Alix (Rhône)

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Alix
Alix (Rhône)
Blason de Alix
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Circonscription départementale Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Intercommunalité Communauté de communes Beaujolais Pierres Dorées
Maire
Mandat
Pascal Lebrun
2020-2026
Code postal 69380
Code commune 69004
Démographie
Gentilé Alixois[1]
Population
municipale
768 hab. (2018 en augmentation de 2,95 % par rapport à 2013)
Densité 213 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 54′ 40″ nord, 4° 39′ 07″ est
Altitude Min. 258 m
Max. 408 m
Superficie 3,61 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Val d'Oingt
(banlieue)
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Le Bois-d'Oingt
Localisation
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Alix
Liens
Site web alix-village.fr

Alix est une commune française située dans le département du Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Ce village du Beaujolais est situé à 7 km d'Anse, à 12 km de Villefranche-sur-Saône et à 25 km au nord-ouest de Lyon. Ce village du Rhône, se situe dans une partie appelée les Pierres dorées (38 communes du département) en raison des constructions en roche calcaire teintée naturellement par des oxydes de fer qui donnent une couleur jaune.

Communes limitrophes de Alix
Theizé Lachassagne
Frontenas Alix Marcy
Charnay

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Alix est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Val d'Oingt, une agglomération intra-départementale regroupant 9 communes[5] et 11 063 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (60,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (38,9 %), forêts (26,3 %), cultures permanentes (16,9 %), zones urbanisées (14,4 %), zones agricoles hétérogènes (3,4 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Présentation du blason
Blason d'Alix

Les armoiries d'Alix se blasonnent ainsi :

Fascé d’hermines et de gueules à un bourdon d’or à la dragonne de sable brochant sur le tout.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce village viticole est riche d’un passé qui remonte aux temps préhistoriques puisque l’on y a retrouvé des ateliers de silex.[réf. nécessaire]

Avant la Révolution, Alix n’est pas une paroisse et dépend de Marcy mais abrite un très ancien prieuré, dépendant de l’abbaye de Savigny. Le fameux chapitre des nobles chanoinesses d’Alix est protégé au cours de sa longue histoire par François Ier, Henri IV et Louis XV. Un séminaire y est construit sur l’ordre du cardinal Fesch, oncle de Napoléon, en 1807 ; il est transformé successivement en hôpital militaire en 1914 puis en asile pour vieillards.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration territoriale[modifier | modifier le code]

La commune appartient au canton d'Anse, avant de rejoindre celui du Bois-d'Oingt en 2015.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15[12].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires d'Alix
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Pascal Lebrun    
1995 2014 Georges Chaud    
1983 1995 Antoine Blanc    
1977 1983 Raymond Sonnery    
1965 1977 Jules Chevreton    
1959 1965 Étienne Treffort    
1953 1959 Georges Ray    
1946 1953 André Allatante    
1935 1946 Charles Dupuis    
1925 1935 Claude Puissant    
1925 1925 Clément Mathelin    
1923 1925 Charles Dupuis    
1920 1923 Jean Antoine Gelay    
1920 1920 François Allatante    
1919 1920 Clément Mathelin    
1913 1919 Antoine Aucourt    
1907 1913 Claude Louis    
1904 1907 Georges Chalus    
1903 1904 Michel Daudet    
1896 1903 Sage Benoit    
1884 1896 Antoine Chalus    
1881 1884 Benoit Just    
1878 1881 Jean Pierre De Saint Jean    
1871 1878 Antoine Chalus    
1870 1871 Joannès Blanc    
1859 1870 Pierre Chalus    
1848 1859 Hugues Poizat    
1835 1848 Jean Louis    
1831 1835 Barthélémy Blanc    
1830 1831 Claude Blanc    
1817 1830 Jean Reillieux    
1813 1817 Alexandre Louis    
1808 1813 Antoine Riviere    
1794 1808 Barthélémy Michaud    
1790 1794 Aymé Chalus    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes Beaujolais-Saône-Pierres-Dorées de 1995 à 2013, puis Beaujolais-Pierres Dorées depuis 2014.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].

En 2018, la commune comptait 768 habitants[Note 3], en augmentation de 2,95 % par rapport à 2013 (Rhône : +4,48 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
200129240216271257293264260
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
406374446431397440422405401
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
403191172354628636674594771
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
807891842776665690686679672
2013 2018 - - - - - - -
746768-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école maternelle et élémentaire.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Un hôpital gériatrique est installé dans la commune. Longtemps exploité par les hospices civils de Lyon, il accueille la première unité de soins palliatifs. Il fait aujourd'hui partie de l'hôpital Nord-Ouest.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Une bibliothèque municipale et une salle d'animation rurale équipent la commune.

Sports[modifier | modifier le code]

Il existe un City stade.

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Marzé, qui appartenait aux seigneurs du même nom, présente des vestiges importants où l'on distingue encore très nettement les tours sud-est et nord-est.
  • Le moulin du XVe siècle est toujours debout avec son écluse et l'emplacement de sa grande roue à aubes.
  • La chapelle conventuelle de l'ancien chapitre est une église de style néoclassique en pierre blanche de Lucenay, construite en 1768[17]. Elle est classée aux monuments historiques[18].
  • Des maisons de chanoinesses sont encore visibles dans le village.
  • Le lavoir communal à impluvium recueille les eaux limpides d’une abondante source utilisée de tout temps.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Guichard de Marzé, devint en 1296 sénéchal de Toulouse et d'Albi sous le règne du roi de France Philippe IV le Bel. Au cours de son sénéchalat, Guichard de Marzé fonda en 1298 la bastide de Marciac, aux dimensions parfaitement symétriques et régulières, à l'instar de la Cité Idéale. Le rôle historique de Guichard de Marzé est développé dans l'ouvrage Le fabuleux destin de Marciac (J. Barnouin, P.-H. Ardonceau et B. Deubelbeiss, 2014)[19].
  • Lacenaire, bandit fort connu qui finira sur l’échafaud, y séjourna.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé d'Alix (Alixois, Alixoises) sur habitants.fr
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  5. « Unité urbaine 2020 de Val d'Oingt », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 3 avril 2021).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 3 avril 2021).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Lyon », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le 3 avril 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 3 avril 2021).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 30 avril 2021)
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 30 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. culture.fr : Église + Chapelle conventuelle + Impluvium (restauré) - Accueil du public
  18. culture.gouv.fr : Ancienne Chapelle conventuelle - Classement comme monument historique par arrêté du 29 août 1984 - Base Architecture-Mérimée
  19. Jacques Barnouin, Pierre-Henri Ardonceau et Bernard Deubelbeiss, Le fabuleux destin de Marciac : du rêve des fondateurs à la passion du jazz, Un Autre Reg'Art, , 180 p. (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]