Genas

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Genas
Église Saint-Barthélemy
Église Saint-Barthélemy
Blason de Genas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton Décines-Charpieu
Intercommunalité Communauté de communes de l'Est Lyonnais
Maire
Mandat
Daniel Valéro
2014-2020
Code postal 69740
Code commune 69277
Démographie
Gentilé Genassiens
Population
municipale
12 321 hab. (2011)
Densité 517 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 43′ 56″ N 5° 00′ 10″ E / 45.7322222222, 5.0027777777845° 43′ 56″ Nord 5° 00′ 10″ Est / 45.7322222222, 5.00277777778  
Altitude Min. 208 m – Max. 263 m
Superficie 23,84 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Rhône

Voir sur la carte administrative du Rhône
City locator 14.svg
Genas

Géolocalisation sur la carte : Rhône

Voir sur la carte topographique du Rhône
City locator 14.svg
Genas

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Genas

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Genas
Liens
Site web genas.fr

Genas est une commune française, située en banlieue de Lyon dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Genassiens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 15 km à l'est de Lyon, la commune appartient au département de l'Isère avant d'être rattachée à celui du Rhône en 1968[2]. Elle fait partie des communes dites de l'Est lyonnais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Genas vient du nom gaulois Gaunos[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Située en plein centre du pays du Velin, la ville de Genas s'est implantée sur une moraine glaciaire datant de l'époque du Riss récent. Les premiers habitants connus seraient donc des Velauni, membres de la tribu des Allobroges[réf. nécessaire](des sarcophages découverts lors de fouilles archéologiques au chemin de sous les vignes en attestent), lesquels après une série de batailles sanglantes furent écrasés par les Romains : ainsi le futur Dauphiné s'inclut dans la province romaine de la Narbonnaise à partir de -22 et la Pax Romana régna longtemps sur le territoire de la commune. Un simple coup d'œil sur la plaine dominée par la côte Bernard permet facilement de retrouver le cadastre gallo-romain. Les grandes invasions sont, pour l'ensemble de la Gaule, une période particulièrement trouble, et la découverte de sarcophages au chemin de dessus les vignes atteste de l'occupation humaine.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La châtellenie, dont il ne reste que quelques murs en ruines, s'érige sur le territoire d'Azieu.

Au Moyen Âge, Genas change souvent de maître, le premier seigneur connu s'appelle Jean de Genas, puis suivent de nombreux autres maîtres jusqu'aux sires de Chandieu. Genas et Azieu forment à l'époque deux communautés distinctes, la seconde dominant l'autre. Les troubles dus à la guerre de Cent Ans semblent avoir affecté Genas et Azieu qui alors étaient deux villes distinctes[réf. nécessaire]. Le Prince d'Orange aurait démolie la bâtie d'Azieu en 1430, on peut voir des vestiges à Mathan.

De la Renaissance à la Révolution française[modifier | modifier le code]

À la Renaissance et jusqu'à la Révolution française, rien ne vient troubler la vie des Genassiens. C'est pendant cette période que seront construits la plupart des châteaux situés sur la commune. En 1789, on dénombre une population d'environ 540 habitants.

La vie genassienne va s'écouler tranquillement : quelques siècles de paix permettent aux habitants de cultiver la vigne dont il reste des traces, les mûriers et le blé. C'est de cette époque que datent les premiers châteaux situés sur le territoire de la commune, comme le château Gandil. Lentement, le centre de gravité de la vie locale se déplace d'Azieu vers le bourg de Genas, à la veille de 1789, la commune compte 537 habitants.

La première municipalité en 1790 sera dirigée par Antoine Ollagnon. Lors de la révolte des Lyonnais et le siège de la ville par les armées de la Convention des Genassiens seront réquisitionnés ainsi que de la nourriture et des animaux[réf. nécessaire]. Cette situation agacent les Genassiens qui accueillent favorablement l'avènement de l'Empire. La crise frumentaire, les évènements parisiens atteignent bien sûr Genas, avec toutefois un léger décalage dans le temps.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Plan des années 1840 montrant Genas en Isère.

C'est enfin au XIXe siècle que Genas fera l'objet d'un essor important. En 1861 Genas compte désormais plus de 2 000 habitants. Parallèlement à l'agriculture l'essor industriel devient la deuxième source d'emplois pour la commune. Les conflits persistent entre les habitants de Genas et ceux d'Azieu, c'est ainsi que seront construits deux églises et deux groupes scolaires. Le fort de Genas sera construit entre 1886 et 1890.

XXe siècle et époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le terminus du tramway à Genas à la veille de la Première Guerre mondiale

Au cours de la Première Guerre mondiale, 92 habitants de Genas et Azieu périssent. Une fois la paix revenue, la construction d'un tramway, fait de Genas un des lieux favoris des Lyonnais à la recherche de calme et d'air pur, notamment à l'étang de Mathan. En 1945 on dénombre 1 630 habitants. La Seconde Guerre mondiale fait cinq morts sur la commune de Genas.

Le XIXe siècle est l'époque du premier grand essor genassien : la Révolution industrielle bouleverse les mentalités, les modes de vie et Genas, en 1861, compte plus de deux mille habitants. Si l'agriculture constitue encore la principale richesse économique, il faut aussi tenir compte de l'industrie du velours qui fait vivre environ 400 personnes. Quant aux fabriques de tuiles, importantes à l'époque, comme en témoigne une « rue des tuileries », elles subsistent jusqu'en 1930. Néanmoins, si la commune se développe, l'harmonie ne règne pas toujours entre les habitants. Ainsi la vieille rivalité opposant habitants du bourg à ceux d'Azieu dégénère parfois en querelles et conflits[réf. nécessaire] : ce qui explique la construction de deux églises et de deux groupes scolaires.

Les Trente Glorieuses de l'après-second conflit mondial vont, en un très court laps de temps modifier le paysage communal : la ville subit une forte poussée démographique, l'agriculture régresse inexorablement, une zone d'activité est créée et de nombreux employés et cadres viennent se fixer à Genas. Aujourd'hui, Genas regroupe Azieu, Ratabizet[réf. souhaitée], Vurey et le bourg de Genas.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008   Daniel Valéro UMP  
2006 2008 Michel Loeï UMP  
1995 2006 Michel Bonnefois UMP  
1969 1995 Paul Pervangher Divers droite  
1968 1969 Albert Decombe    
1963 1968 Benoît Bornicat    
1951 1963 Henri Réaux    
Les données manquantes sont à compléter.

À la suite d'une condamnation pénale en novembre 2006[4], Michel Bonnefois est contraint de démissionner de son poste de maire et le conseil municipal le remplace par Michel Loeï, son premier adjoint. Le 20 décembre 2006, la Cour d'appel de Lyon permet à Michel Bonnefois de redevenir éligible et celui-ci tente de reconquérir son mandat. Michel Bonnefois demande donc et obtient la démission d'un tiers du conseil municipal pour provoquer de nouvelles élections.

Le nouveau scrutin se déroule les 18 et 25 mars 2007. La liste Genas conduite par Michel Bonnefois est opposée à celle de son ancien colistier et premier adjoint, ainsi qu'à deux autres listes de droite et une liste de gauche Genas pour tous menée par Jean-Baptiste Ducatez. Michel Loeï conserve alors son fauteuil de maire.

Les élections de mars 2008 changent de nouveau la donne. Michel Loeï ne réussit pas à conserver son siège et Daniel Valéro, gendre de Michel Bonnefois, permet à son clan de regagner la commune.

Depuis 2008, le conseil municipal de 33 élus est constitué de trois groupes, le groupe majoritaire de Daniel Valéro (UMP), le groupe de Patrick Mathon (ex-groupe de Michel Loeï - UMP) et le groupe de Jean-Baptiste Ducatez (Divers gauche).

Le 17 novembre 2011, les agents municipaux se sont mis en grève pour exprimer leur ras-le-bol et dénoncer la gouvernance à la tête de la municipalité et ses conséquences sur les employés. La municipalité n’avait auparavant jamais connu de grève. (Progrès du 18/11/11).

Le 27 septembre 2012, le groupe « Genas pour Tous » et 3 anciens adjoints de Daniel Valéro, Myriam Martin, Christophe Ulrich, et Gilles Blanchard créent un nouveau groupe au sein du conseil municipal. Un groupe sans étiquette sous le nom de « Unis pour Genas ». (Progrès du 29/11/2012).

Élections municipales - mars 2014

En juin 2013, le groupe d’élus au conseil municipal « Unis pour Genas », mené par Christophe Ulrich (ancien adjoint aux sports de D. Valéro) et Jean-Baptiste Ducatez, a annoncé le lancement d’une liste pour les prochaines élections locales de mars 2014, une liste de rassemblement sans étiquette (Progrès du 21/06/13).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 12 321 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
703 711 835 1 427 1 575 1 590 1 716 1 835 1 907
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 036 2 142 2 070 1 962 2 038 1 926 2 129 1 978 1 913
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 784 1 769 1 633 1 582 1 641 1 696 1 631 1 778 2 022
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 092 2 828 4 710 5 471 9 316 11 140 11 562 12 321 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Genas compte quatre écoles publiques (Jean-d'Azieu, Nelson-Mandela, Joanny-Collomb, Anne-Frank) et une école privé (Jeanne-d'Arc). Il y a un collège public Louis-Leprince-Ringuet) et un privé (Jeanne-d'Arc).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Roger Muraro (né en 1959), pianiste, il grandit à Genas où il commence la musique (saxophone puis piano). Il a fait également partie de l'harmonie de Genas.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Ronshausen (Allemagne)

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Genas (Rhône).svg

Les armes de la commune de Genas se blasonnent ainsi :
Écartelé : au premier et au quatrième d'or aux deux branches de genêt de sinople passées en sautoir, au deuxième et au troisième de gueules à l'aigle d'argent[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Genas », sur habitants.fr (consulté le 6 juillet 2012)
  2. « De l’isère au Rhône... », sur ccel.fr (consulté le 7 juillet 2012)
  3. André Devaux, Les noms de lieux dans la région lyonnaise aux époques celtique et gallo-romaine, Lyon,‎ 1898, 48 p. (lire en ligne), p. 38.
  4. « "Le maire de Genas a demissionné" », sur Mlyon (consulté le 29 décembre 2010)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. « Genas », sur labanquedublason2.com (consulté le 6 juillet 2012)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :