Auriac-l'Église

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Auriac-l'Église
Auriac-l'Église
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Saint-Flour
Intercommunalité Hautes Terres Communauté
Maire
Mandat
Vivien Batifoulier
2020-2026
Code postal 15500
Code commune 15013
Démographie
Population
municipale
148 hab. (2018 en diminution de 14,45 % par rapport à 2013)
Densité 7,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 15′ 55″ nord, 3° 07′ 39″ est
Altitude 650 m
Min. 539 m
Max. 1 010 m
Superficie 19,73 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Saint-Flour-1
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Auriac-l'Église

Auriac-l'Église est une commune française située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le village comprend deux parties : Auriac-Haut et Auriac-Bas ainsi que différents écarts et hameaux (Chazelles, Serre…).

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé dans la vallée de la Sianne à l'est des monts du Cézallier. Une partie de la commune fait partie du « Pays Coupé » et l'autre du Brivadois. Bien que situé dans le département du Cantal, le village est proche de la Haute-Loire. La commune abrite sur son territoire des sources ferrugineuses[1] et d'anciennes exploitations d'antimoine[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Elle est parcourue par la Sianne et par divers petits ruisseaux, dont le ruisseau de l'Église.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Auriac-l'Église est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Auriacum au XIVe siècle[7] en 1337[8], Auriat en 1526[9].

Auriac en occitan.

Auriac est un nom de domaine gallo-romain formé avec le suffixe -ac sur le nom de personne romain Aureus[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Féodalité : Famille de La Vernede futurs seigneurs d'Aurouse ; Famille de Chavagnac "leader" des protestants

En 1789, l'abbé Glaise a tenu un « livre de compte » sur sa vie de tous les jours dans le village de Chazelles [Note 2]. Un livre écrit par Auguste Trévise et édité en 1920 narre la vie de cet abbé sous la Révolution française.

En 1855, le frère Jean Rives de l’ordre des frères du Saint-Viateur fonde l'école communale.

En 1899, le frère Camille Mizoule, instituteur à Auriac-l'Église, auteur de « La Bretagne à Vol d'oiseau » (1898), lauréat des Muses armoricaines et Vendéennes, publie un livre d'essais poétiques intitulé « Auvergne et Bretagne ».

En 1918, la commune d'Auriac change de nom pour Auriac-l'Église[10].

En 1962, Alphonse Vinatié (1924-2005), instituteur à l'école publique d'Auriac-l'Église et archéologue, est à l'origine de la découverte d'une des plus vastes nécropoles de France : les tertres funéraires protohistoriques du pays de Laurie[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 avril 2014 André Glaize    
avril 2014 En cours
(au 10 août 2020)
Vivien Batifoulier    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13].

En 2018, la commune comptait 148 habitants[Note 3], en diminution de 14,45 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,54 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8946759951 1841 0071 060889928900
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
848808777730748722769770724
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
712680642537541541570513503
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
436364293251229209204204203
2013 2018 - - - - - - -
173148-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

On peut voir sur le tableau que la population d'Auriac-l'Église a connu son pic en 1821, à l'époque de la Restauration. Elle a constamment diminué depuis, les jeunes générations préférant aller s'installer en ville.

Vie associative[modifier | modifier le code]

  • Comité d’Animation et de la Culture d’Auriac-l’Église (CAC)

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Nicolas d’Auriac. Datant du XIIe siècle, elle est inscrite à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques.
  • Croix de la place de l'Église. Elle a été déplacée en 1899.
  • Motte castrale de Chavagnac. Berceau de la famille de Chavagnac.
  • Terrasses de pierres sèches. Datant du XIXe siècle, elles se situent sur les côtes d'Auriac-l'Église (témoignages d'anciennes cultures viticoles). Elles sont appelées en langue locale pailhas[15].
  • Château de la Gironde (vestiges des XIVe et XVIIIe siècles).
  • Anciennes mines d'antimoine. Galerie du hameau de Riol.
  • Maisons anciennes.
  • Anciens fours : four du hameau de Chazelles (rasé en 2002) ; four du hameau de Serre.
  • Anciens pigeonniers.
  • Moulins de Riol et de la Croze. En 1816, naît au moulin de Riol, l'abbé Jean-Baptiste Vigouroux (1816-1898) qui fonda en Nouvelle-Calédonie la première mission catholique en 1851 et signa le l’acte de prise de possession par la France de la Nouvelle-Calédonie.
  • Pont de type gallo-romain sur la Sianne. Il est construit en 1897 à la Vernède et dessert 7 propriétés.
  • Camping de la Sianne. Camping municipal de 30 emplacements situé au bord de la rivière. Taille : 0,76 hectare. 1 étoile.
Église Saint-Nicolas.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alphonse Vinatié (1924-2005), instituteur et archéologue. Précurseur de la méthode Freinet, il enseigne à Chausse de Saint-Poncy, à Auriac-l'Église de 1950 à 1963 et à Massiac. Tout au long de sa vie, il organise de nombreux chantiers de fouilles archéologiques dans le Nord-Cantal. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet et de nombreuses notes scientifiques ; ses découvertes enrichissent aujourd’hui les musées d’Aurillac et de Saint-Flour. Une rue de la ville d'Aurillac porte son nom.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nos ancêtres auvergnats, L'immigration auvergnate en Bretagne, Serge Duigou, Éditions Ressac, Quimper, 2004. [le mouvement migratoire qui partit du Cézallier vers la Bretagne aux XVIIIe et XIXe siècles - et notamment d'Auriac avec les Andraud, Bourse, Boyé, etc.]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. En auvergnat, une "Chaze" est une bâtisse de pierre construite par les bergers
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rapport d'activité de l'Association Cézallier - Vallée de la Sianne, Mairie de Molèdes (15)
  2. J.-J. Périchaud, Les Gisements Métalliques du District à Antimoine de Brioude-Massiac (Massif Central Français), BRGM, 1968
  3. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  4. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  7. Dans le pouillé de Saint-Flour.
  8. a et b Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 1 - Page 458
  9. Dans le terrier d'Aurouze.
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. J.-P. Daugas, « La Nécropole du Plateau de Laurie », page 215, Les plus beaux sites archéologiques de France, éditions Eclectis.
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. Toits, tours, clochers... Patrimoine en hauteur, Petit journal du patrimoine réalisé par la classe de 5e de Blesle.
  16. Lettres des missionnaires maristes en Océanie, 1836-1854, page 726, collection Charles Girard, Mémoire d'Église, éditions Karthala