pillent les châteaux des environs puis les persécutions religieuses augmentent le désordre à partir de 1791.

Située au cœur des territoires chouans qui tiennent les campagnes, Ernée vit sous la protection de 400 à 500 militaires. Le Directoire du département estime que « l'autorité du corps administratif, municipal et judiciaire n'est plus respecté ». À partir de 1792, Julien-Marie-Constant Quantin, se faisant appelé Marat-Quantin, fait régner l'arbitraire durant la Terreur[18].

Le est le théâtre d'un combat entre les Républicains et les Vendéens qui s'emparent de la ville lors de la virée de Galerne.

Le , la commission Clément fait fusiller à Ernée le général Perrault, commandant en second de l'artillerie royaliste. Du 12 au , elle fait monter trente-huit personnes sur l'échafaud, installé place du Ralliement (actuelle place de la Mairie).

En 1794, Marat-Quantin est arrêté. Il sera interdit de séjour dans le département de la Mayenne en 1795.

Ernée est chef-lieu de district de 1790 à 1795.

De 1794 à 1799, la ville vit sous la crainte permanente d'une attaque des Chouans qui sont maitres des campagnes. La pacification est lente. La suspension des hostilités entre le Directoire et les chefs chouans, publiée le 3 frimaire an VIII () à Ernée, a peu de résultats. Le coup d'état du 18 brumaire puis l'instauration de l'Empire permettent de pacifier lentement la région[18].

François Buchet, fils d'un notaire d'Ernée, engagé dans la garde nationale d'Ernée, fuit la guerre civile et fait carrière dans la marine puis l'armée de terre. Il devient général de division, lieutenant général, pair de France et baron sous la Restauration.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Durant le XIXe siècle, Ernée est une ville commerçante et prospère. Ses faubourgs s'étendent à mesure que les activités industrielles s'y développent. En 1835, la belle unité architecturale de la ville et la largeur de ses rues sont signalées. De nouvelles maisons de maître et petits châteaux viennent s'ajouter aux édifices plus anciens[20].

L'industrie de la chaussure et du cuir se développe et prospère jusqu'au milieu du XXe siècle[21].

Ernée était desservie par la ligne de chemin de fer départemental reliant Laval à Landivy. Cette ligne fut ouverte le et son déclassement fut décidé par le conseil général le . En 1902, la gare d'Ernée-Ville avait accueilli 32 007 voyageurs, ce qui en faisait la plus fréquentée du réseau juste après Laval-Ville. La halte d'Ernée-Échange avait accueilli 4 796 voyageurs cette même année[22].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Ernée

Les armes de la commune d'Ernée se blasonnent ainsi :
De gueules aux trois sifflets d'or posés en pal[23].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1959 1986
(démission)
René Ballayer CD puis UDF-CDS Négociant en vins, sénateur de la Mayenne (1974 → 2001), conseiller général du canton d'Ernée (1961 → 1992), président du conseil général de la Mayenne (1973 → 1992)
1986 mars 1989 Albert Leblanc DVD Chef d'entreprise
mars 1989[24] juin 1995 Gilbert Dutertre UDF Directeur de collège retraité, conseiller général (1992 → 2015)
juin 1995[25]
(décès)[26]
Gérard Heude DVD Chef d'entreprise
[27]
(intérim)
Albert Leblanc UMP Président de la CC de l'Ernée

(décès)[28]
Gérard Lemonnier[29] DVD Responsable de service Mayenne Habitat, vice-président de la CC de l'Ernée
En cours Jacqueline Arcanger[30] DVD Ancienne commerçante, conseillère départementale (depuis 2015), vice-présidente du conseil départemental de la Mayenne
Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[32].

En 2018, la commune comptait 5 712 habitants[Note 6], en diminution de 1,28 % par rapport à 2013 (Mayenne : −0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Ernée comptait 2400 habitants en 1726.[33]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 2514 6484 6425 0845 4675 3985 4895 4835 614
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 5616 3205 4765 2485 3365 2625 1755 1495 234
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 0995 2975 3434 8414 8454 7684 8704 9954 952
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
4 8945 1465 6125 9016 0525 7035 7935 8015 731
2018 - - - - - - - -
5 712--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La ville est spécialement connue pour son circuit de motocross, le circuit Raymond Demy où a eu lieu le championnat du monde MX1 et MX2 ainsi que le motocross des nations en 2005 et 2015.

Économie et industrie[modifier | modifier le code]

  • La corderie Lancelin (créée en 1907, depuis 1939 à Ernée), amarres, drisses, cordages marins[36].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Ernée dans les arts[modifier | modifier le code]

« Ernée, là est le Maine et là finit la Bretagne » - Balzac - Les Chouans[33].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Ernée

Les armes de la commune d'Ernée se blasonnent ainsi :
De gueules aux trois sifflets d'or posés en pal[23].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Delaunay, Histoire de la ville et du pays d'Ernée, réimpression Joseph Floc'h, Mayenne, 1974.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Né à Ernée le 26 août 1715. Fils de Louis Jeudry, sieur du Cruchet, président au grenier à sel d'Ernée, et de Renée Delalande. Docteur en médecine de la Faculté de Paris. Il épouse à Ernée, le 17 septembre 1748, Jeanne Boullier, fille majeure de feu François Boullier, sieur de la Touche, et de feue Jeanne Martin. Jeanne Martin apporta en mariage l'importante terre de Branche, paroisse de Montenay, dans la famille Boullier. Quelques membres de cette famille portèrent des lors et portent encore aujourd'hui le nom de Boullier de Branche. Julien-Louis Jeudry est nommé maire d'Ernée en 1761. Il prend grande part à la création d'un collège en cette ville, fait appeler, pour les petites écoles, les sœurs de la Chapelle-au-Riboul, et se dévoue particulièrement aux malades pauvres et à la prospérité de l'hôpital d'Ernée. M. Jeudry quitte l'Hôtel-de-Ville vers le milieu de 1792, et est remplacé pour quelques mois par Louis Gaspard Moulard. Julien-Louis Jeudry était un des correspondants de Jacques-Ambroise Duchemin de Villiers [1]. Jean-Louis Jeudry meurt à Ernêe, le 19 thermidor an III.
  5. René-Jean Mesnage est un clerc tonsuré, titulaire de la chapelle Saint-Pierre-de-Pont, desservie dans l'église d'Ernée. Il est né à Ernée le 18 novembre 1729, d'une famille bourgeoise qui embrasse avec ardeur toutes les idées de la Révolution française. Il n'avait d'abbé, que le nom et menait une vie absolument séculière. Il est élu pour procureur de la commune en 1790, charge qu'il conserve jusqu'à sa mort. Parti en octobre 1793, à la tête d'un détachement envoyé par la ville d'Ernée au secours de Laval, menacé par les Vendéens, il est fait prisonnier et préfère mourir plutôt que de crier Vive Louis XVII. Les révolutionnaires d'Ernée et des environs font un éloge du martyr de la liberté, le fêtent dans les temples décadaires, et imposent même, pour quelque temps, son nom à un quartier de la ville, le quartier actuel du Bary.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Claude-Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, vol. 1, , p. 1114
  2. comité départemental de l'habitat et de l'aménagement rural, Opération programmée d'amélioration de l'habitat, Laval, , 73 p., p. 11.
  3. Encyclopaedia universalis, , p. 244, 310.
  4. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
  5. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  6. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 29 mars 2021).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  8. « Unité urbaine 2020 d'Ernée », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 29 mars 2021).
  9. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  10. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  13. « Plan du réseau » (consulté le 5 juillet 2020).
  14. Ouest-France, « La ligne de car TER Fougères-Laval sera bientôt à l’arrêt », sur ouest-france.fr, (consulté le 7 février 2021).
  15. Martial Monteil, « Les agglomérations de la province de Lyonnaise Troisième (Bretagne et Pays de la Loire) : entre abandon, perduration et nouvelles créations (iiie-vie s. apr. J.-C.) », sur journal.openedition.org, (consulté le 7 février 2021).
  16. a et b René Delaunay, Histoire de la ville d'Ernée, Abraxas, (ISBN 978-2855541044).
  17. a et b René Delaunay, Notes historiques sur Ernée, Ernée, .
  18. a b c d et e Alphonse Angot, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, Goupil, 1900 - 1910, 3500 p. (lire en ligne), Tome II - Ernée.
  19. Alphonse Angot, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, Goupil, 1900 - 1910, 3500 p. (lire en ligne), Tome II - Ernée.
  20. Robert Latouche, Maine, Perche et leurs châteaux, Arthaud, , 251 p., p. 231.
  21. Michel Gougeon - Jacques Cousin, Ernée et son canton, Ernée, Imprim'Ernée, , 172 p., p.7.
  22. Pierre-Alain Menant, Un demi-siècle de petits trains en Mayenne, Éditions du Petit Pavé.
  23. a et b « GASO, la banque du blason - Ernée Mayenne » (consulté le 13 mars 2012).
  24. « Gilbert Dutertre ne se représente pas », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 9 janvier 2016).
  25. « L'esplanade Gérard-Heude, ancien maire, a été inaugurée », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 9 janvier 2016).
  26. « Gérard Heude, maire d'Ernée est décédé », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 4 juin 2009).
  27. « Gérard Lemonnier, nouveau maire d'Ernée », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 9 janvier 2016).
  28. « Le maire d'Ernée Gérard Lemonnier est décédé », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  29. Réélection 2014 : « Gérard Lemonnier a été réélu maire avec 26 voix sur 29 », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 12 avril 2014).
  30. « Jacqueline Arcanger, nouveau maire d'Ernée », sur lecourrierdelamayenne.fr, Le Courrier de la Mayenne (consulté le 5 mars 2017).
  31. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  32. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  33. a et b Gilbert Chaussis, La Mayenne de village en village, Laval, Siloë, (ISBN 2-905 259-13-2), P. 114 à 128.
  34. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  35. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  36. https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/ernee-53500/la-corderie-mayennaise-lancelin-la-conquete-de-l-asie-pacifique-6530266
  37. Site de la ville d'Ernée
  38. « Raymond Demy, aussi jeune que son circuit », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 14 juin 2016).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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