Gilles Verlant

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Gilles Verlant
Image illustrative de l'article Gilles Verlant
Gilles Verlant à Montpellier en 2011.

Date de naissance 11 juin 1957
Lieu de naissance Bruxelles
Date de décès 20 septembre 2013 (à 56 ans)[1]
Nationalité Drapeau : Belgique Belge
Langue français
Années d'activité 1972-2013
Émissions Folllies
Ligne Rock
Nulle part ailleurs
Rock Report
Le Jeu des dictionnaires
Chaîne RTBF
OÜI FM
Site internet www.gillesverlant.com/

Gilles Verlant est un animateur de télévision, animateur de radio et journaliste belge né le 11 juin 1957 à Bruxelles et mort le 20 septembre 2013 (à 56 ans)[1],[2] des suites d'une chute dans un escalier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Fils du réalisateur Louis Verlant de la RTBF, Gilles Verlant débute sur la chaîne publique francophone belge en 1972 avec l'émission musicale Tempo. De 1978 à 1981, il crée Folllies, programme axé sur le rock. Suivra de 1981 à 1982 Ligne Rock.

Il obtient sa licence en journalisme à l'Université libre de Bruxelles en 1979[3].

En 1981, il dirigera le label Scalp Records, qui sortira notamment un remix de Dominique par son interprète originale Sœur Sourire. Il interprétera d'ailleurs le rôle de Sœur Sourire dans un sketch parodiant Chocs, émission télévisée diffusée sur TF1 et présentée par Stéphane Paoli (alors imité par Karl Zéro) lors de sa participation à Nulle part ailleurs au sein du groupe comique PAKG.

Télévision[modifier | modifier le code]

Gilles Verlant participe sur Canal+ aux émissions Rapido et Nulle part ailleurs (au sein du groupe PAKG, soit Peter Stuart, Antoine de Caunes, Karl Zéro et Gilles Verlant)[4] ; il produit également pour la chaîne cryptée des documentaires sur divers artistes français et internationaux. On peut également citer Rock Report sur Antenne 2 en 1986-87 ainsi que le Jeu des dictionnaires dans les années 1990 sur la RTBF. Depuis fin 2008, il réalise des petits reportages sur des groupes invités à Taratata. On peut aussi le voir dans un épisode d'Objectif Nul. Il a aussi prêté sa voix aux bandes-annonces de Canal+ de 1991 à 2001.

Il réalise et conte le parcours des personnalités disparues dans l'émission Nous nous sommes tant aimés sur France 3 jusqu'à sa disparition.

Radio[modifier | modifier le code]

Spécialiste de musique rock et de bandes dessinées, on pouvait l'écouter sur Ouï FM, une radio parisienne, où il animait depuis 2001 l'émission L'Odyssée du rock. Depuis janvier 2008, ses chroniques font partie de la nouvelle webradio Ouï FM 3 : L’odyssée du rock (centrée exclusivement sur le classic rock). Or, au cours du mois de juillet 2009, il annonce sur sa page Facebook que L'Odyssée du rock n'est pas reconduite à la rentrée, suite aux mauvaises audiences du programme, et la webradio se fait renommer Ouï FM 3 : classic rock. Il propose sur France Bleu une chronique nommée Génération 80 sous le pseudonyme DJ POP retraçant l'histoire d'une chanson des années 1980. Génération 80 sera aussi reprise sur les ondes de VivaCité (RTBF), dans les décrochages régionaux de la matinée, en 2007. On peut également l'entendre au micro de Classic 21, une radio de la RTBF présenter l'émission 80's consacrée comme son nom l'indique aux tubes musicaux des années 1980.

De 2010 à 2013, il présente la chronique quotidienne de 6 minutes, La Scandaleuse Histoire du rock, produite par l'Atelier de création du Grand-Est à Strasbourg, et diffusée sur les quarante-trois stations locales de France Bleu et sur l'antenne nationale à 20 h 40 (Radio France).

Publications[modifier | modifier le code]

Gilles Verlant a publié plusieurs biographies de chanteurs, notamment de Serge Gainsbourg dont récemment un recueil de citations. Il fait une apparition dans le film Gainsbourg, vie héroïque. Il est aussi coauteur de Pop Model (biographie de Lio).

Il a dirigé l'ouvrage collectif L'Encyclopédie du rock français[5], en 2000, et a coécrit avec Thomas Caussé l'ouvrage La Discothèque parfaite de l'odyssée du rock, paru en 2006[5].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • David Bowie, Albin Michel, 1981, réédition en 1983
  • L'Histoire de Les Nuls, Canal +, 1995
  • Daniel Balavoine, Albin Michel, 1995, réédition en 2002
  • Gainsbourg au bout de la nuit, Hors collection, 1996
  • Le Rock et la plume, le rock raconté par les meilleurs journalistes du genre (comme Philippe Paringaux, Alain Dister ou François Jouffa), écrit avec la collaboration de Philippe Desvalois et Christian Eudeline, Hors collection, 2000
  • Je me souviens du rock, Actes Sud, 1999
  • Les Vertus du vice (Sexe, tabac, alcool : l’anthologie littéraire des jouisseurs), Albin Michel, 2000
  • Françoise Hardy, Albin Michel, 2002
  • Gainsbourg, Albin Michel, 2000, « édition définitive » 2003
  • Avec Alain de Greef, Vous regardez trop la publicité, Flammarion, 2005
  • Serge Gainsbourg : Pensées, provocs et autres volutes, Le Cherche midi, 2006
  • Les Miscellanées du rock, avec Jérôme Rey et Jean Eric Perrin, Fetjaine, 2009
  • Philippe Gildas et Gilles Verlant (préf. Antoine de Caunes), Comment réussir à la télévision quand on est petit, breton, avec de grandes oreilles, Paris, Éditions Flammarion,‎ 2010, 298 p. (ISBN 978-2700302035)
  • Weepers Circus, N'importe où, hors du monde (2011)
    • Livre-disque auquel participent une quarantaine d'invités aux titres d'auteurs ou d'interprètes ; Gilles Verlant y signe un texte inédit (non mis en musique) consacré à sa propre interprétation de ce titre énigmatique N'importe où, hors du monde.
  • avec Michel Drucker, Les 500 émissions mythiques de la télévision française, Flammarion,‎ 2012

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a et b Kevin Boucher, « Gilles Verlant, ex-chroniqueur de Nulle Part Ailleurs, est décédé », sur ozap.com,‎ 2013 (consulté le 20 septembre 2013)
  2. « Le journaliste musical Gilles Verlant est mort », sur lemonde.fr (consulté le 21 septembre 2013)
  3. Gilles Verlant, sous la direction de Gilbert Debusscher, David Bowie : l'artiste en rock-star, mémoire de licence en journalisme, Université libre de Bruxelles, 1979 (microfilm).
  4. Peter Stuart, le père sarcastique de «Rapido» mis à nu
  5. a et b Éditions Hors collection.

Lien externe[modifier | modifier le code]