Lamothe (Haute-Loire)

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Lamothe
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Haute-Loire
Arrondissement Arrondissement de Brioude
Canton Canton de Brioude-Nord
Intercommunalité Communauté de communes du Brivadois
Maire
Mandat
Annie Auzard
2008-2014
Code postal 43100
Code commune 43110
Démographie
Population
municipale
825 hab. (2011)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 18′ 50″ N 3° 25′ 31″ E / 45.3139, 3.4253 ()45° 18′ 50″ Nord 3° 25′ 31″ Est / 45.3139, 3.4253 ()  
Altitude Min. 417 m – Max. 645 m
Superficie 12,24 km2
Localisation

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Lamothe

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Lamothe

Lamothe est une commune française, située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne. Ses habitants sont appelés les Lamothoises et les Lamothois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de la Haute-Loire dans la région d'Auvergne, Lamothe fait partie du canton de Brioude-Nord.

Située à 446 mètres d'altitude et voisine des communes de Brioude, Cohade, Azerat, Agnat, Chaniat et Fontannes, elle compte 926 habitants. Sa superficie est de 12,2 km2 (soit 75,7 hab/km2).

L'Allier passe à Cougeac, principal hameau de la commune de Lamothe.

Histoire[modifier | modifier le code]

De Mota à Lamothe[modifier | modifier le code]

La Mothe doit simplement son nom à la butte sur laquelle se situait le château primitif, isolé par un ravin du reste du promontoire occupé aujourd'hui par le village.

On ne peut dissocier le petit hameau de Vialle, qui aujourd'hui ne forme plus qu'un quartier, à l'histoire de la vicomté de la Mothe. Lieu d'un établissement agricole gallo-romain. "une villa", Vialle (qui a conservé le nom) apparaît au cartulaire de Brioude dès 925. Son église y est mentionnée dans le premier tiers du XIe siècle, placée sous le vocable de Saint-Saturnin, elle pourrait remonter à l'époque mérovingienne. Un édifice plus vaste, succède à la première église, sur le même emplacement. En 1072, les droits de l'église furent céder au monastère de Pébrac et devint un prieuré. La paroisse fit partie, à l'origine du diocèse de Clermont-Ferrand, puis dépendit de l'évêché de Saint-Flour en 1317, et enfin rattaché en 1823 à celui du Puy. En 1773, cette église s'écroula de vétusté, et ce n'est qu'en 1902 que la nouvelle église de style néo-roman, édifiée sur l'ancienne motte fut bénie.

Le château originel existait encore en 1072, lorsque pour la première fois apparaît (sur la charte du cartulaire de Pébrac) le nom de la mota, châtellenie qui appartenait à Pierre de Bulhon, mais sur laquelle trois frères conservaient des droits : Bertrand, Rodolphe et Dalmas de Mota.

Au XIIe siècle, le château passa sous la domination du Comte et du Dauphin d'Auvergne. En 1198, la dauphin Robert fit donation de ses droits à Pons IV de Polignac. En 1206, Guy II, comte d'Auvergne, tint un plaid à La Mothe.

Les bases du château actuel, construit sur le ravin, remontent sans doute au XIIIe, au cours duquel plusieurs Polignac se distinguèrent. En 1248, Pons V, vicomte de Polignac et de La Mothe, se croisa avec Saint-Louis et mourut en terre sainte.

En 1304, Guillaume, dit Armand VII de Polignac, fit dresser un terrier de La Mothe. En 1312, il attaqua avec une troupe armée le village d'Alvier. Cette action lui valut une condamnation par le Parlement de Paris.

En 1344, Guillaume II Roger, frère aîné du pape Clément VI, acquit la vicomté de La Mothe. Il est probable qu'il fit alors reconstruire le château, en utilisant les équipes de bâtisseurs qui travaillaient à La Chaise-Dieu. Une ordonnance du Dauphin Charles du 19 juin 1357 prescrivait d'ailleurs au bailly d'Auvergne de « faire réparer les forteresses et les mettre en état pour obvier aux courses des Anglais et Routiers » qui dévastaient le pays.

En 1366, Marquis de Beaufort, seigneur de Canilhac, autre fils de Guillaume, et frère de Pierre Roger, élu Pape en 1370 sous le nom de Grégoire XI, reçut La Mothe, qui devint La Mothe-Canilhac.Il épousa, en 1369, Catherine, fille du Dauphin d'Auvergne, qui lui rapporta les droits que ce dernier possédait sur sa terre. En 1386, il fut nommé par Charles VI de France, lieutenant en Rouergue.

Son fils Louis de Beaufort Canilhac, vicomte de La Mothe, se fit remarquer par sa turbulence. En 1445, il menaça de faire jeter dans le puits de la cour du château Hector, bâtard de Turenne, avec qui il était en procès. Chambellan du roi, il fut nommé bailly de Montferrand et d'Usson de 1468 à 1472.

Son neveu Jacques de Montboissier Beaufort Canilhac devint vicomte de La Mothe et épousa en secondes noces le 17 novembre 1526 Charlotte de Vienne. À cette occasion, il fit réaliser le plafond à caissons de la chambre dite papale. Après sa mort, en 1543, son épouse se remaria avec Jaochim de Chabannes, seigneur de Curton, et c'est sous ce nom de Curton qu'elle passa à la postérité, devenant gouvernante, puis dame d'honneur de la reine Marguerite de Valois, surnommée reine Margot.

Gabriel de Montboissier Beaufort Canilhac participa activement à la fronde et fut condamné à mort et décapité aux Grands Jours d'Auvergne en 1665. Ses biens confisqués furent attribués au sieur Bartillat, garde du trésor royal. Ce dernier les restitua en 1673 à Anne de Laubespin, veuve de Gabriel.

En 1680, La Mothe passa par mariage à la famille de Barentin, puisque Madeleine Perrot, nièce de Anne de Laubespin épousa Jacques Honoré Barentin, président de la cour. Il fit subir au château d'importantes transformations, ouvrant en particulier l'actuelle cour intérieure.

Les Barentin possédèrent La Mothe jusqu'à la révolution. Charles-Paul-Nicolas Barentin de Montchal, dernier seigneur, émigra en 1790.

Au XIXe siècle, le château fut transformé en couvent, puis cédé en partie à la commune qui y installa l'école et le presbytère. Aujourd'hui propriété privée, le château est peu à peu restauré, notamment une importante partie il y a, à peu près cinquante ans. Le château ne peut cependant pas se visiter.

Le village se développe autour du château en commençant par le nord-est,où se situe aujourd'hui le quartier « le fort », puis il s'étend jusqu'à l'actuel quartier de la Côterie. Entouré de remparts, le village était protégé du côté le plus accessible par « le grand vallat » percé encore aujourd'hui de deux portes : « le théron » et « le soulard ». Grâce à l'utilisation des sapins de la forêt de la Chaise Dieu pour la fabrication des mâts des bateaux de Marine royale, un trafic intense se développe sur la route traversant le village, voyant, certains jours, deux cents charrois se rendre au port de Lamothe: Cougeac. Les arbres sont acheminés par l'Allier via la Loire jusqu'à Nantes. Au XVIIIe siècle, les habitants, au nombre de 1100, jouissent d'une certaine aisance. Au sein de la cité, l'industrie est très bien représentée par des tanneries, des tuileries, des moulins…

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008   Annie Auzard   Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 825 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
963 901 1 279 1 095 1 110 1 137 1 153 1 281 1 223
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 209 1 150 1 115 1 076 990 955 919 900 804
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
795 738 652 587 565 573 569 460 475
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
480 507 532 607 627 715 825 899 831
2011 - - - - - - - -
825 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

lieu dit[modifier | modifier le code]

  • Cougeac
  • Le Pont de Lamothe
  • Les Flottes
  • Poughon
  • St Cirgues
  • La Tullière
  • Vialle

site naturel[modifier | modifier le code]

La commune de Lamothe abrite le site naturel du méandre de Précaillé. Situé en bord d'Allier, cet espace naturel est actuellement préservé par le Conservatoire des Espaces et Paysages d'Auvergne et appartient au réseau des espaces naturels sensibles du département de la Haute-Loire. L'intérêt du site est lié aux habitats alluviaux (forêts de bord d'Allier, bras mort, prairie...) et aux espèces présentes. Le Héron cendré et le Milan noir se reproduisent sur le site. Pour plus d'informations, le site du Conservatoire des Espaces et Paysages d'Auvergne : [1]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011


Lien externe[modifier | modifier le code]

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