François Jacolin

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François Jacolin
Image illustrative de l'article François Jacolin
Monseigneur François Jacolin, évêque de Mende
Biographie
Naissance (67 ans)
Fontainebleau (France)
Ordination sacerdotale
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par
Mgr Guy Thomazeau
Dernier titre ou fonction Évêque de Mende
Évêque de Mende
Depuis le

Blason
« Par la confiance et l’amour »
(Dernière phrase de l'Autobiographie de Sainte Thérèse de Lisieux)
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

François Jacolin, né le à Fontainebleau, est un évêque catholique français, évêque de Mende depuis 2007.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’André Jacolin, agriculteur, et de Mme, née Catherine de Choin du Double, François Jacolin, deuxième d'une famille de six enfants, est né le 25 avril 1950 à Fontainebleau (Seine-et-Marne). Après avoir suivi le petit séminaire de Neuvy-sur-Barangeon (Cher), il a obtenu une maîtrise en lettres classiques à l'Université de la Sorbonne. Il a ensuite enseigné à l’école Sainte-Marie de Bourges de 1972 à 1977.

Formation[modifier | modifier le code]

François Jacolin est entré au Séminaire français de Rome pour le compte de l'archidiocèse de Bourges. Il est titulaire d'une licence canonique en théologie de l'Université pontificale grégorienne avec une spécialisation en théologie biblique.

Principaux ministères[modifier | modifier le code]

Il a été ordonné prêtre le pour l'archidiocèse de Bourges. Membre de la Congrégation des "Missionnaires de la Plaine et de sainte-Thérèse" (fondée en Vendée par le père Gabriel Martin, cette famille religieuse vit la spiritualité de sainte Thérèse de Lisieux), François Jacolin a fait sa première profession le 4 août 1984 et sa profession perpétuelle le 30 septembre 1987.

Après avoir exercé différentes missions à Saint-Gaultier et à Châteauroux, il a été curé d'Argenton-sur-Creuse et d'Éguzon.

À l'échelle du diocèse, il a été membre du service de catéchèse, chargé de la formation des laïcs en responsabilité, délégué pour le Renouveau charismatique et aumônier des gens du voyage. Il a également été vicaire épiscopal chargé de la vie religieuse de 2003 à 2007.

En outre, il été supérieur diocésain de la Communauté des Missionnaires de la Plaine du Berry de 1996 à 2002.

Nommé évêque du diocèse de Mende le 16 janvier 2007 pour succéder à Mgr Robert Le Gall devenu archevêque de Toulouse, il a été ordonné évêque le par Mgr Guy Thomazeau, archevêque de Montpellier.

Au sein de la Conférence des évêques de France, il est membre du Conseil pour les questions familiales et sociales.

Devise épiscopale[modifier | modifier le code]

« Par la confiance et l’amour »

(Dernière phrase de l'Autobiographie de sainte Thérèse de Lisieux)

Prises de position[modifier | modifier le code]

Mariage et Société[modifier | modifier le code]

Dans une interview accordée à la Lozère Nouvelle[1], il déclare, à propos du projet d’élargir le mariage aux personnes homosexuelles: « L’altérité homme et femme, dans l’égalité de leur dignité humaine, n’est pas une différence comme les autres qui pourrait être manipulée au gré d’opinions changeantes. Il faut prendre conscience des grandes perturbations pour chacun de nous et pour toute notre société que produirait l’instauration d’un prétendu mariage homosexuel (...). La différence homme-femme (...) est au fondement de toutes les relations interpersonnelles. À partir de la différence primordiale entre hommes et femmes, on apprend à se reconnaître (...) et, par voie de conséquence, à prendre harmonieusement sa place dans la communauté humaine en respectant chacun dans son altérité ».

Quant aux questions de filiation, liées à ce projet, il estime que « légaliser la manipulation de la biologie humaine et de la relation fondatrice de filiation pour programmer à l’avance qu’un enfant ne soit pas élevé par son père et sa mère constitue – je ne trouve pas d’autre mot – une perversion morale et sociale. Il ne s’agit pas là d’homophobie, mais de respect des fondements de l’humanité pour le bien de tous, y compris des personnes homosexuelles ».

Enfin, Mgr Jacolin n'omet pas de rappeler que si la vérité est une exigence fondamentale pour tout chrétien, la miséricorde doit toujours l'accompagner: « l’engagement au service de la vérité de l’homme exige un grand courage sans compromis ni concession, mais il ne demande pas moins une grande vigilance pour nous garder de tout mépris et de toute haine à l’égard de ceux que nous sommes amenés à affronter ».

Pour la vie[modifier | modifier le code]

« L'avortement est un sujet grave sur lequel il faut constamment éveiller les consciences ». (Monseigneur Jacolin, à l'occasion de La VIIe édition de la Marche pour la Vie)

Parmi les premiers évêques à apporter son soutien à cette manifestation, il a affirmé en 2011: « Il y a deux ans, lorsque j’ai apporté mon soutien à la marche, j’avais l’impression que le sujet était tabou entre évêques. Cela a évolué depuis. »

En 2011, vingt-quatre évêques ont apporté leur soutien à la "Marche pour la vie", dont trois qui ont marché eux-mêmes avec les manifestants (près de 40 000).

Secrétaire d'État du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone a transmis aux manifestants les encouragements de Benoît XVI « à contribuer avec constance et courage à instaurer une nouvelle culture de la vie » [2].

À la rencontre des habitants[modifier | modifier le code]

Quelques mois après sa nomination, le style de Mgr Jacolin peut surprendre. Avec des fidèles, il est allé à la sortie du seul hypermarché de son diocèse pour aller à la rencontre des habitants et leur présenter l'Église. Une initiative missionnaire, mais "sans agressivité prosélyte". L’initiative est venue de laïcs qui, à la suite du synode, désiraient sortir des sentiers battus et chercher la rencontre plus loin que le cercle des familiers de l’Église, dans la ligne de la lettre des évêques aux catholiques de France en 1999 « Proposer la foi dans la société actuelle »[3].

Dialogue islamo-chrétien[modifier | modifier le code]

De retour de la réunion de la conférence épiscopale à Lourdes en novembre 2007, il appelle à un dialogue lucide et sans naïveté entre catholiques et musulmans, mais "respectueux, exigeant, persévérant", selon l'esprit évangélique, estimant que ce dialogue porte déjà du fruit, même si cela ne se voit pas encore beaucoup[4].

De l'acharnement contre l'Église[modifier | modifier le code]

Interrogé sur la réaction de l'Église lors des scandales qui l'ont affectée, il a déclaré: « ... C'est vrai que par le passé, l'Église et des évêques n'ont pas toujours pris la mesure de la gravité de ces actes et ont quelque peu sous-estimé leurs répercussions sur les victimes. Mais à l'époque, c'était aussi le fait de toute la société. Là, il existe une évolution, qui est bonne et qu'il faut encourager, pour prendre en compte la gravité de ces faits... Mais on demande à l'Église des comptes pour des affaires d'il y a 30, 40 ou 50 ans, à une époque où la conscience sur ces faits était autre dans la société. Et l'Église fait partie de la société. C'est bien d'essayer de faire la lumière, mais on peut s'étonner du traitement réservé à l'Église ».

Et à propos de l'attitude de Benoît XVI face à ces affaires : « Si on va regarder de près, on voit qu'on ne peut pas accuser le pape de complaisance pour les prêtres pédophiles. C'est quelqu'un qui a toujours été lucide sur ces questions, qui a toujours mesuré la gravité des choses et essayé de faire en sorte que, sur ces questions, la vérité soit faite. Dès qu'il est devenu pape, il a pris des mesures et des sanctions. Si, dans l'Église catholique, il y a quelqu'un qui a combattu cette plaie de la pédophilie, c'est bien Benoît XVI. La façon dont on veut le faire soupçonner de complaisance alors que toute son attitude prouve le contraire est particulièrement odieuse. Certains essaient de le salir sans regarder la vérité des faits. Il y a une certaine légèreté dans ces attaques, une volonté de le descendre à tout prix ».

« L'Église est ma famille. Il y a des actes des membres de la famille dont on n'est pas fier, mais ça reste notre famille. Et quand le père de famille est attaqué injustement, on a envie de le défendre »[5].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]