Côtière

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Côtière
Côtière de l'Ain
Image illustrative de l'article Côtière
Vue de la cité médiévale de Pérouges.

Pays Drapeau de la France France
Subdivision administrative Rhône-Alpes
Subdivision administrative Ain
Ville(s) principale(s) Miribel
Montluel
Meximieux
Coordonnées 45° 49′ 59″ N 5° 01′ 34″ E / 45.833105, 5.02624545° 49′ 59″ N 5° 01′ 34″ E / 45.833105, 5.026245
Superficie approximative 356 km2
Cours d'eau Sereine
Cottey
Commune(s) 26
Population totale 66 841 hab. (2010)
Région(s) naturelle(s)
voisine(s)
Val de Saône
Dombes
Bas-Bugey (Plaine de l'Ain)
Classement ZNIEFF de Type II de l'Ain

Image illustrative de l'article Côtière
La côtière (en rouge) sur la carte de l'Ain.

Géolocalisation sur la carte : Grand Lyon

(Voir situation sur carte : Grand Lyon)
CôtièreCôtière de l'Ain

Géolocalisation sur la carte : Ain

(Voir situation sur carte : Ain)
CôtièreCôtière de l'Ain

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
CôtièreCôtière de l'Ain

Géolocalisation sur la carte : Rhône-Alpes

(Voir situation sur carte : Rhône-Alpes)
CôtièreCôtière de l'Ain

La Côtièreprononcé ko.tjɛʁ Prononciation du titre dans sa version originale Écouter — ou Côtière de l'Ain est une petite région naturelle située au sud-ouest du département de l'Ain, en France. Elle est longée par un coteau Page d'aide sur l'homonymie long d'une quarantaine de kilomètres, commençant avec le balcon de la Croix-Rousse et se terminant à Meximieux. La région s'articule autour de ses trois principales villes : Miribel, Montluel et Meximieux. La Côtière se trouve administrativement dans l'arrondissement de Bourg-en-Bresse. Par ailleurs, toutes les communes de cette région font partie de l'unité urbaine de Lyon.

En 2010, la population de la région s'élevait à 66 841 habitants[1], ce qui représentait environ 11 % de la population départementale pour environ 6 % de la surface totale. La densité de population était alors de 187 hab./km2, contre seulement 104 hab./km2 pour le département dans son ensemble.

Le coteau à l'origine de la dénomination de la Côtière est longé par deux axes de communication : la route départementale 1084 surnommé « route de Genève » et la ligne de chemin de fer de Lyon-Perrache à Genève (frontière).

Géographie[modifier]

Localisation[modifier]

La région est entourée à l'Ouest par l'agglomération lyonnaise et par le Val de Saône. Le coteau de la Côtière débouche au Nord sur le plateau de la Dombes. À l'Est, la plaine de l'Ain constitue une petite région intermédiaire avec les prémices du Bas-Bugey). Enfin, au Sud, la Côtière est longé par le passage du Rhône (le canal de Miribel, à partir de Niévroz).

Composition[modifier]

Voir la catégorie : Commune de la Côtière.

Hydrographie[modifier]

Le Cottey, petit cours d'eau de la Côtière, ici à Niévroz.
Voir la catégorie : Cours d'eau de la Côtière.

Le Rhône longe le coteau de la Côtière. Il devient le canal de Miribel à partir de Niévroz et la division du Rhône en deux canaux (l'autre canal est le canal de Jonage). Ces deux canaux avait comme objectifs initiaux la maîtrise du fleuve et la diminution du risque de crues pour la ville de Lyon.

Outre le Rhône, le principal cours d'eau de la Côtière est la Sereine qui coule dans les cantons de Montluel et de Miribel[2].

Transports[modifier]

Un TER à Saint-Maurice-de-Beynost.

Un TER Rhône-Alpes de la ligne 35, reliant Lyon-Perrache à la Gare de Chambéry-Challes-les-Eaux dessert un certain nombre de gares de la Côtière, notamment Miribel, Beynost, Montluel et Meximieux-Pérouges.

La région est concernée par le projet de contournement ferroviaire de l'agglomération lyonnaise (CFAL), dont le tracé devrait concerner quatorze communes de la Côtière[3].

La région est également traversée par plusieurs autoroutes ; sur son territoire se trouvent notamment les deux échangeurs de l'A432, avec respectivement l'A46 (sur le territoire de Miribel) et l'A42La Boisse).

Le dernier tronçon de l'A432, entre Les Échets et La Boisse, est ouvert depuis février 2011. Il a fait l'objet de travaux dans la région entre 2008 et 2011[4].

Histoire[modifier]

Vue des ruines du château de la seigneurie de Montluel.
Voir la catégorie : Histoire de la Côtière.

Durant l'Antiquité, la région se trouve sur le territoire des Ambarres, une tribu gauloise dont le nom signifie « vivant des deux (* amb) côtés de la Saône (Arar, la Saône) ». Cette terminologie se retrouve également dans le nom d'Ambérieux-en-Dombes en amont du Rhône et au nord-est de la Côtière. La conquête romaine ne laisse pas de trace tangible dans le département et le territoire est mal connu. Toutefois, la présence romaine a entraîné un glissement de la population vers le coteau, probablement dû à la traversée de la voie romaine d'Helvétie et de Germanie.

À l'époque gallo-romaine, le territoire est traversé par une voie romaine qui relie (en longeant le coteau) Lugdunum, l'antique ville de Lyon, aux points plus en amont du Rhône, comme Montluel, pour aboutir à Saint-Sorlin-en-Bugey où l'on perd sa trace plus à l'est[5].

Au Moyen Âge, Meximieux, Montluel et Miribel ont des destinées différentes, voyant chacune, une seigneurie locale s'imposer. l'Histoire de ces trois seigneuries tend à devenir la même à partir de la signature du Traité de Paris de 1355, qui place la région sous domination des États de Savoie[a 1].

La domination savoyarde cessera avec la signature du traité de Lyon qui scelle définitivement l'acquisition par la France, du Bugey, de la Bresse, du Pays de Gex ainsi que de petites dépendances annexes, comme la Côtière.

Au XIXe siècle, en 1872, le camp militaire de la Valbonne est installé sur plus de 1 600 hectares[a 2]. Dans les années 1910, le dépeuplement de la cité médiévale de Pérouges entraîne une réflexion sur sa démolition : en 1911, est alors créé le Comité du Vieux Pérouges dont l'un des principaux fondateurs fut Édouard Herriot[6] (alors Maire de Lyon) et dont l'objectif est la préservation du site. Le comité participe activement à la restauration des maisons médiévales de la cité médiévale et crée dès 1912[7] le musée du Vieux Pérouges, installé dans la Maison du Prince.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Meximieux fut le siège d'une bataille qui opposa les forces du lieutenant-colonel Davison[8] de l'armée américaine et les FFI (parmi lesquels le maquis de l'Ain et du Haut-Jura et le Camp Didier), à la 11e Panzerdivision allemande, d'autre part. Déjà aux mains des alliés, la ville fut victime d'une contre-offensive allemande, les 1er et 2 septembre 1944. Sa défense héroïque lui valut d'obtenir la Médaille de la Résistance.

Culture et patrimoine[modifier]

Monuments[modifier]

Voir la catégorie : Monument de la Côtière.

Patrimoine naturel[modifier]

Voir la catégorie : Patrimoine naturel de la Côtière.

Personnalités liés à la région[modifier]

Références[modifier]

  • Ouvrage collectif, Richesses touristiques et archéologiques du canton de Montluel : Montluel, Balan, Béligneux, Bressolles, Dagneux, La Boisse, Niévroz, Pizay, Sainte-Croix, 1999, 296 p. (ISBN 2-907656-30-9) 
  1. p. 28.
  2. p. 109.

Autres références :

  1. « La Cötière compte 66 841 habitants », Journal de la Côtière, janvier 2013 [texte intégral (page consultée le 17 janvier 2013)] .
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Sereine (V3000560) », consultée le 20 janvier 2013.
  3. Olivier Leroy, « Cfal : l’enquête publique est lancée, l’opposition au projet ne faiblit pas », sur leprogres.fr, Le Progrès, 2 avril 2011. Consulté le 26 avril 2011.
  4. Une nouvelle passerelle pour la Dombes et la Côtière, sur aprr.com. Consulté le 26 avril 2011.
  5. André Buisson, Carte archéologique de la Gaule: 01. Ain, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1990 (ISBN 2877540103), p. 28 .
  6. Historique, sur perouges.org. Consulté le 21 janvier 2013.
  7. Le musée du comité, sur le site du comité du Vieux Pérouges. Consulté le 21 janvier 2013.
  8. Un épisode de la bataille de Meximieux, sur maquisdelain.org, Maquis de l'Ain et du Haut-Jura. Consulté le 21 janvier 2013.

Voir aussi[modifier]

Voir la catégorie : Côtière.

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Bibliographie[modifier]

  • Richard Sceau, « La Côtière d'Ain », Revue de géographie de Lyon, vol. 56, no 56-4, 1981, p. 435-445 [texte intégral] 

Article connexe[modifier]