Anse (Rhône)

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Anse
Anse (Rhône)
Blason de Anse
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Intercommunalité Communauté de communes Beaujolais Pierres Dorées
(siège)
Maire
Mandat
Daniel Pomeret
2020-2026
Code postal 69480
Code commune 69009
Démographie
Gentilé Ansois
Population
municipale
7 178 hab. (2017 en augmentation de 11,29 % par rapport à 2012)
Densité 471 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 56′ 06″ nord, 4° 43′ 05″ est
Altitude Min. 167 m
Max. 358 m
Superficie 15,23 km2
Élections
Départementales Anse
Localisation
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Anse
Liens
Site web mairie-anse.fr
Vue aérienne.

Anse est une commune française située dans le département du Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Confluence Saône-Azergues
Confluence Saône-Azergues

Située aux portes du Beaujolais, à 27km au nord de Lyon et 6 km au sud de Villefranche/Sâone, la commune d'Anse s'étend sur une superficie de 1 523 hectares. Le confluent entre l'Azergues et la Saône se situe sur le territoire de la commune.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Graves-sur-Anse

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Description détaillée[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune d’Anse s’étend en rive droite de la Saône sur environ 15 km2. Il mesure 5 km d’est en ouest, dans sa plus grande dimension. Géologiquement, il est situé à l’articulation de deux éléments structuraux fondamentaux. Sa partie orientale à l’altitude de 170 mètres est une plaine constituée par les alluvions de la Saône à son confluent avec l’Azergues. Elle appartient au compartiment affaissé du Sillon formé par la Saône et par le Rhône. Par sa majeure partie au centre et à l’ouest Anse se rattache en profondeur au socle du Massif central. Par-delà une étroite terrasse d’alluvions anciennes entre 175 et 190 mètres d’altitude, apparaissent les sédiments du Jurassique inférieur (début de l’ère secondaire) déformés par le contre-coup du plissement alpin sous forme d’un pli anticlinal d’alignement nord-sud qui culmine vers l’altitude de 350 mètres. L’armature calcaire de ses deux versants est et ouest a assuré sa protection contre l’érosion.

Maison typique en pierre dorée à Anse
Maison typique en pierre dorée à Anse.

La nature de ces deux éléments opposés détermine leurs potentialités respectives. Le couloir de plaine alluviale est un axe majeur de la circulation à l’échelle de l’Europe et a vocation à accueillir le trafic national et international. Ses sols profonds sont favorables aux labours pour la grande culture. La seule contrainte résulte des dangers d’inondation, les plus imprévisibles provenant non pas de la Saône déjà assagie par un long parcours de plaine mais de l’Azergues au flot plus impétueux au débouché des monts du Lyonnais et du Beaujolais et au régime très irrégulier sensible aux aléas de la météorologie. La majeure partie de la commune est soustraite par son relief à de tels risques. La terrasse d’alluvions anciennes a fourni les assises du centre historique. Sur les flancs de l’anticlinal la construction a été facilitée par la qualité de la roche calcaire qui allie à la solidité la beauté de sa teinte car ici commence le pays des pierres dorées. Les sols superficiels bien égouttés, la pente modérée et la bonne exposition aux rayons solaires ont favorisé la viticulture et mérité au territoire d’Anse de faire partie de la zone d’appellation Beaujolais.

Etymologie[modifier | modifier le code]

L’étymologie d’Anse est très controversée. La première mention de la localité apparaît au troisième siècle après J.-C. : Asa Paulini est le nom d’une étape de la voie romaine dite de l’Océan sur l’itinéraire d’Antonin. Un cartulaire de 885 la désigne sous le nom d’Ansa. On s’est autorisé de celle appellation pour la rapporter à la forme incurvée du cours de la Saône au droit de la commune. Le même type d’interprétation fait dériver le nom de la ville voisine de Trévoux des trois voltes (courbes) du tracé de cette rivière. Une autre tradition attribue à Jules César, conquérant de la Gaule, la fondation d’un camp fortifié dénommé Antium, déesse de la Fortune, à l’imitation de la cité homonyme du Latium, près de Rome. La proposition la plus solidement étayée dans le cadre de l’archéologie préventive dirigée sous la direction de Jean-Claude Béal traduit le mot asa par courant d’eau : la forteresse établie par les Romains pour mettre voyageurs et marchandises en sûreté et à l’abri des inondations aurait été reliée à la Saône par un chenal de 900 mètres dont le tracé correspondrait au cours actuel dévié de l’Azergues à partir de 1769. Le personnage de Paulinus à l’initiative de ce creusement ne peut encore être identifié.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation du site, très ancienne, est attestée par la découverte de divers objets datés de l'Âge du bronze, pointes de lances, hache, épées, une épingle à tête conique. Des pointes de lance gauloises en fer datées de l'âge du fer 2 ou la Tène comme divers autres objets, dont une petite coupe en terre noire, une assiette gauloise en terre cuite grise[1].

Temps gallo-romains[modifier | modifier le code]

D’après les travaux les plus récents, il convient d’abandonner l’idée de la fondation d’une ville sur le territoire d'Anse dès les débuts de la conquête de la Gaule par Jules César, ainsi que de la présence d’un palais de l’empereur Auguste. Sans doute Anse se trouvait sur le tracé de la voie romaine de l’Océan de Lugdunum à Gesoriacum (la future Boulogne-sur-Mer) comme en témoigne la découverte d’une borne miliaire dans le quartier de Brianne, actuellement aux abords du sentier des Archers, datée entre les années 43 et 46 après J.-C. (1). Elle porte une inscription gravée : « AVDIVS DRVS F. / VSTVS GE / AXIMS / DESIG / TI. Claudius Drusii Filius / Caesar Augustus Germanicus / pontifex maximus. Tribunicae potestate / I... designatus ». Elle a été classée le [1].

En revanche, le développement de la civilisation gallo-romaine à la même époque est attesté depuis la découverte de la villa de la Grange du Bief en 1843 par J.F.A Peyré. Ce notable exerçait les fonctions de notaire puis de magistrat dans sa ville natale. Alerté par l’agriculteur propriétaire des lieux, il est intervenu en urgence pour la conservation des premiers vestiges dont un fragment de 7 mètres par 3 mètres d’une remarquable mosaïque transférée en 1910 au Château des Tours. A 1 km environ au sud-ouest du centre-ville, ce toponyme désigne depuis le Moyen Âge un groupe de bâtiments ruraux installé sur la terrasse des 190 -175 mètres et son rebord jusqu’au Bief des Moulins, cet ancien bras de l’Azergues. Cette villa est remarquable par sa superficie de l’ordre de 3,3 ha pour les seuls bâtiments et jardins intérieurs, superficie qui lui a valu d’être comparée aux plus grandes connues comme celle d’Orbe, en Suisse romande. Il faut, en effet, y ajouter, entre autres, la présence d’un nymphée et de thermes qui témoignent de la fortune du propriétaire assise sur les revenus terriens et le transport fluvial, si près de la Saône. La mosaïque dite des proues de bateaux ornait la plus grande salle de l’aile orientale de la villa. Elle a été classée monument historique en 1908. Quelques fragments de décors muraux peints ont également été conservés. La date de l’année 100 est donnée comme repère de la construction de cette villa. C’est également au début de l’époque impériale romaine qu’aurait été construite sur le territoire de la commune la villa de Bancillon accrochée sur le coteau jusqu’à l’altitude de 200 mètres, à 700 mètres au nord du bourg sur une superficie d’environ deux hectares[2]. Quatre de ses mosaïques ont pu être identifiées  

Pyramides Da Costa : la première porte le nom d'Asa Paulini et les proues de navire de la mosaïque
Pyramides Da Costa : la première porte le nom d'Asa Paulini et les proues de navire de la mosaïque

Le nom même d’Asa Paulini comme relais sur la voie de l’Océan selon l’itinéraire d’Antonin n’apparaît qu’au IIIe siècle. De cette époque (après 250 apr. J.-C.) date en effet la création de la forteresse enfermant le quartier de Châteauvieux. Quelques vestiges du mur d’enceinte en forme de D ont été conservés. D’une épaisseur de 3 mètres, il était ponctué de 11 tours espacées d’une trentaine de mètres. Sa superficie d’environ 1,3 ha est de dimension modeste par comparaison avec celle de Matisco (Mâcon) de 25 ha. On n’y a pas décelé de traces d’habitations car la forteresse avait pour vocation de mettre les voyageurs et plus encore les marchandises en sûreté ; elle jouait  ainsi pleinement son rôle d’étape. Le nom d’Asa peut être interprété comme « courant d’eau » et désignerait un chenal de 900 mètres assurant la jonction avec la Saône selon un tracé correspondant à celui de l’Azergues actuelle depuis sa déviation au milieu du XVIIIe siècle. Paulinus, auteur de ce creusement, n’a pas été identifié. Le raccordement de la forteresse avec la voie romaine était assuré par une courte bretelle[3].  

Des fouilles entreprises en 2017 dans le quartier de Saint-Romain ont mis à jour une partie d’une importante nécropole avec 140 tombes en inhumation datant des Ve et VIe siècles. Cette pratique, succédant à l’incinération, s’est vulgarisée avec la christianisation. Le saint Romain éponyme qui aurait vécu entre 390 et 460 avait acquis une grande popularité comme en témoignent les noms de très nombreux villages ou églises de paroisses en région lyonnaise. Du Ve siècle également date la fondation dans le même quartier d’une basilique appelée à un brillant destin comme siège de plusieurs conciles du XIe au XIIIe siècle. Ces indices concordants semblent conduire à une conclusion paradoxale : c’est en ces temps de décadence de l’Empire romain que le bourg d’Anse aurait connu son développement le plus important[4].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

L’histoire d’Anse pendant cette longue période se confond essentiellement avec la vie religieuse. Pendant le haut Moyen Âge, Saint-Romain joue un rôle central avec sa basilique mais aussi son hôpital et son cimetière. Cette basilique aurait bénéficié de toutes les attentions pendant la renaissance carolingienne de la part de l’évêque de Lyon Leidrade : « Le prieuré-cure et son église sont disposés de manière à recevoir une grande quantité de prélats et de prêtres… Il devint le lieu de prédilection choisi par les hauts dignitaires de l’Église pour y présider leurs conciles ». Au XIIIe siècle c’est l’église Saint-Cyprien, mentionnée pour la première fois en 1225, qui devient le centre de la paroisse. Elle devait le rester jusqu’en 1613, date à laquelle ce rôle sera tenu par l’église Saint-Pierre, d’ancienne fondation, située en-dehors du rempart médiéval[5].

Château des Tours façade est
Château des Tours façade est

Au début du XIIIe siècle toute l’attention se porte sur le rôle de Renaud de Forez, archevêque de Lyon de 1193 à 1226. A une époque où les pouvoirs spirituel et temporel sont confondus, le prélat exerce automatiquement les fonctions de comte de Lyon. De par sa naissance ce fils du comte du Forez Gui II était idéalement placé pour souder l’unité entre ces deux comtés souvent rivaux dans le passé. La menace ne pouvait donc plus venir que des sieurs de Beaujeu. Déjà en 1140 le sire Humbert III de Beaujeu avait fondé Villefranche pour renforcer ses positions face aux chanoines-comtes du chapitre de Saint-Jean, richement dotés dans le secteur d’Anse. Si l’action de Renaud du Forez sur le plan pastoral a pu être contestée, personne n’a remis en cause son efficacité sur le plan politique. Face aux ambitions de Guichard IV le Grand puis de son fils Guichard V de Beaujeu il s’est mis en devoir de protéger sa frontière nord. Il apporte son soutien aux seigneurs de Ternand et du Bois-d’Oingt pour l’entretien de leur château et fait construire à Anse entre 1213 et 1218 l’imposant château des Tours dont la masse domine toujours la cité depuis 800 ans[6]. Régulièrement entretenu, il devait abriter la mairie de la commune depuis la Révolution et jusqu’en 1964. Il a été classé monument historique en 1987. Pour éviter aux Ansois la tentation de changer de camp, ceux-ci ont été les premiers à bénéficier d’une charte garantissant leurs droits à gérer les affaires communales[7],[8].

Avec le rattachement du Lyonnais et du Forez au royaume de France au début du XIVe siècle sous le règne de Philippe le Bel disparaissait la menace d’une attaque beaujolaise mais la sécurité intérieure n’était pas garantie pour autant contre le brigandage armé. C’est pourquoi le besoin se fit sentir d’une nouvelle enceinte fortifiée. L’enceinte gallo-romaine avait déjà été renforcée à l’initiative d’Etienne de Rochetaillée, doyen du chapitre de Saint-Jean (1175-1210). Il y avait fait ouvrir une porte moderne et surélever les tours. Mais ce castrum vetus n’était plus à la mesure d’une population en forte augmentation. La première mention de ce castrum novum date de 1302. Au sud ses limites se confondaient avec celles du camp gallo-romain. Sur les autres côtés son tracé correspond aux actuelles rues des Remparts à l’ouest, du Père Ogier et Saint-Pierre au nord et de la Gravière à l’est. La communication s’effectuait par quatre portes : du Pont à l’est, du Marché ou Récepte au nord-est, Saint-Pierre ou du Trève au nord-ouest et des Tours à côté du château. La muraille en a été renforcée en 1359 ce qui n’a pas empêché la prise de la ville en 1363 avec la mise à sac du château.  On était alors en pleine guerre de Cent Ans. Pendant les périodes de trêve, comme ce fut le cas après le traité de Brétigny en 1360, les mercenaires sans emploi se livraient au pillage des contrées. Leur bande a été particulièrement active dans la région à partir de 1360. Sous la conduite de leur chef Seguin de Badefol ces « Tard-Venus » se sont emparés d’Anse qui a servi de base de leurs expéditions dans la vallée de la Saône et le nord du Lyonnais. L’Eglise ne put récupérer ses biens en 1365 qu’en s’acquittant d’une forte rançon. Les troubles devaient persister jusqu’en 1391[9].

Au plus fort de la Révolution, lorsque la lutte est engagée entre Montagnards et Girondins, on retrouve chez les habitants d’Anse la même division des esprits qu’au plan national, dans le contexte lyonnais. Au début de l’année 1790, lors des premières élections au poste de maire, les suffrages s’étaient portés sur Jean-François Bonamour, riche propriétaire terrien de 17 ha sur Anse et 7 sur Ambérieux d’Azergues. Son mandat n’avait duré que jusqu’au début de juillet car il avait été nommé membre du district de Villefranche et ne pouvait cumuler les deux fonctions. Il devait par la suite devenir administrateur au niveau départemental et résidait à ce titre à Lyon. Lorsque la ville s’est révoltée contre la dictature montagnarde du maire Challier, Bonamour a opté pour le camp girondin. Une fois la ville reconquise par l’armée montagnarde, il a été traité en adversaire du mouvement révolutionnaire et a fait partie des centaines de fusillés dans la plaine des Brotteaux. Son imposante demeure face à l’église Saint-Pierre, confisquée au titre de bien national sera vendue en 1795. Après avoir changé plusieurs fois de propriétaire, elle sera rachetée en 1964 par la commune qui y transférera sa mairie depuis le château des Tours quatre ans plus tard. La situation avait évolué très différemment à Anse même et il s’était trouvé un noyau de montagnards convaincus et, de ce fait, en rupture avec les Girondins lyonnais. Leur triomphe avait été marqué par la réunion dans la ville des représentants des 17 communes du canton pour la célébration de la Fête de la Raison, déesse mise à la mode par Robespierre, le 14 frimaire de l’an II (30 novembre 1793). On s’était félicité de la disparition totale des prêtres, recueilli à la mémoire du vertueux Challier mort en martyr et on avait conspué les Muscadins : sous cette appellation péjorative était confondu l’ensemble du peuple lyonnais assimilé abusivement à sa seule jeunesse aristocratique.  Le nom, d’origine strictement local,  devait faire florès sous le Directoire pour stigmatiser les excès de la jeunesse dorée. Cet épisode avait été provisoirement conclu par la victoire des Montagnards : dans le même temps où Lyon était reconquise et rebaptisée Ville Affranchie, les Girondins ayant réussi à s’échapper ont été poursuivis par l’armée révolutionnaire et massacrés dans le bois d’Alix tandis que leur chef le général Précy parvenait à s’échapper[10].


                                                                         



Une inscription du VIII des calendes d'avril () de l'obituaire de l'église de Lyon, mentionne qu'Artaud, vicomte de Lyon, aurait donné Lucenay (Luccennacum) à l'église de Lyon, A. Bernard la date de 980[Note 1],[Note 2],[Note 3],[11],[12],[13].


Le , la ville est victime des bombardements anglo-américains qui étaient destinés à couper les ponts enjambant la Saône et l’Azergues, mais le quartier de La Gravière est détruit à la place, faisant vingt-deux victimes civiles dont cinq enfants[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[15]
Période Identité Étiquette Qualité
Jean-François Bonamour    
Pierre Beau    
Jean Nesme    
Jean-Marie Purel le jeune    
Joseph Beau    
Claude Germain    
Pierre Sain    
Claude Germain    
Jean-François Creyton    
Joseph Sain    
Sébastien Revin    
Jean Sarton du Jonchay    
Jean Clairet    
Émile Durillon    
Arthur Brenans    
Antoine-Philibert Laverrière    
Claude-Antoine Régipas    
Claude Beau    
Eugène Bussy UR Agriculteur
Sénateur du Rhône (1920 → 1927)
Conseiller général du canton d'Anse (1910 → 1922)
Jean Vacher   Agriculteur
Étienne Blondel    
Marcel Reby MRP Agriculteur

(décès)
Michel Lamy UDF-CDS Médecin
Conseiller général du canton d'Anse (1979 → 1989)

(décès)
Jean-Pierre Pinault   Cadre EDF
En cours Daniel Pomeret UDF puis PR-UDI
puis MRSL
Expert-comptable
Conseiller général (1998 → 2015) puis départemental du canton d'Anse (2015 → )
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes Beaujolais-Pierres Dorées.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].

En 2017, la commune comptait 7 178 habitants[Note 4], en augmentation de 11,29 % par rapport à 2012 (Rhône : +5,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2701 2861 1341 6221 6611 7211 7502 0281 961
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0312 1412 2772 0362 0551 9681 9921 9572 051
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0702 0841 9541 7481 7631 7641 7041 6072 091
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2 2902 6303 1163 7054 4584 7444 9966 2517 094
2017 - - - - - - - -
7 178--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les écoles maternelles :

/* Ninon Vallin */

  • Paul-Cézanne
  • Saint-François

Les écoles primaires :

  • Marcel-Pagnol
  • Saint-François
  • René-Cassin

Le collège :

  • Asa Paulini

La MFEO (Maison Familiale d'Education et d'Orientation) :

  • La Petit Gonthière

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La Fête des conscrits a lieu chaque année, le dernier week-end de février.

Sports[modifier | modifier le code]

Les clubs :

  • Basket
  • Football
  • Tennis
  • Judo
  • Escalade
  • Tennis de table
  • Haltérophilie
  • Badminton
  • Randonnée
  • Danse
  • Tae Kwon DO
  • Yoga
  • Gymnastique
  • Viet Vo Dao
  • Paddle
  • Futsal
  • Boule

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Anse se compose de :

  • 1 Centre commercial
  • 1 Gare SNCF
  • 10 Arrêts de bus
  • Une vingtaine de Restaurants, Pizzéria, Kebab, etc.
  • 10 Salons de coiffure
  • 5 Boulangeries, Pâtisseries
  • 5 Banques
  • 3 Bouchers
  • 3 Caves
  • 3 Agences Immobilières
  • Et encore plus de 100 Commerces

Environnement[modifier | modifier le code]

Anse comporte :

  • 1 Déchetterie
  • 5 Parcs à chien
  • Ramassage des ordures ménagères 2 fois par semaine
  • Un service de Déneigement

Jumelage[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec Drapeau de l'Allemagne Loßburg (Allemagne).

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le chemin de fer touristique.
  • Le chemin de fer touristique d'Anse

Le chemin de fer d'Anse, construit en 1968, relie le pont de l'Azergues au plan d'eau du Colombier. Son parcours fait 2,5 km avec une voie de 38 cm, ce qui le rend unique en France.

  • Le plan d'eau du Colombier

Le plan d'eau est un espace naturel de 64 ha. Aménagé pour la baignade et les loisirs, on y trouve un parcours de santé et un sentier pédestre. L'accès est libre toute l'année et la baignade y est surveillée durant les mois de juin, juillet, août.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux, civil et spirituel[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre, dont le clocher détruit lors des bombardements de la ville en 1944, est reconstruit par la suite en béton, lui-même remplacé part une flèche métallique en 2006. Sa sacristie (et la baie du mur ouest de la sacristie) ont été inscrites monument historique le . Elle possède trois plaques funéraires gallo-romaines en marbre gravé et la plaque funéraire d'un bourgeois d'Anse mort en 1309, objets classés le [20].
  • Habitat gallo-romain de la Grange du Bief classé monument historique par arrêté du .
  • Le castellum romain : vestiges de rempart, d'enceinte et de mur, le tout est classé monument historique en 1935[21]. La borne milliare datée de 43 est elle aussi classée. Deux cippes, des stèles en pierre de taille datant du IIe siècle et situées au départ du chemin de Graves ont été classées le [1].
  • La mairie possède un sol gallo-romain découvert en 1864 et classé le .
  • Le château des Tours du XIIIe siècle était le siège de la juridiction des chanoines Comtes de Lyon désignés par l’expression les « Barons d’Anse », il est propriété de la commune a été classé monument historique le . Rénové en 2008, il est désormais doté d'un petit musée archéologique.
  • Le château de la Fontaine est un château Renaissance classé MH . Au bord de la RN6 dans le mur d'enceinte de ce château s'inscrit un portail en bois clouté. Dans la partie haute les clous donnent le date: 1710. Malheureusement ce portail tombe en ruine et a même été partiellement volé . Une tôle bouche le trou, seule la partie haute subsiste. Derrière ce portail une nymphéa alimente un vivier.
  • Le château de Saint-Trys construit à la fin du XVIIe siècle est inscrit MH ainsi que ses décors intérieurs.
  • Le château du Jonchay est attesté depuis 1326 mais le château actuel date du XVIIe siècle[22].
  • Le château des Bassieux.

Patrimoine environnemental et touristique[modifier | modifier le code]

  • Le « petit train », ligne de 2,5 km à voie de 0,38 m au départ d'Anse vers le lieu-dit Le Colombier, avec desserte du camping « Les Portes du Beaujolais ».
  • Depuis 2010, l'écomusée « Engrangeons la Mémoire » a ouvert ses portes. Il retrace l'histoire d'une famille paysanne durant la guerre de 1914-1918.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune obtient le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris[23].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Devise[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Uniquement cité par A. Bernard (1867)
  2. Lucenay étant situé sur la rive gauche de la Saône. L'absence de date et l'onomastique ne permettent pas de placer cet Artaud précisément dans aucune des familles utilisant ce prénom : comtes du Lyonnais, seigneurs de Beaujeu, et vicomtes de Mâcon.
  3. Lucenay jouxtant Anse au nord, et Anse possédant une forteresse dès 952, cette inscription peu laisser envisager une seconde vicomté, peut-être non héréditaire, sur la rive droite de la Saône. Ou encore cet Artaud serait tout simplement Artaud Ier, comte de Lyon avant 960.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Base Palissy
  2. Jean-Claude Béal, Anse gallo-romaine et sa région, Villefranche-sur-Saône, le Poutan, , 64 p. (ISBN 978-2-37553-020-7), p. 22-38
  3. Jean-Claude Béal, Anse gallo-romaine et sa région, Villefranche-sur-Saône, le Poutan, , 64 p., p. 50-53
  4. Jean-Claude Béal, Anse gallo-romaine et sa région, Villefranche-sur-Saône, le poutan, 64 p., p. 54-61
  5. Guy Jouannade, Histoire du nom des rues Anse, Anse, IRCATEM, , 238 p. (ISBN 978-2-9136-6603-0), p. 111-112
  6. Bernard Berthaud et alii, Archevêques de Lyon, Lyon, Editions Lyonnaises d'Art et d'Histoire, , 191 p., p. 52-70
  7. Bruno Galland, Les fortifications de Renaud de Forez archevêque de Lyon, Neuchâtel 2010, Paris 2012, Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques, 2010, 2012, ensemble de l'ouvrage
  8. André Latreille (sous la direction de), Histoire de Lyon et du Lyonnais, Toulouse, Privat, , 511 p., p. 102
  9. L. Pagani, Histoire de Chazey-d'Azergues en Lyonnais, , 528 p., p. 179-188
  10. D. Morin et C. Mercier, Le canton d'Anse, l'histoire et l'anecdote, Paris, Le livre d'histoire, , 422 p. (ISBN 2-84373-731-1), p. 48-54
  11. A.Bernard 1867, p. 2
  12. G.Guigue 1867
  13. P.Juenin 1733
  14. Au 70e anniversaire de la Libération, un habitant s’exprime
  15. Les maires d'Anse de 1790 à aujourd'hui
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  20. base Palissy
  21. Base Mérimée
  22. site de la mairie d'Anse
  23. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Auguste Bernard, Essai historique sur les vicomtes de Lyon, de Vienne et de Mâcon du IXe au XIIe siècle, Montbrison, (lire en ligne)
  • Georges Guigue et Antoine Vachez, "Note sur l'obituaire de l'église de Lyon",
  • Pierre Juenin et Antoine Vachez, "Nouvelle histoire de l ́abbaïe royale et collegiale de Saint Filibert de Tournus", Dijon, (lire en ligne), p. 111

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]