Jean d'Orléans (1965)

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Jean d'Orléans
Description de cette image, également commentée ci-après
Le comte de Paris en 2019, aux funérailles de son père.

Titres

Prétendant orléaniste au trône de France

Depuis le
(2 mois et 4 jours)

Nom revendiqué Jean IV[1],[2]
Prédécesseur Henri d'Orléans, comte de Paris, duc de France

Héritier du trône de France
(succession orléaniste)


(1 an et 21 jours)

Prédécesseur François d'Orléans, comte de Clermont
Successeur Gaston d'Orléans
Biographie
Titulature comte de Paris
Dynastie maison d’Orléans
Nom de naissance Jean-Carl Pierre Marie d'Orléans
Naissance (53 ans)
Boulogne-Billancourt (Seine, France)
Père Henri d'Orléans, comte de Paris, duc de France
Mère Marie-Thérèse de Wurtemberg,
duchesse de Montpensier
Conjoint Philomena de Tornos y Steinhart
Enfants Gaston d'Orléans, dauphin de France
Antoinette d'Orléans
Louise-Marguerite d'Orléans
Joseph d'Orléans
Jacinthe d'Orléans
Résidence Domaine royal de Dreux
Description de cette image, également commentée ci-après

Jean d'Orléans[3], né le 19 mai 1965 à Boulogne-Billancourt, est un membre de la maison d’Orléans, fils d'Henri d’Orléans, comte de Paris, duc de France, et de Marie-Thérèse de Wurtemberg, duchesse de Montpensier. Il est depuis le 21 janvier 2019, prétendant au trône de France après le décès de son père, Henri d’Orléans[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Ascendance et succession[modifier | modifier le code]

Du côté de son père, Jean d'Orléans descend de Louis XIII, de Louis-Philippe Ier (mais aussi de Louis XIV, de Louis XV, du roi Jean VI de Portugal, de l'empereur François Ier d'Autriche et du roi Ferdinand VII d'Espagne) et, par sa grand-mère paternelle, Isabelle d'Orléans-Bragance, de Pedro II, empereur du Brésil. Par sa mère, il descend du duc Philippe Albert de Wurtemberg (1893-1975), prétendant au trône royal de Wurtemberg et par sa grand-mère maternelle, la princesse Rose-Marie de Toscane (1906-1983), du roi Charles X et de son fils le duc de Berry.

Titres[modifier | modifier le code]

Jean d'Orléans reçoit de son grand-père en 1987 le titre de courtoisie de duc de Vendôme, puis de son père ceux de dauphin de Viennois[5] en 1999 et régent du dauphin en 2003[6]. Il porte à ce titre les armoiries de dauphin et se présente comme l'héritier en lieu et place de son frère aîné, François d'Orléans, comte de Clermont, lourdement handicapé à la suite d'une toxoplasmose, en se fondant pour cela, sur la volonté de son grand-père exprimée en 1981 d'exclure François de la succession dynastique.

En 2017, la mort de son frère aîné, François d'Orléans, met fin à ces querelles dynastiques au sein de la maison d'Orléans et lui permet d'être reconnu dauphin de France par son père.

Le 21 janvier 2019, il devient le nouveau chef de la maison royale de France et prétendant orléaniste au trône de France sous le nom de « Jean IV ». Il porte le titre de courtoisie de comte de Paris[a].

Études et activités professionnelles[modifier | modifier le code]

Passé par le Collège de Passy-Buzenval puis le lycée Saint-Joseph de Reims où il est interne, Jean d'Orléans a poursuivi son cursus universitaire à la Sorbonne où il obtient une maîtrise de philosophie en 1989 portant sur la notion de bien commun. En 1992 il obtient une maîtrise de droit à la faculté libre de droit, d'économie et de gestion et se spécialise dans les relations internationales. Il complète sa formation avec une maîtrise en administration des affaires (MBA) à Azusa Pacific University (APU) à Los Angeles en Californie, en 1994[7].

L’armée est une tradition pour les Orléans. Le duc de Vendôme effectue son service national comme officier. Après quatre mois de classes à l’École de cavalerie de Saumur, il est affecté comme aspirant puis sous-lieutenant commandant un peloton de chars de combat AMX au 7e régiment de chasseurs à Arras. En mai 2016, Jean d'Orléans devient parrain du 4e régiment de chasseurs de Gap. Ce régiment a été créé par son arrière-oncle[8] Louis de Bourbon-Condé (1709-1771), comte de Clermont. Le duc de Vendôme a fait quatre mois de classes à Saumur avant de poursuivre sa formation militaire en tant qu’officier au 7e régiment de chasseurs à Arras. Le prince est colonel de réserve de l'Armée française depuis le 26 janvier 2015[9].

Une fois ses obligations militaires terminées, il entame sa vie professionnelle. Il intervient alors durant dix ans comme consultant chez Lazard & Cie, Deloitte & Touche et dans le groupe Banques populaires.

Pour assurer son indépendance financière comme éventuel futur chef de famille, sa grand-mère paternelle, Isabelle d'Orléans et Bragance, comtesse de Paris, décide de lui léguer la quotité disponible de son héritage. Il devient ainsi propriétaire d'une grande partie de la forêt du Nouvion-en-Thiérache et en 1999 gérant du Groupement forestier de la Thiérache (groupement familial de 2 500 ha), puis actionnaire en 2003[10].

En juin 2003, Jean d'Orléans créé l’association Gens de France dont l’objet est de contribuer à l’amélioration des relations entre les personnes, au bien de la France et à son rayonnement à l’étranger. Il partage son temps entre ses activités professionnelles et son action publique. Dans ce but, il a déjà effectué de nombreux voyages en France et à l'étranger (comme en Pologne en 2007[11], au Canada en 2008 pour le 400e anniversaire de la fondation de Québec, invité comme descendant des rois de France[12],  ou encore entre 2002 et 2010 au Liban).

En 2007, il crée sa société, Avenir & Patrimoine Conseil, pour mettre en valeur le patrimoine français lié aux rois et princes de sa famille. Il effectue des missions de conseil, anime des événements et donne des conférences en France et à l'étranger.

En 2010, il est élu administrateur du Comité des Forêts et en 2011, administrateur des Amis du château d’Eu. En 2012, Jean d'Orléans est élu administrateur de l'Association des amis du musée Louis-Philippe à Eu. Il est président d’honneur de la Fondation Saint-Louis[13].

Il est un soutien de l’association « Pour le retour de Charles X et des derniers Bourbons à Saint-Denis » qui milite activement afin de voir revenir en France, et plus précisément en la Basilique de Saint-Denis,  les dépouilles du Roi Charles X et des derniers Bourbons de France qui reposent actuellement en Slovénie[14].

Famille[modifier | modifier le code]

Mariage[modifier | modifier le code]

Jean d'Orléans avec sa femme Philomena et leur fils Gaston.

Le 31 décembre 2000, les fiançailles du duc de Vendôme avec la princesse allemande Tatjana d'Oldenbourg sont annoncées dans plusieurs journaux, mais celles-ci sont finalement rompues le 11 juin 2001[15].

Le , le comte de Paris annonce les fiançailles[16] de son fils, le duc de Vendôme, avec Philomena de Tornos y Steinhart, née le 19 juin 1977 à Vienne[17], fille d'Alfonso de Tornos y Zubiría (1937-2013) et de Marie-Antoinette von Steinhart, petite-fille de Juan de Tornos y Espelíus, ancien chef du secrétariat personnel du comte de Barcelone, grand-père de l'actuel roi d'Espagne[18],[19]. L'information est relayée dès le lendemain sur le site du duc de Vendôme[20].

Le mariage civil est célébré le à 16 heures à la mairie du 7e arrondissement de Paris par Rachida Dati[21], maire et garde des Sceaux[22]. Le témoin du marié est son cousin, Charles-Louis d'Orléans, duc de Chartres, fils du duc d'Orléans, tandis que la mariée a choisi son frère, David de Tornos.

Leur mariage religieux célébré par Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon a lieu en la cathédrale Notre-Dame de Senlis le . L'échange des consentements est reçu par Mgr Philippe Brizard. Les grandes orgues sont tenues par l'organiste Vincent Warnier[23]. La ville de Senlis a été choisie en raison du fait qu'Hugues Capet, fondateur de la dynastie capétienne, a été élu roi des Francs en 987 dans ses murs.

Depuis 2011, le couple habite à Dreux, près de la Chapelle royale[24].

Enfants[modifier | modifier le code]

Jean et Philomena ont cinq enfants :

  1. Gaston[25] Louis Antoine Marie d'Orléans, né le à Paris (14e arrondissement)[26] et baptisé le 8 décembre en la basilique Sainte-Clotilde à Paris par le père Matthieu Rougé[27] ; il succède à son père au titre de courtoisie de dauphin de France le .
  2. Antoinette Léopoldine Jeanne Marie d'Orléans, née le à Vienne (Autriche)[28] et baptisée le 11 février en la cathédrale Saint-Étienne de Vienne par le cardinal Christophe Schönborn[29] ;
  3. Louise-Marguerite Éléonore Marie d'Orléans, née le à Poissy (Yvelines)[30] et baptisée le 31 août en l'église Saint-Pierre de Dreux (Eure-et-Loir) par le père Jean-Marie Lioult[31] ;
  4. Joseph Gabriel David Marie d'Orléans, né le à Dreux (Eure-et-Loir)[32],[33],[34] et baptisé le 26 juin en l'église Saint-Pierre de Dreux (Eure-et-Loir) par le père Jean-Marie Lioult[35],[36] ;
  5. Jacinthe Élisabeth-Charlotte Marie d'Orléans, née le à Dreux (Eure-et-Loir)[37] et baptisée le 13 octobre en l'église Saint-Pierre de Dreux (Eure-et-Loir) par le père Christophe Besnier[38].

Gaston est scolarisé dans un pensionnat du sud de la France tandis qu'Antoinette et Louise-Marguerite sont scolarisées à domicile[39].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Un Prince français[modifier | modifier le code]

Dans son livre-entretien Un Prince français, publié en 2009 en collaboration avec Fabrice Madouas, rédacteur en chef adjoint de Valeurs actuelles, le prince Jean d’Orléans a tracé les lignes d’un programme politique en proposant « un projet fondé sur deux mots : la justice et la confiance garanties par l'État, dans le respect des corps intermédiaires : famille, entreprise, association, commune, ces "toutes petites communautés" dans lesquelles les hommes inscrivent leur vie, accomplissent leurs devoirs et finalement cherchent le bonheur »[40]. Comme son grand-père avant lui, Jean d'Orléans rêve de la présidence de la Croix-Rouge, « en tout cas d’une grande institution où il pourrait délivrer une vision à long terme, alors que les politiques ont le nez dans le guidon »[41]. Lors d’un entretien au magazine Point de vue en février 2019,  il a émis le souhait de voir attribuer à la maison royale de France un statut qui lui permettrait d’avoir un rôle de conseiller auprès des instances de la république comme en Roumanie ou au Monténégro dont les descendants des rois ont obtenu de tels privilèges. Il a déclaré avoir « été séduit par le candidat Sarkozy en 2007 »[42] mais se refuse d’appeler à voter pour tel ou tel candidat à une élection. Il est soutenu par les trois principaux mouvements royalistes, l’Action française[43], la Nouvelle Action royaliste et le Groupe d’Action royaliste, qui forment la quasi majorité du mouvement monarchiste français. Le 13 décembre 2018, il a apporté son soutien officiel au Mouvement des Gilets jaunes par le biais d’un communiqué, appelant les français à « retrouver au plus vite un dénominateur commun à partir duquel avancer, un socle commun a minima sur lequel nous puissions bâtir un projet fédérateur »[44],[45].

En matière d’éducation : il prône une réforme profonde de l’école publique, une reconnaissance comme mission d’intérêt public de l’enseignement catholique et réclame un encadrement strict sur les écoles dites hors contrats. « Sensible au modèle du compagnonnage et à sa morale d’excellence ouvrière », il souhaite le développement de l’apprentissage et l’enseignement professionnel, une diversification des parcours dès le collège et la création d’écoles prestigieuses après le baccalauréat. Sur la formation en France, il met en avant le risque de ne former que des spécialistes et, sous prétexte de mondialisation, de rejeter ce qui fait la spécificité de l'héritage français. Il dénonce un rôle trop important de l'État dans l'éducation en France[46].

En matière d’environnement : Partisan du développement durable, il considère « l’écologie comme l’une des nécessités de notre temps », dénonce certaines activités préjudiciables à la terre comme la pollution, le gaspillage des ressources naturelles  et la déforestation. En 2005, il a effectué un voyage de 12 jours dans l’arctique pour constater le problème de la fonte des glaciers et  En 2018, en compagnie de Yann Arthus Bertrand, il a co-présenté l'édition française de l'encyclique « Laudato Si » appelant à une prise de conscience des pays développés. « Le respect de la nature est étroitement lié au respect de l’homme et à sa dignité » a déclaré le prince[47].

En matière d’immigration : Il demande que soit mis en place le renforcement de la politique actuelle de coopération avec les pays des candidats à l’immigration et le renforcement des contrôles aux frontières, se déclarant contre toute politique de discrimination positive qui favoriserait le communautarisme, modèle de société où on « se côtoient sans participer à une histoire commune » ainsi que le multiculturalisme. Il déplore un apprentissage de la langue française déficient, posant problème dans l'intégration des nouveaux arrivants : « On ne peut demander aux gens d'aimer un pays qui n'a plus de projet parce qu'il a nié son héritage »[48].

En matière de religion : le christianisme, le roi et la France sont indissociables selon le prince. Citant Saint-Martin, Clovis, Saint-Louis, Jeanne d’Arc, il voit le catholicisme comme un des fondements de la civilisation française  Respectant la pratique d'autres religions « il ne s'agit pas d'une reconnaissance égalitaire de toutes les religions qui diluerait la spécificité chrétienne et inviterait au relativisme » pour autant. Pour lui, bien des musulmans « attendent de la France qu'elle reparle de Dieu » et « le vrai danger, c'est le doute de soi »[40].

En matière de société : en 2013, lors du débat portant sur l'ouverture du mariage aux personnes de même sexe alors duc de Vendôme, Jean d’Orléans a exprimé son opposition à ce projet de loi en participant personnellement aux défilés de La Manif pour tous les 13 janvier[49] et 24 mars[50]. Le prince, qui a pour modèle le roi Baudouin de Belgique, s’inscrit ici et uniquement dans la protection de la famille traditionnelle au sens large du terme et la défense de la conception naturelle de l’être humain. Il s’est également déclaré opposé à l’avortement[51].

En matière sociale, il se réfère à la tradition chrétienne, à la doctrine sociale de l'Église, à la Lettre sur les ouvriers du comte de Chambord et à l'essai de son grand-père sur Le Prolétariat. Il parle de « complicité entre Dieu et la France » et place sous l'invocation divine son espérance pour porter son projet. Pour lui, les catholiques ont une responsabilité sociale dans la cité temporelle, et il les invite à ne pas y renoncer[40].

En matière de culture : « Il convient de redonner aux Français des repères historiques afin de renouer le fil du temps qui a été rompu », considérant que l’identité d’une nation est liée à son patrimoine culturel et que celui-ci a contribué à rassembler les français autour d’un projet politique commun en fortifiant son  sentiment national. Pour les journées du patrimoine, le prince joue souvent les guides aux touristes de passage en faisant visiter la chapelle de Dreux. Il s’est déclaré favorable à la reconstruction du palais des Tuileries[40],[52].

En matière de syndicalisme : le prince prône le maintien de la représentation syndicale mais n’approuve pas que celle-ci conduise des actions politiques. Il estime que les dérives du système syndical actuel mettent en péril les entreprises dont le but premier est la création d’emplois. Selon lui, salariés dirigeants et actionnaires doivent maintenir des liens étroits[40].

En matière de monarchie : il est favorable au rétablissement d’une monarchie parlementaire de type espagnol comme il l’a précisé sur la radio Europe 1 (2018)  et a récemment proposé qu’un statut officiel soit adopté pour le chef de la maison de France, qui  pourrait jouer un rôle de conseiller permanent auprès de la République[53]. En août 2016, un sondage BVA affirmait que 17% des français soutenaient l’idée de restauration de la monarchie, et que 29% étaient prêts à voter pour un candidat royaliste[54].

En matière de construction européenne : le prince a exprimé ses doutes quant à la capacité de l’Union européenne à assurer la mission pour laquelle elle a été mise en place. Il la juge incapable d’être une véritable force internationale face aux États-Unis ou la Chine. Il préconise un renforcement des liens de la France avec les pays de l’Europe de l’Est, se déclarant opposé à l’entrée de la Turquie en Europe autrement que dans le cadre d’un partenariat. Qualifiant l’actuelle Union européenne de chimère, il souhaite la réalisation d’une confédération européenne basée sur la subsidiarité et qui permettrait de de respecter l’identité de chaque pays. Le prince s’est dit favorable à l’idée d’une union euro-méditerranéenne afin de donner un contenu culturel aux relations de la France avec les pays musulmans[55].

En matière d'économie et de défense nationale : il envisage la place de la France dans le concert des nations et n'admet pas la repentance, ni l'abandon de la souveraineté. Pour lui, « le dernier siècle a démontré qu'il n'existe aucun autre pays que le nôtre pour défendre et animer l'idéal d'une véritable renaissance de l'Europe organisée en nations autour de valeurs et de principes d'action communs. Avec le ralliement de la France à l'idéologie « européiste » c'est l'Europe tout entière qui s'est trouvée abaissée et trahie dans ses espoirs de devenir un pôle actif d'influence dans le monde. Mais il n'est pas trop tard pour reprendre le cours de notre histoire »[40].

Titres, honneurs et distinctions[modifier | modifier le code]

Titres et honneurs
Jean, comte de Paris
Description de l'image Grand Royal Coat of Arms of France.svg.
Prédicat Son Altesse royale
Style oral Votre Altesse royale
Style alternatif Monseigneur

Titulature[modifier | modifier le code]

Les titres portés actuellement par les membres de la maison d’Orléans n’ont pas d’existence juridique en France et sont considérés comme des titres de courtoisie. Ils sont attribués par le « chef de maison ».

  • 19 mai 1965 – 27 septembre 1987 : Son Altesse royale le prince Jean d'Orléans (naissance) ;
  • 27 septembre 1987 – 19 juin 1999 : Son Altesse royale le duc de Vendôme ;
  • 19 juin 1999 – 6 mars 2003 : Son Altesse royale le dauphin de France, duc de Vendôme ;
    • 6 mars 2003 – 31 décembre 2017 : Son Altesse royale le dauphin de France, duc de Vendôme (selon les dispositions de son grand-père prises en 1981) ;
  • 6 mars 2003 – 31 décembre 2017 : Son Altesse royale le duc de Vendôme, régent du dauphin (selon les dispositions de son père prises en 2003, non portée par Jean d'Orléans) ;
  • 31 décembre 2017 – 21 janvier 2019 : Son Altesse royale le dauphin de France, duc de Vendôme (selon les dispositions prises par son père en 2003) ;
  • 21 janvier 2019 – 2 février 2019 : Son Altesse royale le duc de Vendôme ;
  • depuis le  : Son Altesse royale le comte de Paris.

Deuxième fils du comte de Clermont (1933), alors héritier du comte de Paris (1908-1999), Jean d’Orléans reçoit le titre de prince de France dès sa naissance, avec prédicat d'altesse royale[56]. Le , année du Millénaire capétien, il reçoit de son grand-père paternel le titre de duc de Vendôme et se voit reconnaître la qualité d’héritier présomptif à la place de son propre père[57],[56], dès lors titré comte de Mortain, et de son frère aîné, le prince François. Cependant, Henri d'Orléans refuse de reconnaître la modification de l’ordre successoral[58] et les relations entre les membres de la famille se tendent davantage. Malgré tout, à partir de 1990, la situation se normalise et Jean d'Orléans retrouve sa position de troisième après son père et son grand-père.

Après avoir reçu le titre de dauphin de France à la mort de son grand-père[56], le nouveau comte de Paris (son père), par un communiqué du , réaffirme les droits dynastiques de son fils aîné François d'Orléans, comte de Clermont, alors écarté de la succession, et donne à Jean d'Orléans la qualité de régent du dauphin. Une nouvelle déclaration est publiée le 18 mai 2016 dans le magazine Point de vue, précisant que, lorsqu'il deviendra chef de maison, François d'Orléans sera entouré d'un conseil de régence composé de son frère, Jean d'Orléans, duc de Vendôme, de son oncle Jacques d'Orléans, duc d'Orléans, de son cousin germain Charles-Louis d'Orléans, duc de Chartres, et de deux personnes issues de la société civile[59]. Jean d'Orléans ne reconnaît pas cette décision, et porte toujours sa titulature de 1999. Son site internet présente François d'Orléans comme « non successible ».

Jean d'Orléans, par un communiqué daté du 1er août 2016[60], a contesté les décisions de son père, et a fait savoir qu'il serait le prochain chef de la maison de France à la suite de son père. Il réaffirme pour cela les dispositions prises par défunt comte de Paris (1908-1999) le 25 septembre 1981[61], par lequel il excluait François d'Orléans de la succession dynastique, sans possibilité d'y revenir.

Sa position de dauphin de France ne faisait donc pas l'unanimité parmi sa famille et les orléanistes jusqu'au 31 décembre 2017, date de décès de son frère aîné François. Alors qu'un jugement de septembre 2013 annule la donation d'un certain nombre des biens du comte de Paris faite à la fondation Saint-Louis et se prononce en faveur d'un partage entre les enfants de ce dernier, le duc de Vendôme, estimant que la volonté testamentaire de ses grands-parents paternels n'a pas été respectée — il devait notamment recevoir à l'origine un legs représentant le quart de leur succession —, lance une nouvelle procédure judiciaire au printemps 2014[62].

Le décès de son frère aîné, le comte de Clermont, survenu dans la nuit du 30 au 31 décembre 2017 met fin aux querelles dynastiques au sein de la maison d'Orléans. Le duc de Vendôme est reconnu par son père comme dauphin de France dans un communiqué.

Le prince Albert II de Monaco et le prince Jean, comte de Paris, aux funérailles du père de ce dernier à la chapelle Saint-Louis de Dreux, en 2019.

Le 21 janvier 2019, il annonce le décès de son père sur sa page Facebook, sous la signature « Jean, duc de Vendôme »[63] puis le 2 février[64], prend le titre de comte de Paris lors des funérailles du prince Henri d’Orléans qu’il préside les cérémonies, entouré des nombreux représentants des maisons régnantes et non régnantes étrangères.

A propos du conflit dynastique qui oppose légitimiste et orléaniste, le prince a déploré cette division, rappelant qu’il entretenait de bonnes relations avec son cousin Louis-Alphonse de Bourbon avec qui en 2010, il a conjointement célébré le 400ème anniversaire de la mort d’Henri IV dont les deux rameaux sont issus[65].

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Médaille de la Défense nationale, échelon bronze Médaille de la Défense nationale, échelon bronze[66] avec agrafe Arme blindée et cavalerie.

Ordres dynastiques français[modifier | modifier le code]

En qualité de chef de la maison royale de France et prétendant au trône de France, les partisans de Jean d'Orléans le considèrent grand maître des ordres dynastiques traditionnels[67]. Cette position est disputée par les partisans de Louis de Bourbon, chef de la maison de Bourbon et prétendant au trône de France[68].

Ordre du Saint-Esprit Grand maître de l'ordre du Saint-Esprit (2019) (disputé)
Ordre de Saint-Michel Grand maître de l'ordre de Saint-Michel (2019) (disputé)
Ordre de Saint-Louis Grand maître de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis (2019) (disputé)

Décorations dynastiques étrangères[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Italie Italie, Maison de Bourbon-Siciles
Ordre sacré et militaire constantinien de Saint-Georges Chevalier Grand-croix de justice de l’ordre sacré et militaire constantinien de Saint-Georges (nommé le 22 novembre 2009 et reçu 30 mai 2011, obédience du duc de Castro)[9],[69]
Drapeau du Portugal Portugal, Maison de Bragance
Ordre de l'Immaculée Conception de Vila Viçosa Grand-croix de l'ordre de l'Immaculée Conception de Vila Viçosa (nommé et reçu le 19 février 2000 par Duarte, duc de Bragance)[9]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Ancêtres[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Julien Serey, la maison de Clermont, préface du duc de Vendôme, Paris, Editions Christian, 2005.
  • Jean de France, Un prince français, entretiens avec Fabrice Madouas, Paris, Pygmalion, 2009.
  • Chantal de Badts de Cugnac et Guy Coutant de Saisseval, Le Petit Gotha, Paris, Éditions Le Petit Gotha, coll. « Petit Gotha », (1re éd. 1993), 989 p. (ISBN 2-9507974-3-1), p. 447 et seq. (section « Maison de France »).
  • Cercle Vauban, Une espérance pour la France : la Monarchie, préface de S.A.R. le prince Jean de France, duc de Vendôme, Paris, Regalia éditions, 2014.
  • Alexis Robin, Dreux, cité royale (Préface), éd. Sagamédias, 2018.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce titre personnel et viager était porté par le père d'une de ses bisaïeules, Philippe d'Orléans (1838-1894), petit-fils du roi Louis-Philippe Ier.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Henri-Jean Servat, « Jean d'Orléans : le roi est mort, vive le roi ! », sur parismatch.com, .
  2. « Toulon « L'héritier du trône » en visite dans le département », sur varmatin.com, .
  3. Ville de Boulogne-Billancourt, extrait d'acte de naissance - Année 1965 - No 1286 : « Le dix neuf mai mil neuf cent soixante cinq à dix huit heures cinquante minutes, est né en notre commune, Jean-Carl, Pierre, Marie d'Orléans, du sexe masculin. Mentions marginales : Marié à Paris septième arrondissement le 19 mars 2009 avec Maria, Philomena, Magdalena, Julianna, Johanna de Tornos. »
  4. Paris Match, « Jean d'Orléans : le roi est mort, vive le roi ! », sur parismatch.com (consulté le 20 mars 2019)
  5. Almanach de Gotha 2009
  6. Communiqué du comte de Paris, 21 août 2011 : « Je suis très heureux que mon fils, le prince Jean — Régent de son frère François, comte de Clermont pour le moment — poursuive par ses voyages en France l’œuvre que, durant trente cinq ans, j’ai entreprise et que je poursuis, et qu’il aille plus loin dans ses contacts à l’étranger, ce dont je le félicite. Je souhaite que la princesse Philomena soit heureuse et se sente épanouie dans son nouveau rôle. En cette ère mondialiste où presque tous les repères ont été perdus ou effacés, il est urgent de retrouver le sens de l’éthique et les principes chevaleresques. »
  7. Philippe de Montjouvent, Le Comte de Paris et sa descendance, p. 215
  8. Ce comte de Clermont était le grand-oncle maternel de Philippe Égalité, dont Jean d'Orléans est le descendant direct.
  9. a b c d e et f (en) John James, comte de Tara, Almanach de Gotha,
  10. « Prince Jean de France »
  11. « Gens de France »
  12. « cyberpresse.ca »
  13. Article 3 des statuts de la Fondation Saint-Louis (11 décembre 1996) : « La Fondation est placée sous la présidence d'honneur de Monseigneur Henri d'Orléans, Comte de Paris, Chef de la Maison de France, né le 05 juillet 1908 et après lui, sous la présidence d'honneur des Chefs successifs de la Maison de France, c'est-à-dire, de l'aîné des descendants mâles par ordre de primogéniture de Monseigneur Henri d'Orléans, Comte de Paris suivant les termes et conditions qui sont précisés dans le règlement intérieur de la Fondation. »
  14. « Association pour le retour de Charles X et des derniers Bourbons »
  15. « Le prince Jean d'Orléans, prétendant au trône de France, annonce ses fiançailles ! », sur www.purepeople.com (consulté le 20 mars 2019)
  16. Annonce des fiançailles de Jean d'Orléans sur le site Gotha.fr de Stéphane Bern
  17. Il est à préciser que Steinhart est le nom de jeune fille de la mère de Philomena de Tornos ; tout Espagnol portant le double patronyme du père suivi de celui de la mère, elle est donc Philomena de Tornos y Steinhart
  18. Angelfire.com
  19. Angelfire.com
  20. Annonce des fiançailles de Jean d'Orléans sur son site, Gens de France
  21. Voir : Jacques Trémolet de Villers, article « Le mariage civil du Prince Jean », dans le cadre de la « Chronique de la France qui vient », 25 mars 2009, Présent no 6807. Selon Jacques Trémolet de Villers, Rachida Dati aurait justifié le fait de ne pas avoir délégué la célébration du mariage à un de ses adjoints en ces termes : « À la réflexion, j’ai trouvé qu’il était normal que, ma fonction de garde des Sceaux m’ayant conduite à demeurer place Vendôme, je sois aussi amenée à célébrer le mariage du duc et de celle qui va devenir la duchesse de Vendôme. »
  22. On peut lire le discours que Rachida Dati a prononcé à l'occasion de ce mariage civil : http://www.france-catholique.fr/IMG/pdf/discoursdati.pdf
  23. Livret de messe.
  24. Jean et Philomena d'Orléans : « Nos enfants seront libres de leurs choix », Gala, 1er octobre 2013
  25. Plusieurs princes des maisons de France et d'Orléans ont porté ce prénom par le passé : le frère cadet de Louis XIII, Gaston de France (1608-1660) ou encore Gaston d'Orléans (1842-1922), comte d'Eu
  26. Le prince Gaston de France
  27. Le baptême du prince Gaston
  28. Naissance de la princesse Antoinette
  29. Les premières photos du baptême de la princesse Antoinette
  30. Naissance de la princesse Louise-Marguerite
  31. La princesse Louise-Marguerite d'Orléans a été baptisée à Dreux, L'Écho républicain, 01-09-2014
  32. Naissance du prince Joseph
  33. « 4ème naissance chez le duc et la duchesse de Vendôme », sur http://princejeandefrance.fr, (consulté le 2 juin 2016)
  34. « Compte twitter officiel du comte de Paris et duc de France », sur twitter.com, (consulté le 2 juin 2016)
  35. Le petit prince Joseph de France baptisé ce matin à Dreux
  36. Le petit prince Joseph baptisé par l'abbé Jean-Marie Lioult à Dreux, L'Écho républicain, 26-06-2016
  37. Naissance de la princesse Jacinthe, Noblesse et Royautés, 10 octobre 2018.
  38. [1]
  39. Qui sont Jean d'Orléans et Louis de Bourbon, les prétendants au trône de France ?, France Info, 9 février 2019.
  40. a b c d e et f « Un Prince français, le roi qu'il faut à la France »
  41. « La tournée du vrai Prince Jean »
  42. Jean d'Orléans, Un Prince français, p. 34
  43. « Le prince Jean d’Orléans, prince de l’avenir ? », sur Action française, (consulté le 20 mars 2019)
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  45. Frederic de Natal, « Jean d'Orléans s'adresse de nouveau aux Français », sur L'Incorrect, (consulté le 20 mars 2019)
  46. Jean d'Orléans, Un Prince français, p. 69
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  53. Quentin, « SAR prince Jean d'Orléans sur Europe 1 - 26.09.18 - sur la sortie du film un Peuple et son Roi », (consulté le 20 mars 2019)
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  57. Jean-Pierre Péroncel Hugoz, « Le comte de Paris prépare sa succession “Acte dynastique” à Amboise », sur Le Monde, (consulté le 31 janvier 2014)
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  59. Point de vue, no 3539, semaine du 18 mai au 21 mai 2016, p. 54-57.
  60. « http://princejeandefrance.fr/communique/ », sur Prince Jean de France, (consulté le 1er août 2016)
  61. Henri d'Orléans, comte de Paris, Acte du 25 septembre 1981, Chantilly, « Par suite de son handicap profond et sans espérance de guérison, et tel qu'il est immédiatement et judiciairement établi, mon petit-fils aîné le Prince François de France ne peut et ne pourra exercer aucune responsabilité. En conséquence, ses droits dynastiques français et les devoirs et obligations qui en découlent se trouvent, suivant le droit dynastique français, transférés à son frère venant après lui par ordre de primogéniture, c'est-à-dire, à mon petit-fils le Prince Jean de France et à sa postérité mâle et, à défaut de celle-ci ensuite à mon petit-fils le Prince Eudes de France et à sa postérité mâle. Par suite de cette situation il ne sera attribué aucun titre particulier au Prince François de France et celui-ci sera appelé : "Son Altesse Royale le Prince François d'Orléans, Fils de France". Si, après mon décès, il était procédé autrement toute décision tendant à modifier ce qui précède serait nulle et sans effet. Chantilly, le 25 septembre 1981. Signé : Henri, comte de Paris. »
  62. « La succession du comte de Paris aiguise l'appétit du prince Jean », sur FIGARO, (consulté le 20 mars 2019)
  63. « Le prince Jean de France », sur www.facebook.com (consulté le 20 mars 2019)
  64. « Prince Jean de France - En ce jour.. », sur princejeandefrance.fr (consulté le 20 mars 2019)
  65. « PHOTOS - Le prince Jean d'Orléans, la princesse Philomena et leur fils le prince Gaston avec Gonzague Saint-Bris et le prince Louis de Bourbon réunis pour les commémorat », sur www.purepeople.com (consulté le 20 mars 2019)
  66. Sipa, Photo du duc de Vendôme portant la médaille de la Défense nationale.
  67. Ordres royaux
  68. [La légitimité des lys et le duc d'Anjou de Jean Silve de Ventavon]
  69. (en-US) « Heir to the French Throne and former French Minister invested into the Order - Sacred Military Constantinian Order of St. George », Sacred Military Constantinian Order of St. George,‎ (lire en ligne, consulté le 14 novembre 2016)
  70. Badts de Cugnac et Coutant de Saisseval 2002, p. 446