Gérard Daucourt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Gérard Daucourt
Biographie
Nom de naissance Gérard Antoine Léopold Daucourt
Naissance (74 ans)
Delémont (Suisse)
Ordination sacerdotale
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par
Mgr Lucien Daloz
Dernier titre ou fonction Évêque émérite de Nanterre
Évêque de Nanterre
Précédent François Favreau Michel Aupetit Suivant
Évêque d'Orléans
Précédent René-Lucien Picandet André Fort Suivant
Évêque de Troyes
Précédent André Fauchet Marc Stenger Suivant
Évêque coadjuteur de Troyes (France)
Autres fonctions
Fonction religieuse

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Gérard Daucourt, né le à Delémont (Suisse), est un évêque catholique français, évêque émérite de Nanterre depuis 2013.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Gérard Daucourt a suivi sa formation de philosophie et de théologie à Besançon avant de la compléter à l'Institut catholique de Paris, en se spécialisant dans le domaine de l'œcuménisme.

Principaux ministères[modifier | modifier le code]

Ordonné prêtre le 26 juin 1966 pour le diocèse de Besançon, il a commencé son ministère sacerdotal pendant cinq ans comme vicaire à Montbéliard. Il est ensuite devenu supérieur du foyer-séminaire de Besançon en 1971, puis supérieur du séminaire interdiocésain de 2e et 3e cycle de Besançon en 1977, cumulant cette responsabilité avec celle de délégué diocésain à l'œcuménisme.

C'est alors qu'il est appelé à la Curie romaine de 1984 à 1991, comme délégué de la section orientale au Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens. Il garde cependant des activités pastorales, en particulier auprès de personnes handicapées.

Nommé évêque coadjuteur du diocèse de Troyes le , il est consacré le 14 avril 1991. Il succède à Mgr André Fauchet comme évêque diocésain le , il est nommé par le pape Jean-Paul II en décembre 1992 membre du conseil pontifical pour l'unité des chrétiens[1].

Il est élu président de la commission épiscopale sur l'unité des chrétiens de la conférence des évêques de France en 1993[2].

Gérard Daucourt est à l'origine de la création de la Maison d'Église Notre-Dame de Pentecôte à la Défense, qui a vocation à être, selon son expression, un laboratoire pour l'évangélisation de la société laïque et sécularisée en France[3].

Il est ensuite nommé évêque d'Orléans le , puis évêque de Nanterre le .

Au sein de la Conférence des évêques de France, il a été membre de la Commission pour les ministères ordonnés. Depuis 2007, il est membre de la Commission de la Mission de France.

Pour le Saint-Siège, il est toujours membre du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens. Il est aussi membre du Comité de coordination de la Commission internationale de dialogue entre l'Église catholique et les Églises orthodoxes dans leur ensemble.

Par ailleurs, il est évêque accompagnateur de la Fédération internationale des Communautés de l'Arche (de Jean Vanier).

Le 14 novembre 2013, la pape François accepte sa démission pour raisons de santé[4]. Il reste administrateur apostolique du diocèse jusqu'à la nomination et la prise de fonction de son successeur.

Prises de positions[modifier | modifier le code]

Violences urbaines de 2005[modifier | modifier le code]

Le 10 novembre 2005, alors que d'importantes violences urbaines secouent les banlieues françaises, Mgr Gérard Daucourt condamne la violence dans un communiqué où il affirme qu'il ne faut pas faire une lecture religieuse de ces événements tragiques[5].

Frère Roger de Taizé[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Frère Roger.

En réponse à un article du Monde du , qui en s'appuyant en particulier sur le fait qu'il ait reçu la communion à Rome lors des obsèques de Jean-Paul II, parlait d'une conversion cachée au catholicisme de frère Roger, fondateur de la Communauté de Taizé, Mgr Gérard Daucourt a opposé un démenti formel le . Il y parle de « communion de foi que frère Roger vivait avec l'Église catholique » et non de « pleine communion dans l'Église catholique » [6].

Dialogue avec les Églises orthodoxes[modifier | modifier le code]

Le dialogue avec les Églises orthodoxes est l'un de ses plus importants engagements. Il est ainsi considéré comme un ami par beaucoup de dignitaires de cette confession chrétienne[7].

Le 13 avril 2004, à l'occasion du 800e anniversaire de la prise de Constantinople par les croisés, le cardinal Philippe Barbarin et Mgr Gérard Daucourt ont posé un geste de pardon et de fraternité envers les Églises orthodoxes[8].

Un évêque « pasteur »[modifier | modifier le code]

Malgré sa charge d'évêque d'un des plus gros diocèses de France, il cherche à rester un pasteur, proche des plus faibles ou des personnes handicapées, d'où son engagement auprès de la Communauté de l'Arche[9].

Élection présidentielle de 2007[modifier | modifier le code]

Il appelle les chrétiens à voter lors de l'élection même si aucun programme ne coïncide parfaitement avec l'Évangile. En effet, selon lui, s'abstenir est un péché[10].

Affaire d'excommunications au Brésil[modifier | modifier le code]

Mgr Daucourt fut l'auteur d'une lettre ouverte à l'archevêque Sobrinho au Brésil, où il critiqua l'attitude du prélat dans une affaire d'excommunication pour avortement suite à inceste[11].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Le nouveau printemps de la foi en Russie avec Irène Semenoff et Nikita Struve, Saint-Paul éditions, 2000.
  • Les sources et les grands larges, Parole et Silence, 2003.
  • Chemins vers l'unité : La communion dans l'Église, Parole et Silence, 2005.
  • Dieu, chemin vers l'homme ; l'homme chemin vers Dieu, Parole et Silence, 2006.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Daucourt, une vie d'évêque, Anne-Sophie Andreu et Robert Masson, Parole et Silence, 2003.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]