Matthieu Rougé

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Matthieu Rougé
Image illustrative de l’article Matthieu Rougé
Matthieu Rougé, le .
Biographie
Naissance (53 ans)
Neuilly-sur-Seine
Ordination sacerdotale par le card. Jean-Marie Lustiger
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par Mgr Aupetit
Dernier titre ou fonction Évêque de Nanterre
Évêque de Nanterre
Depuis le
Autres fonctions
Fonction laïque

Blason
« Sursum corda »
(« Hauts les cœurs ! » ou « Élevons notre cœur »)
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Matthieu Rougé, né le à Neuilly-sur-Seine, est un prélat, théologien et essayiste catholique français, évêque de Nanterre depuis le [1]. Il est consacré évêque le dimanche en la cathédrale Sainte-Geneviève-et-Saint-Maurice de Nanterre[2].

Spécialiste de la théologie politique, il a été l'aumônier des parlementaires français de 2004 à 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Matthieu Rougé est le fils d'un père haut fonctionnaire et d'une mère collaboratrice particulière de Robert Schuman[3]. Il est rapidement intéressé par la politique et l'enseignement. Il entre alors en classes préparatoires littéraires, où il est particulièrement marqué par l'œuvre de Georges Bernanos. Mais deux ans plus tard, à l'âge de 19 ans, il quitte ses études pour entrer au Séminaire pontifical français de Rome. Il obtient alors une maîtrise de philosophie en 1989[4]. Il mène ensuite une thèse intitulée « Sicut in osculo amoris, doctrine et expérience de l'Eucharistie chez Guillaume de Saint-Thierry », sous la direction du père Karl Becker et obtient son doctorat en théologie en 1998, à l'Université pontificale grégorienne, avec la mention summa cum laude, la meilleure possible[4],[5].

Ministère[modifier | modifier le code]

Le père Rougé en 2016, lors du pèlerinage de Chrétienté.

Ordonné le , il est nommé vicaire de l'église Saint-Séverin en 1996, puis secrétaire particulier du cardinal Lustiger en 2000. En 2003, ce dernier lui confie la basilique Sainte-Clotilde, puis la direction du Service pastoral d'études politiques, plus connu sous le nom d'aumônerie des parlementaires. Il occupe ces deux fonctions jusqu'en 2012[6]. Enfin, en 2013, le cardinal André Vingt-Trois le nomme curé de la paroisse Saint-Ferdinand des Ternes - Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus dans le XVIIe arrondissement.

En parallèle, il exerce la charge de professeur de théologie à l'Université ecclésiastique San Dámaso (es) de Madrid entre 2012 et 2013, et à l'École cathédrale de Paris, ainsi qu'au Collège des Bernardins depuis 1998.

Il est également chanoine honoraire de la cathédrale Notre-Dame de Paris, membre sociétaire de l'Académie catholique de France, membre de la convention de la Fondation Charles-de-Gaulle et membre du conseil scientifique de l'Institut Jean-Marie Lustiger[5].

Ami de Jean d'Ormesson, il célèbre sa messe d'obsèques en la cathédrale Saint-Louis des Invalides lors de l'hommage national rendu le [7],[8].

Le , le pape François le nomme évêque de Nanterre en remplacement de Mgr Michel Aupetit, transféré à Paris.[9],[1].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Doctrine et expérience de l’eucharistie chez Guillaume de Saint-Thierry, éditions Beauchesne, 1999 (ISBN 978-2-70101-394-7), [présentation en ligne]
  • « Le temps des âmes. Fondement et portée de la doctrine du medius adventus chez saint Bernard », dans L’actualité de saint Bernard, Paris, Lethielleux (« Collège des Bernardins »), 2010, 111-124.
  • « Réformer la liturgie ? », dans Vatican II, une boussole pour notre temps. Plus de quarante ans après, qu’est devenu le Concile ?, Paris, Parole et Silence, 2010, 81-99.
  • (en) « Mystery of man », dans Karl Becker et Ilaria Morali (ed.), Catholic Engagement with World Religions, Orbis Books, 2010.
  • « Peut-on vraiment moraliser la vie politique », Faut-il avoir peur ? États généraux du christianisme 2011, Paris, Presses de la Renaissance, 2011, 91-95.
  • L'Église n’a pas dit son dernier mot : petit traité d'antidéfaitisme catholique, Paris, Robert Laffont, 2014.
  • « Pour un catholicisme de proposition. Entretien avec Marcel Gauchet », Le Débat, 181 (septembre-octobre 2014) 171-180.

Direction d'ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

  • Matthieu Rougé (dir.), Jean-Marie Lustiger cardinal républicain, Paris, Parole et Silence-Collège des Bernardins, 2010.
  • (it) Mgr Mario Toso, Matthieu Rougé (dir.), Atti del 1° incontro di sacerdote in missione presso i parlamenti, Librería Editrice Vaticana, 2014.

Préfaces et introductions[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Guérend, Le moine, le prêtre et le général. Les frères Lalande ou le dépassement de soi, Paris, Cerf (« l’histoire à vif »), 2008.
  • Chemin de croix des Académiciens, Paris, Bayard, 2008.
  • Mgr Philippe Barbarin, Luc Ferry, Quel devenir pour le christianisme ?, Paris, Salvator (« controverses »), 2009.
  • Nathalie Kosciusko-Morizet, Mgr Pierre d'Ornellas, Une écologie digne de l’homme ? Le développement durable et la bioéthique en débat, Paris, Salvator (« controverses »), 2010, [présentation en ligne]
  • Sylvie Germain, Chemin de Croix, Paris, Bayard, 2011.
  • Jacques Mulliez, Saint Thomas More. Au risque de la conscience, Paris, Nouvelle Cité, 2013.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le , Matthieu Rougé est nommé chevalier de l'ordre national du Mérite pour « 26 ans de services civils et militaires »[10].

Armoiries[modifier | modifier le code]

Les armoiries de Mgr Rougé sont de gueules à un rouget d’or, au chef cousu d’azur à une étoile accompagnée à dextre d’une gerbe de blé et à senestre d’un pampre de deux feuilles, le tout d’or. Il s'agit donc d'armes « parlantes », puisque le rouget évoque le nom de l'évêque. Cela fait aussi référence à un poisson, signe de reconnaissance des premiers chrétiens (Ichtus). Le rouge (gueules) et le bleu (azur) rappellent le sang et l'eau du Christ et sont les couleurs du département des Hauts-de-Seine.

L’étoile signifie l’intercession de la Vierge Marie, la gerbe de blé et la grappe de raisin renvoient à l’Eucharistie, mais aussi au pain dont sainte Geneviève, patronne du diocèse, a ravitaillé les Parisiens assiégés par les Huns.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Claire Lesegretain, « Mgr Matthieu Rougé succède à Nanterre à Mgr Michel Aupetit », sur la-croix.com, La Croix, (consulté le 5 juin 2018)
  2. Matthieu Rougé, nouvel évêque de Nanterre (consulté le 5 juin 2018)
  3. Quatrième page de couverture de l'ouvrage Pionnier de la paix. Le combat du Père Lalande de Matthieu Rougé.
  4. a et b Geoffroy Lejeune, « Mathieu Rougé, le "curé des politiques" », Valeurs actuelles,‎ (lire en ligne, consulté le 2 juillet 2016).
  5. a et b « Intervenant - P. Matthieu Rougé », sur le site du collège des Bernardins, non daté (consulté le 2 juillet 2016).
  6. Mathieu Deslandes, « On a confessé l'aumônier des hommes politiques », Rue89,‎ (lire en ligne, consulté le 2 juillet 2016).
  7. Jean-Claude Raspiengeas, « Jean d’Ormesson confié à Dieu pour son dernier voyage », sur la-croix.com, La Croix, (consulté le 9 décembre 2017).
  8. Amaury Giraud, « Jean d'Ormesson aux Invalides : l'adieu au «prince des lettres» », sur la-croix.com, La Croix, (consulté le 9 décembre 2017).
  9. « Le Père Matthieu Rougé est nommé évêque de Nanterre », sur famillechretienne.fr, .
  10. Décret du portant promotion et nomination.