Lloret de Mar

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Lloret de Mar
Blason de Lloret de Mar
Héraldique
Drapeau de Lloret de Mar
Drapeau
La plage
La plage
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome Catalogne Catalogne
Province Province de Gérone Province de Gérone
Comarque La Selva
Code postal 17310
Démographie
Gentilé Lloretenc Lloretenca
Population 37 734 hab. (2012)
Densité 775 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 42′ 20″ N 2° 50′ 18″ E / 41.7056, 2.83824941° 42′ 20″ Nord 2° 50′ 18″ Est / 41.7056, 2.838249  
Altitude 16 m
Superficie 4 870 ha = 48,7 km2
Localisation
Localisation de Lloret de Mar

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Liens
Site web fr.lloretdemar.org

Lloret de Mar est une commune de la comarque de La Selva dans la province de Gérone en Catalogne (Espagne). Elle est dotée d’excellentes plages de sable et possède une vue magnifique sur le château et le monument de « La Dona Marina »

Géographie[modifier | modifier le code]

Lloret del Mar se trouve dans la partie la plus méridionale de la Costa Brava en Catalogne entre Tossa de Mar et Blanes.

Lloret compte 37 734 habitants (2008) sur 48,7 km².

On y parle le catalan et l'espagnol.

La ville est à 83 km de Barcelone et à 41 km de Gérone. On peut s'y rendre par les autoroutes AP-7 (jonction 9) et la C-32 (sortie Blanes). Les aéroports de Barcelone et Girone sont respectivement à 93 et 32 km.

Climat[modifier | modifier le code]

Lloret de Mar jouit d’un climat méditerranéen littoral caractérisé par des températures qui sont toujours beaucoup plus douces en raison de l’effet modérateur de la mer. Il ne faut toutefois pas perdre de vue que la Méditerranée est une mer chaude toute l’année et que l’effet adoucissant de ses températures est plus marqué en hiver qu’en été. La sécheresse estivale de ce climat dure généralement trois mois, tandis que les précipitations maximales sont concentrées en automne.

Paramètres climatiques, maxima et minima moyens de Lloret de Mar au cours de la période 1997-2001
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4,5 4,6 6,6 7,5 11,9 15,4 17 18,2 15,4 12,2 6,8 4,6 10,2
Température maximale moyenne (°C) 14,8 16,9 20,1 19,9 24,1 27,9 29,8 30,8 27,5 23 17,4 15,4 22,1
Précipitations (mm) 56,2 13,6 16,9 42,2 34,2 32,9 28,4 23,8 62,2 33,2 68,5 55,2 467,3
Source : Meteorología de la Selva, Agenda 21[1]


Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Lloret viendrait du latin « Lauretum », « forêt de lauriers ».

Au Moyen Âge, les habitants délaissent la ville fortifiée pour faire du commerce en Méditerranée. Les échanges avec l'Italie, par exemple, se retrouvent dans les noms propres, le langage, le comportement et les traditions religieuses. Par exemple, la majorité des saints loués à l'église de Santa Cristina sont d'origine italienne.

L'un des premiers personnages de Lloret est l'évêque de Girone, Bernat Humbert, qui durant les croisades n'hésita pas à aller sur les lieux saints.


Nature[modifier | modifier le code]

Plages et criques[modifier | modifier le code]

Sa Caleta
Plage de Fenals

Lloret de Mar a obtenu quatre drapeaux bleus pour les plages de Lloret, Fenals, Sa Boadella et Santa Cristina.

  • Plage de Lloret: La Plage de Lloret se trouve dans la municipalité de Lloret de Mar (région de La Selva), sur la Costa Brava Sud. Il s’agit d’une plage de gros sable blanc de 1 630 mètres de long caractérisée par une pente de 10%. Située dans le centre-ville, on peut y accéder par la route nationale GI-682 (Blanes-Lloret), par l’autoroute C-32 (sortie Malgrat-Blanes-Lloret) et par l’autoroute AP-7 (sortie Lloret C-63). Bien que la plage forme une unité, la toponymie héritée des pêcheurs locaux la divise en trois secteurs : Es Trajo de Vilavall (côté Fenals), Es Trajo d’en Reiner (au centre) et Es Trajo de Venècia (côté Sa Caleta).[2] La plage jouit du label de qualité Drapeau bleu.[3]
  • Plage de Fenals: La Plage de Fenals se trouve dans la municipalité de Lloret de Mar (région de La Selva), sur la Costa Brava Sud, entre la plage de Sa Boadella et la plage de Lloret. Il s’agit d’une plage de gros sable blanc de 700 mètres de long caractérisée par une pente de 10%. Située dans une zone semi-aménagée de Lloret de Mar, on peut y accéder par la nationale GI-682 (Blanes-Lloret) ou en autobus interurbain. Une bande de la plage (côte Sa Boadella) est caractérisée par une pinède qui commence au Racó d’en Sureda. L’autre côté de la plage, sous forme de baie ouverte et d’eaux profondes, héberge une butte (le point le plus élevé de Lloret) sur laquelle se trouvent les vestiges du Château de Sant Joan.[4] La plage jouit du label de qualité Drapeau bleu.[5]
  • Plage de Santa Cristina: La Plage de Santa Cristina se trouve dans la municipalité de Lloret de Mar (région de La Selva), sur la Costa Brava Sud. Il s’agit d’une plage de gros sable blanc de 450 mètres de long caractérisée par une pente de 10%. Elle est délimitée par la Punta de Llevant et par les rochers d’Es Canó. Ces derniers forment un petit golfe qui sert de refuge lorsque souffle l’autan ou le suroît. Cet espace, appelé « Es Racó de Garbí », commence à la courbe qui forme la plage de Santa Cristina et se termine au Racó de Llevant, sous des rochers parsemés de pins. Si vous remontez le chemin qui mène à la plage, vous arriverez à la Chapelle de Santa Cristina.[4] La plage jouit du label de qualité Drapeau bleu.[6]
  • Plage de Canyelles: La Plage de Canyelles se trouve dans la municipalité de Lloret de Mar (région de La Selva), sur la Costa Brava Sud. Il s’agit d’une plage de gros sable blanc de 450 mètres de long caractérisée par une pente de 5%. On peut y accéder par la nationale GI-682 (Blanes-Lloret-Tossa), par l’autoroute C-32 (sortie Malgrat-Blanes-Lloret), par l’autoroute AP-7 (sortie 9 Lloret) et par la C-63 (départementale de Vidreres). Service de bus interurbain disponible aux mois de juillet et août. La plage de Canyelles se trouve en dehors du centre-ville de Lloret de Mar, dans le lotissement du même nom. Sur la droite, elle héberge un petit port de plaisance géré par le Club Nàutic Cala Canyelles.[7] La plage est divisée par des rochers appelés « Ses Roques des Mig ». La partie qui s’étend de ces rochers à la zone gauche de la plage s’appelle « Sa Somera ».[4]
  • Plage de Treumal: La Plage de Treumal est une petite plage située entre les limites des municipalités de Lloret de Mar et de Blanes (région de La Selva), sur la Costa Brava Sud. Il s’agit d’une plage de sable fin de 400 mètres de long caractérisée par une pente de 10%. On peut y accéder par la nationale GI-682 (Blanes-Lloret-Tossa), par l’autoroute C-32 (sortie Malgrat-Blanes-Lloret), par l’autoroute AP-7 (sortie 9 Lloret) et par la C-63 (départementale de Vidreres). Le parking le plus proche est celui de la Plage de Santa Cristina. Prolongement de la plage de Santa Cristina, cette plage est entourée d’un bois de pin très dense. Les deux plages sont séparées par des rochers appelés « La Punta des Canó ».[8]
  • Sa Caleta: située à côté de la plage de Lloret, elle s’étend sous un château aux vues magnifiques.
  • Cala Banys: Crique rocheuse particulièrement recommandée pour la pêche ou la plongée avec masque et tuba. On peut y accéder à pied depuis la plage de Lloret ou en voiture via le château de Sant Joan.
  • Cala Boadella: La crique de Sa Boadella est une petite plage située dans la municipalité de Lloret de Mar (région de La Selva), sur la Costa Brava Sud, entre les plages de Santa Cristina et de Fenals. Il s’agit d’une plage de gros sable de 250 mètres de long caractérisée par une pente de 10%. Située en dehors du centre-ville de Lloret de Mar, on peut y accéder par la nationale GI-682 (Blanes-Lloret). L’accès à la crique en véhicule motorisé est interdit (parking à 200 mètres). La plage est entourée de falaises et d’un bois de pins très dense. Le sommet des falaises de la zone gauche de la plage héberge les Jardins de Santa Clotilde, d’où l’on peut apprécier des vues magnifiques sur la côte. Sous les falaises des Jardins, entre l’île d’Es Bot et la Punta d’En Sureda, se trouve une zone d’îlots idéale pour la pratique de la plongée. La crique est divisée en deux par Sa Roca des Mig, un rocher qui sépare la zone de sable en deux plages : Sa Cova et Sa Boadella. Aujourd’hui, la dénomination de « Sa Cova » (côté plage de Santa Cristina) a pratiquement disparu, de sorte que l’ensemble de la plage est connu sous le nom de « Sa Boadella ».[4] La plage jouit du label de qualité Drapeau bleu.[9] Il y a quelques dizaines d’années, un petit coin de la zone nord de la plage était réservé aux nudistes. À l’heure actuelle, le nudisme est devenu une pratique habituelle sur toute la plage totalement acceptée par les autres usagers.

Jardins[modifier | modifier le code]

Les Sirènes des Jardins de Santa Clotilde. Lloret de Mar

Les Jardins noucentistes de Santa Clotilde, datant du début du XXe siècle, constituent probablement le meilleur symbole de la jardinerie catalane contemporaine. Surplombant la crique de Sa Boadella, le docteur et marquis de Roviralta fit construire la maison et les jardins de Santa Clotilde, conçus par l’architecte et paysagiste noucentiste Nicolau Maria Rubió i Tudurí en 1919. Planté au somment d’une falaise, l’ensemble propose des vues sur la mer impressionnantes. L’absence de fleurs contraste avec la grande variété de plantes.

Zones protégées[modifier | modifier le code]

Biotope[modifier | modifier le code]

Sur l’initiative de différentes confréries de pêcheurs et de la Direction générale de la pêche maritime, afin d’assurer un certain équilibre entre l’exploitation des ressources, la capacité de pêche et la protection des écosystèmes marins, une série d’écueils artificiels ont été installés au cours des dernières années sur tout le territoire catalan. À Lloret de Mar, cet écueil appelé « le biotope » fut mis en place en 1994. La zone couverte par l’écueil artificiel, de 150 hectares, est comprise entre la Punta des Bullents (Cala Canyelles) et le Racó des Bernat (Lloret de Mar), à une bathymétrie de 15 à 25 mètres. L'écueil est composé de quatre séries de modules de protection situés perpendiculairement à la ligne de rivage et de quarante structures alvéolaires de production situées face à la plage de Canyelles. Les objectifs initiaux du biotope de Lloret de Mar étaient d’augmenter la productivité biologique du système, de développer et de récupérer la pêche artisanale, et de protéger les herbiers de posidonies.

Économie[modifier | modifier le code]

Le développement urbain, économique et social commence au milieu des années 1950, avec l'arrivée massive de touristes.

Avec ses nombreuses discothèques, ses cafés et son casino, la ville attire toute l'année beaucoup de jeunes venant de toute l'Europe, désireux de faire la fête le jour comme la nuit. C'est d'ailleurs à Lloret de Mar qu'a lieu chaque année en avril la semaine de relâche européenne que l'on appelle aussi springbreak.

Grâce au climat plaisant, la saison touristique va d'avril à octobre.

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 1987, l’offre des établissements touristiques de Lloret représentait 27% de toute la Costa Brava tandis que le nombre de places d’hôtel s’élevait à 49% de l’ensemble de la Costa Brava:[10][11]

Comparatif Lloret de Mar / Costa Brava 1956-1986
Lloret de Mar 1956 1960 1968 1972 1976 1979 1983 1986 2013
Établissements Lloret de Mar 34 73 191 210 198 174 171 171 117
Établissements Costa Brava 181 332 721 756 717 680 610 624 464
Places d’hôtels 1956 1960 1968 1972 1976 1979 1983 1986 2013
Places d’hôtels Lloret de Mar 1.336 3.532 12.331 25.099 29.331 28.299 25.690 30.926 30.000
Places d’hôtels Costa Brava 6.543 14.407 42.007 59.868 64.105 61.701 60.251 62.979 64.767
Lloret de Mar / Costa Brava 1956 1960 1968 1972 1976 1979 1983 1986 2013
 % d’établissements par rapport à la Costa Brava 18,78% 21,99% 26,49% 27,78% 27,62% 25,59% 28,03% 27,40% 25,21%
 % de places d’hôtels par rapport à la Costa Brava 20,42% 24,52% 29,35% 41,92% 45,75% 45,86% 42,64% 49,11% 46,31%

Chaque année, Lloret de Mar accueille 12% du nombre total de touristes qui visitent la Catalogne et plus de 40% des touristes qui viennent séjourner sur la Costa Brava. Lloret de Mar est la cinquième destination soleil-plage de toute l’Espagne et la première de la Catalogne en termes de nombre de places d’hôtels. 50% de son offre hôtelière est de trois étoiles ou plus. Par ailleurs, 64% des places d’hôtels 5 étoiles et de luxe de la Costa Brava se trouvent à Lloret. En 2013, l'offre hôtelière de la ville était de 30.000 lits proposés par plus de 120 établissements, avec plus de 13 000 places correspondant à des hôtels trois étoiles et 11 000 à des hôtels quatre et cinq étoiles.[12]

Données touristiques générales[modifier | modifier le code]

Lloret de Mar compte plus de 120 établissements hôteliers, soit environ 30 000 places d’hôtels. Le séjour moyen est de 5 jours et le taux d’occupation est de 60%[13]

Voyageurs 2013 Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jul Aoû Sep Oct Nov Déc TOTAL
Espagnols - 14.662 30.033 16.410 26.853 25.893 15.800 27.470 22.799 18.090 17.410 - 215.440
Étrangers - 8.018 33.550 69.916 87.923 114.915 141.960 151.959 110.755 64.673 18.097 - 801.766
- 22.700 63.583 86.326 114.776 140.808 157.760 179.429 133.554 82.763 35.507 - 1.017.206
Nuitées 2013 Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jul Aoû Sep Oct Nov Déc TOTAL
Espagnols - 39.868 119.652 89.287 97.775 47.310 43.649 90.885 55.626 51.218 44.029 - 679.299
Étrangers - 31.207 121.651 275.090 409.867 600.258 900.216 925.347 637.140 341.394 68.367 - 4.310.537
- 71.075 241.303 364.377 507.642 647.568 943.865 1.016.232 692.766 392.612 112.396 - 4.989.836
Séjour moyen 2013 Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jul Aoû Sep Oct Nov Déc TOTAL
Jours - 3,13 3,8 4,22 4,42 4,6 5,98 5,66 5,19 4,74 3,17 -


Comparatif voyageurs 2012/2013
Lloret de Mar Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jul Aoû Sep Oct Nov Déc TOTAL
2012 - 27.862 51.194 99.872 99.600 123.004 150.330 158.863 135.200 73.778 37.698 17.844 975.245
2013 - 22.700 63.583 86.326 114.776 140.808 157.760 179.429 133.554 82.762 35.507 0 1.017.206

Distinctions touristiques[modifier | modifier le code]

La certification de Destination de tourisme sportif (DTS) est un label de spécialisation décerné par l’Agence catalane du tourisme (ACT) afin de promouvoir les destinations touristiques adaptées à la pratique de différentes disciplines sportives qui se distinguent par le fait de proposer des ressources et des services de haut niveau destinés aux sportifs d’élite, professionnels, amateurs et touristes qui souhaitent pratiquer des activités sportives.[14] Lloret de Mar est une ville certifiée en tant que Destination sportive depuis 2006 qui dispose d’une offre sportive de qualité et multidisciplinaire concentrée au sein d’une seule zone sportive située au centre-ville et entourée de la zone hôtelière et commerciale, à 800 mètres de la plage.

En 2010, Lloret de Mar a également reçu la distinction de Destination touristique familiale décernée par la Generalitat de Catalunya (gouvernement catalan).

Modèle de tourisme du XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Au cours des dernières années, Lloret de Mar s'est redéfinie en tant que destination touristique de plage urbaine, un concept de destinations côtières où les pôles d’attraction naturels de soleil et plage sont renforcés par un ensemble de plus-values comme l’histoire du territoire, ses citoyens, ses traditions et coutumes, son patrimoine culturel, ainsi que son offre en matière de loisirs, de tourisme et de services.

En 2010, la ville établit son Plan stratégique du tourisme qui, fruit de dix ans de travail conjoint entre l’Administration et le secteur privé, avait commencé en 2003 avec la création de l’organisme de promotion touristique Lloret Turisme. Ledit Plan, en pleine phase de mise en place, a deux objectifs principaux : d’une part accéder à des Plans de reconversion de destinations touristiques, des projets de requalification de destinations gérés par le gouvernement espagnol en collaboration avec la Generalitat de Catalunya (gouvernement catalan) centrés sur la reconversion et la modernisation intégrale de destinations mûres dotées d’une projection internationale et d’un potentiel ; d’autre part consolider ses produits stratégiques (plage urbaine, tourisme sportif et tourisme d’affaires) en tant que stratégie destinée à contribuer à désaisonnaliser l’activité touristique. En mars 2014, le premier objectif fut atteint à travers la signature de l’Accord sur le Plan pilote pour Lloret entre la ville et la Generalitat de Catalunya.[15][16]

Commerce[modifier | modifier le code]

Le commerce de la ville est très marqué par la saisonnalité. En 2013, Lloret de Mar comptait 306 établissements fixes et 272 établissements saisonniers.[17] Des chiffres qui en faisaient la deuxième ville de la Costa Brava en termes nombre de commerces, derrière la ville non côtière de Figueres.

Lloret de Mar dispose actuellement (2014) d’une offre commerciale d’un millier d’établissements, dont plus de la moitié sont concentrés dans le vieux quartier. À noter qu’à cette offre très vaste s’ajoute le fait que depuis 2010, les commerces de Lloret de Mar peuvent ouvrir leurs portes tous les jours de l’année, y compris les jours fériés. Des activités et foires commerciales sont organisées tout au long de l’année, comme la Lloret Night Shopping, la Botiga al carrer (Boutiques dans les rues) et la Foire médiévale, entre autres. Sans oublier le Marché hebdomadaire, le mardi, et le Marché municipal, ouvert tous les jours de la semaine.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1900 1930 1950 1970 1981 1986 2006
3242 3 003 3 159 7 064 10 463 14 567 32 728

Art et culture[modifier | modifier le code]

Vue de la plage principale de Lloret de Mar

Musées et collections[modifier | modifier le code]

Lloret, Musée de la Mer

Le Musée de la Mer retrace l’histoire des Indianos, de la pêche et de la navigation locales. Il se trouve dans l’ancienne maison indiana Casa Garriga de Lloret de Mar, rachetée par la mairie en 1981 afin d’en faire un musée municipal. Le musée comprend cinq espaces : Enfants de la Mer, La mer Méditerranée, Les portes de l’océan, Lloret après les voiliers et Au-delà de la plage, qui proposent un parcours allant de la navigation par cabotage pratiquée dans la Méditerranée à la navigation en haute mer à travers l’Atlantique.

Château de Sant Joan[modifier | modifier le code]

Le château médiéval de Sant Joan (XIe S.), situé au sommet d’une colline, entre les plages de Lloret et de Fenals. De la construction d’origine, il ne reste que les fondations du donjon, la muraille est, quelques vestiges du côté sud et plusieurs silos creusés dans la roche. Aujourd’hui, il comprend deux ailes de chambres au nord et à l’est, adossées à la muraille et ouvertes sur une cour intérieure. Il servit principalement de tour de guet pour prévenir les éventuelles attaques maritimes:

    • début XIe siècle : construction du château, vraisemblablement du temps de dame Sicardis et de ses fils qui sont seigneurs de LLoret
    • 1079 : consécration de la chapelle
    • XIIe siècle : le domaine est divisé entre le siège épiscopal de Gérone et les seigneurs de Palafolls
    • 1218 : l’ensemble revient à l’évêque de Gérone
    • 1356 : le château est attaqué par la flotte génoise
    • 14271428 : il est la proie de tremblements de terre
    • XVe siècle et XVIe siècle : importants travaux
    • 1805 : un navire de guerre britannique tire plusieurs coups de canon ; une partie de la tour et de la muraille s’effondre
    • 1840 et 1923 : deux tempêtes finissent de démolir la tour d’origine et des pans de muraille
    • XXe siècle : des fouilles archéologiques ont lieu et le donjon est restauré

Le Château de Sant Joan est à l’origine de la ville de Lloret. Au XIe siècle, le territoire de Loredo appartenait à Madame Sicardis de Lloret (1031-1103). Conformément aux dispositions du testament de Sicardis, les terrains féodaux furent divisés entre ses deux fils : Bernat Umbert, évêque de Gérone, et Bernat Gaufred, seigneur laïc qui devint Seigneur de Palafolls. Ladite juridiction partagée s’étendit jusqu’en 1218, à la mort de l’évêque Bernat Umbert. Le fief passa alors exclusivement aux mains du Siège de la Cathédrale de Gérone. En 1790, la Commune et les habitants de Lloret demandèrent au Conseil royal des finances (Real Consejo de Hacienda) que le château et son domaine fussent intégrés au patrimoine royal contre paiement de 8 000 livres effectué en faveur du Capitole de la Cathédrale à titre de perte des droits. Le procès, qui dura jusqu’en 1802, se solda en faveur des habitants de Lloret, mettant fin à presque huit siècles d’autorité seigneuriale, le Château de Sant Joan appartenant toutefois au Capitole jusqu’en 1807. Le conflit belliqueux qui opposa l’Angleterre à l’Espagne et à la France et prit fin lors de la bataille de Trafalgar eut également des effets désastreux pour la tour du Château de Sant Joan, qui fut bombardée par l’armée britannique, représentant la destruction définitive de l’enceinte fortifiée. Le château tomba en désuétude tout au long du XIXe siècle et fut réduit à un monticule de ruines. Grâce à la restauration de la tour de l’hommage achevée en 1992, celle-ci peut être visitée. Les fouilles et leur muséification furent terminées en 2000-2001.

Cimetière moderniste des Indianos[modifier | modifier le code]

Figure de marbre conçue par Ismael Smith i Marí, Cimetière moderniste des Indianos
Cimetière de Lloret de Mar

Le cimetière moderniste de Lloret de Mar est l’un des principaux cimetières indianos de Catalogne et l’un des plus représentatifs de tout le territoire espagnol. À Lloret de Mar, l’arrivée des Indianos, ces émigrants partis faire fortune en Amérique, définit l’essence du cimetière. Conçu par Joaquim Artau i Fàbregas, il comporte une allée principale le long de laquelle se succèdent toute une série de panthéons et de caveaux rutilants marqués par un modernisme extrêmement évocateur. Bonaventura Conill i Montobbio, élève de Gaudí, est un des architectes qui y a réalisé le plus d’œuvres, comme les croix élevées, les dragons qui surveillent l’obscurité et la mort, ainsi que des anges qui pleurent la mort comme le commun des mortels. Forts de leurs bonnes relations, les Indianos purent compter sur les services d’architectes comme Puig i Cadafalch, qui y laissa des créations telles que la statue de la femme, en marbre pâle, symbolisant la mort, reposant entourée de roses rouges, créées par Ismael Smith i Marí. Au fond de l’allée centrale se trouve la chapelle, entourée des caveaux de deuxième rang. Des rues entières de panthéons mitoyens, pratiquement tous identiques, arborés de décorations, ornés de fleurs fraîches ou non, arpentent le cimetière. [18]

La construction du Nouveau Cimetière commença à la fin du XIXe siècle, en 1896, et se termina en 1901. Relativement peu connu, il propose un bon aperçu de ce que fut l’art funéraire de l’époque. Dans une municipalité d’à peine 4 000 habitants, cet espace fut bâti, inauguré, puis peaufiné par les architectes et sculpteurs les plus importants de l’époque. Joaquim Artau i Fàbregas en fit les plans, puis, après son inauguration, les architectes Antoni Maria Gallissà et Josep Puig i Cadafalch furent les premiers à réaliser des projets destinés à la nouvelle nécropole. Ils furent immédiatement accompagnés d’un autre chef de projet, Vicenç Artigas i Albertí, puis, en 1903, de Bonaventura Conill i Montobbio, élève de Gaudí. Ces deux derniers continuèrent à travailler pour le cimetière de manière régulière, à tel point que la plupart des œuvres qui composent le cimetière constituent une partie importante de leur production. En 1905, un autre nom rejoignit le groupe : Ramon Maria Ruidor, architecte, qui intervint de manière ponctuelle à Lloret et y laissa sa griffe à travers un projet destiné à un panthéon. Le cimetière de Lloret de Mar peut être considéré comme l’un des endroits les plus représentatifs de l’art funéraire catalan de la période moderniste et constitue un complexe aux dimensions réduites qui concentrent un grand nombre d’œuvres susceptibles de relancer le débat sur l’art moderniste et les modernistes.[19]

Bâtiments modernistes[modifier | modifier le code]

Sanctuaire de Sant Pere del Bosc

Des architectes renommés comme Enric Monserdà, Bonaventura Conill et Puig i Cadafalch construisirent des bâtiments modernistes tels que le Sanctuaire de Sant Pere del Bosc, doté de la petite chapelle de Notre-Dame-de Grâce, les chapelles du Baptistère et du Saint-Sacrement, appartenant toutes deux à l’église de Sant Romà, ainsi que le panthéon de la famille Costa Macià, l’un des ensembles les plus riches et complexes du Cimetière de Lloret de Mar.

Village ibérique de Puig de Castellet[modifier | modifier le code]

Village ibérique de Puig de Castellet

Lloret compte trois villages ibériques –Montbarbat, Puig de Castellet et Turó Rodó– qui s’étendent dans le temps du IVe au IIe siècle av. J.-C., date à laquelle remonte le site archéologique de Turó Rodó. A partir de cette époque, au Ier siècle av. J.-C., le monde ibérique disparut en raison du processus d’expansion de l’empire romain.

Les Ibères, habitants autochtones de la Péninsule ibérique, s’organisaient sous forme de tribus différentes en fonction du territoire : les Laietans, les Cessetans, les Ilercavons, les Ilergets, les Ausetans et les Indigets. Ce dernier groupe était composé par les habitants du village de Puig de Castellet. Ce site, datant du IIIe siècle av. J.-C., se trouve à 2 kilomètres du centre de Lloret de Mar, dans une zone stratégique dotée d’une grande couverture visuelle allant de l’embouchure du Tordera à la côte de Lloret. Cette petite enceinte fortifiée de 650 m2 comprend six logements et fut protégée par une vaste muraille et des tours de défense en raison des conflits belliqueux qui secouèrent toute la Méditerranée de 264 à 146 avant J.C. : les Guerres puniques. Le renfort des remparts de la forteresse date du IIIe siècle av. J.-C., lors de la domination des Carthaginois. Cette enceinte fut donc active pendant 50 ans, de 250 à 200 av. J.-C., date à laquelle elle se retrouva abandonnée.

Les fouilles furent réalisées en trois phases : de 1968 à 1969, de 1970 à 1972, et de 1975 à 1986. Elles permirent de mettre au grand jour toute une série d’éléments archéologiques, principalement fabriqués en céramique locale, ainsi que d’autres ustensiles importés de style attique d’origines différentes (italique, grecque, occidentale de l’atelier de Roses). Le site de Puig de Castellet a été intégré à la « Route des Ibères », un circuit créé par le Musée archéologique de Catalogne et adapté par la Mairie de Lloret de Mar.

Route des maisons des Indianos[modifier | modifier le code]

  • Église de Sant Romà : 2014 marque la fin de la restauration de la maison Can Font, une ancienne villa d’Indianos, ces Catalans partis faire fortune en Amérique au début du XXe siècle. Entre 1800 et 1840, de nombreux habitants de Lloret, principalement issus des familles les plus défavorisées de la ville, mirent le cap sur les Amériques en vue d’aller faire fortune dans le nouveau monde. La Havane et Matanzas furent les destinations cubaines les plus prisées, où ils travaillèrent dans les domaines les plus variés. Depuis ces terres lointaines, ils restèrent cependant toujours en contact avec leur ville natale, une des localités catalanes qui fut le plus influencée par la ruée vers les Amériques. Philanthropes et bienfaiteurs, les Indianos contribuèrent à la transformation urbanistique de Lloret. Leurs grandes villas dessinèrent une promenade maritime d’une grande beauté et d’une grande valeur architecturale, leurs investissements permirent de construire des œuvres de bienfaisance comme l’hôpital et les écoles de la ville et de contribuer activement à la reconstruction moderniste de l’église paroissiale.
  • Casa Garriga (Musée de la Mer) : Cette maison fut bâtie par Enric Garriga i Mataró, qui émigra à Cienfuegos (Cuba) et fit fortune grâce à une entreprise de matériaux de construction. À sa mort, son épouse racheta le terrain adjacent sur lequel fut construit le bâtiment actuel, qui compte deux parties, avec rez-de-chaussée, deux étages et un jardin qui donne sur la promenade. La façade, construite de manière totalement symétrique, présente six balcons aux deux étages supérieurs couronnés par un fronton et des balustrades. Aujourd’hui, la Casa Garriga héberge le Musée de la Mer, un espace thématique qui rappelle l’époque glorieuse de la tradition marine de la ville.
  • Promenade Verdaguer ou Promenade des Palmiers : Cette promenade aux allures coloniales fut construite sur un espace que l’architecte de Gérone Martí Sureda gagna sur la mer. Flanquée par la Casa Garriga d’une part et par l’hôtel-de-ville seigneurial de l’autre, la Promenade des Palmiers, rebaptisée par la suite Promenade de Jacint Verdaguer, fut promue par les Indianos grâce aux villas qu’ils érigèrent sur ces terrains reparcellisés dont la vente permit à la mairie de récolter des fonds afin de financer les travaux du nouvel hôtel-de-ville, de style néoclassique.
  • Carrer de les Vídues i Donzelles (Rue des Veuves et des Demoiselles) : ruelle au nom curieux qui évoque le cliché associé à la légende des Indianos : en vertu d’une clause de leur testament, les jeunes dames qui devenaient des veuves fortunées à la mort de leurs époux indianos ne pouvaient pas se remarier, sous peine de perdre toute leur fortune. Elles vivaient donc généralement enfermées dans leur maison, dont elles sortaient peu.
  • Église paroissiale et église de Sant Romà : Les Indianos financèrent la réforme moderniste de l’église (1924) sous la houlette de l’architecte Bonaventura Conill i Montobbio, contenant des sculptures de Llimona i Clarasó. Deux ans plus tard, Narcís Gelat, depuis La Havane, assuma le coût de la flamboyante chapelle du Saint-Sacrement (1916), érigée en mémoire de son épouse. Par ailleurs, la touche d’Outre-Mer est présente à travers la Vierge du Cuivre murale qui, jusqu’il y a peu, pouvait être admirée dans la cour de la maison paroissiale et se trouve actuellement en phase de restauration.
  • Casa de Nicolau Font i Maig : Construite en 1877 par Feliu Torras i Mataró, de Lloret de Mar, la résidence de cet Indiano disposait de caves, d’un rez-de-chaussée, de deux étages, d’un grenier et d’une cour. Le visiteur remarquera la porte moderniste en bois dotée d’une grille en fer travaillée à «coups de fouet» ainsi que des figures symboliques d’Indianos coiffés de plumages incrustés.

Es Tint[modifier | modifier le code]

Es Tint est un petit bâtiment où, jusqu’aux années ’60, les pêcheurs de Lloret teignaient les filets –fabriqués à l’époque en chanvre, en alfa, puis en coton– à l’aide d’un liquide obtenu en faisant bouillir de l’eau avec de l’écorce de pin. Les filets étaient teints dans toute la Méditerranée selon une technique millénaire qui consistait à les faire tremper dans le liquide préalablement bouilli jusqu’à ce qu’ils soient bien imprégnés, avant de les égoutter et de les faire sécher sur la plage. La teinture permettait de prolonger la durée de vie utile des filets et de les camoufler dans l’eau de mer.

Avec l’avènement des filets en nylon, cette petite industrie –qui dépendait de la Confrérie des pêcheurs– disparut et l’établissement tomba en désuétude.

Autrefois, tous les villages côtiers disposaient d’un local –généralement de type associatif– destiné à teindre les filets. Aujourd’hui, la Costa Brava n’en compte plus que quelques-uns : Sa Perola, à Calella de Palafrugell et Es Tint, à Lloret de Mar.

Autres monuments et lieux[modifier | modifier le code]

  • Le château (non visitable) de Lloret de Mar.
  • L'ermitage de Sant Quirze (vers 1079),le plus ancien ermitage de Lloret.
  • L'ermitage de la mare de Déu de les Alegries (1079).
  • L'ermitage de la plage de Santa Cristina (18e S.).
  • L'hôtel de ville (1868-1872).
  • Un monument en pierre conçu par Puig i Cadafalch (Creu de Terme 1898).
  • L'église del Santissim (1916) (en centre-ville).
  • La statue de la Dona Marina (1966), sculpture de bronze d'Ernest Maragall, qui représente la souffrances des femmes attendant leurs maris pêcheurs.
  • La fontaine de canaletes (1968, copie offerte par la ville de Barcelone).

Randonnées pédestres[modifier | modifier le code]

Le chemin côtier se termine sur la plage de Lloret.

Sentiers Grandes Randonnées ou GR[modifier | modifier le code]

Le sentier méditerranéen GR92 a deux tronçons à Lloret de Mar :

  • le GR92TR11, qui passe par Tossa de Mar, Cala Canyelles et Lloret de Mar, de 13,2 km, d’une durée approximative de 3h15,
  • et le GR92TR12, qui passe par Lloret de Mar, le Château Sant Joan, Blanes et Tordera, de 14,475 km, d’une durée approximative de 3h40.

Chemins côtiers[modifier | modifier le code]

Le chemin côtier Lloret de Mar - Fenals permet d’effectuer l’une des plus belles balades de la Costa Brava. Ce circuit à travers les chemins qui longent la côte de Lloret va de la plage de Lloret à la plage de Fenals, de la fin de la Promenade maritime de Lloret en passant par le Racó de Garbí, la crique de Sa Caravera, les escaliers qui longent le paysage rocailleux, Es salt des Burros, le monument de la Femme de marin –du sculpteur Ernest Maragall i Noble–, les escaliers qui montent jusqu’à Cala Banys –une crique de rochers très riche en écueils. Ensuite, le chemin se poursuit par un sentier qui traverse un bar et passe par un bois de pins jusqu’à l’extrémité de Fenals, où se trouve le château médiéval de Sant Joan. Après avoir quitté Ia tour de guet, un sentier mène à des escaliers qui descendent jusque la Place Sisquella, située au début de la Promenade maritime de Fenals.

Principaux événements[modifier | modifier le code]

4x Lancia Stratos au Rallye Costa Brava de Lloret de Mar, novembre 2008 (Rallye Catalunya WRC)

Carnaval[modifier | modifier le code]

Depuis 2012, au mois de février, Lloret de Mar organise le Carnaval en association avec les villes de Blanes et de Tossa de Mar sous la marque Carnaval de la Costa Brava Sud ; une initiative qui offre la possibilité d’admirer et de participer aux défilés des différentes municipalités. À Lloret, l’événement principal est le Grand Défilé du Roi Carnaval.

Rallye Costa Brava[modifier | modifier le code]

Le Rallye Costa Brava est la plus ancienne épreuve de rallye d’Espagne. Depuis son lancement en 1953, Lloret de Mar en est l’épicentre. En 1988, les deux principaux rallyes de la Principauté, le Rallye Costa Brava et le Rallye Catalunya, fusionnèrent au sein du « Rallye Catalunya – Costa Brava » sur base des XXIV éditions du Rallye Catalunya plutôt que sur les XXXV éditions du Rallye Costa Brava. Par ailleurs, en parallèle, le Moto Club « 10 per hora » continua à organiser le Rallye Costa Brava - Lloret (1988), dans un premier temps, puis le Rallye Lloret - Costa Brava (1989 – 1994). En 1991, le Rallye Catalunya – Costa Brava devint une épreuve comptant pour le championnat du monde jusqu’en 2004.

La Mairie de Lloret de Mar mit immédiatement le pied à l’étrier afin de ne pas laisser s’échapper ce lien avec les sports moteur. Depuis lors, la ville héberge chaque année le Rallye Costa Brava et le Rallye Costa Brava Històric qui, synonymes de succès de participation et d’acceptation auprès du public, conservent toute l’essence des rallyes à travers les véhicules, les pilotes et les tronçons des premières éditions du Rallye Costa Brava, offrant la possibilité aux spectateurs d’entrer en contact avec des pilotes et des copilotes qui sont devenus de véritables légendes.

Mediterranean International Cup[modifier | modifier le code]

Organisée au mois d’avril, la Mediterranean International Cup est un tournoi de football de prestige international destiné aux jeunes espoirs qui a lieu à différents points de la province de Gérone, mais dont Lloret de Mar est le centre névralgique et le lieu d’hébergement de tous les participants. Cette compétition internationale de grande renommée jouit de la participation d’équipes de premier rang comme celles du FC Barcelone, du Real Madrid et de Valence, entre autres. Leo Messi, Neymar Jr, Jordi Alba et Gerard Piqué (FC Barcelone), Juan Mata (Manchester United), Cesc Fàbregas (Chelsea FC), Lucas Leiva (Liverpool FC) et Marcelo Vieira (Real Madrid CF) sont quelques-uns des joueurs qui ont participé à la MIC et figurent actuellement dans les rangs des plus grands clubs du monde. Un rendez-vous incontournable pour les chasseurs de talents.

Lloret Formula Weekend[modifier | modifier le code]

Lloret de Mar a toujours été un centre de logement important pour les supporters qui se déplacent en Catalogne pour assister au Grand Prix de Formule 1. En 2012, la destination a créé un événement thématique centré sur cette compétition : le Lloret Formula Weekend ; un week-end de mai farci d’activités où les visiteurs peuvent vivre l’expérience de piloter une Ferrari, participer à une compétition de simulateurs de F1, apprécier une exhibition d’authentiques monoplaces circulant dans les rues de Lloret ainsi que toute une série d’autres propositions comme le salon des sports moteur et des produits officiels des grandes marques, des concerts dans les rues et différentes options de loisirs nocturnes spéciales au sein des meilleures discothèques locales et du Gran Casino Costa Brava.

Lloret Night Shopping[modifier | modifier le code]

La Lloret Night Shopping est une grande fête du commerce, de la mode et de la restauration organisée aux mois de mai et septembre au cours de laquelle les magasins peuvent rester ouverts jusqu’à l’aube afin de proposer de grandes promotions et réductions à leurs clients. C’est aussi l’occasion pour les visiteurs d’apprécier des concerts en direct, des défilés de mode, des spectacles et différentes propositions gastronomiques.

Journées gastronomiques du riz[modifier | modifier le code]

Organisées au mois de mai, elles sont centrées sur le riz, l’ingrédient principal qui, combiné avec des produits du terroir issus de la mer et de la montagne, est proposé au sein de différents mets qui vont de la cuisine traditionnelle à la cuisine innovante.

Foire des Americanos[modifier | modifier le code]

Le passé de Lloret de Mar est étroitement lié aux voyages en Outre-Mer, particulièrement au début du XXe siècle. Les habitants qui mirent le cap sur l’Amérique afin d’aller y faire fortune étaient connus sous le nom d’Americanos à Lloret et d’Indianos dans le reste de la Catalogne. Pendant ce week-end du mois de juin, la ville replonge dans le passé afin de rappeler cette époque des Indianos à travers diverses activités : animations théâtrales, démonstrations de métiers, marchés artisanaux, visites guidées, etc.

Marche populaire sur les plages[modifier | modifier le code]

Organisée par l’association culturelle Xino-Xano, la traditionnelle Marche des Plages a lieu le dernier dimanche de septembre. Cette course populaire de 11 kilomètres est l’occasion de profiter de la nature et de découvrir des recoins de la ville généralement méconnus. L’activité commence sur la place de la ville tôt le matin afin de se déplacer en bateau ou en autocar jusqu’à la crique de Canyelles, d’où commence la marche. La majeure partie du circuit longe la mer, suivant le chemin côtier qui permet d’apprécier des vues splendides du haut des falaises, en passant par la crique de Cala Trons, Sa Caleta, la Grande Plage de Lloret, Fenals et Sa Boadella, pour terminer à Santa Cristina.

Journées gastronomiques du poisson pêché au chalut[modifier | modifier le code]

Journées gastronomiques centrées sur le poisson et les fruits de mer qui évoquent le passé marin de Lloret de Mar et ses liens étroits avec la mer. Le nom provient d’une ancienne technique de pêche connue sous le nom de « lancé du chalut » pratiquée sur la plage de Cala Canyelles de Lloret. Organisées au mois d’octobre, elles jouissent de la participation de 25 restaurants et hôtels de la ville.

Rallye Costa Brava Històric[modifier | modifier le code]

Depuis 2003, en plus du Rallye Costa Brava, le Rallye Costa Brava Històric est devenu l’une des principales références du monde en matière d’épreuves de voitures classiques. Cette compétition conserve toute l’essence des grandes épreuves et offre la possibilité aux spectateurs d’entrer en contact direct avec des pilotes et des copilotes qui sont devenus de véritables légendes.

Parallèlement à cela, en vue de proposer un rallye de vitesse mais avec des ancêtres, en 2005, le Rallye Costa Brava Històric fut organisé dans le prolongement du Rallye Costa Brava, le plus ancien d’Espagne. Ce rallye compte pour les différentes catégories nationales et internationales et est considéré par la FIA (Fédération internationale d’automobilisme) comme l’une des épreuves les plus prestigieuses du continent.

Foire Médiévale[modifier | modifier le code]

Organisée au mois de novembre dans le cadre du programme des Fêtes de Sant Romà, le patron de Lloret de Mar, cette foire replonge la ville à l’époque médiévale à travers des stands thématiques, des représentations théâtrales, des troubadours, des musiciens, des spectacles de magie, une caravane de petits ânes, des cabanes médiévales, des ateliers d’artisans, une exposition d’ustensiles de torture médiévaux, des calligraphes, des démonstrations de métiers artisanaux, des jeux et une ludothèque pour les enfants.

Jet du chalut[modifier | modifier le code]

Le jet du chalut est probablement l’une des traditions les plus ancrées de Lloret de Mar. Organisée sur la Grande Plage aux mois de février et de décembre, cette activité est une manière de rendre hommage et de se souvenir du gagne-pain des habitants de la municipalité de l’époque : la pêche. Il s’agit de jeter le chalut dans l’eau très tôt le matin puis de le retirer jusqu’à ce que le filet arrive jusque la plage afin de recueillir tout le poisson capturé à l’aide du chalut.

Transports et communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Trois routes permettent d’arriver à Lloret de Mar et relient la ville à la partie nord de la côte, à la partie sud et à l’arrière-pays, via Tossa de Mar, Blanes et Vidreres, respectivement. Toutes ces voies d’accès représentent une densité de trafic assez élevée, surtout en été. La route qui va vers l’arrière-pays est la principale voie de communication vers l’extérieur. Elle permet d’atteindre la N-II (nationale), l’autoroute AP-7 et l’aéroport de Gérone-Costa Brava. Les deux premières sont les axes de liaison avec Barcelone, à 80 km, et avec la frontière française, à environ 100 km. Au sud, l’autoroute de la côte, la C-32, relie Lloret à Barcelone jusque Blanes, les 12 derniers kilomètres devant être réalisés sur les départementales GI-600 vers Blanes et GI-682 vers Lloret de Mar. Au nord, depuis la France, suivre l’autoroute AP-7 jusqu’à la sortie 9 (Lloret de Mar). Les 14 derniers kilomètres doivent être effectués sur la départementale C-63. Au nord-est, 12 km de départementale (GI-682) séparent Lloret de Tossa.

Réseau d’autocars[modifier | modifier le code]

Lloret de Mar est reliée à Barcelone, Gérone et aux principales villes européennes à travers un réseau de lignes régulières et de services spéciaux adaptés aux personnes à mobilité réduite. Lloret dispose d'un terminal d'autocars internationaux et de terminaux privés qui proposent leurs services aux autocaristes étrangers.

Réseau urbain[modifier | modifier le code]

Le réseau de bus urbains relie les différents quartiers et zones touristiques de la ville.

Taxis[modifier | modifier le code]

Lloret dispose de 4 stations de taxis et d’une flotte de plus de 40 véhicules qui proposent leurs services 24h/24 tous les jours de l’année (de 4 à 7 places et pour personnes à mobilité réduite). Blancs et dotés d’un signe distinctif, le public peut les identifier très facilement.

Train[modifier | modifier le code]

Lloret de Mar n’a pas de liaison ferroviaire directe. La gare la plus proche est celle de Blanes, reliée depuis 2014 à Barcelone au sud et à Portbou au nord par la ligne de trains de banlieue. Les bus de l’entreprise Pujol partent de Lloret à la gare de Blanes toutes les demi-heures. Les trains vers Barcelone partent à la même fréquence. Durée du trajet : 80 minutes.

Port de Canyelles[modifier | modifier le code]

Le port nautique de Canyelles est le seul port de plaisance de Lloret de Mar. Situé sur la plage de Canyelles, il peut accueillir des bateaux de taille moyenne.

Croisières[modifier | modifier le code]

Lloret de Mar dispose d’un service de croisières touristiques qui relient la ville à Blanes, Tossa de Mar et Sant Feliu de Guíxols lors de la saison estivale.

Aéroport[modifier | modifier le code]

Les aéroports les plus proches sont ceux de Barcelone (75 km) et de Gérone (30 km). L’aéroport de Barcelone propose des vols réguliers avec les principales villes du monde. De son côté, grâce à ses vols low cost, l’aéroport de Gérone relie Lloret de Mar à un grand nombre de villes européennes et accueille de nombreux charters. L’aéroport de Perpignan se trouve à 90 minutes en voiture.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Le Thor (France) depuis 2007

Sports[modifier | modifier le code]

Arrivées du Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

* 2 étapes dans la même année du Tour d'Espagne

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (ca) Agenda21, « Clima i metereologia de la Selva » (consulté le 15-06-2014)
  2. , "Toponímia popular de la costa de Cala Morisca a Sa Carabera", Mairie de Lloret de Mar.
  3. , Lloret de Mar, Foundation for Environmental Education
  4. a, b, c et d "La Costa de Lloret", Joan Sala i Lloberas, 1990
  5. , Fenals, Foundation for Environmental Education
  6. , Santa Cristina, Foundation for Environmental Education
  7. , Cala Canyelles, Agència Catalana de Turisme
  8. , Treumal, Agència Catalana de Turisme
  9. , Sa Boadella, Foundation for Environmental Education
  10. "La temporada turística a Catalunya 1987", Dep. de Comerç, Consum i Turisme
  11. "L'activitat econòmica a Lloret de Mar", 1988, ed. Mairie de Lloret de Mar
  12. "Lloret de Mar, Costa Brava, Sports Destination"
  13. Dossier de premsa 2014, Oficina de Turisme de Lloret de Mar, 2014
  14. "Guia pràctica per a la implantació d’un sistema de gestió ambiental a les platges", Generalitat de Catalunya Departament de Medi Ambient i Habitatge, Direcció General de Qualitat Ambiental, 2007
  15. "La Generalitat firma un conveni per renovar i millorar Lloret de Mar com a destí turístic", EuropaPress, 31/032014
  16. "Lloret de Mar posa les bases per a un nou model turístic", El Punt Avui, 30/032014
  17. “Estructura Comercial de la Costa Brava”, Barcelona, Centre d’Estudis de Planificació, 1984
  18. Judith Pujadó "Vint-i-cinc cementiris i dues tombes de les comarques gironines", Edicions Vitel·la
  19. Rosa Alcoy "El cementiri de Lloret de Mar" Mairie de Lloret de Mar, 1990

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]