Limonest

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Limonest
Limonest
La mairie.
Blason de Limonest
Blason
Limonest
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Circonscription départementale du Rhône
Métropole Métropole de Lyon
Arrondissement Lyon
Maire
Mandat
Max Vincent
2020-2026
Code postal 69760
Code commune 69116
Démographie
Gentilé Limonois[1]
Population
municipale
3 648 hab. (2019 en augmentation de 7,01 % par rapport à 2013)
Densité 435 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 16″ nord, 4° 46′ 21″ est
Altitude 450 m
Min. 275 m
Max. 603 m
Superficie 8,39 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Lyon
(banlieue)
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Localisation
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Limonest
Liens
Site web https://www.limonest.fr/

Limonest (/li.mɔ.nɛ/) est une commune française située dans la métropole de Lyon, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Limonois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Limonest, dont 65 % de la surface est en espace naturel, se trouve à 12 km au nord-ouest de Lyon, près de l'autoroute A6. Sa position sur les hauteurs de l'Ouest des Monts d'Or en fait un lieu privilégié.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Limonest est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lyon, une agglomération inter-départementale regroupant 124 communes[5] et 1 653 951 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Lyon est la deuxième plus importante de la France en termes de population, derrière celle de Paris[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (40,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (31,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (29,4 %), forêts (24,1 %), zones agricoles hétérogènes (20,1 %), prairies (14,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8,8 %), mines, décharges et chantiers (2,7 %)[10].

L'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 1 653, alors qu'il était de 1 397 en 2013 et de 1 125 en 2008[I 1].

Parmi ces logements, 89,7 % étaient des résidences principales, 3,3 % des résidences secondaires et 7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 57,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 42,1 % des appartements[I 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Limonest en 2018 en comparaison avec celle du Rhône et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (3,3 %) supérieure à celle du département (3,2 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 60 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (64,4 % en 2013), contre 48,4 % pour le Rhône et 57,5 pour la France entière[I 3].

Le logement à Limonest en 2018.
Typologie Limonest[I 1] Rhône[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 89,7 89,5 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 3,3 3,2 9,7
Logements vacants (en %) 7 7,3 8,2

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports en commun routiers[modifier | modifier le code]

  • La ligne Ligne 21 des TCL en provenance de la gare de Lyon-Vaise dans le 9e arrondissement de Lyon via Champagne-au-Mont-d'Or traverse Limonest du sud au nord. Elle emprunte la RD 306 (ex-RN 6), la RD 42 constituée par la route du Puy d'Or, l'avenue du Général de Gaulle et la route de Bellevue. Le parcours sur la commune comprend 13 arrêts, le terminus étant fixé au cimetière de Limonest sauf pour les services qui font terminus à Chasselay.
  • La ligne Ligne 3 dessert trois arrêts dont le terminus à Limonest Puy d'Or en empruntant la RD 306 (ex-RN 6), depuis le .
  • Les lignes Ligne 10 Ligne 10E desservent la zone d'activités Techlid au sud de la commune, depuis août 2020
  • La ligne Ligne 61 relie la gare de Vaise à Lissieu en empruntant la RD 306 au sud de la commune, depuis le .

En outre, les lignes 115 et 118 des cars du Rhône, qui relient la gare de Lyon-Vaise à Villefranche-sur-Saône (115, 118) et Belleville (118), possèdent un arrêt sur le territoire de la commune, au niveau de La Gabrielle.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Présentation géographique[modifier | modifier le code]

Le territoire de Limonest (9 km²) est étiré du nord au sud sur environ 5 kilomètres mais c’est dans le sens ouest-est, d’une largeur variable autour de 2 km, que l’on trouve l’explication de son relief étagé entre 275 et 602 mètres. La commune est située à la retombée occidentale du massif calcaire des monts d’Or. Les couches géologiques qui constituent ce dernier présentent, en effet, une forte dissymétrie du fait de son basculement vers l’est en direction de la Saône. Elles se succèdent ainsi par leur tranche et sont étagées d’ouest en est depuis le socle cristallin du Massif Central jusqu’au Lias ou Jurassique moyen en passant par le Trias et le Jurassique inférieur. Les géographes désignent ce type de relief sous le nom de cuesta. La partie abrupte, qui seule concerne Limonest, en constitue le revers par rapport à la surface tabulaire régulièrement inclinée vers l’est.

coupe géologique des monts d'Or

Cependant, pour une étude plus détaillée, il convient d’ajouter que ce massif des monts d’Or est accidenté d’une faille d’orientation sud-ouest/nord-est. Il est ainsi partagé entre deux écailles. À l’ouest la crête des Roches qui culmine à 555 mètres et se prolonge vers le nord par le bois de la Glande sur la commune de Chasselay est un détail de la première qui culmine au mont Verdun à 626 mètres sur la commune de Poleymieux. Lui succède à l’est l’écaille du mont Thoux (611 m) sur la commune de Saint-Didier-au-mont-d’Or dont le mont Narcel à 589 mètres est une sorte d’antécime[12].

Répartition du sol de la commune
Répartition du sol de la commune.

De ce relief découlent un certain nombre de traits caractéristiques de la commune. Les parties les plus abruptes (crête des Roches, base du mont Narcel) ont échappé au défrichement et ont conservé leur revêtement boisé. Il n’y a de véritable réseau hydrographique que dans la dépression qui isole les monts d’Or de l‘ouest du département, le drainage étant assuré dans la partie nord par le Sermonnet, affluent de l’Azergues et dans la partie sud par le ruisseau de Rochecardon qui va se jeter dans la Saône dans le quartier lyonnais de Vaise. Le trafic routier nord-sud d’importance nationale voire internationale est canalisé dans cette même dépression : l’autoroute du Soleil (A6) a doublé la RN6 renommée D 306. Quant à la traversée des monts d’Or d’ouest en est, elle s’opère par la D92 qui se glisse entre les deux écailles des monts Verdun et Thoux. Les militaires ont tiré parti de cette topographie : le fort du mont Verdun était la pièce maîtresse du système de défense au nord de la ville de Lyon. Il était flanqué d’une simple batterie sur la crête des Roches.

Les anciens châteaux[modifier | modifier le code]

ancienne gravure du château de Saint-André-du-Coing
ancienne gravure du château de Saint-André-du-Coing

Bien qu’en position géographiquement marginale, le hameau de Saint-André mérite une mention spéciale. Il a sans doute perdu son château reconstruit sur la commune de Saint-Didier-au-Mont-d’Or. Mais il a conservé sa chapelle qui a pu être la première église paroissiale. Surtout, le nom de Limonest figure dans les titres de ses anciens seigneurs. Du fait de son ancienneté, il en a acquis un caractère vénérable qui lui a valu de devenir l’éponyme de la commune[13]. Les origines du château de la Barollière remontent aux XIVe/XVe siècles. Il a vu se succéder de nombreux propriétaires mais reste dans les mêmes mains depuis 1810 ! Il surplombe le vallon auquel il a donné son nom perché sur sa haute terrasse. Sa large façade est cantonnée d’élégantes tourelles carrées coiffées de toitures en pavillon couvertes d’ardoise[14]. Face à son classicisme le château de la Rousselière dans le secteur de Saint-André, aussi vénérable par son ancienneté, inspire des sentiments romantiques. Il a subi peu de transformations depuis le XVIIe siècle. Côté sud, on accède à la cour par un portail en retrait ouvert d’un arc en plein cintre défendu par une bretèche mais on peut aussi pénétrer dans la partie droite de la façade, aux nombreuses fenêtres à meneaux, par une élégante porte couverte d’un arc surbaissé mouluré reposant sur deux culots sculptés aux armes d’anciens propriétaires. L’ensemble est dominé par une tour polygonale qui abrite un escalier à vis. Vers l’est, le corps de logis semble défendu par deux tours engagées. Au nord-est, une tourelle ronde en encorbellement couverte d’une poivrière veille sur la croisée des chemins[15]. Son seul nom très à la mode au XVIIIe siècle permet de connaître la période de construction du château de Sans-Souci par une famille d’échevins lyonnais. Les apparences peuvent être trompeuses car les toitures ont été refaites au XIXe siècle alors qu’il était devenu la propriété des Roux de Bézieux (on reconnaîtra au passage le nom d’un des actuels dirigeants du Medef). La façade orientée au sud présente deux pavillons coiffés d’une haute toiture enserrant un étroit corps de bâtiment. La façade ouest domine le cours du ruisseau de la Bruyère avec son étang[16].

La vie quotidienne aux anciens temps

S’il est une ancienne fonction dont les Limonois ne regrettent pas l’abandon, c’est bien celle de passage ! L’ouverture de l'itinéraire de contournement de la RN6 puis celle de l’autoroute du soleil les ont libérés du grand trafic. Selon les règles habituelles, la route de Paris en Provence pour éviter tout détour était tracée selon la ligne droite, serrant de ce fait au plus près le massif des monts d’Or. C’était au prix d’une assez rude montée puisqu’à Montluzin, en limite nord de la commune, l’altitude n'est que de 216 mètres alors que le basculement vers le sud, à Bellevue, est à 417 mètres. La descente en direction de Lyon est certes plus progressive puisqu’on atteint les 300 mètres à la sortie sud. L’avantage de cet itinéraire était aussi dans la topographie : on est comme sur une levée régulière de terre entre les ruisseaux du Sermonnet à l’ouest et du Rochecardon à l’est. Cette route avait été aménagée avec le plus grand soin de 1749 à 1751 entre Champagne et Limonest, de 1785 à 1787, entre Limonest et Montluzin dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle[17]. Telle quelle, sous le nom de D42, elle est encore l’axe central de la commune emprunté par les transports en commun dans l’agglomération. Le souvenir du trafic qui l’animait nous est conservé par l’existence de l’ancien relais de poste du Vieux Logis au centre-ville. « On peut voir encore au centre de la façade ouest l‘important portail à linteau de bois, avec ses montants en pierre légèrement cintrés, et, derrière, la remise avec sa haute et solide charpente. La partie de ce long bâtiment qui forme l’angle avec la route du mont Verdun a été transformée à l’époque de la Révolution par le maître de poste Claude Boin. C’est à lui que l’on doit la petite tourelle en encorbellement à toiture en poivrière, et, en-dessous, une croix de pierre sur sa console. Les autorités se devaient de contrôler le passage. La caserne d’une brigade de gendarmerie servant aussi de prison cantonale fut construite entre 1830 et 1835 à l’initiative de trois particuliers dont les Fillieux-Berthet, père et fils. Au-dessus de la porte d’entrée, un bas-relief les représente, le père en uniforme de commandant de la garde nationale, le fils en uniforme de tambour-major. On ne s’étonnera de constater que c’est sur cet axe central qu’a été inaugurée la gendarmerie actuelle en 1979[18].

Comme l’ensemble des communes des monts d’Or, Limonest a profité de la proximité de la métropole lyonnaise où les matériaux de ses carrières trouvaient un marché privilégié. Elles ont été au nombre de cinq dans deux ordres différents. La coupe géologique fait apparaître en saillie le secteur des Roches. Celui-ci correspond à l’étage du Sinémurien composé de durs calcaires dont le fossile caractéristique est la gryphée. Trois carrières y ont été ouvertes d’abord pour la production de chaux puis comme matériaux de construction. Lorsque la dernière ferma en 1880 devant la concurrence des carrières de l’Ain et du nord Isère elle ne livrait plus que de la pierre concassée pour l’empierrement. Sur la carte d’état-major figurent encore des fours à chaux dans le bas de la commune[19]. Deux autres carrières ont été exploitées dans le vallon de la Barollière. Celui-ci se présente en creux sur la carte géologique car cet étage, le Pliensbachien, est constitué d’argile facilement affouillable par l’érosion. Elles alimentaient, avec d’autres provenant de communes proches, une importante tuilerie dont le souvenir a été conservé dans le nom d’une des zones d’activité entre le Puy d’Or et la Garde. Le transport de tous ces matériaux donnait de l'ouvrage aux hommes du charroi[20].

Les vrais débuts[modifier | modifier le code]

Mairie et église[modifier | modifier le code]

Il ne semble pas qu’une communauté bien soudée ait pu faire valoir ses droits avant la Révolution face aux seigneurs de Laval et de Saint-André qui se partageaient son territoire. Et comment pourrait-il en être autrement ? Les 551 Limonois recensés en 1793 se dispersaient sur le territoire aux hameaux des Roches au nord, de Sandar à l’ouest, de Saint-André au sud-est. Des auberges et des relais de poste jalonnaient la route de Bourgogne. Ils sont encore moins nombreux (520) en 1821 à se rassembler pour la messe du dimanche dans leur église des Roches ou pour enterrer leurs défunts dans le cimetière attenant[21]. Si l’on s’explique mal l’exceptionnelle croissance de la population on comprendra que les liens se soient renforcés entre les 1153 habitants de 1846. C’est à des dates très proches que la commune se dote enfin en 1843 d’une mairie et en 1845 d’une nouvelle église. La première mérite le nom d’hôtel de ville car le bâtiment en impose avec ses trois niveaux à cinq rangées de fenêtres. « Construction carrée en pierre avec une toiture à quatre pans, elle est sommée d’un médaillon (prévu à l’origine pour le cadran d’une horloge) encadré de cornes d’abondance ». À juste titre, la place qui la précède porte le nom de Décurel, le maire de l’époque. La ville se satisfera de ce bel immeuble jusqu’au début du XXIe siècle où elle sera remplacée par la nouvelle quasiment en vis-à-vis et abrite désormais la maison de la métropole qui établit le lien entre les citoyens en difficulté et les services médico-sociaux de l’agglomération lyonnaise[22].

portail du nouveau cimetière
portail di nouveau cimetière

L’ancienne église paroissiale était située sur le chemin des Roches et était entourée par le cimetière. Elle fut jugée trop exiguë sans possibilité d’agrandissement vu la pente du terrain et était difficile d’accès dans le cas de gel hivernal. Le maire Décurel contribua par un don de terrain à déterminer l’emplacement de la nouvelle (Le cimetière a été transféré à son emplacement actuel dans le secteur de Bellevue). L’orientation plein est ne posait pas de problème. Le choix de la pierre des monts d’Or s’imposait pour sa construction. Quant au style on fit le choix du néo-roman qui avait la préférence de bien des paroisses de la région lyonnaise. Le plan est d’un grand classicisme. La nef centrale à cinq travées est flanquée de collatéraux de moindre hauteur et terminés en forme de niches. En élévation, le niveau inférieur communique avec les nefs latérales par des baies en plein cintre entre de robustes colonnes. Au niveau supérieur, la nef centrale, du fait de sa surélévation, reçoit le jour par des baies en plein cintre. L’ensemble n'est pas voûté mais plafonné. La travée du chœur est surmontée d’une fausse coupole et se termine par une abside en cul de four. Du côté sud, une large allée permet de rendre conscience avec le recul de l’importance de l’édifice pour l’accueil de la masse nombreuse des fidèles de l’époque. Le clocher aux baies géminées qui les conviait aux offices ou rythmait leurs journées au son de l’angélus se dresse hautement en façade. On se pressait à l’entrée ouverte à la base dont le tympan est décoré d’un bas-relief représentant l’agneau symbolique de l’Apocalypse[23].

Saint Martin méritait d’avoir sa statue car l’église lui est dédiée. Les fonts baptismaux sont du sculpteur Charles Machet. Le tronc heptagonal en pierre est en forme de pyramide inversée. Le couvercle en cuivre surmonté d’une croix est l’œuvre de l’orfèvre Favier. On doit au même Charles Machet le couple de statues, Vierge et ange, de l’Annonciation taillée dans le noyer. Ces acquisitions sont récentes[24].

Si besoin était, la présence de croix le long des chemins aux quatre coins de la paroisse, fournirait la preuve de l’attachement indéfectible des Limonois à la foi chrétienne bien avant ce nouveau départ du XIXe siècle. La plus ancienne date du XVIIe siècle. Toutes les classes sociales tiennent à en faire la preuve, des riches propriétaires comme ceux de la Barollière jusqu’aux plus humbles croyants qui processionnaient à l’occasion d’une mission ou imploraient les faveurs du ciel à la période des Rogations. Ce qui est peut-être le plus étonnant, c’est que dans une France laïcisée, il ne s’est pas rencontré d‘objections pour que les morts de la Grande Guerre soient honorés au cimetière sous le signe, si discret soit-il, de la croix. Une autre, de grande taille, a été inaugurée à l’occasion de son agrandissement à la fin du XXe siècle[25].

La présence lyonnaise[modifier | modifier le code]

À défaut d’informations directes sur la commune de Limonest, il est commode d’envisager l’étude de la période contemporaine par le biais des rapports entretenus avec la métropole lyonnaise depuis la Révolution.

Charge du 13e régiment de cuirassiers à la bataille de Limonest, 20 mars 1814.png
Charge du 13e régiment de cuirassiers à la bataille de Limonest, 20 mars 1814

Sur le plan militaire, les monts d’Or constituent comme une sorte de dernier rempart face à un envahisseur venu du nord. Lorsque les troupes autrichiennes approchèrent de la ville dans la première grande offensive des forces alliées contre l’Empire de Napoléon, c’est à Limonest que le général Augereau les accrocha le 20 mars 1814. En forte infériorité numérique, il ne les empêcha pas de forcer le passage et elles entrèrent à Lyon le lendemain. Leur occupation devait durer trois ans. Pendant la guerre franco-allemande de 1870-71 l’ennemi arrêta son offensive en Bourgogne. Les Lyonnais n’en édifièrent pas moins la basilique de Fourvière en reconnaissance de la protection divine. Les autorités jugèrent plus prudents de renforcer la ligne de défense de la ville par une deuxième ceinture. Le fort du mont Verdun en était une pièce maîtresse mais il était lui-même couvert par des batteries. Deux d’entre elles étaient situées sur la commune de Limonest : celles du mont Narcel et des Carrières. Ces dernières, qui font partie du système défensif imaginé par le ministre Serré de Rivière, avaient été déclassées en 1900 et utilisées à divers usages par l’armée : stockage de matériel, hébergement occasionnel de troupes de passage voire de prisonniers après la Deuxième Guerre mondiale. Rachetées par la commune en 1993, elles ont été remarquablement restaurées par les soins de l’association Limonest Patrimoine en cinq chantiers de jeunes volontaires à partir de 2003. Les visites organisées ne laissent plus rien d’ignorer de leur histoire, de leur rôle dans le dispositif d’ensemble, de leur puissance de feu (6 canons), du casernement de la garnison.

Sur le plan religieux, deux initiatives ont marqué la fin du XIXe siècle. Le père Chevrier, célèbre fondateur de l’œuvre du Prado à Lyon, a pu, grâce à la générosité de deux bienfaitrices, faire l’acquisition en 1872 d’une ancienne demeure dans le hameau de Saint-André. Il décida d’y installer une maison pour enfants retardés puis un séminaire. La principale transformation a consisté à démolir une petite chapelle mal orientée pour en construire une plus grande. Malade, il devait d’ailleurs y faire retraite un certain temps. C’est devenu aujourd’hui un centre spirituel où viennent se former et retraiter les prêtres du Prado mais il accueille aussi pour leur formation des volontaires à des missions de coopération et n’exclut pas les groupes de particuliers. En face, sœur Claire a acheté en 1895 une ancienne demeure du XVIIe siècle et en a fait un certain temps un noviciat. Elle est aujourd’hui organisée pour l’accueil de groupes[26]. En 1895 également une pieuse personne a acheté le château de Sandar aux très anciennes origines puisqu’on y évoque le souvenir des sires de Beaujeu. Bien que remanié en 1842, il a conservé ses allures défensives avec son donjon carré couronné d’une balustrade. Dans son prolongement à l’est une tourelle d’angle en encorbellement est coiffée d’un toit en poivrière. La donatrice a légué le château aux Frères des écoles chrétiennes qui y ont fondé une école d’agriculture et d’horticulture. L’établissement est aujourd’hui un collège du groupe Lazaristes-La Salle[27]. En revanche, on a peu d'exemples de constructions dans la commune par la bourgeoisie lyonnaise : la maison de la Sablière apparaît comme une exception[28].

Pour une meilleure association avec la métropole, la ligne 21 de tramways de la Compagnie des omnibus et tramways de Lyon Pont-Mouton-Campagne fut prolongée en 1904 jusqu’à Limonest. Elle fut doublée en 1931 par un service d’autocars et prolongée jusqu’à Chasselay en 1932. Le tramway ne fonctionna plus que le dimanche et fut remplacé par un autobus en 1939. La création d’une course automobile de côte Limonest-mont Verdun a attiré les foules à partir de 1906. La partie se joue sur les 2,680 entre le centre-ville et ce sommet de 626 mètres avec une dénivelée de 160 mètres et une pente moyenne de 6 %.

On ne saurait dire jusqu'à quel point et pour quelles raisons les relations entretenues avec Lyon ont permis à Limonest de conserver le même niveau de population jusqu'à la veille de la Deuxième Guerre mondiale. On dénombrait 1153 Limonois en 1846 et on en comptait 1113 au recensement de 1936.

Limonest aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Une commune dortoir ?[modifier | modifier le code]

Les 1321 Limonois de 1946 étaient légèrement plus nombreux que les 1212 de 1876. On peut parler de stagnation. Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, l’essor démographique est continu et est allé en s’accélérant jusqu’à nos jours surtout à partir de 1968. Dans le dernier demi-siècle la population a exactement doublé, passant de 1751 à cette date à 3648 en 2019. Au début de cette période, du fait de l’installation de jeunes ménages, les naissances étaient beaucoup plus nombreuses que les décès et concouraient pour 30 % à cette croissance annuelle de l’ordre de 1 %. Aujourd’hui, du fait du vieillissement de la population et d’une moindre fécondité le solde migratoire est le seul à maintenir ce taux au même niveau[29].

Le paysage a été profondément transformé par les nombreuses constructions qui ont particulièrement colonisé les secteurs en relief en évitant le fond des vallons. Le patrimoine bâti ancien ne représente plus qu’une fraction très minoritaire : 12,8 % datent d’avant 1919, 19,4 en ajoutant l’Entre-deux guerres, 31,4 % jusqu’en 1970. La construction de maisons individuelles a été la règle mais depuis les années 1990 la part des immeubles collectifs tend à devenir de plus en plus exclusive la place étant mesurée pour les nouveaux venus qui doivent en outre compter sur l’augmentation du coût du foncier. Cette évolution est rapide : si 26,6 % des logements étaient en immeubles en 2008, ce pourcentage est passé à 42,1 en 2018. Qui sont ces nouveaux Limonois ? À en juger par le niveau d’instruction, il s’agit surtout d’une élite bardée de diplômes. Numériquement, sur 2569 personnes de plus de 15 ans, en additionnant les 14,5 % de niveau bac + 2, les 12,5 % de niveau 3 et 4 et les 21,5 % encore plus titrés du point de vue universitaire on parvient à un total de 48,4 %. L’examen des catégories socio-professionnelles aboutit au même constat. Les cadres et professions intellectuelles supérieures regroupent 41,6 % des personnes. En leur ajoutant les 27,8 % des professions intermédiaires on parvient au total de 69,4 %[29].

Ces précisions semblent être en contradiction avec les disponibilités en matière d’emploi à Limonest même. Sur le territoire de la commune, avec 0,1% l’agriculture a cessé de compter. L’industrie ne mobilise que 5,8 % des actifs et la construction 2,8%. L’administration publique, l’enseignement et les services de santé interviennent pour 14,4%. Les effectifs de loin les plus fournis (76,9%) concernent les secteurs du commerce, des transports et des services divers[29].

On ne résoudra cette contradiction que par la prise en compte d’un ensemble qui dépasse la seule commune de Limonest. Celle-ci est associée à ses voisines dans le cadre de l’organisme Techlid. Ce nom a été choisi pour désigner les communes fondatrices de Tassin, Ecully, Champagne-au-Mont-d’Or, Limonest et Dardilly. Si cette association a été dissoute en 2018 pour prendre un nouveau départ, elle n’en continue pas moins à jouer un rôle de premier plan dans la vie de la métropole lyonnaise. Il s’agit en effet de son deuxième pôle d’emplois après la Part-Dieu. Le bas de la commune de Limonest en partage tous les avantages : un espace parfaitement plat à l’altitude de 300 mètres, une desserte immédiate par l’autoroute du Soleil, la proximité du centre de la métropole. 1200 entreprises y sont actuellement implantées dans les domaines les plus variés. Elles recrutent évidemment leur main-d’œuvre dans un vaste rayon géographique et les 76,9 % de Limonois répertoriés dans le secteur du commerce, des transports et services divers y sont minoritaires. Mais il est bien évident que les catégories socio-professionnelles fortement diplômées ne sont pas concernées[29].

Selon la statistique concernant le lieu de travail des 1596 Limonois actifs seuls 30,3 % travaillent sur le territoire de le la commune contre 69,7 % à l'extérieur. Nous voyons dans ces chiffres la confirmation de la migration quotidienne des personnes hautement qualifiées vers le cœur de la métropole. Ils sont plus des trois quarts (77,3 %) à s'y rendre en voiture. Ainsi, malgré la présence d'une importante zone d'activité sur son territoire, Limonest peut être qualifiée de commune-dortoir[29].

Services publics[modifier | modifier le code]

La commune vient de se doter de l'imposant pôle culturel de l’Agora édifié sur un terrain de 14 000 m2 acheté à la Fondation La Salle voisine. Inauguré en 2018 il regroupe une école de musique et de danse, une médiathèque, une salle de spectacle et un auditorium. Que dans ce centre ait été décidé le changement de statut de Techlid en 2018 a valeur symbolique de son rayonnement sur un large secteur de l'agglomération lyonnaise. En matière d’enseignement, aux établissements publics habituels s’ajoutent ceux du secteur privé. Au niveau du premier cycle du secondaire, les familles peuvent choisir le collège privé des Lazaristes La Salle mais la carte scolaire les dirige vers le CES J-P Rameau sur la commune de Champagne-au-Mont-d’Or. La poursuite des études au niveau du lycée est assurée soit par le lycée privé d’enseignement général et d ’agro-technologie soit dans le lycée Lamartinièree la Duchère, à Lyon. Le seul établissement de niveau universitaire est l’Institut Sandar pour la poursuite des études en agro-technologie. En matière sportive, un parc des sports a été inauguré en 1994 dans la proximité immédiate du centre et progressivement équipé au fil des années. Il comporte un boulodrome et toute la série des jeux de ballon (football depuis , basket, tennis, handball) ainsi qu'un gymnase utilisé pour la pratique des sports en salle par équipe et d'arts martiaux, une salle annexe dédiée spécialement à la gymnastique. N'oublions pas le circuit de Bicross en contrebas de la mairie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 de Lyon », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lyon », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. Institut national de l'information géographique et forestière, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes ancienne », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. Rulleau et Rousselle 2005.
  13. Préinventaire 1981, p. 26-27.
  14. Préinventaire 1981, p. 31-33.
  15. Préinventaire 1981, p. 40-44.
  16. Préinventaire 1981, p. 36.
  17. Préinventaire 1981, p. 16.
  18. Préinventaire 1981, p. 50-52.
  19. Rulleau et Rousselle 2005, p. 83-85.
  20. Rulleau et Rousselle 2005, p. 85-87.
  21. Préinventaire 1981, p. 9.
  22. Préinventaire 1981, p. 12.
  23. Préinventaire 1981, p. 19-21.
  24. Préinventaire 1981, p. 21.
  25. Préinventaire 1981, p. 28-30.
  26. Préinventaire 1981, p. 44-46.
  27. Préinventaire 1981, p. 33-35.
  28. Préinventaire 1981, p. 46-47.
  29. a b c d et e INSEE 2022.

Bibliographie[modifier | modifier le code]


Vers 1680, la famille Vande possède la seigneurie de Limonest[1].

La bataille de Limonest, le se termine par la retraite des troupes françaises, menées par le maréchal Augereau, en infériorité numérique face aux troupes autrichiennes. Consécutivement à cette victoire, les Autrichiens entrent dans Lyon le [2]. À ce sujet, lire Ronald Zins : 1814, l'armée de Lyon ultime espoir de Napoléon, éditions Horace Cardon, 1998 et 1814, la bataille de Limonest et la chute de Lyon, éditions Horace Cardon, 2014 et lire aussi l'article de Ronald Zins sur cet épisode dans le Progrès ().

Après la chute du Premier Empire, la région est occupée par des troupes autrichiennes de 1815 à 1818.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Lyon du département du Rhône

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Limonest[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale, qui n'existe d'ailleurs plus dans le périmètre de la Métropole de Lyon..

Rattachements électoraux[modifier | modifier le code]

Pour les élections à la métropole de Lyon, la commune fait partie de la circonscription Val de Saône.

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la cinquième circonscription du Rhône.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Limonest était membre de la communauté urbaine de Lyon, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1969 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la loi de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles du , cette intercommunalité devient le la Métropole de Lyon[4], une collectivité à statut particulier qui exerce à la fois les compétences d'un département et celles d'une intercommunalité. Dans ce cadre, le territoire de Limonest ne relève plus des compétences du conseil départemental du Rhône.

La commune est membre du syndicat mixte Plaines Monts d'Or[5].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors du premier tour des élections municipales de 2020, la liste UDI menée par le maire sortant Max Vincent[6] obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 1 013 voix (66,82 %, 23 conseillers municipaux élus), battant très largement la liste DVD menée par Éric Mazoyer (503 voix, 33,17 %, 4 conseillers municipaux élus).
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 42,32 % des électeurs se sont abstenus[7].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1950 Étienne Fillot    
1950 mars 1965 Antoine Godard    
mars 1965 mars 1971 M. Boustugue    
mars 1971 1979 M. Bonneton    
1979[8] En cours
(au 25 novembre 2021)
Max Vincent UDF puis MoDem
puis FED-UDI
Attaché principal d'administration
Conseiller régional de Rhône-Alpes (1998 → 2004)
Conseiller général de Limonest (2008 → 2015)
Réélu pour le mandat 2020-2026[9]

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2009[10].

Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune obtient le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris[11]..

Jumelages[modifier | modifier le code]

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École maternelle publique
  • École publique primaire Antoine Godard
  • École élémentaire privée Saint Martin
  • Collège Aux Lazaristes La Salle
  • Institut Sandar - Lycée d'enseignement général et d'agrotechnologie
  • ETP Studio M - École technique privée de l'image, du son et des arts appliqués

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Les équipements sportifs comprennent un circuit de Bicross, le parc des sports inauguré en 1994 (terrain de football sur gazon, gymnase utilisé pour la pratique en salle de sports par équipes et d'arts martiaux, et salle annexe dédiée spécifiquement à la gymnastique depuis 2006) et un terrain de football en pelouse synthétique inauguré le .

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La bibliothèque.

Les équipements culturels comprennent :

  • le conservatoire de musique de Limonest ;
  • la salle des fêtes ;
  • la bibliothèque.

Imaginé à partir de 2008[12], le pôle culturel L’Agora est inauguré en  : il comprend une bibliothèque, un auditorium, une salle de répétition et une salle de danse qui sont occupés par des associations[13].

Justice, sécurité, secours et défense[modifier | modifier le code]

Les habitants sont protégés par le Service départemental d'incendie et de secours du Rhône et de la métropole de Lyon (SDMIS). Ce sont les sapeurs pompiers professionnels de la caserne de Lyon-Duchère qui interviennent sur leurs secteurs.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15].

En 2019, la commune comptait 3 648 habitants[Note 3], en augmentation de 7,01 % par rapport à 2013 (Rhône : +5,39 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5515485965207459061 0821 1531 060
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1191 0651 0319391 212979910909946
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9811 0399339109851 0001 1131 3211 615
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 4921 7511 9412 1312 4592 7333 0073 3123 675
2019 - - - - - - - -
3 648--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 37,5 %, soit en dessous de la moyenne départementale (40,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 24,8 % la même année, alors qu'il est de 21,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 811 hommes pour 1 837 femmes, soit un taux de 50,36 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,92 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[17]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
2,7 
6,5 
75-89 ans
10,0 
15,0 
60-74 ans
14,9 
19,8 
45-59 ans
18,7 
18,3 
30-44 ans
18,6 
20,5 
15-29 ans
18,5 
19,4 
0-14 ans
16,6 
Pyramide des âges du département du Rhône en 2018 en pourcentage[18]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
1,6 
75-89 ans
8,2 
12,9 
60-74 ans
14,2 
18,4 
45-59 ans
17,8 
20,3 
30-44 ans
19,5 
21,7 
15-29 ans
20,9 
20,1 
0-14 ans
17,8 

Sports[modifier | modifier le code]

Chaque année se déroule le « Septembre sportif » sur la commune durant trois week-end consécutifs :

Célébrant chaque année la fin de la saison du championnat de France automobile de la montagne 1re division, cette course sillonnant sur ses 2,6 km les courbes du mont Verdun les menant à son sommet, est aujourd'hui, et ce malgré son interruption durant les années 1940 et 1950, l'une des plus anciennes au monde, la première édition datant en effet de 1905. La compétition est ouverte aux voitures de course de type « sport » (F2, F3, F3000, etc.), « production », et depuis 1996, aux véhicules historiques de compétitions (VHC).

La Chronocôte est une course chronométrée se déroulant en avril, pouvant être pédestre ou en VTT. Elle a pour parcours uniquement la montée du mont Verdun avec un départ individuel toutes les 20 secondes au pied de la route du mont et une arrivée au sommet de celui-ci par la route.

Le club de football de la commune, FC Limonest-Dardilly-Saint-Didier (FCLDSD) fondé en 1969 évolue en National 3 (5ème échelon National). Lors de la saison 2019-2020 qui fête par ailleurs son 50ème anniversaire, le FCLDSD réalise une performance historique en se hissant en 1/8ème de finale de la Coupe de France de Football. Lors de ce 1/8ème de Finale, le club est le Petit Poucet PMU de la compétition et s’incline malheureusement et cruellement face au Dijon FCO (pensionnaire de Ligue 1 à l’époque) à la dernière seconde des prolongations (1-2).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Célébration annuelle du , et
  • Le Carnaval des écoles
  • Fêtes de la Francophonie
  • Célébration des Conscrits (mai)
  • Fête de la musique (juin)
  • Beaujolais Nouveau (novembre)
  • Célébration du

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 46 642  ce qui plaçait Limonest au 607e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[19].

En 2012, la part des ménages fiscaux imposés de la commune était de 79,1 %[20].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La ville possède une antenne de la chambre de commerce et d'industrie de Lyon. Elle accueille aussi la base aérienne 942 Lyon-Mont Verdun et des entreprises comme DCforData.

Proche de l'autoroute A6, le pôle commercial Porte de Lyon comprend de nombreuses enseignes comme Auchan, Darty, Decathlon, Lapeyre, Saint-Maclou ou Boulanger et des chaînes de restauration telles Burger King, Buffalo Grill ou Flunch.

Emploi[modifier | modifier le code]

La zone d'aménagement concerté (ZAC) du Parc du Puy d'Or, qui se développe depuis 2010, a pour but de renforcer l'offre tertiaire du Pôle économique ouest de Lyon (Techlid), qui est le second site d'emploi tertiaire de l'agglomération lyonnaise[21].

Le taux de chômage, en 2013, pour la commune s'élève à 7,1 %[20], un chiffre nettement inférieur à la moyenne nationale (10,4 %)[22].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, devise et logotype[modifier | modifier le code]

Blason de Limonest Blason
De gueules au rocher de trois coupeaux d'or, accosté à dextre d'un griffon contourné du même et à senestre d'un lion d'argent couronné aussi d'or[23].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. https://en.geneanet.org/archives/actes/actesenligne/242205?idacte=242205&legacy_script=/archives/actes/view/index.php
  2. Pascal Chambon, La Loire et l'Aigle : Les Foréziens face à l’État napoléonien, Université de Saint-Étienne, , 574 p. (ISBN 978-2-86272-351-8, lire en ligne), p. 402-404.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. « AMF : coup de gueule d'un maire sur les intercommunalités », Public Sénat,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Lors d’une table ronde sur l’avenir des intercommunalités, le maire de Limonest (Rhône), Max Vincent, s’est emporté contre la nouvelle configuration de la métropole lyonnaise. « La moitié des maires ne sera pas représentée au conseil de la métropole », dénonce-t-il devant le ministre de la Cohésion des territoires ».
  5. Syndicat mixte Plaines Monts d'Or
  6. Blandine Flipo, avec Julie Le Mest, « Municipales : à 69 ans, dont 40 de mairie, « Bad Max » rempile à Limonest : Dans cette bourgade de l’ouest lyonnais, l’UDI Max Vincent briguera en 2020 un huitième mandat de maire. Mais ce soutien, à la Métropole, de David Kimelfeld, aura face à lui un ancien adjoint investi par Les Républicains. Une incongruité dans ce fief tenu d’une main de fer », Médiacités Lyon,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. « Résultats de l'élection municipale et communautaire de 2020 à Limonest », sur Ministère de l'intérieur, (consulté le ).
  8. Sandrine Mangenot, « Il est maire depuis 42 ans  ! : Max Vincent a passé plus de la moitié de sa vie à la tête de la commune de Limonest. Élu depuis 1977, il en est le premier édile depuis 1979. Il enchaîne son huitième mandat, sans aucun sentiment d’usure explique-t-il, tout sourire », Le Progrè,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. « Compte-rendu du conseil municipal : séance du jeudi 28 mai 2020 » [PDF], La vie municipale / Compte-rendu des conseils municipaux, sur https://www.limonest.fr (consulté le ).
  10. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Limonest, consultée le 30 octobre 2017
  11. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le ).
  12. Jean Philibert, « Voilà le futur pôle culturel », Le Progrès,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  13. « Le pôle culturel l’Agora vient d’être inauguré », Le Progrès,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  17. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Limonest (69116) », (consulté le ).
  18. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département du Rhône (69) », (consulté le ).
  19. « Revenus fiscaux localisés des ménages-Année 2010 », sur site de l'Insee, (consulté le ).
  20. a et b « Insee - Chiffres clés : Commune de Limonest (69116) », sur www.insee.fr (consulté le ).
  21. Site du Parc du Puy d'Or
  22. « Insee - Indicateur - Estimation du taux de chômage au sens du BIT pour le 1er trimestre 2013 », sur www.insee.fr (consulté le ).
  23. « Limonest », sur labanquedublason2.com (consulté le ).