Traffic (film)

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Traffic

Titre québécois Trafic
Titre original Traffic
Réalisation Steven Soderbergh
Scénario Stephen Gaghan
Acteurs principaux
Sociétés de production Bedford Falls Productions
Compulsion Inc.
Initial Entertainment Group
Splendid Medien AG
USA Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame policier
Sortie 2001
Durée 148 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Traffic est un film américain réalisé par Steven Soderbergh, sorti en 2001.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Plusieurs histoires s'entrecroisent, toutes liées au trafic de drogue. Javier Rodriguez est un policier mexicain de Tijuana approché par un général louche de la lutte anti-drogue[1]. Helena Ayala est la femme d'un riche homme d'affaires soudainement arrêté pour trafic de drogue. Montel Gordon est un policier américain qui essaie de remonter les filières du trafic. Robert Wakefield est chargé par le gouvernement des États-Unis de gérer la politique anti-drogue. Sa fille s'enfonce dans la drogue. À travers ces différentes histoires, où certains personnages se croiseront, le trafic de drogue entre les États-Unis et le Mexique est disséqué : sur les plans géopolitique, militaire, politique, financier, législatif, social, familial et personnel.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Sources et légendes : version française (VF) sur Voxofilm[4], RS Doublage[5] et AlloDoublage[6] ; version québécoise (VQ) sur Doublage.qc.ca[7]

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Steven Soderbergh voulait depuis plusieurs années faire un film sur la lutte antidrogues mais pas sur des drogués[8]. La productrice Laura Bickford acquiert ensuite les droits de la mini-série britannique Traffik, réalisée par Alastair Reid et diffusée en 1989 sur Channel 4. Ayant auparavant vu la série, Steven Soderbergh décide de l'adapter en film[9]. Ils lisent ensuite un script de Stephen Gaghan intitulé Havoc sur de riches étudiants de Palisades Charter High School liés à des gangs[10]. Steven Soderbergh approche alors Stephen Gaghan pour travailler sur son film, mais ce dernier est engagé sur un autre projet pour Edward Zwick. Laura Bickford et Steven Soderbergh contactent alors Edward Zwick, qui décide finalement de rejoindre leur projet comme producteur[8].

Le film devait à l'origine être distribué par la 20th Century Fox, sous réserve de l'engagement de Harrison Ford comme tête d'affiche. Soderbergh tente alors de présenter le projet à d'autres studios. Tout est bouleversé lorsque l'acteur accepte finalement de participer au film[11]. Malheureusement, le CEO de la Fox, Bill Mechanic, quitte le studio alors que le script n'est pas encore finalisé. Le projet est alors mis en attente[12]. De plus le studio exige quelques réécritures, que Steven Soderbergh refuse[13]. Il décide donc de développer le film avec un autre studio. Mais la perspective d'un film de 3 heures sur la lutte antidrogue séduit peu, selon Stephen Gaghan[10]. Cependant, USA Films accepte d'emblée de financer le projet[12]. Le studio alloue alors un budget d'environ 46 millions de dollars, contre seulement 25 millions pour la Fox[13].

Casting[modifier | modifier le code]

Harrison Ford avait été envisagé pour le rôle du juge Wakefield, car Michael Douglas avait au départ refusé le rôle. Harrison Ford procède alors à quelques réécritures avec Steven Soderbergh pour développer son personnage. Finalement, il quitte le projet. Le rôle est alors repris par Michael Douglas, séduit par les ajouts au personnage[14].

Don Cheadle et Luis Guzmán ont déjà joué dans un film de Steven Soderbergh : Out of Sight (Hors d'atteinte) sorti en 1998.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le film est notamment tourné dans l'Ohio (Cincinnati, Cleveland, Colombus pour toutes les scènes de la famille Wakefield. D'autres scènes ont également été tournées à Los Angeles et San Diego. Les scènes avec les membres du gouvernement américains sont faites à Washington. La partie mexicaine a été tournée à Nogales (Mexique), au Texas et à San Diego[14].

Les scènes se déroulant à la Maison-Blanche ont été tournées sur le plateau de la série télévisée À la Maison-Blanche, qui possède une réplique exacte (bien que plus large, pour pouvoir manier librement les différentes caméras) de l'aile ouest de la Maison-Blanche[14].

Pour Traffic, Steven Soderbergh officie également comme directeur de la photographie, crédité sous le pseudonyme de Peter Andrews. Le réalisateur a opté pour ce choix pour vraiment réaliser sa vision : « J'ai toujours été intéressé par l'image. J'étais mon propre directeur de la photo lorsque je faisais mes courts métrages. J'ai été celui de Schizopolis. Et en raison du style que je voulais pour Traffic, j'ai pensé que je devais aussi assurer cette fonction. Je voulais une équipe technique la plus restreinte possible. J'aurais eu du mal à expliquer à un directeur de la photo ce que j'avais précisément à l'esprit. Je voulais trois styles visuels distincts correspondant à chacune des histoires[14]. »

Bande originale[modifier | modifier le code]

Distinctions principales[modifier | modifier le code]

Source : Internet Movie Database[15]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Série télévisée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Traffic (mini-série).

Le film a été suivi d'une mini-série tournée sur le même modèle de trois histoires qui s'entrecroisent. Elle a été diffusée sur USA Network dès janvier 2004.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • La justice abandonne les poursuites contre le baron de la drogue Ayala car Ruiz, car l'unique témoin qui avait accepté de l'accuser, est mort assassiné avant de déposer : procédure appelée aux États-Unis nolle prosequi (en latin : on ne poursuit pas).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ce personnage s'inspire de José Gutiérrez Rebollo.
  2. ProCinéma - Consulté le 22 octobre 2008
  3. Site de la société de distribution
  4. « Fiche de doublage VF du film » sur Voxofilm
  5. « Deuxième fiche de doublage VF du film » sur RS Doublage
  6. « Troisième fiche de doublage VF du film » sur AlloDoublage, consulté le 19 juin 2013
  7. « Carton de doublage québécois du film » sur Doublage.qc.ca
  8. a et b (en) The Traffic Report With Steven Soderbergh - DGA Magazine (archivé sur web-archive.org)
  9. (en) Steven Soderbergh - Salon.com
  10. a et b (en) Divine, Christian (2001-01/02). Pushing Words. Creative Screenwriting. pp. 57–58.
  11. (en) Red Light, Green Light - Entertainment Weekly
  12. a et b (en) INTERVIEW: Man of the Year, Steven Soderbergh Traffics in Success - IndieWire.com
  13. a et b (en) Go! Go! Go! - LA Weekly.com
  14. a, b, c et d Secrets de tournage - AlloCiné
  15. (en) Distinctions complètes sur l’Internet Movie Database
  16. Benicio del Toro est alors le quatrième acteur à remporter un Oscar pour un rôle majoritairement en langue étrangère. Les trois autres étaient Sophia Loren, Robert De Niro et Roberto Benigni. Depuis, Marion Cotillard et Christoph Waltz se sont ajoutés à la liste.