Poilley (Ille-et-Vilaine)

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la commune de Poilley dans l'Ille-et-Vilaine. Pour la commune homonyme de la Manche, voir Poilley (Manche).
Poilley
La mairie.
La mairie.
Blason de Poilley
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères
Canton Louvigné-du-Désert
Intercommunalité Louvigné Communauté
Maire
Mandat
Gérard Barbedette
2014-2020
Code postal 35420
Code commune 35230
Démographie
Population
municipale
393 hab. (2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 56″ N 1° 15′ 45″ O / 48.465556, -1.2625 ()48° 27′ 56″ Nord 1° 15′ 45″ Ouest / 48.465556, -1.2625 ()  
Altitude Min. 115 m – Max. 184 m
Superficie 10,78 km2
Localisation

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Poilley

Poilley est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 393 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Poilley vient, semble-t-il, du gallo-romain Paulius ou Paullius. La paroisse de Poilley, qui dépendait autrefois de l'ancien évêché de Rennes, est encore appelée parfois Poilley-le-Léonnais, à cause du prénom de Léonèse ou Léonnais porté au XIIe et au XIIIe siècle par plusieurs seigneurs de Poilley.

Le nom de la commune est Polieg en breton.

Histoire[modifier | modifier le code]

À la fin du Xe siècle, l'église est placée sous la dépendance du seigneur Gradeloc qui la confie entre 991 et 1009 à l'abbaye du Mont-Saint-Michel. Les descendants de la famille Gradeloc portent le nom de Poilley.

Le château de Poilley est le manoir seigneurial de la paroisse. La seigneurie de Poilley, relevant de la baronnie de Fougères, est érigée en châtellenie en 1498. Les terres de la famille Poilley sont érigées ensuite en baronnie en 1595, puis en comté en 1636. Cette seigneurie exerçait un droit de haute justice à Saint-Georges de Reintembault. Vers 1660, le domaine des Poilley passe par alliance entre les mains de la famille Princey. Le château est conservé par la famille Princey jusqu'en 1889. Le cimetière de Poilley est transféré entre 1906 et 1910.

Les Chouans, sous les ordres d'Aimé de Bois-Guy, sont battus près de Poilley par 3000 Républicains le 17 mai 1796.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1983 mars 2008 Olivier Ménard[1] DVD Conseiller général jusqu'en 1997
mars 2008 en cours Gérard Barbedette[2]   Adjoint administratif
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 393 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 003 880 971 903 918 900 971 982 999
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
976 1 016 935 934 902 897 855 822 811
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
758 779 750 652 457 659 645 609 646
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
674 572 554 468 419 384 402 407 393
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.
  • L’église Saint-Martin (XVIe siècle). L'église primitive avait été confiée dès l'an 1000 aux bénédictins du Mont-Saint-Michel. Le clocher date de 1870-1872. L'église se composait jusqu'en 1860 d'une nef avec deux collatéraux (XVIe siècle) et de trois absides romanes. L'église est réaménagée en 1895 et 1910. La nef est séparée des bas côtés par quatre arcades qui reposent sur des piliers octogonaux. Les sablières et le pilier de la chaire portent les dates de 1562, 1573 et 1577. L'église conserve quelques pierres tombales. Les seigneurs de Poilley avaient jadis leurs armes au-dessus des portes et sur une litre, ainsi qu'un enfeu dans le chœur.
  • La croix des Aumônes (XVIIe siècle.
  • La croix du Demeau ou de la Boutriais (XVIe siècle).
  • Le château de Poilley (1450). Ce château est reconstruit au XVIIe siècle. Il ne reste plus qu'une seule de ses quatre tours. On y trouve une chapelle dédiée à Sainte Marguerite et fondée en 1450 par Jean Ier de Poilley : une de ses portes est datée de 1607. Le château possédait autrefois une motte et une fuie. Propriété des seigneurs de Poilley en 1096, puis, par alliance, de la famille Léonèse ou le Léonnais (à la fin du XIIe siècle) qui prit le nom de Poilley. Le château passe ensuite entre les mains de la famille du Bourgblanc seigneurs d'Apreville en 1739, puis de la famille Princey vers 1758.
  • Le manoir de la Grande-Boutriais ou Boutriais (XVe-XVIIe siècles). On y trouve les armoiries de Jehan de Servaude. Propriété successive des familles de la Fontaine (en 1399), de Jeanne Labbé dame du haut-Châtellier veuve de Colin le Batteur (en 1430), le Batteur ou Bateur (en 1445), Léziart (en 1513), de Servaude seigneurs du Plessis (vers 1539), de la Valette seigneurs du Boismellet (vers 1602), Hardy seigneurs du Plessis-Hardy (en 1620), Benoît seigneurs des Ventes (en 1680), de Françoise Lesné dame de Touchamps et douairière de Poilley (au début du XVIIIe siècle), du comte de Poilley son fils, et de la famille Lesné seigneurs de Torchamps (en 1739).
  • La maison de Lanjuet (XVe-XVIIe siècles), propriété de la famille Gruel-Fayer.
  • La mairie (XVIe siècle), agrandie en 1837.
  • L'enclos paroissial (1920-1999).
  • La maison de l'évêché (XVIIe siècle).
  • La fontaine-lavoir (XVIIe siècle), située au lieu-dit Galpy.
  • La longère (XVIIe siècle), située à la Pierre-à-l'Âne.
  • Le four à pain (XVIIIe siècle), situé au lieu-dit la Frolais.
  • Le puits (XVIIIe siècle), situé au lieu-dit la Frilouze.
  • Les moulins à eau de Déan et de la Motte.
  • Les vestiges d'un édifice thermal et d'une villa (IIe et IIIe siècles), situés sur le site de la Soisière-du-Milieu.
  • L'ancien manoir de la Fiolaye, situé route de Saint-Georges-de-Reintembault. Propriété de la famille de Poilley en 1513 et jusqu'en 1789.
  • L'ancien manoir de la Cervelle, situé route de Saint-Georges-de-Reintembault. Propriété de la famille de Romilley seigneurs d'Ardennes en 1513.
  • L'ancien manoir de la Piletais. Propriété de la famille de Poilley en 1513 et jusqu'en 1789.
  • L'ancien manoir de Morand, situé route de Fougères. Propriété successive des familles le Batteur ou Bateur (en 1432), Thierry seigneurs du Boisorcant (en 1513 et en 1541), du Hallay seigneurs de Bonteville (au XVIe siècle), Hay seigneurs de la Montagne (vers 1676 et en 1705).
  • Le manoir de la Maladrie, situé route de Montours. Il est moderne et remplace une ancienne léproserie.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]