Chrétiens orientaux en France

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Les chrétiens orientaux forment des minorités religieuses et culturelles en France, pays historiquement à majorité catholique de rite latin.

Histoire[modifier | modifier le code]

La lettre des cardinaux au roi de France Louis IX à propos de l'union des Églises latine et grecque. Viterbe, 15 mai 1270. Archives nationales de France.

L'histoire de ces communautés est celle des chrétiens orientaux installés en France comme artisans, commerçants, ouvriers, militaires engagés (légion étrangère…), professions scientifiques, technologiques, médicales ou des services, étudiants empêchés de revenir dans leurs pays, ou encore comme réfugiés fuyant des persécutions (beaucoup proviennent de confessions minoritaires). On y trouve aussi des Français d'ancienne origine, convertis à un culte oriental par leur parcours intellectuel ou par amour.

Sociologie et démographie[modifier | modifier le code]

Le nombre des chrétiens orientaux en France est évalué entre 400 000 et 500 000 (dont 300 000 orthodoxes) au début de 2008[1].

Organisation[modifier | modifier le code]

L'Église de l'Orient[modifier | modifier le code]

Communauté Mar Joseph Khnanicho [1] à Marseille.
Paroisse en formation à Marseille (à la suite de l'ordination du père Sabri Oz[4])

Les Églises orthodoxes orientales[modifier | modifier le code]

(Catholicossat de tous les Arméniens)
(Diocèse de l'Église apostolique arménienne de France[2])
Créé en 2007 regroupant 23 paroisses [3].
(Indépendant)
L'église arménienne Sainte Marie n'est plus membre du Diocèse de l'Église apostolique arménienne de France depuis janvier 2012[5].
(Diocèse de Paris et du Nord de la France[6]) depuis mai 2015[7]
qui comprend 8 paroisses arabophones, dont la paroisse de Châtenay-Malabry (Sainte-Marie et Saint-Marc [4]), de Colombes (Saint Mina et Saint Mercure), de Deuil-La-Barre (Saint Moïse le Noir et Saint Samuel le Confesseur), de Villejuif (l'Archange Michel et Saint Georges [5]), de Saint-Ouen [6] de Nogent-sur-Marne (Sainte Marie Mère de Dieu) et de Paris (Notre Dame des Coptes) depuis janvier 2012[8]. Nouvelle église pour la paroisse Saint Pierre et Saint Paul à Reims depuis mai 2021[9].

Il existe également des communautés priantes dans divers villes de France en langue arabe et copte à Drancy, Créteil, et Ris Orangis.

(Diocèse de Genève et du Sud de la France)
à Lyon, de Marseille (Sainte Vierge Marie et St Mina [7]), Strasbourg, Dijon et Nice.
Et le monastère de la Sainte Vierge Marie et de l'Archange Michel à Ronchères.
(Métropole de Toulon et de toute la France)
qui comprend une dizaine de paroisses de rite copte mais de langue française.
(Vicariat patriarcal de Belgique et de France) sous la juridiction de Mgr Georges Kourieh depuis mars 2017 [10].
L'église Sainte Marie [8] à (Montfermeil) construite en 2004, la communauté Mor Ephrem à Lyon avec un prêtre ordonné en 2020[11], la communauté Mar Severios [9] à Coubron depuis 2006 ainsi qu'une communauté à Marseille et à Pau avec un prêtre ordonné en 2018.
Son monastère métropolitain en Normandie à Chandai, une communauté paroissiale en région parisienne Sceaux. Trois communautés paroissiales dans le Sud-Ouest de la France Jauldes, La Chapelle Faucher et Ferrières et une communauté en Martinique.
(Archidiocèse d'Europe occidentale)
Deux communautés en région parisienne à Châtenay-Malabry, la paroisse Saint Abune Gebre Menfes Kidus et à Athis-Mons, la paroisse Sainte Vierge Marie de Däbrä Met'maq. La paroisse Saint Georges[12],dans l'église Saint-Paul de Montmartre, Paris (XIX).
Des communautés à Lyon [10], Marseille, Toulouse, Tours.
(Archidiocèse des Caraïbes et d'Amérique latine)
Paroisse de la Sainte Trinité[13] en Martinique et la communauté Saint Michel Addis Kidan [14] en Guadeloupe
Présence depuis les années 2010.
Communautés en formation à Lyon, Tours, Nantes, Rennes et Rouen[15].

Églises orthodoxes[modifier | modifier le code]

Les Églises catholiques orientales[modifier | modifier le code]

L'intérieur de l'église Saint-Julien-le-Pauvre, église grecque-catholique melkite de Paris.

Les communautés arménienne, maronite et ukrainienne disposent de leurs propres juridictions. Les autres dépendent de l'archevêque de Paris, ordinaire des catholiques de rites orientaux résidant en France.

six paroisses et deux écoles.
plusieurs paroisses et missions dont à Paris, la Cathédrale Saint-Vladimir-le-Grand, l'Église Saint-Athanase à Villeurbanne (Lyon), Lourdes, Chalette-sur-Loing, Metz, Nancy, Vincennes, Marseille ;
achat de la chapelle de l'Hôpital de la Charité de Senlis en septembre 2013[16], qui est consacré à saint Boris et saint Gleb, ainsi qu'un centre culturel[17] consacré à Anne de Kiev.
inauguration du siège de l'éparchie à Meudon en avril 2015[19] ;
trois paroisses : à Paris, l'Église Notre-Dame-du-Liban, à Lyon (VIII) et celle de Marseille ;
nouvelle église depuis janvier 2018[20] à Issy-les-Moulineaux ;
achat de l'Abbaye de Saint-Pé-de-Bigorre en mai 2017[21] devenue "Maison Maronite de la Mère de la Miséricorde"[22] en cours de restauration ;
missions dans les villes de Bordeaux, Nice, Toulouse, Aix en Provence[23], Angers, Nantes ;
présence religieuse de l’Ordre maronite, à Suresnes, la communauté des Pères antonins [11] à Lyon, et celle des Sœurs antonines [12], à Paris (VI).
le nombre des fidèles est en forte augmentation du fait de la situation de guerre civile en Irak depuis 2003 ;
il y a deux paroisses en région parisienne (Paris et Sarcelles) avec la grande église Saint-Thomas-l'Apôtre[24] construite en 2004 ;
la nouvelle église chaldéenne Saint-Jean-l'Apôtre d'Arnouville, dans le Val-d'Oise, inaugurée le 6 mars 2016[25], en présence de Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur de l'époque ;
deux autres paroisses une à Marseille Notre-Dame-de-Chaldée[26] et Saint-Éphrem[27] à Lyon.
une paroisse Saint-Éphrem à Paris, des communautés à Tours avec un prêtre depuis 2018[28], Nantes, Poitiers, Strasbourg et Besançon.
L'église Saint-Julien-le-Pauvre de Paris et l'église Saint-Nicolas-de-Myre de Marseille.
L'église grecque de Cargèse.
une paroisse à Paris [13] et une à Lyon [14].
une paroisse à Paris.
une communauté à Paris.

Les Églises protestantes orientales[modifier | modifier le code]

Une quinzaine de communautés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Croix du 16 janvier 2008 (site la-croix.com)
  2. https://www.facebook.com/westerneurope.acote/
  3. (en) « Episcopal Censecration of Mar Awraham Youkhanis for Western Europe », sur Assyrian Church News, (consulté le 23 août 2020).
  4. « Nouveau », sur La JEUNESSE ASSYRO-CHALDEENNE de Marseille, (consulté le 23 août 2020).
  5. http://eglisearmeniennenice.blogspot.fr/2012/05/bonjour-tous.html
  6. http://www.agendacopte.fr/
  7. http://www.paris.catholique.fr/deux-eveques-coptes-pour-la-france.html
  8. « BLogCopte.fr bientôt en ligne - BlogCopTE.fr », sur BlogCopTE.fr (consulté le 23 août 2020).
  9. https://catholique-reims.fr/a-reims-leglise-sainte-therese-est-mise-a-disposition-des-coptes/
  10. http://www.chretiensorientaux.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=230:2017-02-19-13-15-51&catid=1:actu&Itemid=29
  11. https://lyon-orthodoxie.com/2020/09/18/ordination-dun-pretre-syriaque-orthodoxe-abouna-matta-al-yonani/
  12. http://tewahedo.fr/index.php/france/saint-george-paris
  13. http://tewahedo.fr/index.php/martinique/sainte-trinite
  14. http://tewahedo.fr/index.php/guadeloupe/saint-michel
  15. « Eglise orthodoxe Erythréenne », sur Oecumenisme en Normandie, (consulté le 23 août 2020).
  16. http://ugcc.fr/borys-gudziak-eparque-de-l-eparchie-de-paris-pour-les-ukrainiens-de-france-nous-sommes-appeles-a-grandir/
  17. https://www.annedekyiv.org/
  18. http://www.eglise.catholique.fr/actualites-et-evenements/actualites/un-nouveau-patriarche-pour-les-maronites-11419.html
  19. Le Parisien, « Les chrétiens maronites inaugurent leur siège à Meudon », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 16 octobre 2020).
  20. Anthony Lieures, « La chapelle d’Issy-les-Moulineaux redevient… une chapelle », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 16 octobre 2020).
  21. La Dépêche du Midi, « Saint-Pé-de-Bigorre. Une renaissance à 1.000 ans », La Dépêche,‎ (lire en ligne, consulté le 23 août 2020).
  22. http://saintpe.fr/
  23. Mélinée Le Priol, « La deuxième vie d’une chapelle d’Aix pour des chrétiens d’Orient », La Croix,‎ (lire en ligne, consulté le 23 août 2020).
  24. http://www.mission-chaldeenne.org/
  25. Sylvain Dorient, « La nouvelle église chaldéenne de Saint-Jean-l’Apôtre inaugurée à Arnouville », sur aleteia.org, (consulté le 23 août 2020).
  26. http://paroissenotredamechaldeemarseille.com/
  27. paroissesaintephrem.fr/
  28. « “ Ensemble, mais pas fermés ” », sur La Nouvelle République du Centre-Ouest (consulté le 23 août 2020)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Michel Billioud, Les Chrétiens d'Orient en France, Fayard-Le Sarment (col. Des Chrétiens), Paris, 1998 (ISBN 2866792416)
  • Christine Chaillot (dir.), Histoire de l'Église orthodoxe en Europe occidentale au 20e siècle, Éd. Dialogue entre orthodoxes, Paris, 2005
  • Abdallah Naaman, Histoire des Orientaux de France du Ier au XXe siècle, Ellipses (col. L'Orient politique), Paris, 2003 (ISBN 2729814051)
  • Jean-Claude Roberti, Être orthodoxe en France aujourd'hui, Hachette, Paris, 1998 (ISBN 2012353428)
  • Nicolas Ross, Saint-Alexandre-sur-Seine : L'église russe de Paris et ses fidèles des origines à 1917, Cerf, Paris, 2005 (ISBN 2204078387)

Liens internes[modifier | modifier le code]

Orthodoxie des trois conciles en France[modifier | modifier le code]

Orthodoxie des sept conciles en France[modifier | modifier le code]

Catholicisme oriental en France[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Orthodoxes orientaux (trois conciles)[modifier | modifier le code]

Catholiques orientaux[modifier | modifier le code]

Protestants / Évangéliques orientaux[modifier | modifier le code]