Lamothe (Haute-Loire)

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Lamothe
Lamothe (Haute-Loire)
Lamothe vue de l'ouest.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Brioude
Intercommunalité Communauté de communes Brioude Sud Auvergne
Maire
Mandat
Alain Jarlier
2020-2026
Code postal 43100
Code commune 43110
Démographie
Gentilé Lamothois
Population
municipale
852 hab. (2018 en diminution de 0,35 % par rapport à 2013)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 18′ 50″ nord, 3° 25′ 31″ est
Altitude Min. 417 m
Max. 645 m
Superficie 12,24 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Brioude
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Brioude
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Lamothe
Liens
Site web lamothe43.fr

Lamothe est une commune française située dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Lamothois et les Lamothoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de la Haute-Loire dans la région d'Auvergne-Rhône-Alpes, Lamothe fait partie du canton de Brioude.

Située à 446 mètres d'altitude et voisine des communes de Brioude, Cohade, Azérat, Agnat, Chaniat et Fontannes, elle compte 852 habitants. Sa superficie est de 12,24 km2.

L'Allier passe à Cougeac, principal hameau de la commune de Lamothe.

Communes limitrophes de Lamothe
Cohade Azérat Agnat
Brioude Lamothe
Fontannes Chaniat

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Cougeac
  • le Pont de Lamothe
  • les Flottes
  • Pougheon
  • Saint Cirgues
  • la Tullière
  • Vialle

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Lamothe est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Brioude, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 39 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (62,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (65,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (31,9 %), terres arables (23,5 %), prairies (22,9 %), zones agricoles hétérogènes (15,9 %), zones urbanisées (5,8 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

De Mota à Lamothe[modifier | modifier le code]

La Mothe doit simplement son nom à la butte sur laquelle se situait le château primitif, isolé par un ravin du reste du promontoire occupé aujourd'hui par le village.

On ne peut dissocier le petit hameau de Vialle, qui aujourd'hui ne forme plus qu'un quartier, de l'histoire de la vicomté de la Mothe. Lieu d'un établissement agricole gallo-romain, une « villa », Vialle (qui a conservé le nom) apparaît au cartulaire de Brioude dès 925. Son église y est mentionnée dans le premier tiers du XIe siècle, placée sous le vocable de Saint-Saturnin, elle pourrait remonter à l'époque mérovingienne. Un édifice plus vaste succède à la première église, sur le même emplacement. En 1072, les droits de l'église furent cédés au monastère de Pébrac et elle devint un prieuré. La paroisse fit partie à l'origine du diocèse de Clermont-Ferrand, puis dépendit de l'évêché de Saint-Flour en 1317, et fut enfin rattachée en 1823 à celui du Puy. En 1773, l'église s'écroula de vétusté, et ce n'est qu'en 1902 que la nouvelle église de style néo-roman, édifiée sur l'ancienne motte, fut bénie.

Le château originel existait encore en 1072, lorsque pour la première fois apparaît (sur la charte du cartulaire de Pébrac) le nom de la mota, châtellenie qui appartenait à Pierre de Bulhon, mais sur laquelle trois frères conservaient des droits : Bertrand, Rodolphe et Dalmas de Mota.

Au XIIe siècle, le château passa sous la domination du comte et du dauphin d'Auvergne. En 1198, le dauphin Robert fit donation de ses droits à Pons IV de Polignac. En 1206, Guy II, comte d'Auvergne, tint un plaid à La Mothe.

Les bases du château actuel, construit sur le ravin, remontent sans doute au XIIIe, au cours duquel plusieurs Polignac se distinguèrent. En 1248, Pons V, vicomte de Polignac et de La Mothe, se croisa avec Saint-Louis et mourut en terre sainte.

En 1304, Guillaume, dit Armand VII de Polignac, fit dresser un terrier de La Mothe. En 1312, il attaqua avec une troupe armée le village d'Alvier. Cette action lui valut une condamnation par le Parlement de Paris.

En 1344, Guillaume II Rog(i)er, frère aîné du pape Clément VI, acquit la vicomté de La Mothe. Il est probable qu'il fit alors reconstruire le château, en utilisant les équipes de bâtisseurs qui travaillaient à La Chaise-Dieu. Une ordonnance du dauphin Charles du prescrivait d'ailleurs au bailli d'Auvergne de « faire réparer les forteresses et les mettre en état pour obvier aux courses des Anglais et Routiers » qui dévastaient le pays.

En 1366, Marquis/Marquès Rog(i)er de Beaufort, seigneur de Canilhac, fils de Guillaume II, frère de Pierre Rog(i)er - élu pape en 1370 sous le nom de Grégoire XI - de Guillaume III vicomte de Turenne, de Nicolas, de Jean et du bâtard Tristan, reçut La Mothe, qui devint La Mothe-Canilhac. Il épousa, en 1369, Catherine, fille du dauphin d'Auvergne, qui lui apporta les droits que ce dernier possédait sur sa terre. En 1386, il fut nommé par Charles VI de France, lieutenant en Rouergue.

Son fils Louis de Beaufort Canilhac, vicomte de La Mothe, se fit remarquer par sa turbulence. En 1445, il menaça de faire jeter dans le puits de la cour du château son petit-cousin Hector, bâtard de Turenne (fils naturel du vicomte Raimond-Louis, lui-même fils de Guillaume III), avec qui il était en procès. Chambellan du roi, il fut nommé bailli de Montferrand et d'Usson de 1468 à 1472.

Son neveu Jacques de Montboissier-Beaufort-Canilhac devint vicomte de La Mothe et épousa en secondes noces le Charlotte de Vienne (sœur de François de Vienne : deux des enfants de Gérard seigneur de Ruffey et Montmorot, et de Bénigne de Dinteville dame de Commarin et d'Antigny). À cette occasion, il fit réaliser le plafond à caissons de la chambre dite papale. Après sa mort, en 1543, son épouse se remaria avec Joachim de Chabannes, seigneur de Curton, et c'est sous ce nom de Curton qu'elle passa à la postérité, devenant gouvernante, puis dame d'honneur de la reine Marguerite de Valois, surnommée reine Margot.

Gabriel de Montboissier Beaufort Canilhac participa activement à la Fronde et fut condamné à mort et décapité aux Grands Jours d'Auvergne de 1665. Ses biens confisqués furent attribués au sieur Bartillat, garde du trésor royal. Ce dernier les restitua en 1673 à Anne de Laubespin, veuve de Gabriel.

En 1680, La Mothe passa par mariage à la famille de Barentin, puisque Madeleine Perrot, nièce d'Anne de Laubespin épousa Jacques Honoré Barentin, président de la cour. Il fit subir au château d'importantes transformations, ouvrant en particulier l'actuelle cour intérieure.

Les Barentin possédèrent La Mothe jusqu'à la Révolution. Charles-Paul-Nicolas Barentin de Montchal, dernier seigneur, émigra en 1790.

Au XIXe siècle, le château fut transformé en couvent, puis cédé en partie à la commune qui y installa l'école et le presbytère. Aujourd'hui propriété privée, le château est peu à peu restauré, notamment une importante partie il y a, à peu près cinquante ans. Le château ne peut cependant pas se visiter.

Le village se développe autour du château en commençant par le nord-est,où se situe aujourd'hui le quartier « le fort », puis il s'étend jusqu'à l'actuel quartier de la Côterie. Entouré de remparts, le village était protégé du côté le plus accessible par « le grand vallat » percé encore aujourd'hui de deux portes : « le théron » et « le soulard ». Grâce à l'utilisation des sapins de la forêt de La Chaise-Dieu pour la fabrication des mâts des bateaux de la Marine royale, un trafic intense se développe sur la route traversant le village, voyant, certains jours, deux cents charrois se rendre au port de Lamothe : Cougeac. Les arbres sont acheminés par l'Allier via la Loire jusqu'à Nantes. Au XVIIIe siècle, les habitants, au nombre de 1100, jouissent d'une certaine aisance. Au sein de la cité, l'industrie est très bien représentée par des tanneries, des tuileries, des moulins…

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de quinze membres, dont quatre adjoints[8].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1968[9] 1989 M. Jean Pougheon   Pharmacien
         
2020 Annie Auzard[10] SE Retraitée de l'enseignement[11]
2020 En cours
(au )
Alain Jarlier[8],[12]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14].

En 2018, la commune comptait 852 habitants[Note 3], en diminution de 0,35 % par rapport à 2013 (Haute-Loire : +0,6 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9639011 2791 0951 1101 1371 1531 2811 223
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2091 1501 1151 076990955919900804
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
795738652587565573569460475
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
480507532607627715825831868
2018 - - - - - - - -
852--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La façade nord du château.
  • Château de Lamothe (Logo monument historique Inscrit MH (1988))[17].
  • Ancien pont suspendu de Lamothe : un premier pont suspendu sur l'Allier a été construit en 1835-1836[18]. Ce pont a résisté aux crues de 1846 et 1856, mais la crue de 1866 a déplacé le lit de l'Allier en rive droite. Comme la rivière ne passe plus sous le pont, un pont provisoire mis en place est emporté au cours des crues de 1866 et 1872. La traversée de l'Allier ne se fait plus alors que par bac. Un second pont suspendu[19] est construit entre 1882 et 1887, d'une portée principale de 115 m pour une longueur totale de 185,60 m[20]. Il n'en reste plus que les pylônes après la dépose du tablier et des câbles en 1977. En 1989 un pont en béton précontraint est construit à proximité[21].

Site naturel[modifier | modifier le code]

La commune de Lamothe abrite le site naturel du méandre de Précaillé. Situé en bord d'Allier, cet espace naturel est actuellement préservé par le Conservatoire des Espaces et Paysages d'Auvergne et appartient au réseau des espaces naturels sensibles du département de la Haute-Loire. L'intérêt du site est lié aux habitats alluviaux (forêts de bord d'Allier, bras mort, prairie...) et aux espèces présentes. Le Héron cendré et le Milan noir se reproduisent sur le site. Pour plus d'informations, le site du Conservatoire des Espaces et Paysages d'Auvergne : [1]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a et b « Conseil municipal de Lamothe (Haute-Loire) », sur lamothe43.fr (consulté le ).
  9. https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000000850614
  10. Liste des maires de la Haute-Loire [PDF], sur le site de la préfecture (consulté le 27 août 2014).
  11. Lamothe sur le site du quotidien Le Monde.
  12. « Liste des maires » [PDF], Préfecture de la Haute-Loire, (consulté le ).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. Notice no PA00092680, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Construction d'un pont suspendu sur l'Allier, au port de Lamothe, près de Brioude, route départementale no 5, de Saint-Flour à Lyon (Haute-Loire) », Annales des ponts et chaussées. Lois, décrets, arrêtés et autres actes,‎ , p. 129-131 (lire en ligne).
  19. Pont suspendu de Lamothe.
  20. Pont suspendu de Lamothe sur Structurae..
  21. Pont suspendu de Lamothe sur Structurae..