Emmanuel Lafont

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Emmanuel Lafont
Image illustrative de l'article Emmanuel Lafont
Mgr Lafont sortant de la Cathédrale Saint-Sauveur de Cayenne.
Biographie
Naissance (71 ans)
à Paris,
Drapeau de la France France
Ordination sacerdotale
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par
Mgr Michel Méranville
Évêque de Cayenne
Depuis le

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Emmanuel Lafont, né le à Paris, est un prélat catholique français, évêque de Cayenne depuis 2004. Dans les années 1980, alors prêtre fidei donum, il est une figure importante de l'opposition à l'apartheid en Afrique du Sud.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Emmanuel Lafont suit ses études au Collège Stanislas à Paris, puis à Notre-Dame-Sainte-Croix à Neuilly et enfin, il suit l'ensemble de son cursus à l'Université pontificale grégorienne de Rome, où il obtient une licence en théologie, et à l'Institut biblique pontifical où il obtient une licence en Écriture sainte.

Le , il est ordonné prêtre pour l'archidiocèse de Tours[1].

Principaux ministères[modifier | modifier le code]

Prêtrise[modifier | modifier le code]

De 1973 à 1974, il est d'abord membre de l'équipe sacerdotale de la paroisse Saint-François de Paule à Tours, puis après avoir été vicaire à Tours et aumônier de collèges de 1974 à 1977, il devient aumônier diocésain et régional de la Jeunesse ouvrière chrétienne de 1977 à 1983.

En 1983, il part, jusqu'en 1994, comme prêtre fidei donum en Afrique du Sud pour le diocèse de Johannesburg. Il y est alors curé de la paroisse Saint-Philippe Néri à Soweto, aumônier régional de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) et professeur de séminaire, puis vice-recteur au séminaire de Pretoria de 1994 à 1996.

À son retour en France en 1997, il est nommé, jusqu'en 2002, directeur national des Œuvres pontificales missionnaires, secrétaire de la Commission épiscopale de la Mission universelle et du Comité épiscopal pour la Coopération missionnaire en France, puis curé de Langeais de 2003 à 2004[1].

Épiscopat[modifier | modifier le code]

Nommé évêque de Cayenne le 18 juin 2004, il est consacré le 29 août 2004 en la Cathédrale Saint-Sauveur de Cayenne, par Mgr Gilbert Méranville ; ses co-consécrateurs sont Mgrs Ernest Cabo et Louis Sankalé[2].

Lors des Journées mondiales de la jeunesse 2013 à Rio de Janeiro, un bus de son diocèse se rendant à l'évènement est accidenté, le pape écrit à Mgr Lafont pour le charger de transmettre à chacune des personnes touchées sa sympathie et sa bénédiction apostolique à chacune des victimes[3].

Le , alors qu'Alain Tien-Liong (DVG) tente de mettre fin à la rétribution des prêtres par le conseil général de la Guyane, Mgr Lafont entame une grève de la faim « pour demander aux catholiques de financer leur Église ». L'évêque n'est pas opposé à une sortie progressive de ce système. Il considère en effet « qu'il serait bon que l'Église renonce d'elle-même à un privilège plutôt que d'attendre qu'il lui soit enlevé » et ajoute : « on peut laisser tomber une loi en désuétude. Mais pas comme ça, par un oukase »[4]. Le , soit trois jours après que le tribunal administratif de Cayenne a sommé Alain Tien-Liong de « rétablir sans délai » le versement de cette rétribution, ce dernier émet un arrêté ordonnant la retraite d'office de l'évêque. Si l'arrêté n'est pas réglementaire, Mgr Lafont ne le conteste pas et continue d'exercer ses fonctions sans recevoir sa rémunération de la part du conseil général[5]. Éric Spitz, préfet de Guyane, considère quant à lui cet arrêté comme illégal[6].

Lutte contre l'apartheid[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, alors prêtre fidei donum, le père Lafont est une figure importante de l'opposition à l'apartheid en Afrique du Sud. Il agit notamment aux côtés de Nelson Mandela et Desmond Tutu pour améliorer la vie quotidienne des Noirs victimes de l'apartheid[7].

Le , à la suite de son invitation par le président François Hollande, il fait partie de la délégation présidentielle qui se rend à Johannesburg pour l'hommage officiel et international rendu à Nelson Mandela, mort le 5 décembre 2013[8].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Jérémie, reviens ! : Ils sont devenus fous !, éd. Desclée de Brouwer, 2012, (ISBN 978-2220064697).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]