Diocèse de Luçon

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Diocèse de Luçon
(la) Dioecesis Lucionensis
Image illustrative de l’article Diocèse de Luçon
La cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption, à Luçon.
Pays France
Église Catholique
Rite liturgique Romain
Type de juridiction Diocèse
Création
Province ecclésiastique Rennes
Siège Luçon (France)
Titulaire actuel François Jacolin
Langue(s) liturgique(s) Français
Territoire Vendée
Population totale 540 000
Site web http://vendee.catholique.fr/
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Le diocèse de Luçon (en latin : Dioecesis Lucionensis) est un diocèse de l'Église catholique en France. Le siège épiscopal est à Luçon.

Érigé en 1317, il est le diocèse historique du Bas-Poitou. Il correspond aujourd'hui au département de la Vendée.

Depuis 2002, il est suffragant de l'archidiocèse de Rennes et relève de la province ecclésiastique du même nom qui comprend les diocèses d'Angers, Laval, Le Mans, Nantes, Quimper et Léon, Rennes, Dol et Saint-Malo, Saint-Bieuc et Tréguier, et Vannes.

Depuis mai 2018, l'évêque de Luçon est Mgr François Jacolin, précédemment évêque de Mende[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la création du diocèse, celui de Poitiers couvrait l'intégralité du Poitou. Aux origines du Christianisme, la région a été évangélisée par Hilaire, évêque de Poitiers, et Philibert de Noirmoutier.

L'érection d'un diocèse poitevin[modifier | modifier le code]

Par la bulle Salvator Noster du 13 août 1317 de Jean XXII, le diocèse de Poitiers est démembré avec la création de ceux de Luçon et de Maillezais en raison principalement de l'extension territoriale de celui-ci et de l'augmentation considérable du nombre de ses habitants, atteignant presque un million de personnes. En effet, l'évêque ne pouvait alors fournir tous les services spirituels nécessaires pour son diocèse. Comme l'abbaye de Maillezais, dans la partie occidentale du Bas-Poitou, le monastère Sainte Marie de Luçon est choisi pour devenir le siège épiscopal, de préférence à l'abbaye de Saint-Michel-en-l'Herm. Les choix des nouveaux évêchés s’appuient notamment sur la forte implantation monastique qui a insufflé au sud du Bas-Poitou un remarquable dynamisme. Ces créations ne sont pas des faits isolés : elles font partie d'un mouvement plus important de réorganisation de l'administration pontificale menée par le pape, qui aboutit à un total de seize nouveaux évêchés dans le sud de la France entre le 11 juillet 1317 et le 7 avril 1318[2]. L'abbé de Luçon, Pierre 1er de La Veyrie, est dès lors promu évêque et suffragant de l'archevêque de Bordeaux.

Un territoire au cœur de la Guerre de Cent-ans[modifier | modifier le code]

Lorsque les Plantagenêts affirment leur droits sur la Couronne de France, la guerre, à partir de 1346 à Crécy, se concentre dans le nord de la France, mais les côtes poitevines connaissent les incursions des Anglais, qui débarquent à Talmont et incendient l'Abbaye d'Orbestier. Cependant, outre la guerre c'est la grande peste qui fait le plus de ravages au sein des populations du Bas-Poitou (1348-1350).

En 1356, les Anglais débarquent en Poitou et vainquent Jean II à Poitiers. Jean Chandos, lieutenant d'Édouard de Woodstock, dit "le Prince Noir" prend possession des villes de Niort, Fontenay, La Roche-sur-Yon, Montaigu, et ses troupes sèment à travers les campagnes la "terreur anglaise". Par le traité de Brétigny en 1360, le Poitou est cédé au Royaume d'Angleterre. Neuf ans plus tard, Charles V rompt le traité et confie la reconquête du Poitou à Bertrand Du Guesclin. Celui-ci, aidé par Olivier de Clisson, reprend une à une les villes perdues et fait tomber Poitiers en 1372. Pendant vingt ans, le Poitou se relève de ses ruines.

Cependant, la guerre civile et les désordres internes au Royaume de France relancent les ambitions du roi d'Angleterre. Henri V débarque en Normandie, triomphe à Azincourt en 1415 et se fait livrer le royaume de France par le traité de Troyes. Le dauphin (futur Charles VII) se réfugie à Poitiers dont il fait sa capitale, mais son armée ne subit que des revers contre les Anglais. De nombreux seigneurs du Bas-Poitou accompagnent Jeanne d'Arc dans son épopée : Gilles de Rais, Chabot-Perceval de La Roche-sur-Yon et Arthur de Richemont de Fontenay. Malgré l'arrestation de la pucelle, l'impulsion donnée permet la reconquête des territoires sous occupation anglaise jusqu'à la bataille de Castillon en 1453.

La Réforme et les conflits de religion[modifier | modifier le code]

Après la Guerre de Cent-ans suit un siècle de prospérité pour le diocèse et sa région. La prospérité économique revient avec la progression du commerce du sel dont l'Abbaye Saint-Michel-en-l'Herm située en Marais Poitevin, fut un important acteur économique en Bas-Poitou, mais aussi d'autres denrées tels le poisson et les fruits de mer. En bordure du marais, Fontenay-le-Comte, capitale du Bas-Poitou, connaît un éveil intellectuel et artistique de premier ordre avec tout ce que la Renaissance apporte de nouveautés et d'élégances. Par exemple, on y retrouve le poète François Rabelais, dont le protecteur était l'évêque de Maillezais. Cette nouveauté s'enfonce jusque dans les croyances et la foi chrétienne. La Renaissance, en Bas-Poitou comme partout, est inséparable de la Réforme.

Dès 1515, les pensées de la Réforme sont prêchées par Michelle de Saubonne au Parc Soubise à Mouchamps. De grandes familles bas-poitevines la suivent tels les Rohan. Les premières persécutions se déclenchent en Bas-Poitou contre les réformés tandis que la religion calviniste progresse parmi les populations rurales. De nombreuses paroisses comme Pouzauges, Chantonnay ou Saint-Gilles-sur-Vie deviennent des bastions du calvinisme en Bas-Poitou. En 1562, le bocage devient le théâtre d'instabilités : combat de Mouilleron, saccage de Luçon et des bourgades environnantes (avril 1562), siège et occupation de Fontenay. Pouzauges, Montaigu et La Châtaigneraie sont prises par les Huguenots en 1563. La paix d'Amboise ramène cependant le calme jusqu'à la Saint-Barthélémy en 1572 où les violences s'allument puis s'éteignent au gré des trêves et des reprises de combats. Les scènes de pillage, d'incendies, perpétrées par l'un ou l'autre parti, se répètent et ravagent le Bas-Poitou, notamment sur les abbayes.

À partir de 1574, le conflit prend une dimension politique avec Henri III de Navarre. Il participe aux combats jusqu'en 1580, auxquels succèdent une paix relative pendant cinq ans. Henri III de France, s'allie alors avec le roi de Navarre contre les excès de la Ligue catholique des Guise. Quand il est assassiné, il laisse son trône au chef de la maison de Bourbon qui entame alors une entreprise afin de le conquérir. Devenu Henri IV de France, il abjure le protestantisme et proclame l’édit de Nantes (1598) pour ramener la paix. Les territoires bas-poitevins refusent pourtant de désarmer obligeant le roi de revenir en Bas-Poitou pour réduire les derniers ligueurs réparer les dommages de la guerre.

Après être passé entre les mains de quelques grandes familles, le diocèse de Luçon passe entre les mains de la famille de Richelieu à partir de 1584 avec Jacques 1er du Plessis de Richelieu. En 1605, son petit-neveu Armand-Jean du Plessis de Richelieu devient évêque de Luçon. Il rencontre le chapitre de Luçon à Fontenay-le-Comte le 15 décembre 1608 et ne se rend à Luçon que l'année suivante. Peu après son installation dans son diocèse, il montre son caractère de réformateur catholique en étant le premier évêque en France à mettre en œuvre les réformes institutionnelles que le concile de Trente avait prescrites entre 1545 et 1563.

En 1622, les protestants, reprennent les armes avec Benjamin de Rohan. En 1625, Richelieu s’adresse au roi Louis XIII en son conseil pour le mettre en garde contre les Huguenots. À la suite de l'édit de Nantes, les protestants de France forment un État dans l’État : ils ont leurs assemblées politiques, une organisation territoriale et leurs places fortes militaires. Leur métropole est la ville de La Rochelle qui s’est de fait depuis un demi-siècle affranchie de l’autorité royale. Richelieu décide de soumettre définitivement la ville, et en entreprend le siège sur un an (1627-1628) qui achève de réduire les forces des réformés. Cette nouvelle insurrection des nobles bas-poitevins entraîne la destruction de beaucoup des forteresses décidée par Richelieu qui connaît bien son ancien diocèse. Louis XIII confirme cependant la liberté de culte par l’édit de grâce d’Alès (1629). Le climat religieux de l'époque est cependant à l’heure d’une contre-offensive du catholicisme, c’est la contre-réforme.

Les protestants gardent durant quelques décennies la liberté de pratiquer leur culte. Mais avec l'avènement de Louis XIV, ils sont de nouveau persécutés par les dragonnades. En 1685, Louis XIV révoque l’édit de Nantes par l’édit de Fontainebleau, supprimant officiellement le protestantisme, et entraînant l'exil de nombreux poitevins en dehors du royaume.

Le XVIIe et le XVIIIe siècles, une période de missions[modifier | modifier le code]

Henri de Barillon, évêque de 1671 à 1699 se distingue par sa charité et par ses aumônes. Il fait construire un séminaire, des maisons de retraite et des refuges pour les nouveaux convertis. Il dépense près de 24.000 livres pour faire rebâtir le clocher de sa cathédrale qui s'était écroulé quelques années avant sa nomination.

Louis-Marie Grignon de Montfort et Marie-Louise Trichet

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, Breton d'origine, né en 1673 a suivi une carrière ecclésiastique assez laborieuse en s'appuyant toute sa vie durant sur deux pôles essentiels : l'aide aux pauvres et l'apostolat missionnaire. C'est dans cet élan qu'il a fondé la congrégation de la Compagnie de Marie (Pères montfortains) en 1705. Ces prêtres missionnaires ruraux avait pour objectif d'évangéliser les campagnes de l'Ouest de la France. Aussi, avec Marie-Louise Trichet, il fonde en 1703 la congrégation féminine des Filles de la Sagesse. Au cours de ses missions, il ramène les habitants marqués par plus d'un siècle de calvinisme à la religion catholique, y organisant les plus importantes de ses missions. S'usant au travail, il meurt en 1716 au cours de l'une d'elles, à Saint-Laurent-sur-Sèvre, ville où il est enterré.

Les XVIIe et XVIIIe siècles apparaissent cependant comme une période de relative prospérité économique dans la région, mais qui reste cependant confronté à un certain immobilisme dans la société gérée par la paroisse et la seigneurie. L'évêque Guillaume-Samuel de Verthamon de Chavagnac se heurte à partir de 1743 aux jésuites qui dirigent le séminaire mais aussi aux Ursulines. À partir de 1755 les conflits se concentrent sur le Catéchisme dit de Luçon qui l'oppose aux religieuses de l'Union chrétienne. L'affaire remonte au roi et même au pape. Cependant la Congrégation de l'Index saisie ne condamne par l'évêque le 28 août 1758. Après cet épiscopat lourd de conflits, Claude-Antoine-François Jacquemet-Gaultier d'Ancyse a la lourde tâche de rétablir l'orthodoxie et la discipline religieuse. Il publie des statuts synodaux et impose la liturgie parisienne.

Les troubles révolutionnaires[modifier | modifier le code]

Le Bas-Poitou catholique et royaliste manifeste une vive opposition aux bouleversements créés par les événements révolutionnaires de 1789. En 1790, le territoire diocésain est calqué sur les limites du département de la Vendée, et le diocèse devient celui de la Vendée, l'un des quatre-vingt-trois diocèses de l'Église constitutionnelle. L'administration révolutionnaire n'est pas bien admise, surtout quand elle se met en devoir d'appliquer la politique religieuse voulue par la Constituante. En effet, le 12 juillet 1790 l'Assemblée vote la Constitution civile du clergé qui suscite une forte hostilité en Vendée : plus de 80 % des prêtres refusent de jurer, et leur arrestation aggrave les tensions. Les paysans vendéens ne voient pas d'un bon œil la confiscation des biens du clergé, perdent confiance quand on oblige leurs prêtres à prêter serment de fidélité à la nation et refusent de cautionner un pouvoir qui s'attaque à la religion. Les prêtres assermentés étant peu nombreux, beaucoup de paroisses restent sans curé, et l’exercice du culte prend un caractère clandestin.

De plus, le Poitou est une région rurale où la population est sensible au renchérissement des denrées, ce qui contribue à la misère. En février 1793, les assignats ont perdu la moitié de leur valeur, la rémunération du travail permet de moins en moins à faire face à la hausse du coût de la vie. De plus, les inégalités se creusent avec une bourgeoisie urbaine qui s'enrichie dans ce commerce des assignats : négociants, juges, avocats, fonctionnaires de l’État et propriétaires qui détiennent le pouvoir économique et politique et adhère aux idées de la Révolution.

Quand la Convention décrète la levée en masse de 300 000 hommes le 23 février 1793, l'insurrection éclate. Ce décret exempte de l’enrôlement dans l’armée tous les fonctionnaires et les membres de la garde nationale qui sont mobilisés sur place. Le 10 mars 1793, une émeute meurtrière éclate à Machecoul quand les représentants de l'État viennent enrôler les paysans. La majorité des Vendéens passe ainsi à la rébellion ouverte.

Sacré-cœur

Après les événements de Machecoul, une armée de paysans se forme avec le sacristain Jacques Cathelineau à sa tête, et s'empare de Cholet le 14 mars 1793. La lutte prend la mesure d'une contre-révolution avec le désir de renverser le pouvoir en place. Plusieurs nobles de la région rejoignent les rangs des insurgés. Après avoir pris la ville d'Angers, l'Armée catholique et royale est mise en échec dans sa tentative de s'emparer de Nantes. L'insurrection perdure avec plus ou moins d'intensité jusqu'en mars 1796. Aujourd'hui, il est estimé à environ 300.000 morts du prix humain du conflit en Vendée militaire.

En 1799, le général Bonaparte, consul de France décrète l'amnistie à tous ceux qui voudront déposer les armes. Avec le Concordat de 1801 signé par l'abbé Bernier et qui assure la liberté religieuse, la Vendée se pacifie. Le diocèse de Luçon est à cette occasion supprimé, et rattaché au diocèse de La Rochelle. Quelques milliers de personnes, surtout situés dans le bocage refusent la main tendue, et forment le schisme de la Petite Église en reprochant à Pie VII la signature du concordat.

Cependant, la pacification du territoire n'a pas empêché l'apparition de nouveaux heurts notamment en 1815 et en 1832.

Plus qu'un département, un diocèse[modifier | modifier le code]

Le siège épiscopal de Luçon est restauré au Concordat de 1817 (décision qui ne sera effective qu'en 1821). Il a alors continué à faire partie de la province ecclésiastique de Bordeaux.

Les Guerre de Vendée ont influencé fortement l'histoire diocésaine. Ces conflits sont à l'origine d'un important développement religieux et missionnaire aux XIXe et XXe siècles.

Louis-Marie Beaudouin

Pourtant, le clergé local a presque totalement disparu pendant les troubles révolutionnaires avec des déportations massives, des assassinats... Des prêtres tel le père Louis-Marie Beaudouin - exilé avec son frère en Espagne pendant la Révolution - appellent donc le peuple à "s'autochristianiser". En octobre 1812, celui-ci est nommé supérieur du Grand séminaire et Vicaire général du diocèse de La Rochelle. En 1821, lorsque le diocèse de Luçon est rétabli, il y devient de nouveau supérieur du Grand Séminaire et Vicaire général du diocèse. En 1822, il organise un petit séminaire dans l'ancien monastère des bénédictines aux Sables-d'Olonne[3]. Ainsi, il refonde le catholicisme vendéen en suscitant des vocations, qui explosent au XIXe siècle, proportionnellement bien plus élevé que dans d'autres régions de France, à l'exception de la Bretagne.

À partir des années 1880, l'affirmation de la République laïque modifie profondément la place du christianisme en France. L'enseignement est un secteur où l'Église catholique est particulièrement active, et est visé par les réformes : la congrégation de Mormaison, fondée au début du XIXe siècle par le père Pierre Monnereau, et qui se consacre à l'éducation des jeunes filles des campagnes est notamment visée. Des sœurs décident cependant de continuer leur mission, même s'il faut pour cela quitter l'habit ecclésiastique. En 1906, il ne reste plus une seule école tenue par la congrégation en Vendée. La fermeture de ces établissements bénéficie au diocèse de Luçon : la région connaît ensuite une création massive d'écoles catholiques.

Antoine-Marie Cazaux

Les travaux du chanoine Boulard en 1956 montrent que l'enracinement du christianisme et donc la pratique religieuse coïncide avec un esprit d'entreprise marqué en Vendée et en Mauges. Soutenus par les jeunes vicaires et par l'évêque, Mgr Cazaux, des entrepreneurs créent une agriculture collective et développent une industrie compétitive. Mgr Antoine-Marie Cazaux, dirige le diocèse de Luçon jusqu'en 1966. Jusqu'à cette date, la pratique religieuse y est très importante, avoisinant les 100% dans certaines paroisses du bocage[4]. Les vocations sacerdotales sont importantes et de nombreux prêtres vendéens sont envoyés dans des diocèses en déficit.

La crise de la pratique religieuse[modifier | modifier le code]

Le concile Vatican II (1962-1965) est à l'origine d'un tournant dans le diocèse. Le christianisme en Vendée, ancré au sein de la population, et affirmant la distinction entre le spirituel et le temporel paraît alors en décalage avec les décisions prises à Rome. L'emprise du catholicisme sur la vie quotidienne paraît de moins en moins supportable. La région connaît même une implosion ecclésiastique avec l'abandon du sacerdoce de nombreux prêtres, et l'arrêt du recrutement. En 1972, les séminaires vendéens qui étaient complets, ferment brutalement. La pratique religieuse s'effondre et suit la tendance nationale.

Depuis le , à l'occasion d'une réforme des provinces ecclésiastique de l'Église catholique de France le diocèse devient suffragant de l'archidiocèse de Rennes, au sein de la province de Rennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire du diocèse de Luçon correspond au territoire du département de la Vendée, soit une superficie de 6719,59 km2.

Le diocèse est frontalier de ceux de Nantes (Loire-Atlantique), Angers (Maine-et-Loire), Poitiers (Vienne et Deux-Sèvres) et La Rochelle et Saintes (Charente-Maritime et Saint-Pierre-et-Miquelon).

Organisation territoriale[modifier | modifier le code]

Le territoire du diocèse de Luçon correspond aujourd'hui à celui du département de la Vendée et est divisé administrativement en treize doyennés et cinquante-neuf paroisses. Le 1er septembre 2020, le nombre de doyennés sera réduit au nombre de sept sur décision de Mgr Jacolin, ceux d'Aizenay, Chantonnay, Pouzauges, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Saint-Jean-de-Monts et Talmont-Saint-Hilaire seront supprimés[5].

Les paroisses du diocèse de Luçon par doyenné :
  • Aizenay
  • Challans
  • Chantonnay
  • Fontenay-le-Comte
  • Les Herbiers
  • Luçon
  • Montaigu
  • Pouzauges
  • La Roche-sur-Yon
  • Les Sables-d’Olonne
  • Saint-Gilles-Croix-de-Vie
  • Saint-Jean-de-Monts
  • Talmont-Saint-Hilaire

Cathédrale[modifier | modifier le code]

La cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Luçon est l'église cathédrale du diocèse depuis sa fondation en 1317.

Églises[modifier | modifier le code]

Le diocèse compte plus de nombreuses églises, chapelles, oratoires ou sanctuaires répartis dans les 59 paroisses. Elles présentent une grande diversité architecturale, en raison de styles et de périodes de construction différentes.

Le Poitou est une région où l'art roman s'est épanoui aux xie et xiie siècles de façon plus importante que dans d'autres régions de France. Cet art a bénéficié de l'influence de l'architecture gallo-romaine, expliquant la présence d'édifices exceptionnels. De nombreux édifices témoignent de l'épanouissement de cet art. Aussi, de façon plus discrète se distinguent des édifices d'art gothique, et encore plus d'art baroque ou néoclassique. Au xixe siècle et au xxe siècle, quelques églises sont élevées de manière assez académique afin de remplacer des églises jugées vétustes.

Parmi ces églises peuvent être citées notamment :

Abbayes et communautés actuelles[modifier | modifier le code]

De nombreuses abbayes ont été fondées dans la partie occidentale du diocèse de Poitiers, puis au sein du diocèse de Luçon. Si certaines ont fermé, d'autres demeurent actives aujourd'hui.

Communautés religieuses actuelles[modifier | modifier le code]

Le diocèse de Luçon, détient un réseau de plus de 130 communautés religieuses. Aujourd'hui, cinq monastères y ont une vie de prière communautaire. Le diocèse de Luçon a une grande tradition de vie missionnaire, avec la présence de nombreux Vendéens dans des Instituts ou Congrégations missionnaires[6].

Communautés monastiques[modifier | modifier le code]

Communautés apostoliques[modifier | modifier le code]

Évêques et prêtres[modifier | modifier le code]

Les évêques du diocèse sont nommés par le pape, sur proposition du nonce apostolique. Trente-quatre évêques se sont succédé à Luçon de 1317 à 1801, et onze depuis 1817.

Blason du diocèse de Luçon, d'après l'armorial d'Hozier.

La curie[modifier | modifier le code]

La curie du diocèse se compose de plusieurs institutions et personnes chargées du fonctionnement administratif de la circonscription dont l'évêque a, au spirituel, la charge :

Prêtres et diacres[modifier | modifier le code]

Les prêtres (séculiers et réguliers) originaires du diocèse de Luçon sont environ 750, dont plus de la moitié travaille en dehors du diocèse. En 2004, le diocèse comptait 410 prêtres dont 150 retraités et une cinquantaine au service d'autres diocèses de France et étrangers.

Depuis 1982, le nombre de diacres augmente de façon significative afin d'améliorer le service de la liturgie.

Évêques originaires du diocèse de Luçon[modifier | modifier le code]

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Statistiques[modifier | modifier le code]

En 2016, le diocèse comptait 529214 baptisés sur une population de 651627 personnes, soit 81.2% du total.

année population prêtres diacres religieux parroisses
baptisés totale % nombre séculiers réguliers nombre de baptisés par prêtre hommes femmes
1950 392.000 400.000 98,0 736 611 125 532 165 950 304
1970 400.000 421.250 95,0 810 617 193 493 425 2.408 305
1980 411.400 455.600 90,3 664 594 70 619 228 2.121 307
1990 470.000 510.000 92,2 560 494 66 839 4 195 1.643 307
1999 480.000 509.300 94,2 484 419 65 991 24 159 1.377 59
2000 505.000 539.000 93,7 468 409 59 1.079 26 151 1.330 59
2001 500.000 539.664 92,7 498 409 89 1.004 25 162 1.286 59
2002 505.000 539.664 93,6 483 393 90 1.045 27 162 1.279 59
2003 505.000 539.664 93,6 475 388 87 1.063 28 154 1.221 59
2004 505.000 539.664 93,6 435 377 58 1.160 30 123 1.181 59
2013 522.800 614.000 85,1 329 241 88 1.589 42 140 886 59
2016 529.214 651.627 81,2 310 232 78 1.707 52 134 768 59

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Conférence des évêques de France, « Mgr François Jacolin, nommé évêque de Luçon », sur eglise.catholique.fr, (consulté le 29 mai 2018)
  2. Jean-Nicolas Rondeau, « La création des diocèses de Maillezais et de Luçon au début du xive siècle », dans L'abbaye de Maillezais, Presses universitaires de Rennes (ISBN 978-2-86847-882-5, lire en ligne), p. 229–249
  3. Maupilier, Maurice., Louis-Marie Baudouin, prêtre (1765-1835) et ses disciples : une famille religieuse dans l'Église, [P. Remaud], (OCLC 462069311, lire en ligne)
  4. « "La Vendée a été une quasi-théocratie" », sur LExpress.fr, (consulté le 3 janvier 2020)
  5. « La carte des nouveaux doyennés dévoilée ! », sur vendee.catholique.fr (consulté le 2 janvier 2020)
  6. « Les communautés religieuses », sur vendee.catholique.fr (consulté le 3 janvier 2020)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Portrait de l’Église catholique en Vendée, La Roche-sur-Yon, éditions Siloë, , 175 p. (ISBN 978-2-35429-001-6)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]