Saint-Brice-en-Coglès

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Saint-Brice-en-Coglès
Saint-Brice-en-Coglès
L'hôtel de ville.
Blason de Saint-Brice-en-Coglès
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Canton Antrain
Intercommunalité Couesnon Marches de Bretagne
Statut Commune déléguée
Maire délégué Louis Dubreil
2017-2020
Code postal 35460
Code commune 35257
Démographie
Gentilé Briçois
Population 2 963 hab. (2015)
Densité 180 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 38″ nord, 1° 22′ 01″ ouest
Altitude Min. 80 m
Max. 124 m
Superficie 16,46 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Maen-Roch
Localisation

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Saint-Brice-en-Coglès est une ancienne commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 2 963 habitants[Note 1]. Elle a fusionné le 1er janvier 2017 avec Saint-Étienne-en-Coglès pour former la commune de Maen-Roch. La commune de Saint-Brice-en-Coglès, Village étape depuis 2004, a été la première de France à avoir été labellisée Village en poésie (le 10 mars 2012)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Brice-en-Coglès est situé à 46 km au nord-est de Rennes et à 29 km au sud du mont Saint-Michel dans le pays de Fougères.

Communes limitrophes de Saint-Brice-en-Coglès
Coglès Coglès La Selle-en-Coglès
Tremblay Saint-Brice-en-Coglès Saint-Étienne-en-Coglès
Saint-Marc-le-Blanc Baillé Saint-Étienne-en-Coglès

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus Bricius de Puiniaco en 1050, Sanctus Bricius Pugniacensis au XIe siècle, Sanctus Bricius en Coglais en 1516.

Le nom de la commune vient de saint Brice, évêque de Tours, et du pays du Coglais dont elle fait partie (sous son ancienne graphie de Coglès, sans doute dérivé du breton gougleiz, signifiant le « nord »).

Le gentilé est Briçois.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1050, un seigneur du Coglais fait don de 8 acres de terre, situées sur le bord de la Loisance et près de la villa de La Branche à l'abbaye de Saint-Florent de Saumur, qui possédait l'église de Saint-Brice dans la paroisse de Puniac — nom indiquant une origine gallo-romaine. Saint-Brice-de-Puniac devient Saint-Brice-en-Coglais, cette désignation perdurant jusqu'au milieu du XIXe siècle.

Au Moyen Âge, la seigneurie de Saint-Brice est dans la baronnie de Fougères. Goeffroy de Saint-Brice est le dernier du nom en 1343.

Armes des Scépeaux : vairé d'argent et de gueules

En 1509, Guy de Scépeaux vend la seigneurie de Saint-Brice à Philippe de Montauban, chancelier de la duchesse Anne. La terre de Saint-Brice, qui passe aux Volvire de Ruffec puis aux Guérin de la Grasserie en 1674, est érigée en baronnie par Charles IX en 1566 et en marquisat en 1644.

Avant la Révolution, le marquisat s'étend sur trente paroisses.

En 1785, Louise-Caroline Guérin de la Grasserie épouse le marquis de La Rouërie, héros de la guerre d'indépendance américaine.

La population de la commune est favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795[2].

Le 15 février 1794, les Chouans menés par Boisguy attaquent Mellé, et le 17 février, chassent de Saint-Brice le poste de 200 hommes qui l'occupaient. C'est le début de la première Chouannerie dans le pays de Fougères.

Le 6 mai 1815, François Pilet attaque le cantonnement de Saint-Brice, ce qui marque le point de départ de la chouannerie de 1815.

Pendant la Restauration, le maire de Saint-Brice, Louis Humbert de Sesmaisons, siège à la Chambre des pairs.

Le 24 janvier 1872, est inauguré le chemin de fer entre Fougères et Saint-Brice-en-Coglès, et le 11 octobre suivant, celui entre Saint-Brice et le Mont-Saint-Michel. La gare devient alors un centre de grande activité avec l'expédition de granits, du bétail et des autres productions de la région, ainsi que pour le trafic de voyageurs. Les industries comme la laiterie, l'abattoir industriel et les chantiers de granit se sont développées à partir de petites entreprises locales.

Le , la commune fusionne avec Saint-Étienne-en-Coglès pour former la commune nouvelle de Maen-Roch.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Brice-en-Coglès Blason Palé de gueules et d'or de six pièces.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1919 1931 Joseph Bûcheron   Notaire, avocat
1931 1975 Joseph Tronchot MRP>CD>UDF-CDS Notaire, conseiller général (1945-1979)
1975[3] 1995 Michel Guérinel   Garagiste
1995[3] mars 2001 Marcel Roussel   Commerçant
mars 2001 en cours Louis Dubreil[4] DVG Agriculteur retraité, ancien conseiller général (1998-2015)

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 2].

En 2015, la commune comptait 2 963 habitants, en augmentation de 7,67 % par rapport à 2010 (Ille-et-Vilaine : 5,31 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0641 1931 1631 3701 4041 5001 5761 4081 778
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8581 8591 8821 7651 9152 0332 0582 0001 960
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8991 9141 9901 7271 9201 8522 0072 0781 877
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2015
1 9622 0452 4032 4772 4842 3952 7292 9442 963
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Armand Tuffin, marquis de la Rouërie (1751 - 1793), militaire français, héros de l'indépendance américaine, s'est marié à Saint-Brice-en-Coglès, à la chapelle du château de la Motte.
  • Fadhma Aït Mansour Amrouche (1882 - 1967 à Saint-Brice), écrivain-poète algérienne d'origine kabyle.
  • Monseigneur Jean Honoré est né le 13 août 1920 à Saint-Brice-en-Coglès. Il est ordonné prêtre en 1943, sacré évêque d'Évreux le 22 octobre 1972 avant de devenir archevêque de Tours du 13 août 1981 au 22 juillet 1997. Par la suite, il est fait cardinal par le pape Jean-Paul II le 21 janvier 2001. Il est décédé à Tours le 28 février 2013.
  • Nicolas Peyrac (né en 1949), chanteur français, a passé son enfance à Saint-Brice-en-Coglès.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]



Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fonds Guérin de Saint-Brice, Archives I&V, fonds 157 J, (3,70 ml) - Titres, comptes et aveux par paroisses (1500-1789) ; procédures.
  • Marc Kessedjian, Une seigneurie rurale des Marches de Bretagne au XVe siècle : Saint-Brice-en-Coglès sous la famille des Scepeaux - Étude des comptes., 1972, (Archives d'I&V - Mémoire 2 J 26).
  • Philippe Lendormy, Le marquisat de Saint-Brice en Coglès au XVIIIe siècle, Rennes, 1987, (Archives d'I&V - Mémoire 2 J 676).
  • Le Patrimoine des Communes d'Ille-et-Vilaine, Flohic, coll. « Le Patrimoine des Communes de France », Paris, mars 2000, 2 Tomes, 1781 p. (ISBN 2-84234-072-8)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]