Doo-wop

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Doo-wop

Origines stylistiques Gospel
Rhythm and blues
Barber Shop
Origines culturelles Drapeau des États-Unis États-Unis
Instruments typiques Voix
Popularité 1940 - 1965
Scènes régionales New York - Chicago
Los Angeles - Détroit
philadelphie
Voir aussi Barber Shop
rhythm and blues

Sous-genres

Ballad Doo-Wop - Jump Doo-Wop - Rockin' Doo-Wop - Novelty Doo-Wop - Kiddie Sound - Acappella Doo-Wop - Shoop-Shoop - Ho-Wop (rap)

Genres dérivés

Beach, Beat - Northern soul - Soul

Genres associés

Rock and roll - Rhythm and blues

« Doo-wop » est une onomatopée qui sert à désigner un sous-genre du rhythm and blues.

Né du mariage des rythmes syncopés africains et des cantiques de la société WASP puritaine au début des années 1950, le doo-wop est un style vocal fortement influencé par le gospel et par les quartets de barbershop (« quatuors de salon de coiffure »).

Il est interprété par des groupes de chanteurs noirs, généralement au nombre de quatre ou cinq : un soliste, ténor léger, chante la mélodie, un autre ténor et un baryton suivent les accords avec des « Ooh » et des « Aah » interrompus de brèves césures de type « wop-wop » et un baryton-basse ajoute des « doop-doop ». Ils peuvent être accompagnés par une base rythmique piano-guitare-basse-batterie, voire un saxophone. Les mélodies sont des ballades construites sur les quatre accords de l'anatole. Les paroles du doo-wop, généralement sentimentales, peuvent aussi être humoristiques ou à connotation sexuelle.

Les précurseurs de ce style sont le Golden Gate Quartet, les Ink Spots et surtout les Orioles.

Les années 1950 et le début des années 1960 : l'âge d'or du doo-wop[modifier | modifier le code]

Le Doo-Wop-Ensemble The Ravens. Photo William P. Gottlieb.

De 1950 à 1960, c'est une véritable explosion : environ 15 000 groupes vocaux sortent au moins un disque de doo-wop, aux États-Unis, durant cette décennie. Peu d'entre eux font preuve de créativité ou d'originalité et ceux-ci sont alors rapidement imités par les autres. Une véritable surenchère se développe dans la recherche d'onomatopées compliquées (par exemple, le « Eh-toom-ah-ta-toom-ah-ta-toom-ah-to-doh » du morceau Why Do Fools Fall In Love de Frankie Lymon & The Teenagers (en)). Une autre pratique en vogue dans le doo-wop consiste à donner aux groupes des noms d'oiseaux (bird groups) comme les Orioles, The Cardinals (en) ou les Flamingos.

Parmi les plus gros succès du doo-wop, on peut citer Only You (1955) et The Great Prentender (1956) des Platters, Earth Angel (1954) des Penguins (en), Sh'boom (1954) des Chords (en), Work With Me Annie (1954) des Midnighters et Sincerely (1954) des Moonglows.

Le style doo-wop fut extrêmement populaire tout au long des années 1950, parallèlement aux débuts du rock 'n' roll, puis il fut supplanté à partir de 1960 par la mode des girl groups.

Entre 1960 et 1965, des groupes comme The Isley Brothers, The Drifters ou les Contours ont fait le pont stylistique entre doo-wop et soul, mais beaucoup de groupes blancs comme Dion and the Belmonts, les Four Seasons, les Tokens, les groupes produits par Phil Spector, ou même les Beach Boys ont fait évoluer le doo-wop sous l'influence de la musique pop britannique, ce qui donnera le « West Coast » aux États-Unis et le « Merseybeat » en Angleterre.

Les années 1970 et 1980 : nostalgie et doo-wop sound[modifier | modifier le code]

De 1965 à 1980, quelques groupes amateurs ont continué à chanter du doo-wop, par exemple les Rubettes. Au début des seventies, portés par une vague de nostalgie des fifties due au succès du film de George Lucas American Graffiti ou de la série télé Happy Days, certains groupes comme Sha Na Na, Flash Cadillac and the Continental Kids (en) ou Rocky Sharpe and the Replays (en) font entrer des titres de doo-wop dans les hit-parades US. À la fin des années 1970, des groupes de la scène rockabilly, comme les Jets ou Johnny and the Jailbirds par exemple, ajoutent à leur répertoire des titres méconnus des Edsels, des El Dorados (en) ou de Dion and the Belmonts.

Artistes de doo-wop[modifier | modifier le code]

  • The Drifters
  • The Du Droppers
  • The El Dorados
  • The Falcons
  • The Five Discs
  • The Five Keys
  • The Five Royales
  • The Five Satins
  • The Flamingos
  • The Fleetwoods
  • The Four Tunes
  • Lesley Gore
  • Shirley Gunter & The Queens
  • The Hollywood Flames
  • The Ink Spots
  • Jesse And Marvin

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anthony J. Gribin & Matthew M. Schiff, Doo-Wop, The forgotten third of rock'n'roll, Krause Publications, Iola, WI, 1992. (ISBN 0-87341-197-8) (the definitive guide in 616 pages)
  • Anthony J. Gribin & Matthew M. Schiff, The complete history of Doo-Wop, Krause Publications, Iola, WI, 2000, 496 p. ISBN 0-87341-829-8. Republished by Collectables in 2006 w/ a different cover, 496 p. (ISBN 0-9773798-4-1).