Émile Rigaud

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Émile Rigaud
Illustration.
Portrait d'Émile Rigaud entre 1852 et 1857.
Fonctions
Maire d'Aix-en-Provence
Prédécesseur Félicien Agard
Successeur Pascal Paul Roux
Député de la 2e circonscription des Bouches-du-Rhône
Successeur Calixte Bournat
Conseiller général du canton d'Aix-Sud
Prédécesseur Jassuda Bédarride
Successeur Mauduech aîné
Biographie
Nom de naissance Joseph Émile Rigaud
Date de naissance
Lieu de naissance Pourrières
Date de décès
Lieu de décès Aix-en-Provence
Nationalité Drapeau de la France France
Parti politique Conservateur légitimiste
Profession Avocat
Résidence Château de la Mignarde
Aix-en-Provence

Joseph Émile Rigaud dit Émile Rigaud (Pourrières, Aix-en-Provence, ) est un avocat une personnalité politique française, de tendance conservatrice légitimiste, ayant notamment exercé la fonction de maire d'Aix-en-Provence du au .

Biographie[modifier | modifier le code]

Rigaud naît d'un père notaire à Pourrières, dans le Var.

Avant ses débuts dans la politique, il fréquente un cénacle littéraire formé à Aix par l'immigré polonais Constantin Gaszinski, rédacteur du Mémorial d'Aix[1].

Un de ses premières actions, après son élection à la mairie d'Aix, qui marque un tournant à droite dans la politique de la ville, est d'acquérir le château de la Mignarde, au quartier rural des Pinchinats[2]. C'est dans ce château qu'il décède[3].

Après le décès de sa première épouse, Élisabeth Amalbert, il épouse Ernestine Roccas.

Sous sa municipalité est démolie une grande partie du rempart d'Aix-en-Provence, travaux entamés par le maire Antoine Aude (1835-1848), puis Jassuda Bédarride (1848-1849)[4]. Son action dans le centre-ville permet le développement d'une urbanisation nouvelle, débarrassée des contraintes de l'enfermement derrière un rempart.

Fonctions publiques et distinctions[modifier | modifier le code]

Autres réalisations[modifier | modifier le code]

Par son intervention, Émile Rigaud permet l'érection en paroisse de la chapelle Sainte-Anne des Pinchinats en 1859.

Il publie en 1880 une traduction en français de Mireille de Frédéric Mistral[7].

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Hommes, idées, journaux : mélanges en l'honneur de Pierre Guiral, études réunies par Jean-Antoine Gili et Ralph Schor, Publications de la Sorbonne, Paris, 1988, p. 328.
  2. Michel Deleuil, « Toussaint Borély. Partie 3 », Gardanne, janvier 2010.
  3. « Le Petit Parisien : journal quotidien du soir », sur Gallica, (consulté le 4 avril 2019)
  4. Philippe Vaudour, Aix-en-Provence. 1850-1950. Les faux-semblants de l'immobilisme, Presses universitaires de Provence, coll. « Le temps de l'histoire », Aix-en-Provence, 2010, p. 27.
  5. Encyclopédie des Bouches-du-Rhône, vol. V : « La vie politique et administrative », dir. Paul Masson, t. IV, Marseille, 1931, p. 271.
  6. Le Mémorial d'Aix, , p. 1.
  7. Mireille, poème provençal de Frédéric Mistral; traduit en vers français par le premier président Rigaud, avec le texte en regard, Paris, Hachette et cie, 1880

Lien externe[modifier | modifier le code]