Robert Cambert

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Robert Cambert

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Naissance vers 1627
Paris, Drapeau de la France France
Décès mars 1677
Londres, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Activité principale Compositeur, organiste
Collaborations Pierre Perrin

Robert Cambert est un organiste et compositeur français né à Paris vers 1627 et mort à Londres en mars 1677.

Biographie[modifier | modifier le code]

Robert Cambert est l'un des premiers musiciens à composer des opéras en langue française et collabore avec le poète Pierre Perrin, qui obtient le privilège de l'Académie d'Opéra créée en 1669. Les deux auteurs composent ensemble l'opéra Pomone, représenté pour l'inauguration du premier théâtre lyrique public ouvert à Paris en mars 1671.

L'année suivante, le privilège de l'académie royale de musique accordé à Sourdéac, Perrin et Champeron est cassé par un édit royal et un nouveau privilège exclusif accordé à Jean-Baptiste Lully; Cambert dans l'impossibilité de monter son second opéra, est évincé de la scène lyrique et poursuit sa carrière en Angleterre, où il fonde au service de Charles II la Royal Academy of Music. Il y recrée notamment certaines œuvres qu'ils avaient composées avec Perrin telle son Ariane en 1674. Le public anglais n'appréciera pas le style de l'opéra français trop différent des goûts nationaux. Son entreprise subira donc un échec. Cambert meurt à Londres dans l'oubli total. Sa mort pourrait cacher un suicide ou selon d'autres auteurs un empoisonnement commandité par Lully.

Cambert est de fait le « père » de l'opéra français[1], les seuls fragments subsistants de Pomone et de Les Peines et les Plaisirs de l’amour avec leur alternance de récitatifs, d’airs, de duos, de trios, de chœurs et de pièces instrumentales, possèdent les caractéristiques sur lesquelles l’opéra français allait se poursuivre durant plus d’un siècle.

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • La Muette ingrate, élégie à trois voix en espèce de dialogue exécutée chez Cambert en 1658.
  • La Pastorale, opéra en cinq actes sur un livret de Perrin, donnée en 1659 à Issy puis à Vincennes devant la Cour.
  • Ariane ou le Mariage de Bacchus[2], opéra sur un livret de Perrin. La musique de cette seconde pastorale qui comprenait des interludes instrumentaux et des récitatifs, est perdue. Malgré des répétitions publiques à Paris en 1660–1661, la mort de son commanditaire Mazarin, mit terme à la création de cet opéra.
  • Divertissements, Chansons et Autres Petits Morceaux de musique, airs à boire d’après les paroles de l’abbé Perrin, 1665.
  • Trio de Cariselli de la comédie Le Jaloux invisible de Guillaume de Marcoureau, 1666[3].
  • Pomone, opéra sur un livret de Perrin, donné en représentation à la salle du Jeu de Paume de la Bouteille le 3 mars 1671[4]
  • Les Peines et les Plaisirs de l’amour, opéra sur un livret de Gilbert, 1672

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les Vrais Créateurs de l’opéra français Perrin et Cambert par Arthur Pougin, éd. Charavay frères, 1881
  2. Saint-Évremond considérait « qu’Ariane était le chef-d’œuvre de Cambert, et que les plaintes d’Ariane ne cèdent en rien à ce que Baptiste a fait de plus beau ». En revanche, selon Titon du Tillet, les paroles en « furent trouvées encore plus méchantes que celles de la Pastorale d’Issy ».
  3. Inspirée à l’auteur et interprète Guillaume de Marcoureau, sieur de Brécourt, du Théâtre Français, d’après une nouvelle espagnole El Zeloso inganado, c’est pour cette pièce que Cambert composa un trio italien burlesque, le Trio de Cariselli. Lors de sa représentation en août 1666, le trio eut du succès puis il fut repris dans la cinquième entrée des Fragments de Lully, le 10 septembre 1702 puis dans les Fêtes de Thalie de Mouret. J.-B. Weckerlin le publia en 1888 dans ses Échos du temps passé, avec accompagnement de piano.
  4. Larousse.fr, « article « Cambert » » (consulté le 12 avril 2013)

Lien externe[modifier | modifier le code]