Sainte-Florine

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Sainte-Florine
Sainte-Florine
Vue aérienne de Sainte-Florine.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Brioude
Canton Sainte-Florine (bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Auzon Communauté
Maire
Mandat
Nicole Chassin
2014-2020
Code postal 43250
Code commune 43185
Démographie
Gentilé Florinois
Population
municipale
3 123 hab. (2016 en augmentation de 0,87 % par rapport à 2011)
Densité 407 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 24′ 21″ nord, 3° 19′ 05″ est
Altitude Min. 400 m
Max. 511 m
Superficie 7,67 km2
Localisation

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Sainte-Florine
Liens
Site web sainte-florine.fr

Sainte-Florine est une commune française située dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Depuis la création de l'ancien diocèse de Clermont, le village était intégré à l'Auvergne et culturellement rattaché à l'aire d'influence de l'Aquitaine. Situé dans la région traditionnelle du Brivadois et rattachée à l'histoire d'Auzon et du Brivadois, Sainte-Florine a été successivement un village fortifié, une ville minière, un village auvergnat et vigneron et une petite ville située aujourd'hui non loin de l'autoroute A75. Rattachée à la Haute-Loire après la Révolution, Sainte-Florine est aujourd'hui intégrée à la grande région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à l'extrême pointe nord-ouest du département de la Haute-Loire. Elle est bâtie sur une cuvette peu profonde. la commune est située dans une cuvette près d'un plateau partageant l'Allier et l'Allagnon. Le plateau de Pegrey est au Sud-Ouest : il s'y trouvait la mine de Grosménil. Au Nord se trouve la colline d'Armois. A l'Est se situe la falaise de Chamas.

Géographie culturelle[modifier | modifier le code]

Sainte-Florine fait partie de l'Auvergne. Le village est situé dans le Brivadois et a appartenu au Brivadois des chanoines "comtes" de Brioude. L'identité culturelle et cultuelle de Sainte-Florine s'est construite dans le Brivadois : irrémédiablement lié à Florine (dont on connaît encore mal le culte à travers les siècles), le village de Sainte-Florine était lié à celui de Mazoires qui détenait également des reliques de la sainte. L'histoire du culte de Florine reste à faire.

L'architecture de Sainte-Florine montre l'utilisation d'une pierre tendre et rappelle les constructions de Lamontgie. Comme dans de nombreux villages de cette partie de l'Auvergne, les bâtiments de fermes ne sont pas très grands hormis les grands domaines... souvent les petites maisons sont dotées d'escaliers : région vigneronne. Enfin c'est la tuile romaine qui règne initialement dans cette partie de l'Auvergne même si, depuis l'industrialisation, les couvrements des toitures sont diversifiés.

Brioude était parvenue à un haut degré de centralité au XIIIe siècle : Brioude dépassait Montferrand et même Saint-Flour[1]. Il faut donc souligner que Brioude est à cette date un phare économique dans la région en plein essor.

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Arrest
  • Fondary
  • Grosmenil
  • Moulin d'Alagnon
  • Moulin du Dardelin
  • Tuilerie la Leuge
  • Verrerie Mègecoste
  • Château de Bellevue[2]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sainte-Florine
Charbonnier-les-Mines Brassac-les-Mines
Moriat Sainte-Florine Vézézoux
Lempdes-sur-Allagnon Frugerès-les-Mines Vergongheon

Histoire[modifier | modifier le code]

Historiographie[modifier | modifier le code]

Aucun historien de métier n'a fait d'expertise de l'histoire de Sainte-Florine. L'abbé Cubizolles a donné quelques indications précises et quelques articles d'amateurs font allusion à Sainte-Florine dans l'Almanach de Brioude. Enfin, le mémoire d'Huguette Redon a le mérite d'exister mais il ajoute de la "légende" avec quelques caricatures historiques regrettables et ne donne malheureusement pas les sources. Un travail sérieux reste donc à conduire.

L'ancien bourg : une villa romaine[modifier | modifier le code]

La villa de Seiverag semble issue de l'Antiquité. Des structures gallo-romaines ainsi que des monnaies datées du Ier siècle apr. J.-C. ont été mises au jour lors du chantier de construction du chemin de fer. Nous ne possédons pas d'"Actes" du martyre de la vierge Florine. Le premier texte mentionnant le sanctuaire de Florine est le cartulaire du monastère de Sauxillanges.

La ville a porté différents noms à travers les âges. D'abord nommé Seveirag dans les sources, il semble qu'une forteresse était située sur les hauteurs de l'actuel Sainte-Florine (?). On ne connait que mal la forme de ce bâtiment. Le nom vient de Sever Ager dont la traduction signifie "région administrative de Sévère" (gouverneur romain). Puis le nom de Florine apparaît. La légende fait remonter l'histoire de Florine au temps de Brandulus (Ive s.) mais rien n'est certain. Plus tard, Sainte-Florine a été dénommée "Florine-Les-Charbons" : les fougues révolutionnaires avaient voulu supprimer le nom trop « chrétien » de la ville. Mais en 1798, le nom « Sainte-Florine » revient non sans mal...

Sancta Florina[modifier | modifier le code]

Eglise de Sainte-Florine (clocher)

Du IVe siècle à l'an mil, nous ne savons absolument rien pour l'instant, faute de fouilles.

Le vieux bourg de Seiverag fut supplanté par celui de Sancta-Florina. Brandulus étant gouverneur d'Auvergne, (?) Florina martyrisée devint un exemple pour les habitants de Seiverag. Florine fut alors considérée comme sainte et le culte débuta[3]. Le nom Florine dérive de "fleur" et peut également évoquer "Flore" déesse italienne de la végétation mais aussi Flora de Cordoue, vierge et martyre (+851)[4].

Féodalité : château et fortifications[modifier | modifier le code]

La connaissance des sources n'est pas encore claire : les écrits érudits et les articles mélanges parfois plusieurs lieux : où était situé le château ? On peut penser que le quartier de la corne était le lieu du dit "château". Dès le début de la féodalité, les seigneurs d'Auzon tiennent ce domaine en fief (cultura de Sainctae Florinae, vicaria d’Also).

l'église de Sainte-Florine en Haute-Loire (Auvergne)

Cette villa est également mentionnée dans une charte du XIe siècle où, Bompar d'Auzon, donne au chapitre de Saint-Julien de Brioude, un manse appartenant à cette villa. Un sanctuaire chrétien est édifié et les d'Auzon ainsi que la famille de Laroche se partagent ses revenus. Le fondateur, un propriétaire terrien, ancêtre de Bompar d'Auzon, parent de Guillaume de la Roche, qui avait donné sainte Florine comme titulaire au sanctuaire avait édifié un sanctuaire à ses frais sur ses terres. Ainsi vers l'an mil un terroir porte déjà la nom de Florine. Seveirag, la villa romaine du lieu était donc devenu un petit village entourant la chapelle Sainte-Florine. Dès le début du XIIe siècle, le village de Sainte-Florine porte le nom de la sainte : il est souvent appelé à l'époque "villa de Sainte-Florine". On connait également deux clercs de l'église de Sainte-Florine : en 1112, un certain Robert est prêtre de Sainte-Florine et en 1122, un certain Julien est nommé comme chapelain de Sainte-Florine[5].

Si l'on en croit le rapport d'Huguette Redon, le dit "château" est au XVe siècle véritablement une forteresse appartenant au seigneur de La Roche. Vers 1700, le seigneur du lieu est le chevalier Jean-Baptiste de Pons, comte de Collanges et de Sainte-Florine[6]...

En 1070 (?), le seigneur de la Roche aurait fait don de l'église de Sainte-Florine (à quoi ressemble-t-elle ?) aux moines de Cluny par le truchement de Sauxillanges.

Couvent de moniales de Sainte-Florine[modifier | modifier le code]

Façade.

Le monastère est situé à côté de l'église Saint-Jacques. Il est composé de logis aménagés autour d'une cour rectangulaire. En mauvais état, il est aujourd'hui menacé. Les logis ont été vendus séparément à la Révolution. Les logis de type vigneron sont toujours visibles. Dans la région, la première communauté de religieuses s'établit en 1151 à Esteil alors sur la commune d'Auzat-sur-Allier[7]. Elle se développe rapidement. En 1201, Sybille, fille du comte d'Auvergne Robert V et religieuse de Fontevrault maison mère de l’ordre de Fontevraud fait élever un autre couvent à Seiverag qui va prendre le nom de Sainte-Florine[7]. En avril 1641, l'église est construite. Le monastère compte vingt moniales. La dernière prieure de Sainte-Florine avant la fin de l'Ancien Régime est Marie de la Volpilière (1787)[8][réf. à confirmer]. On peut penser que le dit cloître correspond à l'actuelle cour carrée située à côté de l'église. L'entrée des moniales se faisait par la chapelle accolée encore à l'église. Les moniales devaient assister à l'office dans la chapelle.

Au XIIIe siècle, on connait le nom des prieures Catherine de Lespinasse et Catherine de Trizei. On décide visiblement de faire fortifier le couvent. La tour carrée était-elle de cet élément fortifié ? On peut le penser, mais la formule reste étrange pour un couvent. L'ensemble des années 1440 est aujourd'hui visible - fondu dans des constructions.

Le prieuré et les biens de la communauté ont été vendus en 1791.

Période révolutionnaire[modifier | modifier le code]

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Florine-le-Charbon[9] : il faut signaler également que pendant certaines périodes, la procession d'enterrement (en tenue de choeur pour le prêtre) était interdite dans les rues de la ville.

L'église paroissiale (Saint-Jacques)[modifier | modifier le code]

Statue de saint Jacques dans l'église de Sainte-Florine.
L'église paroissiale de Sainte-Florine (Saint-Jacques).jpg

L’église de Sainte-Florine a été construite au XVIIe (1641)[10]. Elle est issue d'un vieux prieuré fontevriste.

En 1070 l'église est confiée à Sauxillanges. Puis en 1201 une église est construite vers le couvent. L'église actuelle reconstruite sur les murs de l'ancienne église (on remarque des reprises du mur du chevet plat), a été réparée vers 1743. L'autel et les boiseries (malheureusement à restaurer) sont de 1755 : il est représenté la prieure du côté de l'épitre et Sainte-florine du côté de l'évangile : deux médaillons. L'artisan a signé le maitre-autel : "amiral fecit"[11]. Remise en état en 1936 générale de l'édifice.

Le tracé du cloître du couvent reste visible. La chapelle latérale conserve la trace de ce couvent. La nef couverte en plein cintre possède un seul bas côté nord. Le chœur assez étroit se présente sous la forme d'un chevet plat. Le clocher carré est percé de deux baies à arc brisé sur chaque face. Ce clocher est-il le vestige "gothique" des églises postérieures : on peut le penser, il présente les caractéristiques des XIIIe et XIVe siècles.

En façade une rose étroite surmonte le portail, tandis qu'à l'est la rose ouvrant sur le chœur a été obturée sûrement lors du montage du retable de bois montant jusqu'à la voûte. La chaire démontée se trouve être coupée en plusieurs morceaux. Le corps de la chaire se situe dans le chœur tandis que son parapluie se trouve entreposé au-dessus de la porte latérale. Un escalier dans œuvre est ménagé dans le mur et permet d'accéder au balcon de bois surplombant l'espace d'avant-nef. L'église paroissiale est dédiée à saint Jacques. d'après d'anciennes photographies le banc de communion était également surmonté d'un arc de nef en fer forgé délimitant l'espace du clergé cloitré ? La chaire était située à droite.

La chapelle Sainte-Florine (cimetière)[modifier | modifier le code]

Au XIXe, la chapelle (datant de 1740) dédiée à sainte Florine a été reconstruite près du cimetière[12]. Elle possède une nef unique voûtée en plein cintre et un chevet plat. Les parements sont réalisés en appareil irrégulier. Un simple clocheton termine le pignon de façade. Un auvent réalisé en béton et en bois, fait office d'avant-nef, séparé de la nef par une simple grille. L'autel, surmonté de colonnes torsadées polychromes, a été modifié récemment par des fresques contemporaines avec un tableau moderne représentant la sainte.

En 1739, il y eut la bénédiction de la chapelle. Puis en 1780, il y eut la construction d'une nouvelle chapelle. Elle fut restaurée en 1808, en 1873, 1903, 1936.

Nativité (chapelle Sainte-Florine)

Gilbert Belin a réalisé des peintures murales sur l'ensemble de la chapelle en 2013. Les fresques représentent la sainte et des passages de la vie du Christ dans des paysages imaginaires rappelant tant les décors médiévaux que contemporains. On retrouve les thèmes de la nativité du Christ, de la passion du Christ, de sainte Véronique, des rois mages et même de saint Jean. Les décors baroques ont été intégrés partiellement à cette nouvelle décoration. L'iconographie riche en détails redonne une nouvelle vie à cette chapelle. Le tableau baroque de la sainte a été déplacé pour l'instant dans l'église paroissiale pour laisser la place à une représentation contemporaine de Florine. Dans un style décomplexé, reprenant la tradition iconographique des grands thèmes de la peinture chrétienne, le peintre a fait jouer les couleurs vives. Les éléments végétaux, les branches, les montagnes rappellent l'iconographie médiévale. Les personnages eux ne sont pas sans rappeler Buffet ou peut-être même Cocteau. Les scènes tragiques de la passion prennent un caractère attendrissant et aimable. C'est toute la synthèse d'un héritage chrétien merveilleux qui se joue sur un fond bleu représentant le ciel éternel. Ce ciel rappelle encore la tradition des voûtes étoilées médiévales et de la Renaissance.

La liturgie "florinoise"[modifier | modifier le code]

Il est difficile de faire l'histoire de la liturgie de Sainte-Florine. Assurément, et d'après les études récentes, la liturgie brivadoise rayonnait dans l'ensemble du Brivadois et même au-delà[13]. Dans l'église de Pébrac, on avait copié pour bréviaire de Brioude pour l'adapter à la communauté. La liturgie fontevriste réservait certainement une place particulière à sainte Florine dans le couvent de la ville. Aujourd’hui les bréviaires de Brioude donnent quelques information sur le culte de la sainte. Après la Révolution, la paroisse toujours fervente, avait construit et reconstruit une chapelle spécialement dédiée à sainte Florine. L'abbé Cubizolles, dans son étude consacrée à sainte Florine avait relevé la présence de Florine dans le bréviaire de 1518 de Brioude. Une étude récente révèle que sainte Florine était célébrée par les chanoines de Brioude depuis les années 1420[14]. Les bréviaires du Puy et de Clermont n'en parlent pas. Les missels de Brioude ne parlent pas de Florine avant le XVe siècle : la réputation de la sainte était peut-être plus locale. On fête Florine par une liturgie de 3 leçons à Brioude dès 1420. Au XVIIe siècle Florine est toujours fêtée à Brioude par un office de "commémoraison". Cette fête était célébrée à Brioude le 7 mai du XVe siècle jusqu'au XVIIe siècle. Dès le XVIIIe siècle, la fête de Florine était réalisée à Brioude à la date du 16 juin[15].

Les édifices de "Florine" (Mazoires & Sainte-Florine)[modifier | modifier le code]

Ici se trouvent l'église de Sainte-Florine - dédicacée à saint Jacques (commune de Sainte-Florine), la chapelle de Sainte-Florine, et l'église de Mazoires (village de la sainte)

Charbon & vins[modifier | modifier le code]

On ne peut parler de cette partie de l'Auvergne sans rappeler l'histoire des mines. Malheureusement, les villes du bassin minier ont souvent décidé d'effacer les traces de l'histoire : les monuments de la Mine sont souvent rasés : ce fut le cas à Auzon. Pourtant, on fait de l'extraction du charbon la principale économie de la région au XIXe siècle et au XXe siècle. Depuis le XVe siècle, peut-être avait-on commencé à l'exploiter[16].

On ne peut effacer non plus de la mémoire le passé viticole de la région. La récolte de 1792-93 avait été abondante en Auvergne alors qu'elle été déficitaire dans les autres provinces. Les marchands de l'Allier vendaient du vin ou du charbon : il fut un temps ou le vin était plus porteur que le charbon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La maire actuelle est Nicole Chassin (PS), réélue en avril 2014.

Le conseil municipal compte 23 membres.

Liste des maires successifs depuis 1977
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 mars 2001 Gabriel Gay PS Conseiller général du Canton d'Auzon (1998-2004)
mars 2001 En cours Nicole Chassin[17] PS Conseillère générale du Canton d'Auzon (2004-2015)
puis Conseillère départementale du Canton de Sainte-Florine (depuis 2015)

Jumelage[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[19].

En 2016, la commune comptait 3 123 habitants[Note 1], en augmentation de 0,87 % par rapport à 2011 (Haute-Loire : +1,08 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9421 1041 0541 2741 2661 3691 5731 6081 676
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7331 9182 0802 1812 5042 5582 9302 8373 079
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 2433 0272 8962 6962 8472 8452 8102 7552 864
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
3 2913 6253 6733 3353 0213 0023 1053 1133 121
2013 2016 - - - - - - -
3 0473 123-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La tour carrée du couvent[modifier | modifier le code]

Tour médiévale de Sainte-Florine.

Elle a été édifiée au XVe siècle. Elle est construite en moyen appareil régulier à joints gras. Une seule tourelle dans l'angle sud-ouest demeure. Cette dernière est construite en brique. Il reste quelques traces des fortifications. Plusieurs maisons (dont certaines ont disparu récemment) ont été construites sur les ruines des fortifications. Dans le haut de Sainte-Florine un ancien passage vouté a été malheureusement dégradé dans une restauration trop violente. Est-ce le vestige d'une ancienne porte forte?

L'espace funéraire[modifier | modifier le code]

L'espace ménagé à côté de l'église est certainement à l'emplacement de l'ancien cimetière (prieural ?). L'église est encastrée au cœur des bâtiments d'habitations. Principe issu de la féodalité, l'authenticité se trouve justement dans le fait d'être la "Maison Dieu" au milieu des logis.

Maison & passage voûté de Sainte-Florine

Le petit patrimoine : identité du bourg[modifier | modifier le code]

Maison ancienne du vieux Sainte-Florine (habitat rural - logis type vigneron)

Il y a encore dix ans, Sainte-Florine comptait plusieurs maisons de vigneron et des maisons de « Mine » aux chaînages de briques. Mais les destructions récentes mettent en danger le patrimoine de la ville. On compte en effet, la destruction d'une habitation construite avec des pierres de l'ancienne fortification - dans le haut de la ville - mais aussi des maisons fin XVIIIe -début XIXe siècle près de la mairie, et plusieurs maisons de la Mine.

Plusieurs logis de "type vigneron" - habitat traditionnel de la Limagne - sont en danger de destruction. L'habitat de type vigneron rappel que Sainte-florine était un village entouré de vignes. Comme à Lamontgie plusieurs logis possédaient en façade un escalier surmontant une porte de cave. Ce type d'architecture est représentatif du "petit patrimoine" des villages formant l'identité des bourgs. l'ancienne mairie de Sainte-Florine était située à la place de la dite "halle". Elle était construite sur un module rectangulaire avec un mur pignon en façade : un édifice remanié au XIXe siècle, sur de plus anciennes fondations ?

L'ancienne Mairie : symbole perdu[modifier | modifier le code]

l'ancienne Mairie de Sainte-Florine (vers 1950)
l'ancienne Mairie de Sainte-Florine

S'il y a une erreur commise au XXe siècle en matière d'urbanisme c'est celle-ci : la destruction de la Mairie de Sainte-Florine. L'ancienne Mairie surmontée d'un clocheton était un symbole fort de la ville. Construite en 1884, remaniée plusieurs fois, elle était située au milieu d'une place ombragée qui était devenue le centre du village. Sur d'anciennes photographies on remarque le passé rural de la ville. Les vaches passaient dans les rues. Transformée avec le temps, une série de portes avait été créée pour créer une nouvelle façade avec un balcon dans le courant du XXe siècle. Les chainages de briques initiaux avaient été masqués pour former une façade lisse au soubassement solennel. C'est surtout la configuration de la place qu'il faut remarquer. L'actuel lieu est devenu un carrefour et un parking alors qu'initialement il était le cœur de la cité en mettant en valeur le monument aux morts ombragé par des arbres jouxtant des parterres fleuris. C'était en 1791 qu'un corps municipal avait été créé. Initialement le bâtiment semble avoir été une maison commune et une école (d'où la présence de la cloche ?). Enfin, en 1900 la municipalité socialiste avait un accent anticlérical : on avait démoli des croix et on avait interdit les processions catholiques ... Il fallut que le prêtre de Sainte-Florine monte en carosse pour accompagner les enterrements sans être vu - dans la rue - en habit de chœur : une laïcité ferme.

Florine : vierge et martyre[modifier | modifier le code]

Légende et histoire[modifier | modifier le code]

Peinture de sainte Florine.

Légende et histoire se mêlent pour raconter Florine : plusieurs documents racontent son histoire. il est certain que Florine a fait l'objet d'une grande dévotion populaire dans la région.

tableau de sainte Florine vivant son martyre

Jeune fille du IVe ou du VIe siècle, Florine était pieuse et vierge. Fille des montagnes, elle gardait les moutons, quand un seigneur qui se livrait à la chasse la rencontra. Charmé, il voulut la prendre avec lui. Seule et sans défense, elle s'enfuit. Poursuivie, elle se trouva soudain au bord d'une imposante falaise bordant la Couze d'Ardes. Plutôt la mort que la souillure ! Elle pria Dieu et sauta du rocher pour échapper à l'homme. Elle parvint miraculeusement sur l'autre rive. Finalement rejointe par l'homme, elle fut décapitée. Une autre version dit que l'homme en question laissa finalement Florine saine et sauve à la suite de son miracle. Florine aurait alors vécu plusieurs années en Auvergne entre Mazoires et la villa de Severac[21] mais, déplaisant à certains, elle fut ensuite décapitée à cause de sa foi. On la fête le 1er mai. On connait plusieurs traditions de la légende de Florine. L'abbé Cubizolles avait retrouvé quelques textes relatant la "tradition" de Mazoires écrite en 1843. Quelques pèlerins visitaient les reliques de Florine. On pouvait également visiter une "maison de Florine" dans le village de Mazoires.

Vitrail de l'église de Mazoires qui détient aujourd'hui les reliques de sainte Florine.

Le tableau (ci-contre : le martyre) représentant sainte Florine arrêtée par ses bourreaux pourrait dater du XVII/XVIIIe siècle. Le restaurateur du XIXe siècle avait proposé d'accorder ce tableau à Alessandro Scalzi - peintre italien du XVIe siècle : ce qui semble être improbable. Mais le tableau a été restauré en 1865 par Roland Gaudillière de Besançon lors de la restauration de la chapelle Sainte-Florine située près du cimetière. L'autre représentation connue de Florine est le vitrail du XIXe siècle situé au-dessus de l'autel majeur de l'église de Mazoires. L'église présente un chevet plat. La représentation de la sainte en bergère portant fuseau et bâton est très équilibrée. Portant une bible à la main, Florine est accompagnée de son chien et d'un mouton. Derrière elle, le rocher d'où elle sautera pour échapper au supplice surplombe une vaste plaine verdoyante. Enfin, une récente représentation (années 2000) de la sainte représente Florine devant la chapelle éponyme située près de Mazoires et faisant encore l'objet d'un petit pèlerinage annuel. Florine représentée en bergère à la façon de "Millet" file ici la laine et porte des sabots "auvergnats".

Reliques de sainte Florine[modifier | modifier le code]

Le procès-verbal d'une visite pastorale précise que la paroisse de Mazoires gardait les reliques de Florine. En 1932, une nouvelle châsse est construite pour recueillir les reliques[22] La chapelle de Mazoires est restaurée également[23]. Les reliques de sainte Florine se trouvent toujours à Mazoires dans une grande châsse de bois. Il se trouve également des reliques de Florine à Viviers : la sainte a donc été plutôt adorée dans le sud du Massif central. Plusieurs os du crâne de Florine sont conservés à Mazoires et à Viviers. On notera que la sainte est déjà célébrée à Viviers dès le XIe siècle ! Les reliques conservées à Mazoires ont été plusieurs fois vérifiées par les évêques de Clermont.

Pendant la Révolution, les reliques de Florine ont été utilisées miraculeusement à Mazoires d'après la tradition écrite en 1843 : "Pendant la Terrer de 93, un violent incendie eut lieu à Mazoires. Une des personnes dépositaires des reliques en prit secrètement sur elle et s'approcha du feu, en invoquant la protection de notre sainte. Aussitôt les flammes, qui exerçaient d'affreux ravages, prirent une teinte bleuâtre, se coupèrent en deux, se replièrent sur elles-mêmes et cessèrent immédiatement sans aucun secours humain"[24].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Abbé Pierre Cubizolles, Sainte-Florine, vierge et martyre, Aurillac, Imprimerie moderne
  • Fabien Vivier, La collégiale Saint-Julien de Brioude, Recherches sur les liens entre l'architecture, l'agencement iconographique & la liturgie d'une communauté canoniale au Moyen Âge, 2014, 8 volumes.
  • Huguette Redon, Sainte-Florine, mémoire non daté (?)
  • Marie-Pascale Gounon, La vie religieuse féminine en Haute-Loire à la fin du XVIIIe siècle et pendant la Révolution (1789-1816) : in Cahiers de la Haute-Loire 1997, Le Puy-en-Velay, Cahiers de la Haute-Loire, (lire en ligne) (histoire du prieuré de Fontrevraud de Saint Florine et de ses moniales)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Luc Fray, "Quelle est la nature et le degré de la "centralité" de Brioude ? Comment comprendre le Brivadois et sa place par rapport aux autres territoires ?", dans, Brioude aux temps féodaux, Presses universitaires Blaise-Pascal, , p.40
  2. (1887 Comte de Saint-Maurice)
  3. Abbé Pierre Cubizolles, Auzon : ville royale fortifiée : une des treize « bonnes villes » d'Auvergne, Créer, (ISBN 2-909797-56-2, lire en ligne), p. 58.
  4. Abbé Pierre Cubizolles, Sainte-Florine Vierge et martyre, p. 3
  5. Abbé Pierre Cubizolles, Sainte-Florine - Vierge et martyre, p.8
  6. Huguette Redon, Sainte-Florine, mémoire, sans date, p.9
  7. a et b Abbé Pierre Cubizolles, Le Diocèse du Puy-en-Velay des origines à nos jours, Créer, (lire en ligne), p. 132.
  8. Abbé Pierre Cubizolles, Le Diocèse du Puy-en-Velay, des origines à nos jours, Éditions Créer, 2005.
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Denys Tixidre, L'Église et le monastère de Sainte-Florine, Almanach de Brioude, 1940-1941, p. 11-60.
  11. Huguette Redon, Sainte-Florine, mémoire, p.73
  12. Abbé Pierre Cubizolles, Sainte Florine vierge et martyre, p. 36-38.
  13. Fabien Vivier, Saint-Julien de Brioude, Recherches sur les liens ..., thèse, (lire en ligne)
  14. Fabien Vivier, La Collégiale Saint-Julien de Brioude (43). Recherche sur les liens entre l'architecture ecclésiale, son agencement iconographique & la liturgie d'une communauté canoniale au Moyen Âge, vol. VII (thèse dirigée par Bruno Phalip), .
  15. Fabien Vivier, Saint-Julien de Brioude, Recherches sur les liens ..., thèse, (lire en ligne)
  16. Huguette Redon, Sainte-Florine, mémoire, p.34
  17. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le ).
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  21. Sainte Florine vierge et martyre, p. 20 à 30.
  22. Huguette Redon, Sainte-Florine - rétrospective, p. 7.
  23. Sainte Florine vierge et martyre, p. 22.
  24. archives, procès verbal de la translation des reliques sainte Florine,