Maurice de Germiny

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Maurice de Germiny
Image illustrative de l'article Maurice de Germiny
Biographie
Nom de naissance Maurice Le Bègue de Germiny
Naissance (78 ans)
Saint-Maurice-du-Désert (France)
Ordination sacerdotale
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par le
card. Jean-Marie Lustiger
Dernier titre ou fonction Évêque émérite de Blois
Évêque de Blois

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Maurice Le Bègue de Germiny, dit Maurice de Germigny, né le à Saint-Maurice-du-Désert dans l'Orne, est un évêque français, évêque émérite de Blois depuis 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Élève de l'École nationale des chartes, Maurice de Germiny y obtient le diplôme d’archiviste paléographe en 1967 avec une thèse intitulée Le clergé séculier du diocèse de Sées de 1478 à 1539[1].

Il entre au séminaire des Carmes à Paris et obtient une maîtrise en théologie à l'Institut catholique de Paris.

Débuts[modifier | modifier le code]

En 1968, il est nommé directeur des Archives départementales du Jura, mais démissionne de ce poste l'année suivante[2].

Il est ordonné prêtre le pour l’archidiocèse de Paris.

Principaux ministères[modifier | modifier le code]

Après des premiers ministères en paroisses comme vicaire à Notre-Dame d'Auteuil puis à Saint-Roch, ainsi qu'à l'aumônerie du Centre médical Édouard-Rist, il devient de 1981 à 1986 secrétaire particulier du cardinal Jean-Marie Lustiger. Il est ensuite curé de Saint-Séverin-Saint-Nicolas de 1986 à 1993 puis vicaire général de l’archidiocèse de Paris de 1993 à 1997.

Nommé évêque du diocèse de Blois le 27 mars 1997, il a été consacré le 24 mai suivant par le cardinal Jean-Marie Lustiger.

Au sein de la Conférence des évêques de France, il a été membre de la commission de la liturgie et de la pastorale sacramentelle et président de l'Observatoire foi et culture.

Le , le pape François accepte sa démission pour limite d'âge, et nomme Jean-Pierre Batut pour lui succéder[3].

Il est membre de l'Académie catholique de France et de la Commission des travaux historiques de la ville de Paris[4].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Lors de la polémique qui a entouré le Téléthon en 2006, et en particulier l'utilisation d'une partie des fonds récoltés pour la recherche sur l'embryon humain, il a regretté qu'il n'y ait pas assez de transparence sur l'utilisation des fonds entre les différents programmes de recherche[5].

Lors de l'élection présidentielle de 2012, il appelle sur son site à voter Nicolas Sarkozy[6]. La même année, il affirme son opposition au mariage homosexuel[7] et, se disant « en résistance », il participe à la Manif pour tous de [8].

Décoration[modifier | modifier le code]

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • Avec Michel Bourgeois-Lechartier, Exposition du cinquantenaire de l'Armistice du 11 novembre 1918, Lons-le-Saunier, Archives départementales du Jura, 1968 (notice BnF no FRBNF33109839).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site de l'École des chartes
  2. http://archives39.fr/Decouvrir-les-archives/p57/Diriger-les-Archives.
  3. (it) Salle de presse du Saint-Siège, « Rinunce e nomine », sur press.vatican.va, (consulté le 22 novembre 2014)
  4. a et b Aude Mailloux (dir. Bénédicte Grailles), Carrière et genre à l'École des chartes : une égalité professionnelle ? : les promotions de chartistes des années 1960 à 1975 (mémoire de master 1 en histoire), Angers, université d'Angers, , 188 p. (lire en ligne), p. 159.
  5. La polémique enfle entre l'Église et le Téléthon « Copie archivée » (version du 9 mars 2008 sur l'Internet Archive) article de Sophie le Ravinel, Le Figaro, 30 octobre 2006
  6. Adrian Buffel, « Patrick Devedjian a estimé qu’il y avait eu un "vote communautaire" religieux lors de la présidentielle », sur francetvinfo.fr, .
  7. Bertrand Slézak, « Mariage pour tous : un tract suscite l'émoi », sur lanouvellerepublique.fr, .
  8. Jean-Yves Nau et Henri Tincq, « Philippe Barbarin et le mariage pour tous: «Quand on malmène le sens des mots, on crée de la violence» », sur slate.fr, .