Aller au contenu

Jean-Pierre Grallet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Jean-Pierre Grallet
Image illustrative de l’article Jean-Pierre Grallet
Jean-Pierre Grallet, septembre 2014.
Biographie
Nom de naissance Jean-Pierre, Louis, Grallet
Naissance (85 ans)
à Rozelieures (France)
Ordre religieux Ordre des Frères mineurs
Ordination sacerdotale
Évêque de l'Église catholique
Ordination épiscopale par
Joseph Doré
Dernier titre ou fonction Archevêque émérite de Strasbourg
Archevêque de Strasbourg
Évêque auxiliaire de Strasbourg
Évêque titulaire de Dardanie (de)

Blason
« Avance au large »
(en) Notice sur catholic-hierarchy.org

Jean-Pierre Grallet, né le à Rozelieures en Meurthe-et-Moselle, est un évêque catholique français, franciscain, et archevêque émérite de Strasbourg depuis le .

En , il reconnait des abus sexuels sur une femme majeure.

Jean-Pierre Grallet est le fils de Jean Grallet, agriculteur, et de Jeanne Guyon[1].

Après être entré au Grand séminaire de Nancy, Jean-Pierre Grallet poursuit sa formation au scolasticat franciscain d'Orsay. Il est titulaire d'une licence de théologie et d'une maîtrise d’histoire[2].

Il a fait profession solennelle dans l'ordre des franciscains le à Épinal et est ordonné prêtre le .

Principaux ministères

[modifier | modifier le code]

Après son ordination, Jean-Pierre Grallet est envoyé pendant 3 ans comme aumônier de lycée à Phalsbourg en Moselle[3].

Il est ensuite envoyé à Besançon où il s'occupe de la pastorale scolaire et de la pastorale de pèlerinage avant de devenir aumônier du lycée de Besançon-Palente de 1974 à 1977[réf. nécessaire].

Il est ensuite nommé responsable de l'aumônerie universitaire de Besançon jusqu'en 1985 tout en enseignant l'histoire de l'Église au séminaire de Dijon de 1980 à 1986[réf. nécessaire].

En 1985, il rejoint Strasbourg comme aumônier universitaire et maître des étudiants franciscains[réf. nécessaire].

De 1988 à 1996, il devient responsable de l'aumônerie universitaire à Metz, avant de revenir à Strasbourg en 1996 où il anime un foyer d'étudiants[Lequel ?] jusqu'en 2004 tout en étant responsable de la formation permanente franciscaine de 2002 à 2004[réf. nécessaire].

Jean-Pierre Grallet a également été visiteur général franciscain au Canada (1984), pour la province de Lyon et Maroc (1987), Rwanda et Madagascar (1997) et Togo - Bénin - Côte d’Ivoire (2001)[3].

Nommé évêque auxiliaire de Strasbourg par bulle du , Jean Pierre Grallet est consacré le suivant. Le , le président Jacques Chirac et le pape Benoît XVI le nomment archevêque de Strasbourg où il succède à Joseph Doré (décret présidentiel de réception le et annonce par le Saint-Siège le suivants). Il est installé officiellement le .

Au sein de la Conférence des évêques de France, il est membre du Conseil permanent et membre du Conseil pour les questions familiales et sociales, et représentant de la Conférence des évêques de France à la Commission des conférences épiscopales de la communauté européenne (COMECE)

Depuis , il est membre du groupe de travail « écologie et environnement » animé par Marc Stenger.

Étant atteint par la limite d'âge imposée par le droit canonique, il remet sa démission au pape François.

Il se retire au sanctuaire de Notre-Dame de Bonne-Fontaine en Moselle.

Affaires judiciaires

[modifier | modifier le code]

Faits d'agression sexuelle

[modifier | modifier le code]

Après avoir été accusé d'agression sexuelle par une femme en , Jean-Pierre Grallet reconnaît le , dans un message rendu public sur le site de la CEF, avoir eu à la fin des années 1980, alors qu'il était religieux franciscain, « des gestes déplacés envers une jeune femme majeure, comportement qu['il] regrette profondément »[4].

Dans un communiqué, son successeur, Luc Ravel, indique que ces faits remontent à l'automne 1985. Ils ont été portés à sa connaissance par la victime en et il les a signalés à la procureure de la République de Strasbourg en [5],[6]. Il précise aussi avoir saisi le Vatican et indique que les enquêtes sont en cours[7]. Un enquête pénale est aussi ouverte par le parquet de Strasbourg[4].

Michel Laloux, des Franciscains de France et Belgique, précise avoir appris le l’existence d’une procédure canonique ainsi que d’une plainte pénale visant Jean-Pierre Grallet. Il avait confié la responsabilité d’une maison de frères aînés à Jean-Pierre Grallet et annonce avoir « décidé de le suspendre de sa charge le 4 novembre 2022 en attendant les conclusions de l’enquête »[8].

Pour Cécile Berne, de l’association de victimes Comme une mère aimante, Jean-Pierre Grallet minimise les faits en employant des termes inappropriés[4].

Le procureur de la République classe sans suite pour prescription la procédure en [9].

Non-dénonciation d'abus

[modifier | modifier le code]

En 2011, une Alsacienne vient dénoncer les abus à son égard d'un prêtre du Bas-Rhin auprès de Jean-Pierre Grallet. Vraisemblablement, l'évêque n'a rien fait. Ce n'est qu'en 2018 que cette victime alléguée est convoquée par Luc Ravel, ce dernier lui indique que son dossier est vide. L'affaire en reste là[10].

Prise de position

[modifier | modifier le code]

Avortement à la suite d'un viol

[modifier | modifier le code]

En 2009, Jean-Pierre Grallet adresse une lettre de sympathie à la petite Brésilienne de 9 ans qui a dû avorter après un viol, estimant qu'elle était trop « peu présente dans les débats » autour de l'excommunication prononcée par José Cardoso Sobrinho, archevêque de Recife[11] à l'encontre de sa mère et de l'équipe médicale qui a pratiqué l'opération.

Devise épiscopale

[modifier | modifier le code]
  • « Avance au large ».

Décoration

[modifier | modifier le code]

Le , Jean-Pierre Grallet est nommé au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur, au titre d' « archevêque de Strasbourg (Bas-Rhin) ; 48 ans de ministère ecclésiastique »[12].

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Biographie sur le site de la Conférence des évêques de France.
  2. « France: Mgr Jean-Pierre Grallet nommé évêque auxiliaire de Strasbourg », Cath.ch, (lire en ligne, consulté le )
  3. 1 2 Louis Schlaefli, « Jean Pierre Grallet », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 45, p. 4630, [lire en ligne]
  4. 1 2 3 « L’archevêque émérite de Strasbourg reconnaît à son tour une agression sexuelle », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
  5. « Agression sexuelle : les aveux de Mgr Jean-Pierre Grallet, archevêque émérite de Strasbourg », La Croix, (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
  6. « L'ancien archevêque de Strasbourg avoue des « gestes déplacés » avec une majeure », Famille Chrétienne, (lire en ligne, consulté le )
  7. « Déclaration de Mgr Ravel concernant Mgr Grallet », sur Diocèse de Strasbourg, (consulté le )
  8. communicationofm, « Message concernant la déclaration de Mgr Jean-Pierre Grallet », sur Province des Frères Mineurs de France et Belgique, (consulté le )
  9. Denis Tricard, « « Gestes déplacés » de Mgr Grallet : classement sans suite pour prescription », L'Alsace, (lire en ligne, consulté le )
  10. « Abus sexuels par un prêtre : une femme dénonce l'indifférence de l'ex-archevêque de Strasbourg », France Bleu Alsace, (lire en ligne, consulté le )
  11. « L'archevêque de Strasbourg adresse une lettre à la petite fille violée », sur L'Obs, (consulté le )
  12. « Décret du 31 décembre 2010 portant nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur », sur Légifrance (consulté le )

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

[modifier | modifier le code]

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]