Ville-sur-Jarnioux

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Ville-sur-Jarnioux
Ville-sur-Jarnioux
Blason de Ville-sur-Jarnioux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Canton Le Bois-d'Oingt
Intercommunalité Villefranche-Beaujolais-Saône
Maire
Mandat
Maurice Lièvre
2014-2020
Code postal 69640
Code commune 69265
Démographie
Population
municipale
822 hab. (2015 en augmentation de 4,85 % par rapport à 2010)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 57′ 45″ nord, 4° 36′ 32″ est
Altitude Min. 305 m
Max. 773 m
Superficie 10,11 km2
Localisation

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Ville-sur-Jarnioux est une commune française, située dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Village du Rhône, il est situé dans une partie appelée les Pierres dorées (38 communes du département) en raison des constructions en roche calcaire teintée naturellement par des oxydes de fer qui donnent une couleur jaune. Ville-sur-Jarnioux est l'une des rares communes à avoir toujours une carrière en activité.

Six communes ornent le village, avec Cogny sur le flanc nord, Jarnioux dans la vallée à l'est et, de l'autre côté des collines, Theizé au sud, Oingt, Saint-Laurent-d'Oingt et Sainte-Paule à l'ouest.

Reliefs[modifier | modifier le code]

Le village décrit une forme de diamant dont la pointe basse est située au sud-est à une altitude de 305 m et la pointe haute est située au nord-ouest à une altitude de 773 m. Village assez vallonné, le bourg se trouve en flanc de colline, offrant un panoramique sur le bassin caladois (Villefranche-sur-Saône) ainsi que la plaine de l'Ain.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Ville-sur-Jarnioux est semi-continental, avec des étés chauds et secs et des hivers froids et humides.

Agriculture et industries[modifier | modifier le code]

Un quart de la surface est cultivé. La majeure partie est en vignobles d'appellation beaujolais, avec un cépage gamay pour le vin rouge et un cépage chardonnay pour le vin blanc. L'arrachage progressif des vignobles laisse place à des prés, où sont cultivés blé, maïs, fourrage pour les animaux.

Une faible partie est réservée à l'élevage de chèvres et vaches qui font vivre un producteur local.

On peut également constater, l'augmentation des animaux domestiques de type ânes et chevaux.

Aucune industrie n'est recensée dans ce village. Bien que des forges devenues plus tard un atelier de mécanique agricole ait fonctionné jusqu'aux années 1990, la crise viticole et la mobilité accrue des engins ont permis à l'époque le déménagement des locaux dans la commune de Pouilly-le-Monial proche de Ville.

Géologie[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Le blason du village représente trois têtes de licorne dorées, sur fond bleu clair de forme écu français moderne.

Les habitants se nomment Villésennes et Villésiens.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces d’occupation du sol remontent au moins à la période gallo-romaine.

La première mention du nom de la commune date de 889 (cartulaire de l’abbaye de Savigny).

Pendant la Révolution, la commune prend le nom de Charmont.

En 1869, Ville-sur-Jarnioux et Jarnioux se séparent et constituent deux communes distinctes[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2010 en cours Maurice LIEVRE UMP-LR  
2008 2010 Jacques BOUVIER    
2007 2008 Jean PUSSET    
2001 2007 Marcel ORLIANGE DVD  
1977 2007 Maurice SAUNIER    
1947 1977 Raymond PACARD    

sources : Registres des délibérations du conseil municipal.

Comme de nombreux villages très ruraux, la droite est très majoritaire et le nouveau maire, élu en 2010 à la suite d'une série de démissions, est adhérent à l'UMP.

Le conseil municipal actuel est composé de 15 conseillers dont le maire et 4 adjoints.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3].

En 2015, la commune comptait 822 habitants[Note 1], en augmentation de 4,85 % par rapport à 2010 (Rhône : +5,61 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0251 2601 3501 2821 2911 2651 3161 3321 251
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2351 3281 375867868883890840809
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
783746639576585505470421447
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
441410389505571640739753807
2015 - - - - - - - -
822--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin : du XIIe, XIVe, XVe, XVIe, et XVIIIe siècles. Construction très atypique avec son clocher d'architecture d'art roman et, le chœur et la nef de construction voûtée à croisée d'ogives d'art gothique

C'est dans le cartulaire de l'abbaye de Savigny qu'il est fait mention pour la première fois d'une propriété à Ville, en 889 et en 995 de la présence d'un oratoire bénédictin.

La première construction de l'église, sur les fondations de l'oratoire, se situe au XIIe siècle. On en trouve la preuve dans le cartulaire de l'Abbaye d'Ainay de Lyon : l'église et ses dépendances furent confirmées par les papes Eugène III en 1153 et Innocent IV en 1250.

Les relations des réparations effectuées en 1469 et 1657 indiquent que l'église est placée sous le patronage de saint Martin, le plus populaire des saints de France.

On retrouve la trace de la présence à Ville-sur-Jarnioux de plusieurs confréries, qui participaient activement à la vie de la paroisse : confrérie du Saint Sacrement (1657), confrérie du Saint Esprit (1530 et 1750), confrérie de la doctrine chrétienne (1696).

En 1701, Raymond Crottet, curé de Ville, inscrit dans les registres paroissiaux la démolition du clocher. Sur une pierre du nouveau clocher, on trouve gravées, la date de 1703, et les armoiries de Gratien Ménardeau, seigneur de Jarnioux ; actuel blason du village.

Une litre funéraire est encore visible dans le vestibule, peinte probablement lors de la mort de Ménardeau, en 1716 ou 1717. Un procès-verbal de 1719 mentionne la chapelle Notre-Dame du côté de l’Évangile. En 1751, après une requête présentée par l'ensemble des habitants de la paroisse, l'archevêque de Lyon autorise la démolition de l'ermitage de Saint-Abraham, abandonné et inhabitable, et l'utilisation des matériaux pour réparer et agrandir l'église paroissiale, par les nefs latérales. Le 20 juin 1763, le maître autel a été consacré.

Le beffroi du clocher a été reconstruit à la fin de 1860, selon un devis du 2 août 1860. La première cloche a été fondue et posée en 1861 ; deux autres suivirent (délibération du conseil municipal du 13 mai 1865). L'ancienne charpente a été revendue en 1865. L'édifice dans son état actuel date donc en majeure partie des XVIe et XVIIIe siècles, et la belle pierre dorée avec laquelle il est construit lui donne beaucoup d'homogénéité. Mais nous sommes aussi en présence d'éléments antérieurs.

Tout d'abord, des preuves de l'origine romane, découvertes pendant les travaux de renforcement, et dont certaines sont encore visibles : les deux arcs en plein cintre de l'entrée et du chœur, les chapiteaux des colonnettes des baies du clocher, et dans les combles, la trace de l'ancien pignon du toit couvert de lauzes et les corniches d'évacuation des eaux du toit.

Par ailleurs, on trouve également un chœur du XIVe voûté à croisée d'ogives, et une nef du XVe plus basse ; celle-ci, réalisée à partir d'une nef couverte de lauzes que l'on retrouve dans les murs goutterots des combles, comporte 4 travées à croisée d'ogives.

Les boiseries du chœur du XVIIIe, en noyer, sont sobres et harmonieuses, avec leurs coffrages cintrés sur les colonnes des voûtes.

Trois stalles à parecloses sont situées de part et d'autre de l'entrée du chœur, avec enroulement de volutes sur les accoudoirs. Elles ont été restaurées en 2001, sous l'impulsion de l'Association Patrimoine et Traditions de Ville-sur-Jarnioux, et grâce au financement du conseil général et de la fondation Goury-Laffont.

L'église possède également plusieurs statues en bois doré ou polychrome, ce qui indique l'importance de cette paroisse durant les siècles précédents. À l'intérieur, les visiteurs peuvent découvrir des peintures murales autrichiennes dues à un occupant anonyme durant la guerre en 1814.

Des désordres très graves menaçant son existence, l'église a fait l'objet de réparations importantes entre 1987 et 1991 puis en 2005.

  • Chapelle Saint-Roch : XVIe siècle.

Le 16 juillet 1522, l'archevêque de Lyon donne l'autorisation de construire cette chapelle. Elle fut initialement élevée pour conjurer la peste et, est donc dédiée à saint Roch qui avait pour réputation de guérir cette maladie.

  • Chapelle Saint-Clair : du XIVe au XVIe siècle.

Il est fort vraisemblable que le site de Saint-Clair ait abrité un établissement des templiers dont le prieuré aurait laissé la place à la chapelle actuelle. La construction initiale parait remonter au XIVe siècle, époque coïncidant avec la destruction des chevaliers du temple. Ce dont on est sûr, c'est qu'elle a été reconstruite avant 1773, date d'une pétition mentionnant ces travaux.

La façade et le porche actuel datent du XVe et XVIe siècle.

  • Les cadoles de Collonge :

Circuit pédestre ouvert en 2011. Le projet regroupe un ensemble de constructions variées qui sont les témoins de la vie agricole du XVIIIe au XXe siècle. Dans une zone envahie par un taillis sauvage on découvre quatre cadoles principales reliées entre elles par des escaliers de franchissement de murs de soutènement, des escaliers de traversée de parcelles. Y ont été aménagés aussi des sources, des terrasses et de nombreux murets en pierres sèches.

Le cadastre napoléonien de 1824 renseigne sur la disposition des constructions encore visibles. L’aménagement des parcelles remonte à la fin du XVIIIe siècle lors de la grande expansion des zones cultivées. La ligne du Chemin de fer du Beaujolais de Villefranche à Tarare, aujourd’hui chemin de randonnée très fréquenté, traverse ces lieux.

Le terrain très en pente, il est sur une faille géologique, a nécessité la construction de terrasses. L’éloignement du bourg a entraîné la construction d’abris sommaires comme les cadoles. Le rocher calcaire affleurant a fourni le matériau pour les constructions tout en participant à l’épierrage des parcelles destinées à la culture. Toutes les conditions ont été réunies pour qu’une architecture en pierres sèches s’organise.

Les différentes qualités d’appareillages font penser que les paysans ont été secondés par des professionnels (nous trouvons dans les environs proches de nombreux témoignages de la présence de maçons venus, l’hiver, de la Creuse pour participer aux constructions).

Cette zone a été progressivement abandonnée par la culture entre les deux guerres. Une promenade dans ce bois raconte plus de deux cents ans d’histoire.

Sources : Association "Patrimoines et Traditions"

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Bernard Bador, poète et artiste.
  • Antoine Arnaud, né au hameau de la Croix Chervet, donateur à la ville de Villefranche où il a sa rue.
  • Abbé Breuil, début XXe, historien du village, ses écrits sont consignés à l'Association Patrimoine et Traditions de Ville-sur-Jarnioux.
  • Lise Gitel, historienne de Ville-sur-Jarnioux, délibérations du conseil municipal depuis 1987, cofondatrice et secrétaire de l'Association Patrimoine et Traditions de Ville-sur-Jarnioux.
  • Robert Braymand, membre de l'association Patrimoine et Traditions de Ville-sur-Jarnioux, animateur d'un atelier de restauration de murs en pierre sèche.
  • Gaël Morel, acteur cinéaste, a tourné À toute vitesse sur la commune (il a vécu enfant à Ville-sur-Jarnioux et y a fréquenté l'école communale).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Communes et anciennes paroisses du Rhône : 69, Paris, Editions généalogiques de la Voûte, coll. « Noms des communes & anciennes paroisses de France », (ISBN 9782847661101), (ISBN 2-84766-110-0) édité erroné
  • Maurice Garden, Christine Bronnert et Brigitte Chappé, Paroisses et communes de France : Dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 5 : Rhône, CNRS, , 384 p. (notice BnF no FRBNF36598217)
  • Guigue Georges, Archives des communes du Rhône antérieures à 1790 : inventaire sommaire, Archives départementales du Rhône ; H. Georg, 1902-1906, 3 volumes (notice BnF no FRBNF34017317)
  • E. de Rolland et Denys Clouzet, Dictionnaire illustré des communes du département du Rhône, Dizain & Storck, 1901-1902, 2 volumes (notice BnF no FRBNF34107275)
  • François-andré Varnet, Département du Rhône, dictionnaire des communes, Res Universis, (réimpr. Reprod. en fac-sim. de "Géographie du département du Rhône") (1re éd. 1897)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. EDEPOT265, Archives départementales du Rhône, Lyon.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.