Puyloubier

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Puyloubier
Image illustrative de l'article Puyloubier
Blason de Puyloubier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Aix-en-Provence
Canton Trets
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence (pays d'Aix)
Maire
Mandat
Frédéric Guiniéri
2014-2020
Code postal 13114
Code commune 13079
Démographie
Gentilé Puyloubiérens
Population
municipale
1 817 hab. (2014)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 33″ nord, 5° 40′ 40″ est
Altitude 400 m (min. : 239 m) (max. : 1 007 m)
Superficie 40,85 km2
Localisation

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Puyloubier

Puyloubier (Peyloubié en provençal) est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Puyloubiérens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Puyloubier est située à l’extrémité est du département des Bouches-du-Rhône, à 50 km de Marseille et à 20 km d’Aix-en-Provence. C'est une commune essentiellement rurale. Elle fait partie du canton de Trets et de la Métropole d'Aix-Marseille-Provence (pays d'Aix). Elle est limitrophe des communes de Trets, Rousset, Saint-Antonin-sur-Bayon, Vauvenargues et Pourrières. Elle couvre une superficie de 4 085 ha. Bordée au sud par la route départementale 7n (ancienne route nationale 7), elle est desservie par quatre routes départementales (RD 57b, RD 17, RD 12 et RD 57d). Elle est intégrée au Grand Site Sainte-Victoire, la surface couverte étant de 2 300 ha. Elle est aussi dans un périmètre Natura 2000 pour 1 400 ha. Enfin, elle se trouve dans le site classé de Sainte-Victoire.

Le territoire de la commune se divise en trois unités géographiques :

La montagne Sainte-Victoire : ce relief emblématique du Pays d’Aix, qui culmine à 1 011 m au Pic des Mouches, dresse une barrière calcaire impressionnante et impénétrable orientée est-ouest. Ce site d'une beauté très appréciée est évidemment un lieu préservé.

Le piémont : Le village est localisé sur le piémont de la chaîne (altitude moyenne 400 m). L’endroit est depuis longtemps reconnu comme apte à l’habitat. D’abord oppidum celtoligure, puis, plus tard, village défensif dominant un pays cultivé et aménagé mais presque vide d'hommes, Podium Luperium (la colline des loups). Aujourd’hui, le village se détache toujours nettement du massif de Sainte-Victoire et est visible de loin. Son orientation sud est remarquable. Il bénéficie d’un environnement exceptionnel qui a pu être préservé.

La plaine : d'une altitude variable (entre 250 et 350 m), cette plaine se présente sous l'aspect d'un vaste plan incliné avec quelques buttes qui se détachent surtout à l'ouest (les Bréguières). La plaine a une forte vocation agricole. On y trouve essentiellement de la vigne. Ce vignoble, avec une surface de plus de 1 000 ha, est le plus vaste du département des Bouches-du-Rhône (AOC Côtes de Provence Sainte-Victoire).

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 11,2 12,6 15,3 17,7 22,2 26,1 29,5 29,2 25,3 20,3 14,7 12,0 19,7
Températures moyennes (°C) 7,1 8,3 10,7 13,1 17,4 21,1 24,1 24,0 20,4 16,0 10,8 8,1 15.1
Températures minimales (°C) 3,0 3,9 6,0 8,5 12,6 16,0 18,7 18,7 15,5 11,6 6,8 4,1 10,5
Précipitations (hauteur en mm) 54 44 40 58 41 25 13 31 61 85 51 52 554,5
Source: Météo France[1] / Station de Marignane

Histoire[modifier | modifier le code]

L’histoire de la commune est intimement liée à celle de la montagne Sainte-Victoire. Son nom lui-même trouve son origine dans la montagne : Puyloubier, Podium Luperium, la colline des loups.

Selon le CNRS, près de 200 sites ou indices de sites préhistoriques, toutes périodes chronologiques confondues, sont dénombrés sur le versant méridional de Sainte-Victoire, dont une centaine sur le seul piémont de Puyloubier.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

C’est au cours du Néolithique, au troisième millénaire avant notre ère, que le massif de Sainte-Victoire connaît sa première phase de développement et, sur le piémont de Puyloubier, un certain nombre de gisements de plein air a été reconnu. Des fragments de céramique non tournée, des outils en silex et des haches polies témoignent d’une occupation relativement dense des zones basses de la montagne.

Au cours de l’âge du Bronze (1850-700 avant notre ère), le piémont de Puyloubier continue à être fréquenté alors qu’une certaine déprise de l’essor démographique est constatée en Basse Provence.

On trouve aussi des traces de peuplement protohistorique que ce soit du Ier âge du Fer (700-450 avant notre ère) ou du IIe âge du Fer (450-100 avant notre ère).

En 102 avant notre ère, lors de leur arrivée en Provence, les Barbares se divisèrent en deux masses : l’une, formée des Cimbres, se rendit vers l’Italie septentrionale, l’autre, composée des Teutons et des Ambrons, se dirigea vers Aix. Selon Tite-Live, on sait que le consul Marius extermina ses ennemis en deux combats livrés aux environs de la ville d’Aix : « Duobus praeliis circa Aquas Sextias eos hostes delevit » .

Un large consensus prévaut pour situer la deuxième bataille dans la plaine située entre Puyloubier, Pourrières et Trets, à proximité de la Voie Aurélienne. Marius avait en effet prévu de rejoindre ses ennemis en ces lieux où il pensait suppléer à l’infériorité du nombre de ses soldats par la supériorité des positions et la promptitude de l’attaque. Une de ses colonnes devait déboucher du camp fortifié du Pain de Munition, situé sur les collines entre Puyloubier et Pourrières, l’autre depuis le plateau du Cengle, situé sur les communes de Saint-Antonin et de Puyloubier. Un monument commémorant la bataille a été érigé sur la commune de Pourrières.

L’époque gallo-romaine laisse en témoignage un réseau de villae qui s’est développé sur le piémont, au pied des collines ou sur les replats, près des terres cultivables : le Général, l’Avocat, Richeaume, Saint-Pancrace, le Jasmin, Parret, la Meïronette ou Cancelade.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le nom du village connaît diverses formes : Puium Lubericum (1020), Podium Lubarium (1040), Podium Luparium (1044), Mons Luparius, Peiloubier …

Jean de Sabran (?-av.1384), capitaine d'Aix (1367), châtelain d'Aix (1370), viguier de Marseille (1381), fut seigneur d'Ansouis et grand chambellan de la reine Jeanne[2]. Il était le troisième fils de Guillaume de Sabran, baron d'Ansouis et comte d'Ariano. Jean épousa avant 1351, Isoarde de Roquefeuil, dame de Puyloubier, de Belcodène et de Mimet, fille d'Isnard de Puyloubier, seigneur de Puyloubier et de Roquefeuil[3]. Il eut de longs problèmes avec son frère Guillaume au sujet de l'héritage paternel, si bien que la reine Jeanne dut intervenir. Le 9 mars 1351, il prêta hommage pour Puyloubier à la reine Jeanne[4].

Lors de la crise ouverte par la mort de la reine Jeanne Ire, le fief de Puyloubier est confisqué à Jacques de Roquefeuille, qui soutenait Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Il est donné à Isoarde de Roquefeuille le 27 juin 1386[5].

Ce nom qui associe la montagne et les loups n’est pas usurpé : la commune versa encore, en 1832, une prime pour la capture de deux louveteaux.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Puyloubier

Les armes peuvent se blasonner ainsi : « D'or, à un bois de sinople, mouvant du flanc senestre, et un loup de sable sortant de ce bois. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1789 1792 Abbé Fréret ... ...
1792 1795 François Rey ... ...
1795 1796 Jean-Louis Cavasse ... ...
1796 1798 André Mouret ... ...
1798 1801 Etienne Roubin ... ...
1801 1816 Jean-Pierre Frégier ... ...
1816 1816 Joseph-Clément Lachaud ... ...
1816 1826 Joseph Armand ... ...
1826 1837 Joseph Audric ... ...
1837 1838 Joseph Margalet ... ...
1838 1838 Jean-Pierre Jauffret ... ...
1838 1840 Jean-Pancrace Frégier ... ...
1840 1845 Bruno Decormis ... ...
1845 1846 Joseph Pelotier ... ...
1846 1848 Toussaint Chanteduc ... ...
1848 1860 Camille Audibert ... ...
1860 1878 Laurent Peyron ... ...
1878 1882 François Décomis ... ...
1882 1889 Frédéric Coulon ... ...
1889 1892 Pierre Margalet ... ...
1892 1900 François Coulon ... ...
1900 1908 Marius Honnorat ... ...
1908 1918 Pierre Fraisse ... ...
1919 1923 Augustin Fabre ... ...
1923 1924 Albert Richaud ... ...
1925 1944 Jean Casanova ... Journaliste
1945 1953 Jean Casanova ... Journaliste
1953 1962 Henri Froidfond ... Journaliste
1962 1989 René Rigaud SE Artisan
1989 1995 André Guinieri SE Cadre Éducation Nationale
1995 en cours Frédéric Guinieri SE Ingénieur
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 817 habitants, en augmentation de 1,06 % par rapport à 2009 (Bouches-du-Rhône : 1,93 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 024 970 780 884 1 036 947 900 905 922
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
873 973 995 924 828 668 566 541 547
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
603 539 530 475 527 544 567 557 527
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
630 692 798 1 121 1 317 1 475 1 671 1 845 1 817
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006 [9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Foire à la Brocante et vide-grenier en juin
  • Petit Festival Culturel en juillet et août
  • Fête de la Saint-Éloi début septembre
  • Marché de Noël fin novembre

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Servin de Puyloubier, ermite et martyr, massacré par les Wisigoths.
  • Jacques Rigaud, dessinateur et graveur, né à Puyloubier le 1er mai 1680, décédé à Paris le 10 août 1754.
  • Jean-Baptiste Rigaud, dessinateur et graveur, né à Puyloubier le 17 avril 1720, neveu de Jacques Rigaud.
  • Rosalie Margalet, mère du poète Victor Gélu, couturière, née à Puyloubier le 3 avril 1770, décédée le 7 mars 1854.
  • Jean Planque, artiste peintre et collection d'art suisse, y a séjourné entre 1948 et 1951.
  • Francis Méano, footballeur international, né à Puyloubier le 22 mai 1931, décédé tragiquement dans un accident de voiture près de Reims le 26 juin 1953.
  • Pierre-Paul Jeanpierre, colonel de la Légion, tué au combat en 1958 près de Guelma (Algérie) repose au carré des légionnaires dans le cimetière de Puyloubier
  • Yvonne Gamy, actrice, née à Marseille le 10 juin 1904, décédée dans la même ville le 10 février 1997, y a longtemps habité.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation Côtes de Provence Sainte-Victoire.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments laïques[modifier | modifier le code]

Le centre ancien

Le centre historique du village a progressivement été réhabilité : rénovation des réseaux d'eau et d'assainissement, suppression des réseaux aériens électriques et téléphoniques, pavage des rues, reconstruction des murets, mise en place de ferronneries d'art, rénovation des façades ou encore mise en lumière de certains édifices. En 2009, dans le cadre des Rubans du Patrimoine, la commune a reçu un prix départemental pour cette réhabilitation. Ce concours est co-organisé par l’Association des Maires de France, la Fédération Française du Bâtiment et la Fondation du Patrimoine.

Les remparts

Les remparts font partie de ce qu’il reste du château médiéval. L’ensemble a toujours appartenu à des propriétaires privés. En octobre 2011, la commune est devenue propriétaire de ces remparts pour l’euro symbolique et leur reconstruction a pu être engagée. Le glacis, partie basse inclinée qui avait fait l’objet de pillages de pierres après la révolution servant de carrière pour d’autres constructions, a été reconstitué. Les parties éboulées ont aussi été remontées. Lorsque l’église Sainte-Marie a été vidée des gravats provenant de sa démolition, les pierres avaient été triées et mises de côté. Elles ont servi à la reconstruction d’une partie du glacis. Après plusieurs tranches de travaux, la partie ouest des remparts est aujourd’hui reconstruite sur une longueur de 80 mètres et sur une hauteur moyenne de 7 mètres. L’ensemble est mis en lumière avec un éclairage à base de leds.

La Légion étrangère

Légionnaires devant le Monument aux morts

Depuis 1954, la Légion étrangère a installé sur la commune une maison de retraite pour ses légionnaires. L'institution des invalides de la Légion étrangère occupe le vaste domaine du capitaine Danjou, à l’est du village, sous les derniers contreforts de Sainte-Victoire. Cet établissement accueille les anciens légionnaires valides et invalides blessés, malades ou inadaptés. La première fonction de cette structure unique en son genre est de prodiguer soins, traitements et repos à ses pensionnaires auxquels sont aussi proposées diverses activités réparties sur les 220 hectares du domaine.

  • Viticulture : 40 hectares de vigne dont la récolte est vinifiée par la cave des vignerons du village et la commercialisation effectuée depuis le caveau de l’Institution, essentiellement à destination des diverses bases de la Légion dans le monde.
  • Céramique : L’atelier produit diverses pièces de vaisselle et des éléments décoratifs. Parallèlement sont réalisés des travaux de sérigraphie.
  • Reliure : L'atelier effectue des travaux sur tout ouvrage ou collection de périodiques et restaure les ouvrages anciens.

Dans une boutique, on peut trouver les diverses productions de l’Institution. On peut aussi découvrir une présentation permanente des différents uniformes de la Légion étrangère ainsi que plusieurs objets authentiques attachés à l’histoire de ce corps dans le Musée de l'Uniforme. En 2004 et 2014, la commémoration des 50e et 60e anniversaires de l'installation de la Légion étrangère à Puyloubier ont fait l'objet de cérémonies officielles dans le village et au domaine du capitaine Danjou.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pons
  • L'église Saint-Pons

Cette église, construite au XIXe siècle, a fait l’objet d’importants travaux : reprise en sous-œuvre des fondations, réfection des enduits extérieurs, restauration des vitraux, rénovation de la toiture, réhabilitation du parvis, mise en lumière de l’ensemble des façades, rénovation des sols du chœur, amélioration de l’éclairage intérieur, rénovation du presbytère et de son jardin, peintures intérieures, tableaux et harmonium.

  • La chapelle Saint-Pancrace

Cette chapelle consacrée au XIe siècle a été entièrement rénovée : reconstruction des dix contreforts latéraux et d’une voûte intérieure, réfection des façades et des enduits intérieurs, réalisation d’une “ calade ” autour de l’édifice, amélioration des abords.

  • La chapelle Saint-Roch

Cette chapelle, du XIIIe siècle, a été restaurée dans les années 1980 par des bénévoles. Elle a aussi fait l’objet de travaux d’amélioration : réfection des murs de clôture, mise en place de ferronneries de style, mise en lumière complète, rénovation de la toiture du chœur et du calvaire.

Cette chapelle date du XIe siècle. Elle a été construite à partir d’une grotte naturelle dans le versant sud de la montagne Sainte-Victoire classée dans le cadre des Opérations Grands Sites. Elle a été détruite en 1993 à la suite de l'éboulement d’un rocher qui s’est décroché de la falaise surplombant l’édifice. Sa reconstruction a pu être effectuée, à l’occasion de son millénaire, après avoir réalisé les purges et les ancrages préconisés par une étude technique. La chapelle a de nouveau été bénie, le 4 juin 2001, par l’archevêque d’Aix-en-Provence, dans le cadre d’une manifestation qui a attiré un public considérable.

En 2002, un timbre-poste a été émis pour commémorer le millénaire de cette chapelle.

En 2003, la commune a été primée dans le cadre du Concours National des Municipalités organisé par la Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France, présidée à l’origine par le poète Sully Prudhomme, qui s’est donnée pour but de défendre les édifices et sites qui contribuent à l’identité de notre pays.

La même année, dans le cadre des Rubans du Patrimoine, la commune a reçu le prix national dédié aux communes de moins de 3 500 habitants. Ce concours est co-organisé par l’Association des Maires de France, la Fédération Française du Bâtiment et la Fondation du Patrimoine. C’est la deuxième fois seulement qu’une commune des Bouches-du-Rhône reçoit un prix national de ce concours.

  • L’église Sainte-Marie

Elle est l’église historique du village. Construite au moyen-âge, elle était une ancienne dépendance du château féodal. Il est attesté que certains seigneurs du village y sont enterrés. Dès le XVIIe siècle, cette église va s’avérer trop petite. Un rapport, rédigé en 1868, précise que l'église est « une construction sans importance, sans ornements, sans architecture, sans régularité, qui ne se recommande sous aucun rapport ». Elle sera finalement remplacée par la nouvelle église Saint-Pons consacrée en 1874. Lorsque cette église fut abandonnée, elle servit tour à tour de lieu de détention, de cinéma, de stockage de matériaux. La toiture de la nef fut ensuite démolie. Les gravats des démolitions sont laissés sur place et remplissent l’église. Dans les années 1960, une construction va même être édifiée sur le terrain mitoyen, en surplomb de l’édifice, et l’emprise de l’église pleine de ses décombres va servir de jardin à cette maison. La commune a entrepris la restauration progressive de ces vestiges. C’est d’abord les murs extérieurs qui ont été dégagés de la végétation qui les avait envahis et rejointoyés. L’escalier latéral est reconstruit. L'église est ensuite vidée de ses gravats jusqu’aux sols d’origine. Les pierres sont triées et soigneusement mises de côté. Les murs intérieurs sont à leur tour rejointoyés. Un dallage en pierre est posé sur les sols afin de protéger le bâtiment des infiltrations d’eau. Une grille a été mise à l’entrée. Les abords ont aussi été sommairement aménagés. Un muret en pierre a été reconstruit et un garde-corps a été installé. La mise en lumière a été réalisée avec un éclairage à base de leds. Sa couverture est à l'étude pour la protéger définitivement.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du Grand Site de Sainte-Victoire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://france.meteofrance.com/france/climat_france?48043.path=climatstationn%252F13054001
  2. AD du 13, 1 mi 33, parch
  3. Gérin-Ricard, Actes, tableau généalogique
  4. Gérin-Ricard, Actes, p. 217
  5. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, cartes p. 421.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]