Jean-Pierre Ricard

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Jean-Pierre Ricard
Image illustrative de l'article Jean-Pierre Ricard
Biographie
Naissance (69 ans)
Marseille (France)
Ordination sacerdotale par
Mgr Georges Jacquot
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
par le
pape Benoît XVI
Titre cardinalice Cardinal-prêtre de Saint-Augustin
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par le
card. Robert Coffy
Dernier titre ou fonction Archevêque métropolitain de Bordeaux
Évêque de Bazas
Archevêque de Bordeaux
Depuis le
Précédent Pierre Eyt
Évêque coadjuteur puis évêque de Montpellier
Précédent Louis Boffet Guy Thomazeau Suivant
Évêque titulaire de Pulcheriopolis
auxiliaire de Grenoble
Autres fonctions
Fonction religieuse

Blason
« À cause de l'Évangile »
(it) Notice sur www.vatican.va
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org
(en) Articles sur www.cardinalrating.com

Jean-Pierre Ricard, né le à Marseille dans les Bouches-du-Rhône, est un cardinal français, archevêque de Bordeaux depuis 2001.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Ricard fait ses études secondaires au lycée Saint-Charles puis au lycée Périer de sa ville natale, avant de suivre une année de lettres supérieures au lycée Thiers. De 1962 à 1964 il entre au Grand séminaire de Marseille où il poursuit ses études en philosophie.

En 1964 il fait une année de service national au titre de la coopération à Bamako au Mali, puis entre au séminaire des Carmes à Paris. De 1965 à 1970 il poursuit ses études de théologie à l’Institut catholique de Paris où il obtient une licence de théologie en 1969, et une habilitation au doctorat l’année suivante.

Prêtre et ministères[modifier | modifier le code]

Il est ordonné prêtre le à Marseille. Il devient vicaire à Marseille à la paroisse Sainte-Émilie de Vialoar de 1970 à 1975.

De 1975 à 1981 il est au service de l’enseignement religieux et de la formation des prêtres et des laïcs et devient responsable du Centre de culture religieuse du Mistral. De 1975 à 1985 il est délégué épiscopal auprès des séminaristes. De 1984 à 1988 il devient délégué adjoint à l’œcuménisme puis vicaire épiscopal de Marseille-sud, puis secrétaire général du Synode diocésain de Marseille (1988-1991). De 1988 à 1993 il devient vicaire général du cardinal Robert Coffy, archevêque de Marseille.

Mgr Ricard tenant la crosse des archevêques de Bordeaux lors de la célébration d'accueil à l'occasion de son arrivée dans le diocèse

Évêque[modifier | modifier le code]

Il est nommé évêque auxiliaire de Grenoble, avec le titre d'évêque in partibus de Pulcheriopolis, le par le pape Jean-Paul II et consacré évêque le 6 juin de la même année par le cardinal Robert Coffy. Le , le pape Jean-Paul II le nomme évêque coadjuteur de Mgr Louis Boffet, évêque de Montpellier auquel il succède dès le mois de septembre. Après cinq ans à Montpellier, il devient archevêque de Bordeaux et évêque de Bazas le .

Le , il devient membre de la Commission pontificale Ecclesia Dei, où il est chargé des milieux religieux qui souhaitent conserver la liturgie antérieure au concile Vatican II[1]. Le 6 septembre de la même année, il devient membre de la Congrégation pour la doctrine de la foi, où il côtoie le cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI. En 2005, il participe au synode à Rome sur l’Eucharistie.

Conférence des évêques de France[modifier | modifier le code]

Avant sa nomination comme évêque il devient membre épiscopal des migrants de 1990 à 1993. Une fois nommé évêque il devient membre des ministères ordonnés, et évêque accompagnateur du comité national du diaconat de 1994 à 1996.

L’année suivante et pendant un an il est membre de la commission pour l’Unité des chrétiens, et devient en 1997 le président de la région apostolique Provence Méditerranée.

En 1997, il devient membre du conseil permanent. Il est élu vice-président de la Conférence des évêques de France en 1999 puis président le , réélu en 2004. Il devient aussi membre pour l’information et la communication, et de la Mission de France.

Le 8 novembre 2008, il est élu membre du Comité études et projet de la conférence des évêques de France pour un mandat de trois ans[2] et réélu à ce poste en 2011[3].

Le , lors de l'assemblée plénière des évêques de France à Paris, il est nommé président du Conseil pour l'enseignement catholique [4]

Il participe, les 1er et 2 juin 2013, à la convention nationale de l'Enseignement catholique, au cours de laquelle est remis le nouveau statut de l'Enseignement catholique en France[5].

Le cardinal Ricard lors d'une célébration dans le diocèse de Bordeaux

Cardinal[modifier | modifier le code]

Il a été créé cardinal par le pape Benoît XVI lors du consistoire du avec le titre de cardinal-prêtre de Saint-Augustin.

Depuis 2006, il est vice-président du Conseil des conférences épiscopales européennes (CCEE)[6].

En octobre 2007, il rencontre le patriarche Alexis II de Russie, à l'occasion de la première visite d'un primat orthodoxe russe en France[7].

Le 8 mars 2014, il est nommé membre pour cinq années au conseil pour l'économie[8].

Participation au conclave de 2013[modifier | modifier le code]

En mars 2013, suite à la renonciation de Benoît XVI au ministère de Pierre, il participe au conclave à Rome qui aboutit à l'élection du pape François. Il publie à cette occasion plusieurs messages et réactions tant sur ses impressions durant le conclave[9], que sur l'élection du cardinal Bergoglio[10].

Au lendemain de l'élection du pape François, il tient, à Rome, une conférence de presse commune avec les cardinaux Vingt-Trois et Barbarin [11]

Dans une catéchèse, parue en avril 2013, il propose une réflexion sur le ministère du pape[12].

Réactions du cardinal Ricard[modifier | modifier le code]

Embryon humain[modifier | modifier le code]

Lors de l’autorisation donné par l’Union européenne à l’exploitation des embryons, le cardinal Ricard déplore[13], le 29 juin 2006 : « la mise en place du processus de réduction de l’embryon humain à l’état de moyen, ce qui constitue une grave transgression éthique. Nous devons redire que l’embryon humain ne peut être considéré comme un simple matériau de laboratoire. « Tout embryon est déjà un être humain. Il n’est donc pas un objet disponible pour l’homme. Il n’est pas possible de décider d’un seuil au-delà duquel l’embryon serait humain et en deçà duquel il ne le serait pas. »»[14].

Darfour[modifier | modifier le code]

Le 30 mai 2007, pendant la campagne présidentielle, il déclare « La catastrophe humanitaire annoncée depuis longtemps, dénoncée par les ONG et les agences de l’ONU, se vérifie. L’Europe et la France ne peuvent rester sans réaction devant tant de souffrances insupportables. La crise est grave et ne peut nous laisser silencieux ou inactifs : là où l’homme souffre, le Christ souffre avec lui.(…) Notre engagement de chrétien pour la paix et la justice nous incite fermement à interroger nos dirigeants comme les candidats à l’élection présidentielle sur les actions menées et à mettre en œuvre, tant au plan diplomatique qu’au plan humanitaire »[15].

Le cardinal Ricard

Liban[modifier | modifier le code]

Le 24 juillet 2006, le cardinal Ricard, au nom des évêques de France, envoie un message de soutien aux catholiques du Liban (pendant la guerre du Liban), condamnant « les violences aveugles et absurdes, qui ne pourront jamais résoudre les conflits », il assure son « amitié » et sa « fraternelle communion »[16].

Irak[modifier | modifier le code]

Il a aussi dénoncé les violences en Irak[17]

Téléthon[modifier | modifier le code]

Au mois de décembre 2006, une polémique nait sur le Téléthon, du fait de la critique des recherches des embryons financés en partie par les dons au Téléthon. Même si le cardinal Ricard est contre la recherche des embryons, il minimise la critique faite au Téléthon « Je crois que ce serait un mauvais procès de faire porter tout le poids de cette interrogation au Téléthon qui ne consacre, malgré tout, que moins de 2 % des dons reçus à cette recherche. »[18]

Utilisation du préservatif contre le SIDA[modifier | modifier le code]

En tant que rédacteur en chef du Journal inattendu de RTL le il dit « ne pas avoir de problèmes à recommander à un fidèle l'usage du préservatif en cas de risque de maladie » en parlant du SIDA, et d'ajouter « Jamais l'Église n'a dit qu'il est préférable d'attraper le Sida plutôt que d'utiliser le préservatif. Elle appelle juste à une maîtrise de la sexualité et à la fidélité. »[19],[20].

Relation avec les partisans de la libéralisation de la messe en latin[modifier | modifier le code]

Le cardinal Ricard assistant aux ordinations à l'Institut du Bon-Pasteur

Institut du Bon-Pasteur[modifier | modifier le code]

Le pape Benoît XVI érige l’Institut du Bon-Pasteur, en droit pontifical, pour une période de 5 ans. Les prêtres de cet institut sont attachés au rite tridentin en vigueur avant 1969. Cependant une certaine animosité existait entre les membres de l’Institut du Bon-Pasteur et des membres du diocèse de Bordeaux. Le cardinal Ricard, archevêque de Bordeaux, dans un communiqué du 16 septembre 2006, défend la vision du pape : « Nous partageons profondément ce souci de réconciliation et de communion du Pape et nous accueillons filialement sa décision. » et appelle à « la communion fraternelle dans l’Église implique vérité, accueil de l’autre et réconciliation. » [21]. Il s’explique plus longuement dans une interview[22], où il affirme cependant qu’ « il n’est pas facile d’accueillir des nouveaux venus ». Le une convention est signée entre l’Institut du Bon Pasteur et l’archevêque de Bordeaux[23].

Le 22 septembre 2007, le cardinal Ricard assiste aux ordinations célébrées dans le rite tridentin par le cardinal Darío Castrillón Hoyos à l’Institut du Bon-Pasteur en l’église Saint-Éloi à Bordeaux.

Libéralisation de la messe en latin[modifier | modifier le code]

Il a discuté avec Mgr Bernard Fellay et Benoît XVI à propos de la libéralisation du rite tridentin. Suite à la publication du Summorum Pontificum, le cardinal Ricard, membre de la commission pontificale Ecclesia Dei, défend la position du pape dans un entretien au journal La Croix[24] : « J’ai envie de dire aux catholiques, et en particulier aux prêtres : ne vous inquiétez pas ! », affirmant que « ces deux formes (de rite) ne sont pas en concurrence l'une de l'autre. »

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le cardinal Jean-Pierre Ricard est :

Tableau récapitulatif des fonctions[modifier | modifier le code]

Précédé par Jean-Pierre Ricard Suivi par
Pierre Eyt
Archevêque de Bordeaux
Depuis 2001
En fonction
Louis-Marie Billé
Président de la Conférence des évêques de France
2001 - 2007
André Vingt-Trois
Louis Boffet
Évêque de Montpellier
1996 - 2001
Guy Thomazeau
Michel Mondésert
Évêque auxiliaire de Grenoble
1993 - 1996
Michel Mouïsse

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sept défis pour l'Église. Mgr Jean-Pierre Ricard, Yves de Gentil-Baichis (2003, Éditions Bayard).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]