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La Bazouge-du-Désert

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La Bazouge-du-Désert
La Bazouge-du-Désert
L'église Saint-Martin.
Blason de La Bazouge-du-Désert
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Intercommunalité Fougères Agglomération
Maire
Mandat
Henri-Claude Gautier
2026-2032
Code postal 35420
Code commune 35018
Démographie
Population
municipale
1 095 hab. (2023 en évolution de +0,74 % par rapport à 2017)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 26′ 38″ nord, 1° 06′ 13″ ouest
Altitude Min. 113 m
Max. 193 m
Superficie 24,60 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Fougères
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Fougères-2
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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La Bazouge-du-Désert
Liens
Site web labazougedudesert.fr

La Bazouge-du-Désert est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 1 095 habitants[Note 1].

Géographie

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Carte de la commune de La Bazouge-du-Désert et des communes avoisinantes.
Communes limitrophes de La Bazouge-du-Désert
Louvigné-du-Désert Landivy (Mayenne)
La Bazouge-du-Désert Pontmain (Mayenne)
Landéan Saint-Ellier-du-Maine (Mayenne)

La Bazouge-du-Désert est située aux confins nord-est de la Bretagne et du département d'Ille-et-Vilaine, à la limite de celui de la Mayenne ; la commune se trouve au nord de la ville de Fougères et de la forêt de Fougères.

Hydrographie

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La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Seine-Normandie et Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Airon, la Glaine, la Rivière du Moulin Dory[1], le cours d'eau 06 de la commune de la Bazouge-du-Desert[2], le fossé 01 de la Basse Frachetière[3], le fossé 01 de la Contrie[4], le fossé 01 de la Croix du Gast[5], le fossé 01 de la Geslandais[6], le fossé 01 de la Gislais[7], le fossé 01 de la Guinchère des Bois[8], le fossé 01 de la Haute Chérulais[9], le fossé 01 de la Récussionnère[10], le fossé 01 des Chauvières[11], le fossé 01 du Lattay[12], le fossé 01 du Pont Renaud[13], le fossé 02 de la commune de la Bazouge-du-Desert[14], le fossé 02 de la Listière[15], le fossé 02 de la Récussionnière[16], le fossé 06 du Chêne[17], le ruisseau de Chevaux morts[18], le ruisseau de la Mehetrais[19], le ruisseau de Villavran[20] et le ruisseau du Gué au râle[21],[22],[Carte 1].

L'Airon, d'une longueur de 42 km, prend sa source dans la commune de Saint-Berthevin-la-Tannière et se jette dans la Sélune à Saint-Hilaire-du-Harcouët, après avoir traversé douze communes[23].

La Glaine, d'une longueur de 14 km, prend sa source dans la commune de Saint-Ellier-du-Maine et se jette dans l'Airon à Louvigné-du-Désert, après avoir traversé six communes[24].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de la Bazouge-du-Désert[Note 2].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[25]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[26]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[27]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[28]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[29],[30].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 965 mm, avec 14,2 jours de précipitations en janvier et 8,3 jours en juillet[25]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Louvigné-du-Désert à 5 km à vol d'oiseau[31], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 941,3 mm[32],[33]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12,9 °C, atteinte le [Note 3].

Au , La Bazouge-du-Désert est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[34]. Elle est située hors unité urbaine[35]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Fougères, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[35]. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[36],[37].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (97,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (73,9 %), prairies (22,1 %), zones urbanisées (1,8 %), terres arables (1,7 %), forêts (0,5 %)[38]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le nom de la localité est attesté sous les formes Vicus qui Basilica en 1040, ecclesia de la Bazogia en 1090, Bazocha et Bazogia en 1516[39].

Bazouge est une formation toponymique médiévale, basée sur une variante de l'ancien français basoge « église, basilique, palais, marché couvert », terme qui procède du gallo-roman *BASILCA, lui-même du latin basilica « marché » puis « église », à l'origine du doublet savant basilique. Le sens toponymique de Bazouge est celui d'« église ou monument érigé en mémoire d'un martyr » (sens attesté en latin chrétien et médiéval) et de « marché couvert », il est donc difficile de savoir à quoi il se réfère exactement[40].

On appelait Désert une zone favorable à l'érémétisme, comme il s'en trouvait au haut Moyen Âge à la limite de deux cités ; deux régions en lisière du diocèse de Rennes ont porté ce qualificatif, celle de Louvigné-du-Désert, mais aussi l'archidiaconé du Désert, ainsi que le doyenné du Désert, une de ses subdivisions[41]. Toutefois cette explication est contestée par certains pour qui le mot "désert" ferait référence aux landes incultes dans la région de l'ancienne Marche de Bretagne et non au « désert de l'ermite »[42].

Au Haut Moyen Âge le doyenné de Louvigné (son existence est attestée par une charte du XIIIe siècle) qui comprenait les paroisses de La Bazouge-du-Désert, La Selle-en-Coglès, Le Châtellier, Le Ferré, Landéan, Louvigné-du-Désert, Mellé, Monthault, Montours, Parigné, Poilley, Saint-Brice-en-Coglès, Saint-Étienne-en-Coglès, Saint-Georges-de-Reintembault, Saint-Germain-en-Coglès, Saint-Jean-en-Coglès, Villamée[41].

La Bazouges-du-Désert faisait partie de la Région du Désert (dans les "Marches de Bretagne", à la limite du Maine et de la Normandie). La paroisse faisait partie du "Petit Maine", un ensemble de quatre paroisses comprenant aussi Louvigné-du-Désert, Saint-Ellier et Pontmain qui était alors pour l'essentiel couvert de forêts[43]. Ces paroisses, entre Maine et Bretagne, prétendaient échapper aux impôts de ces deux provinces[44].

« À la fin du XIIe siècle la Bretagne et le Maine étaient séparés comme le sont aujourd'hui les départements d'Ille-et-Vilaine et de la Mayenne (..) par la rivière de Léron ; mais Juhel de Mayenne ayant réclamé à Geoffroy de Fougères la propriété de sa baronie, celui-ci (1209) consentit à transiger avec lui, et Juhel se désista de ses prétentions, moyennant 50 livres en monnaie de Tours, que le seigneur de Fougères lui assigna sur le moulin de la Bignette et le fief du Loroux, et la cession de tous ses droits sur la forêt de Glaine dans les paroisses de Louvigné et de la Bazouges. C'est de là qu'est venu à cette contrée le nom de "Petit-Maine" ». Les habitants, devenus vassaux du seigneur de Mayenne, demeurèrent néanmoins attachés à leurs anciennes paroisses, et continuèrent à faire partie de l'évêché de Rennes. En raison de cette position particulière, ils continuèrent à être exemptés des tailles et de la gabelle comme dans le reste de la Bretagne[45].

Selon Léon Maupillé, cité par Amédée Guillotin de Corson, Main (Méen), premier ancêtre des seigneurs de Fougères et neveu de Main, archevêque de Dol, se serait établi vers 990 sur le territoire actuel de Bazouge et y aurait fait construire un château appelé le "Pont-Main" (à l'origine du nom de la paroisse voisine de Pontmain, située en Mayenne, mais qui était rattachée à La Bazouge au moins jusqu'au XIIIe siècle), qui gardait le passage de la rivière d'Airon et la frontière orientale de son domaine seigneurial; lui-même se serait établi un peu plus à l'ouest, sa chapelle ou église (basilica) seigneuriale étant à l'origine de l'église et de la paroisse de Bazouges[46].

L. Maupillé a recensé 6 mottes castrales dans la commune, mais 2 seulement sont certaines : la Bignette et le Haut-Plessis (Plessis-Chasné), ce toponyme faisant référence à un "lieu fortifié à l'aide de plesses" ; il s'agit probablement de la motte construite par Main, seigneur de Fougères. La famille Chasné (Channé) en était propriétaire en 1513 ; une sergenterie se trouvait au Bas-Plessis, basse-cour de l'ancienne motte féodale[47].

La première mention de l'église de La Bazouge-du-Désert se trouve en 1040 dans l'acte de fondation du prieuré de Saint-Sauveur-des-Landes par Main II, seigneur de Fougères, qui, dans cet acte, donne aussi une maison dans le bourg de Bazouge à l'abbaye de Marmoutier[46].

Les origines religieuses de la création de la paroisse de La Bazouge-du-Désert ont été décrites par Bertrand Bazin[48]. Au XIe siècle Guillaume Frimot[Note 5] un médecin originaire de Tours, après avoir distribué tous ses biens aux pauvres, installa son ermitage (une cabane de branchages) à Pont Dom Guérin et y construisit un oratoire (près d'une fontaine dont les eaux sont selon la tradition réputées pour les maladies des yeux) ancêtre de la chapelle, dédiée à saint Clair, construite en 1696[49].

Temps modernes

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La chapelle du Tertre Alix, en fait un simple oratoire adossé à un vieux chêne, commémore le miracle qui, selon la tradition, sauva Alix de Vilauran : attaqué par des loups, il aurait invoqué la Vierge et le chêne creux se serait ouvert pour le protéger[50].

La situation féodale de La Bazouge-du-Désert sous l'Ancien Régime a été décrite de manière détaillée par Émile Pautrel[51].

Au XVIIe siècle on compte 5 ou 6 moulins à papier dans la paroisse : Lange, la Panneselais, la Gobetière, la Fresnais [La Fresnaye] et la Bécassière (peut-être deux noms d'un même moulin) ainsi qu'un en forêt de Glenne (moulin des Louvettes). D'après une enquête de 1776 les eaux de la Glaine sont réputées comme « les plus propres pour la fabrique de papier de qualité » en raison de son cours en terrain granitique, l'eau devant être pauvre en sels minéraux et sans calcaire ; une crue du cours d'eau survenue le , qui provoqua la rupture de la chaussée de l'étang de la Bignette, causa de gros dégâts à ces moulins[52]. Il existait aussi dans la paroisse 4 ou 5 moulins à farine (le Petit Monthorin, le Bas Villavran, le moulin d'Ory et le moulin (peut-être deux moulins) de la Bignette, celui-ci déjà cité en 1209 -(ils étaient soumis au régime des banalités dans le cadre des droits seigneuriaux) ; il existait aussi des moulins à tan et des moulins à foulon[53]

Carte de Cassini de la paroisse de La Bazouge-du-Désert et de ses environs (1767).

Le curé de Bazouges était décimateur pour les 5/6 ; l'autre sixième était à l'abbaye de Rillé[54]. L'ancienne église Saint-Martin, qui « n'offre rien de remarquable » selon Amédée Guillotin de Corson, fut construite en plusieurs étapes, principalement au XVIIe siècle(1619 pour le transept septentrional (chapelle du Rosaire), 1630 pour le transept sud (chapelle Sainte-Anne) et XVIIIe siècle (1729 pour la reconstruction de la façade occidentale) ; le seigneur d'Ardennes (marquisat de Romilley à partir de 1642), en Saint-Georges-de-Reintembault y jouissait du droit de prééminence ; une confrérie du Rosaire y était présente. La paroisse possédait par ailleurs cinq chapelles : Saint-Clair de l'Hermitage, Saint-Joseph du Pont-Dom-Guérin, Sainte-Anne de la Raslais, la Bastardière et le Plessix-Chasné[46].

Pendant le « Grand hyver en 1740, il gela extraordinairement pendant soixante et seix jours, d'une force étonnante (..) ; le grand froid commença le et continua jusqu'au  ». En 1741 une épidémie de dysenterie fit 343 morts à La Bazouge-du-Désert ; « Le fort de la maladie commença à la Saint-Mathieu et dura deux mois. On en enterra jusqu'à quinze par jour ; il y eut soixante et sept mariages rompus ; il mourut vingt-et-quatre grandes filles toutes mariables et vingt grands garsons. La jeunesse fut beaucoup plus attaquée de cette maladie que les gens d'âges, quoiqu'il en mourut encore plus de cinquante » est-il écrit dans le registre paroissial[55].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Bazouges-du-Désert en 1778 :

« Bazouges-du-Désert : à 12 lieues au Nord-Est de Rennes, son évêché ; à 2 lieues et demie de Fougères, sa subdélégation et son ressort. On y compte 2 000 communiants[Note 6] : la cure se présente par l'Archidiacre de Rennes. Ce territoire est un terrain inégal , plein de vallons et de monticules. Les terres y sont bonnes et les prairies abondantes. On y voit la petite forêt de Glaine, plusieurs étangs, sur lesquels cinq moulins à papier. Au Nord, se trouve l'étang du moulin Ory, qui forme la source [faux, qui traverse] de la rivière de Leron [Lairon] [et aussi la Glaine], qui sépare la Bretagne de la Normandie. Le cidre est la boisson ordinaire des habitants. Le Marquisat de Roumilley, avec haute, moyenne et basse justice , à M. de la Chesnelais de Roumilley. Les maisons du Domaine et Bas-Plessis se voient aussi dans ce territoire[56]. »

Révolution française

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Victor-Marie de Lesquen de la Ménardais[Note 7], recteur de La Bazouge-du-Désert depuis le , aussi vicaire général de Dol et de Quimper, fut le dernier recteur de la paroisse sous l'Ancien Régime et le resta jusqu'aux débuts de la Révolution française ; c'était une des plus riches paroisses du diocèse de Rennes : elle valait à son titulaire environ 6 500 livres de revenu net. Il y conserva ses titres de vicaire général de Dol et de Quimper. Amédée Guillotin de Corson écrit que le recteur de la Bazouge, « traître à son Dieu comme à son Église, fit à la Constitution civile du clergé le serment demandé (devenant donc prêtre constitutionnel) et fut conservé dans ses fonctions ». Le à Louvigné-du-Désert il participa à la mise à feu d'un bûcher commémorant l'anéantissement de la royauté. Le 4 ventôse an II (), devant la municipalité de la Bazouges-du-Désert il renonça à ses fonctionsde prêtre et à toute espèce de culte. Le suivant, il loua son presbytère et continua d'en occuper une partie, le reste étant habité par des soldats bleus. Le 2 pluviôse an VII (), accompagné de la garnison et de la municipalité de La Bazouges-du-Désert, il prêtait le serment de haine à la royauté prescrit par la loi du 5 fructidor an V. Dans la nuit du 24 au 25 brumaire an VII (), des chouans, sous la conduite d'Aimé Picquet du Boisguy, le firent prisonnier et le traînèrent jusqu'à la ferme de la Basse-Melleraye en Villamée et le fusillèrent[46],[57].

La maison de Malagra où fut capturé le prince de Talmont le .
La maison de Malagra où fut capturé le prince de Talmont.

Pendant la Chouannerie, la commune fut le théâtre d'un affrontement entre Chouans et Républicains[58].

Le prince de Talmont, un des principaux chefs de la Chouannerie, alors en fuite (Virée de Galerne), fut arrêté le , alors qu'il était déguisé en paysan, à La Bazouge-du-Désert. Jean-Charles Bougon-Longrais[Note 8], ami de Charlotte Corday, fut aussi arrêté, ainsi que deux autres personnes[59], tous dans la maison de Malagra[60].

Le XIXe siècle

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Les Louisets

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La Bazouge-du-Désert fut une des principales paroisses à être concerné par le schisme de la Petite Église, des catholiques refusant le Concordat de 1801, connus dans la région de Fougères sous le nom des Louisets[59].

La Bazouges-du-Désert dans la première moitié du XIXe siècle

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La Bazouge-du-Désert ː plan cadastral datant de 1834 (tableau d'assemblage).

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi La Bazouges-du-Désert en 1843 :

« Bazouges-du-Désert : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui cure de 2e classe. (..) Principaux villages : le Rocher-Baron, la Gueslandais, le Latay, la Richefolais, la Verrerie-de-Glène, le Pont-Dom-Guérin, Moncé, la Recussonnière, la Gaucherie-Malval, Maison-Neuve, les Rallais, la Haute et Basse-Frachetière. Superficie totale 2 459 hectares 94 ares, dont (..) terres labourables 1 837 ha, prés et pâturages 284 ha, bois 39 ha, vergers et jardins 50 ha, landes et incultes 162 ha, étangs 5 ha (..) Moulins : 4 (de Villevran, du Petit-Monthorin, d'Ory, de la Binette ; à eau. (..) La forêt de Glaine, dont parle Ogée, est en Normandie [aussi en Bretagne]. Le Léron ne sépare pas la Bretagne de la Normandie ; c'est la Bignette [dite aussi Glaine] qui forme la limite naturelle. Cette rivière fait tourner en Bazouges trois moulins à papier, et reçoit la petite rivière de Monthorin qui ne sort pas, comme le dit Ogée, de l'étang du Moulin Ory, mais qui le traverse. La route royale n° 177, dite de Caen à Redon, passe dans cette commune. (..) Géologie : terrain granitique ; schiste au sud. (..) On parle le français [en fait le gallo][54]. »

Les écoles au XIXe siècle

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Les Frères des écoles chrétiennes ouvrent une école dans le presbytère en 1827 ; « tous les matins [les enfants] vont à la messe avec leur instituteur » écrit l'abbé Affre. Un dénombrement effectué en 1851 indique que 35 enfants payants et 44 de familles indigentes fréquentent l'école des garçons (tous les enfants ne sont pas scolarisés) ; cette lême année, l'abbé Bouttin, alors curé de la paroisse, fait donation d'un rerrain assez vaste piur y construire une école (une mairie-école fut construite) en remplacement des salles du presbytère. L'école des filles, tenue par des Sœurs, est elle aussi trop exigüe : le curé aide la municipalité à assumer le financement d'une nouvelle école, une subvention étant aussi versée par le département. Frère Estève, directeur de l'école des garçons entre 1875 et 1890 (l'école des garçons fut laïcisée en ), est considéré comme un bon instituteur ; outre le calcul, la lecture, l'écriture, l'histoire et la géographie, l'enseignement vise surtout à faire des enfants des chrétiens, écrit le bulletin paroissial de dans un article consacré au centenaire des écoles chrétiennes de la commune[61].

La Bazouges-du-Désert dans la seconde moitié du XIXe siècle

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Plan du bourg de La Bazouges-du-Désert vers 1885.

Une revue catholique décrit un pèlerinage pour invoquer la pluie en date du  : « Le lundi fut jour de gloire pour le sanctuaire de Sainte-Anne de la Bosserie[62].(..) De grand matin, la paroisse de Romagné, sur le territoire de laquelle il est situé, y arrivait en foule, et les prêtres y célébraient la sainte Messe pour obtenir de Dieu, par l'intermédiaire de la glorieuse mère de la sainte Vierge, la cessation de la sécheresse. Un peu plus tard, la paroisse de La Bazouges-du-Désert arrivait, clergé en tête. À voir ces chrétiens, couverts de la poussière du chemin (..) on se rappelait malgré soi la marche du peuple d'Israël au milieu du désert. Des femmes pauvres étaient venues en sabots et allaient faire dix lieues à pied. Les pèlerins étaient au nombre de mille à douze cents et quelques-uns ont dû rester aux abords de la chapelle. Après quelques instants de repos, la procession a repris sa marche avec le même entrain, le même ordre et les mêmes chants : c'étaient les Litanies des saints, les Psaumes de la Pénitence, dont les versets étaient alternés par le Parce Domine, et cela au milieu de la poussière de la route, des chemins de la forêt et des rues de Fougères »[63].

Le XXe siècle

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La Belle Époque

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L'inventaire des biens d'église à La Bazouge-du-Désert en mars 1906.

En se déroule l'inventaire des biens d'église à La Bazouge-du-Désert, « commune la plus fanatisée du canton » selon H. Trottereau, négociant en vin à Louvigné-du-Désert. Le nombre des manifestants est de 500 à 600 selon La Chronique de Fougères (journal républicain), de 1 200 à 1 600 selon Le Journal de Fougères (journal catholique). Une photographie montre la foule en prière, les femmes agenouillées et les hommes debout et l'intervention des gendarmes à cheval (une quarantaine). Les membres du conseil de fabrique déclarent que la place des « bataillons armés » que l'on mobilise pour crocheter les églises « devrait être à la frontière » face à l'ennemi[64]

Le le curé Hellesbeux écrit au Conseil municipal pour lui faire part de l'état de délabrement de l'église paroissiale (« toute la partie ancienne menace ruine et elle est « trop petite pour le chiffre de la population ») et propose de la reconstruire à ses frais, avec l'aide de tierces personnes[65]. La municipalité, dans une lettre du signe par le maire, Denoual, constate qu'effectivement « la charpente et la couverture nécessitent des réparations constantes » et que « les verrières menacent ruine », et accepte la proposition du curé[66].

La destruction de l'ancienne église se déroule entre le et le . Une église provisoire construite en lames de parquet de sapin et couverte de paille de seigle est aménagée pour le temps de construction de la nouvelle église, dont la première pierre est bénie le dimanche  ; construite selon un plan de l'architecte Arthur Regnault par Émile Pérard, de Louvigné-du-Désert, sa bénédiction solennelle a lieu le dimanche [67].

Un premier poste téléphonique est mis en service dans la bourg le  ; Joseph Pigeon, menuisier au bourg, en est le gérant et est chargé de porter les télégrammes et les avis d'appel dans l'ensemble de la commune ; il fallut attendre 1919 pour que des personnes puissent obtenir une liaison téléphonique privée[68].

La Première Guerre mondiale

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Un texte de Bertrand Bazin décrit, d'après un bulletin paroissiale de Louvigné daté de , l'atmosphère à Louvigné-du-Désert et à La Bazouge-du-Désert lors de la déclaration de guerre[69]. En 1914 le maire, Denoual, est mobilisé et au moins 4 conseillers municipaux l'ont été pendant la guerre. Le 38 réfugiés belges sont dénombrés dans la commune et en ils sont 41 ainsi que 3 réfugiés français (une famille de Nancy)[70].

Le monument aux morts.

Le monument aux morts de La Bazouge-du-Désert porte les noms de 81 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 5 sont morts en Belgique dont 4 dès l'année 1914 (Amand Masson à Falisolle dęs le , Clément Boivent à Virton et Magloire Delaunay à Rossignol tous les deux le et Henry Carré à Charleroi le ), ainsi que Pierre Cadieu à Eke Nazaret le  ; Joseph Blin a été tué à l'ennemi le dans l'actuelle Macédoine du Nord ; Pierre Beaudron est mort de maladie le à Salonique (Grèce) ; tous les autres sont morts sur le sol français (dont Joseph Blin, Auguste Bossard, Joseph Despas, Amand Guérin et Auguste Piron, tous les cinq décorés à la fois de la Médaille militaire et de la Croix de guerre et Joseph Boivent, Arsène Brière, Pierre Gratien, Joseph Helleux, Louis Hauart, Julien Quantin, François Roncerau et Jean Rossignol, tous les huit décorés de la Médaille militaire[71]. Bertand Bazin a rédigé une biographie détaillée des deux premiers morts de la guerre de la commune : Constant Lorrain (soldat) et Jean Baptiste Bazin (caporal), tous deux au 130e régiment d'infanterie, tués à l'ennemi à Mangiennes (Meuse) respectivement le 10 et le [72].

L'Entre-deux-guerres

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En 1925 la commune adhère à un syndicat intercommunal d'électrification, regroupant La Bazouge-du-Désert, Landéan, Parigné et Le Loroux. La Compagnie du Bourbonnais obtient la concession et effectue Les premiers raccordements électriques dans la commune en 1928 : éclairage public dans le bourg et quelques bâtiments desservis (mairie, école communale, presbytère, église), une difficulté durgissant pour les écoles privées catholiques, le sous-préfet refusant pour elles un financement municipal. Le reste de la commune ne fut desservi que bien plus tard[73].

À la suite d'un cas de rage signalé à Landéan un arrêté préfectoral réglemente la circulation des chiens jusqu'au inclus sur les communes de Landéan, Le Loroux, Louvigné-du-Désert, Laignelet, La Bazouges-du-Désert, Parigné et Saint-Germain-en-Coglès[74].

La Seconde Guerre mondiale

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Le monument aux morts de La Bazouge-du-Désert porte les noms de 5 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles Victor Chauvel, décédé le au Mans ; Henri Chérault, décédé au printemps 1940 lors de la Bataille de France dans la Meuse ; Élie Colin, mort en captivité en Allemagne le  ; Pierre Thomas, membre du Service du travail obligatoire, tué par fait de guerre (victime civile) le en Allemagne ; Auguste Lemonnier, probablement ancien prisonnier de guerre décdédé des suites de sa captivité le à La Bazouge-du-Désert[71].

L'après Seconde Guerre mondiale

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En des distilleries clandestines de calvados furent découvertes par des agents du fisc à La Bazouges-du-Désert (« une quantité d'alcool à faire tourner la tête à un régiment d'hommes valides »). Les représentants de la loi revinrent le lendemain, mais furent accueillis par le tocsin sonné à toute volée.« Plusieurs centaines de paysans du cru eurent le temps de se réunir sur la place publique hurlant à l'adresse des autorités tout autre chose que des souhaits de bienvenue ». L'on dût abandonner l'idée même de poursuivre les persuisitions[75].

Vers le milieu du XXe siècle six carrières, employant une cinquantaine d'ouvriers, exploitaient du granite bleu (par le passé on extrayait le "grison", un granite d'une couleur marron rougeâtre, situé plus près de la surface, plus facile donc à extraire, mais de qualité moindre), laquelle possédait alors 16 commerces (dont 5 épiceries, 5 auberges, 2 merceries, 2 boucheries, etc..) et plus d'une vingtaine d'artisans dont 4 charrons, 3 menuisiers, 2 maréchaux-ferrants, etc.[76].

Deux soldats (Victor Gratien et Jean Larcher) originaires de La Bazouge-du-Désert sont morts pour la France pendant la Guerre d'Algérie[71].

En 1961, l'orthographe de la commune a été modifié : La Bazouges-du-Désert devient officiellement La Bazouge-du-Désert.

Le XXIe siècle

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La carrière de Godard exploitée par la "Générale du Granit", est le plus important site d'extraction de granit de toute la région.

Héraldique et logotype

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Héraldique

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Blason de La Bazouge-du-Désert Blason
D'azur aux trois souches d'arbre arrachées d'or, surmontées d'un héron contourné du même[77].
Détails
Logo de la municipalité

À compléter

Politique et administration

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Liste des maires

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Mairie de La Bazouge-du-Désert.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1793 an V Victor-Marie Lesquen[Note 7]   Ancien vicaire général de Dol et de Quimper. Curé de La Bazouges-du-Désert (jusqu'en 1794). Officier public jusqu'en l'an V.
an VII 1816 Louis Joseph Lenglet[Note 9]   Agent municipal, officier public, président de l'administration municipale (an VII) puis maire. Propriétaire à la Bignette.
1816 1822 Pierre Berel[Note 10]    
1822 1830 Maurice Berel[Note 11]   Cultivateur.
1830 1848 Joseph Leray[Note 12]   Propriétaire. Cultivateur.
1849 1860 Maurice Berel   Adjoint au maire remplissant par délégation les fonctions d'officier d'état-civil. A été maire entre 1822 et 1830.
1860 1881 Paul Devilgerard[Note 13]   Médecin. Officier de santé.
1881 1900 Pierre Petitpas[Note 14]   Cultivateur.
1900 1903 Henri Chappel[Note 15]   Instituteur.
1903 après 1925 Jean Baptiste Denoual[Note 16]   Cultivateur.
avant 1932 après 1934 Amand Guérin[Note 17]    
        Cultivateur.
mai 1953 mars 1989 Jean-Baptiste Denoual[Note 18]   Fils de Jean Baptiste Denoual, maire entre 1903 et au moins 1925.
mars 1989 2007 Marcel Pitois[78]   Transporteur routier
2007 20 mars 2026 Joseph Boivent[79] DVD Agriculteur
Réélu pour le mandat 2020-2026
20 mars 2026 en cours Henri-Claude Gautier[80]   Directeur MFR

Avec les sept autres communes du canton de Louvigné-du-Désert, aujourd'hui dissous, La Bazouge-du-Désert est jumelée avec :

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[81]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[82].

En 2023, la commune comptait 1 095 habitants[Note 19], en évolution de +0,74 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 2602 2062 1751 9852 0761 9291 9031 9351 967
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8821 8901 8681 8001 7561 7501 7531 7651 719
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6861 6141 6001 3791 4051 4131 4461 3971 423
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
1 3991 3401 2801 1581 0741 0121 0441 0531 110
2018 2023 - - - - - - -
1 0741 095-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[83] puis Insee à partir de 2006[84].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments notables

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Malagra.
  • Église Saint-Martin : édifice néogothique construit par l'architecte Arthur Regnault. En 1912, Auguste Alleaume y réalise un vitrail patriotique où est représenté, autour du vœu national au Sacré-Cœur de Jésus : saint Denis, sainte Geneviève, sainte Clotilde, saint Louis, saint François de Sales, Jeanne d'Arc, etc., devant un tableau tricolore et un tableau fleurdelisé. Vitrail en six fenêtres, composé de trois rosaces en hauts et trois rectangles en bas[85] ;
  • Les chapelles :
    • Chapelle du Pont Dom Guérin[86] ;
    • Chapelle Le Tertre Alix (en fait plutôt un oratoire datant sans doute du XVIIIe siècle) et situé à la limite communale avec Louvigné-du-Désert[87]. La légende raconte qu'un comte nommé Alix, poursuivi par un loup, fut sauvé en se réfugiant dans le tronc d'un chêne qui s'ouvrit pour le protéger. En remerciement, Alix fit édifier contre le chêne, une chapelle dédiée à la Vierge.
    • Chapelle Saint-Clair, l'Hermitage[88]
    • Chapelle de la Bâtardière (elle date de 1587)[89] ;
    • Chapelle Les Rallais[90] ;
  • Le presbytère (il date de 1753)[91] ;
  • Maison de Malagra, lieu d'arrestation du Prince de Talmont[60].
  • Les manoirs :
    • Manoir du Bas-Plessis (il remonte pour partie au XVe siècle)[92] ;
    • Manoir de Mirouault (fin XVIe siècle ou début XVIIe siècle)[93] ;
    • Manoir de la Bâtardière (premier quart du XVIe siècle en partie)[94] ;
    • Manoir de La Fresnais (deuxième moitié du XVIIe siècle)[95] ;
    • Manoir le Poirier (fin XVIe siècle ou dévlbut XVIIe siècle[96] ;
  • Manoir Les Rallais (fin XVIe siècle ou début XVIIe siècle)[97] ;
  • Le hameau de Pont Dom Guérin, composé de deux maisons datant du XVIIIe siècle, d'un pont enjambant la rivière de la Futaie et situé à la limite départementale avec la Mayenne[98] ;
  • Plusieurs maisons datant du XVIIIe siècle : la Bignette, le Pont Dom Guérin, Malagra, la Panislais[99].

Personnalités liées à la commune

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Notes et références

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  1. Population municipale 2023.
  2. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés. La ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Seine-Normandie et Loire-Bretagne est représentée par une ligne verte en tirets-points.
  3. Les records sont établis sur la période du au .
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Guillaume Frimot, mort à Mortain en 1103 ; un vitrail de la collégiale Saint-Evrault de Mortain le représente.
  6. Personnes en âge de communier.
  7. 1 2 Victor-Marie Lesquen de la Ménardais, né le à Créhen, décédé le à Villamée.
  8. Jean-Charles Bougon-Longrais, né le à Caen, guillotiné le .
  9. Louis Joseph Lenglet, né vers 1749, marié le à Saint-Ellier-du-Maine avec Jeanne Joubin.
  10. Pierre Berel, né le à La Bazouge-du-Désert, décédé le à Ville Gesbert en la Bazouge-du-Désert.
  11. Maurice Berel, né le à La Bazouge-du-Désert, décédé le à la Noë en La Bazouge-du-Désert.
  12. Joseph Leray, né le à La Bazouge-du-Désert, décédé le à la Geslandais en La-Bazouge-du-Désert.
  13. Paul Devilgerard, né le à La Bazouge-du-Désert, décédé le à La Bazouge-du-Désert.
  14. Pierre Petitpas, né le à Laignelet, décédé le à Fougères.
  15. Henri Chappel, né le à La Gourdelière en La Bazouge-du-Désert, décédé.
  16. Jean Baptiste Denoual, né le à La Bazouge-du-Désert, décédé le à La Bazouge-du-Désert.
  17. Probablement Amand Guérin, né le à La Bazouge du Désert, décédé.
  18. Jean-Baptiste Denoual, né le à La Bazouge-du-Désert, décédé le à Parigné.
  19. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. « Réseau hydrographique de la Bazouge-du-Désert » sur Géoportail (consulté le 12 mai 2025).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. Sandre, « la Rivière du Moulin Dory »
  2. Sandre, « le cours d'eau 06 de la commune de la Bazouge-du-Desert »
  3. Sandre, « le fossé 01 de la Basse Frachetière »
  4. Sandre, « le fossé 01 de la Contrie »
  5. Sandre, « le fossé 01 de la Croix du Gast »
  6. Sandre, « le fossé 01 de la Geslandais »
  7. Sandre, « le fossé 01 de la Gislais »
  8. Sandre, « le fossé 01 de la Guinchère des Bois »
  9. Sandre, « le fossé 01 de la Haute Chérulais »
  10. Sandre, « le fossé 01 de la Récussionnère »
  11. Sandre, « le fossé 01 des Chauvières »
  12. Sandre, « le fossé 01 du Lattay »
  13. Sandre, « le fossé 01 du Pont Renaud »
  14. Sandre, « le fossé 02 de la commune de la Bazouge-du-Desert »
  15. Sandre, « le fossé 02 de la Listière »
  16. Sandre, « le fossé 02 de la Récussionnière »
  17. Sandre, « le fossé 06 du Chêne »
  18. Sandre, « le ruisseau de Chevaux morts »
  19. Sandre, « le ruisseau de la Mehetrais »
  20. Sandre, « le ruisseau de Villavran »
  21. Sandre, « le ruisseau du Gué au râle »
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Liens externes

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